« La consultation est une source de guidance » : 9 citations instructives de l’Imam Ali
Ali ibn Abi Talib fut le premier homme à avoir embrassé la foi prêchée par le Prophète de l’islam, lequel l’honora du titre exclusif de « Commandeur des croyants ».
Ali ibn Abi Talib (23 avant l’Hégire – 40 après l’Hégire), surnommé Amir al-Momenine (Commandeur des croyants), fut le successeur désigné du Prophète de l’islam, l’époux de Fatima Zahra (fille du Prophète) et le père de l’imam Hassan, de l’imam Hossein et de Zeynab al-Kobra.
Selon les sources historiques sunnites et chiites, il fut le premier homme à avoir cru au Prophète de l’islam. Le Prophète lui attribua exclusivement le titre d’Amir al-Momeinine (Commandeur des croyants) et le désigna comme son successeur à la fois spirituel et politique.
Cependant, après le décès du Prophète en l’an 11 de l’Hégire, divers facteurs firent obstacle à ce qu’il lui succède, et il demeura écarté du califat des musulmans durant de nombreuses années.
Le Prophète de l’islam disait sur le statut de l’imam Ali : « Je suis la cité du savoir, et Ali en est la porte. » Il affirmait également à plusieurs reprises : « Ma relation avec Ali est semblable à celle de Moïse, le Prophète de Dieu, avec son frère Aaron. »
L’Imam Ali assuma ensuite le califat des musulmans pendant environ cinq ans, de l’an 35 à l’an 40 de l’Hégire. Sa gouvernance fondée sur la justice fut qualifiée de modèle étonnant de l’exercice du pouvoir dans l’histoire de l’islam.
Deux ans après la bataille de Siffin contre Muawiya ibn Abi Sufyan, l’Imam Ali fut assassiné dans le mihrab de la mosquée, alors qu’il était en prière.
Une part importante de ses sermons, de ses discours et de ses lettres a été rassemblée dans un ouvrage intitulé Nahj al-Balagha (La Voie de l’éloquence).
Dans cette note, on jette un regard sur quelques citations morales de l’Imam Ali (béni soit-il) :
Il revient à chacun de se préoccuper de ses propres défauts
« Celui qui voit ses propres défauts ne s’attarde pas sur ceux des autres. »
(Mizan al-Hikmah, vol. 8, p. 322)
Il faut faire preuve de modération dans l’amitié comme dans l’inimitié
« Aime ton ami avec mesure, car il se peut qu’un jour il devienne ton ennemi ; et hais ton ennemi avec retenue, car il se peut qu’un jour il devienne ton ami. »
(Nahj al-Balagha, Maxime 268)
Il faut tirer des leçons du destin des autres
« Heureux est celui qui prend exemple sur autrui. »
(Mizan al-Hikmah, vol. 5, p. 297)
S’éloigner des situations équivoques
« Celui qui s’expose lui-même au soupçon ne doit pas reprocher aux autres de penser mal de lui. »
(Mizan al-Hikmah, vol. 6, p. 572)
Le pardon et la justice
« Ce sont deux choses dont la récompense est incommensurable : le pardon et la justice. »
(Ghorar al-Hikam, n° 5769)
Réfléchir aux bienfaits de Dieu
« Méditer sur les bienfaits de Dieu est un noble acte d’adoration. »
(Mizan al-Hikmah, vol. 9, p. 230)
L’orgueil
« L’orgueil est la source de la sottise. »
(Ghorar al-Hikam, n° 348)
La consultation
« La consultation est la source même de la guidance. »
(Ghorar al-Hikam, n° 1021 ; Mizan al-Hikmah, vol. 12, p. