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TOUTE ÉPREUVE ET TOUTE CALAMITÉ SONT-ELLES NÉCESSAIREMENT LA CONSÉQUENCE D’UN PÉCHÉ QUE NOUS AURIONS COMMIS ?

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TOUTE ÉPREUVE ET TOUTE CALAMITÉ SONT-ELLES NÉCESSAIREMENT LA CONSÉQUENCE D’UN PÉCHÉ QUE NOUS AURIONS COMMIS ?

 

TOUTE ÉPREUVE ET TOUTE CALAMITÉ SONT-ELLES NÉCESSAIREMENT LA CONSÉQUENCE D’UN PÉCHÉ QUE NOUS AURIONS COMMIS ?

April 5, 2026

Au nom d’Allah le Miséricordieux le Très Miséricordieux

t.me/alrasd_fr

 

#La question des épreuves et des calamités qui jalonnent la vie de l’être humain compte parmi les problématiques majeures qui préoccupent l’esprit de beaucoup. Certains s’interrogent alors sur leur rapport avec la justice divine, en particulier lorsque l’homme est éprouvé par des conditions familiales difficiles ou lorsqu’il naît dans un milieu défavorable.

 

#La réponse : Le fait que l’être humain soit pécheur, ou qu’il naisse au sein d’une famille déterminée, n’a absolument aucun lien avec la justice de Dieu, le Très-Haut. En effet, Dieu — exalté soit-Il — a clairement exposé à l’humanité tout entière les voies du bien et du bonheur, et a distingué pour elle la guidance de l’égarement, en prenant pour modèles les Infaillibles (que la paix soit sur eux).

 

De même, Dieu, le Très-Haut, a placé la raison au plus profond de l’être humain afin qu’il puisse, par elle, discerner les voies du bien et du mal ; il possède ainsi la capacité de distinguer le juste de l’erroné.

 

Ainsi, si l’homme — alors que Dieu, le Très-Haut, n’a nullement failli à guider l’humanité — délaisse tous les moyens de guidance et de bonheur, s’écarte de la voie claire et droite, s’engage sur le chemin de la déviation et de l’égarement, et chemine vers les ténèbres et la perdition spirituelle, puis qu’un enfant lui naît dans un tel contexte, quel rapport tout cela peut-il bien avoir avec la justice de Dieu, le Très-Haut ?

 

Dieu, Exalté soit-Il, a en effet mis à notre disposition tous les moyens de la guidance. Il n’en demeure pas moins que certains en tirent profit et avancent conformément à leur disposition naturelle, tandis que d’autres s’engagent sur la voie de l’égarement ; chacun suit ainsi le chemin qu’il a librement choisi, selon la faculté de choix que Dieu, le Très-Haut, lui a accordée. Dans ces conditions, celui qui vit au sein de telles familles demeure capable de changer son destin et de s’orienter vers la droiture, le bonheur et la pureté.

 

Quoi qu’il en soit, nul être humain n’est éprouvé à l’exclusion des autres : chaque personne, en ce monde, est confrontée à une forme d’épreuve qui lui est propre.

 

Les causes de l’épreuve

 

Selon les versets du Noble Coran et les traditions des Gens de la Maison de l’infaillibilité et de la pureté (que la paix soit sur eux), les épreuves qui frappent les croyants sont soit la conséquence de leurs actes, soit une épreuve divine destinée à élever leurs degrés auprès de Dieu.

 

Premièrement : la conséquence des péchés

 

Il arrive que l’homme commette certains péchés et erreurs qui deviennent la cause de leur manifestation sous forme de calamités et d’épreuves dans la vie d’ici-bas.

 

Chaque péché produit des effets particuliers : certains entraînent la pauvreté, d’autres attirent les épreuves, comme l’a déclaré l’Imam ʿAlī (que la paix soit sur lui) dans la supplication de Kumayl :

 

« Ô Dieu, pardonne-moi les péchés qui font tomber les protections ; ô Dieu, pardonne-moi les péchés qui font descendre les châtiments ; ô Dieu, pardonne-moi les péchés qui altèrent les bienfaits ; ô Dieu, pardonne-moi les péchés qui entravent l’exaucement des invocations ; ô Dieu, pardonne-moi les péchés qui font descendre les calamités. »

 

Quoi qu’il en soit, ces épreuves expient les péchés du croyant. Et puisque Dieu aime Son serviteur croyant, Il l’éprouve par certaines afflictions afin d’effacer ses fautes dans ce monde, de sorte qu’il se présente au Jour de la Résurrection purifié de ses péchés. Cela constitue une grâce et une bienveillance de Dieu, le Très-Haut, à l’égard de Son serviteur.

 

Quant à ceux qui sont l’objet de la colère divine, on constate au contraire que Dieu, bien souvent, leur prodigue Ses bienfaits afin de les mener progressivement à leur perte et de les éprouver par le châtiment de la Géhenne — quelle funeste destinée.

 

Deuxièmement : les épreuves divines

 

Les calamités et les afflictions surviennent parfois à des fins d’épreuve divine. Parmi les lois et les constantes établies par Dieu, le Très-Haut, figure l’épreuve et la mise à l’essai des croyants, comme l’indiquent de nombreux versets du Noble Coran. À titre d’exemple, Dieu dit : {Vous serez certes éprouvés dans vos biens et dans vos personnes, et vous entendrez de la part de ceux qui ont reçu le Livre avant vous et de la part des associateurs beaucoup de paroles offensantes ; mais si vous faites preuve de patience et de piété, cela relève alors de la résolution dans les affaires.} (Āl ʿImrān, 186).

 

Et Dieu, le Très-Haut, dit dans la sourate al-Baqara, verset 155 : {Nous vous éprouverons certes par un peu de peur, de faim, de diminution des biens, des personnes et des récoltes ; et annonce la bonne nouvelle à ceux qui font preuve de patience.}

 

Et Dieu, le Très-Haut, dit encore dans un autre verset de Son Noble Livre : {Les gens pensent-ils qu’on les laissera dire : “Nous croyons”, sans qu’ils soient mis à l’épreuve ? Nous avons certes éprouvé ceux qui les ont précédés ; ainsi Dieu distinguera assurément ceux qui sont véridiques et Il distinguera assurément les menteurs. » (al-Ankabūt, 2-3).

 

Et, bien entendu, les épreuves divines n’obéissent pas à un cadre unique et déterminé ; chaque être humain est éprouvé en fonction de son état spirituel. C’est pourquoi Dieu, le Très-Haut, dit dans un autre verset : {Nous vous éprouvons par le mal comme par le bien, à titre d’épreuve, et c’est vers Nous que vous serez ramenés.} (al-Anbiyā, 35).

 

La sagesse de l’épreuve divine

 

Étant donné que Dieu, le Très-Haut, est Omniscient et connaît toute chose, l’épreuve divine n’a nullement pour but de lever une ignorance. Dieu éprouve plutôt les croyants sincères afin que leurs aptitudes et leurs dispositions cachées se manifestent au grand jour.

 

Parmi les objectifs de l’épreuve divine figure l’épuration de la foi du croyant et la mise en évidence de la réalité de sa foi, à l’image de l’artisan qui fait fondre l’or dans le four sous l’ardeur du feu afin que les impuretés soient consumées et disparaissent, ne laissant subsister que l’or pur.

Ainsi, Dieu, le Très-Haut, épure et tamise la foi des croyants dans le creuset de l’épreuve et de l’adversité. Parmi les sagesses de l’épreuve et de l’affliction figure également la distinction entre les croyants sincères et ceux dont la foi ne se limite qu’aux paroles et aux apparences. Comme l’a dit le Commandeur des croyants (que la paix soit sur lui) : « Il est inévitable que les gens soient éprouvés, distingués et passés au crible, et qu’un groupe soit ainsi extrait par le tamis. »

 

En conséquence, chaque croyant est exposé à l’épreuve et à l’adversité selon ce qui correspond à son degré de foi et à son état spirituel.

 

Il ne faut pas s’imaginer que la piété et la foi se déploient au milieu des jardins, des vergers et des lieux de promenade, ni que le croyant chemine sur sa longue voie spirituelle parmi les fleurs, les roses et les agréments. Une telle représentation révèle une méconnaissance profonde de la réalité de la foi et de la religiosité.

 

Peut-être est-ce précisément cette idée et cette représentation qui se sont insinuées, pendant un certain temps, dans l’esprit de certains musulmans : jusqu’à quand devrons-nous vivre l’épreuve et la privation à cause de la foi ?

 

Et afin de dissiper ces illusions de leurs esprits, Dieu, le Très-Haut, a révélé les versets suivants : {Les gens pensent-ils qu’on les laissera dire : “Nous croyons”, sans qu’ils soient mis à l’épreuve ? Nous avons certes éprouvé ceux qui les ont précédés ; ainsi Dieu distinguera assurément ceux qui sont véridiques et Il distinguera assurément les menteurs.} (al-ʿAnkabūt, 2-3).

 

Il est évident qu’avec la foi en Dieu, le Très-Haut, de telles conceptions répréhensibles ne devraient pas trouver place dans les esprits. Pourtant, ces idées existaient bel et bien chez les musulmans de Médine. C’est afin de les réfuter que Dieu, le Très-Haut, a dit : {Pensiez-vous entrer au Paradis sans avoir connu ce que connurent ceux qui vous ont précédés ? Ils furent touchés par la misère et l’adversité, et ils furent ébranlés au point que le Messager et ceux qui avaient cru avec lui dirent : “Quand donc viendra le secours de Dieu ?” — En vérité, le secours de Dieu est proche.} (al-Baqara, 214).

 

Après la bataille d’Uḥud, au cours de laquelle les musulmans subirent de lourdes pertes et de nombreuses blessures, et où soixante-dix combattants tombèrent en martyrs, Dieu, le Très-Haut, révéla un verset afin de leur faire comprendre que la voie de la foi et de la religiosité est jalonnée de difficultés et d’épreuves. Il dit : {Pensiez-vous entrer au Paradis sans que Dieu ne distingue encore ceux d’entre vous qui ont combattu et sans qu’Il ne distingue les patients ?} (Āl ʿImrān, 142).

 

L’intensité de l’épreuve est proportionnelle à la foi

 

Il est rapporté d’ʿAbd al-Raḥmān ibn al-Ḥajjāj qui dit : « on évoqua, en présence d’Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui), les épreuves et ce par quoi Dieu — Exalté et Glorifié — distingue les croyants. Il dit alors :

On demanda au Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) : « Qui sont les hommes les plus durement éprouvés en ce monde ? » Il répondit : « Les prophètes, puis ceux qui leur ressemblent le plus, puis ceux qui leur ressemblent ensuite. Le croyant est ensuite éprouvé à la mesure de sa foi et de la qualité de ses œuvres : celui dont la foi est saine et les œuvres bonnes verra son épreuve s’intensifier ; et celui dont la foi est faible et les œuvres défaillantes verra son épreuve s’alléger. »

 

Et nous lisons dans une autre tradition, rapportée d’Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui), qui a dit : « Le croyant est comparable au plateau d’une balance : plus sa foi augmente, plus son épreuve s’intensifie. »

 

L’Imam al-Ṣādiq (que la paix soit sur lui) a déclaré, en substance, que Dieu éprouve Ses proches par les calamités et les adversités afin que leurs péchés leur soient pardonnés et qu’Il leur accorde la récompense et la rétribution.

 

Et il est rapporté dans un autre hadith du Noble Prophète (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) : « Il arrive qu’un homme ait auprès de Dieu un rang qu’il ne peut atteindre par ses œuvres ; il est alors éprouvé par une affliction dans son corps, et c’est par cette épreuve qu’il parvient à ce rang. »

 

Il est rapporté dans le même sens de l’Imam al-Ṣādiq (que la paix soit sur lui), qui a dit : « Il existe au Paradis un rang qu’aucun serviteur n’atteint si ce n’est à travers l’épreuve qui le frappe dans son corps. »

 

Il est nécessaire de méditer sur la vie et la conduite des saints et des vertueux, de ceux qui jouissent d’un rang élevé auprès de Dieu, tels que les prophètes (que les prières de Dieu soient sur eux), les Imams infaillibles (que la paix soit sur eux), ainsi que les autres serviteurs pieux de Dieu. Les épreuves et les calamités qu’ils ont endurées, si elles avaient été infligées à toute autre personne, il lui aurait sans doute été extrêmement difficile, voire impossible, de les supporter ou de les endurer.

 

Observons la vie des Imams infaillibles (que la paix soit sur eux) : combien d’épreuves et de calamités ont jalonné leur existence. Considérons plus particulièrement l’événement de Karbalā et mesurons l’ampleur de l’immense tragédie qui s’est abattue sur eux. Pourtant, malgré toutes ces épreuves survenues à Karbalāʾ, nous voyons que la noble Zaynab (que la paix de Dieu soit sur elle), héroïne de Karbalā par sa patience et son endurance, ne se contenta pas de ne point protester ; elle déclara même : « Je n’ai vu que beauté. » Mieux encore, elle ne délaissa pas la prière surérogatoire durant la nuit du martyre de ses frères (que la paix soit sur eux) et de leurs compagnons (que Dieu soit satisfait d’eux).

 

Réfléchissons donc attentivement : il se peut que ces épreuves constituent une épreuve divine, et qu’elles comportent encore d’autres dimensions. Fondamentalement, selon certaines traditions, Dieu, le Très-Haut, considère qu’il est dans le bien et l’intérêt de Son serviteur de l’éprouver, et que Sa sagesse exige qu’Il le soumette à l’épreuve.

 

T.me/alrasd_fr 

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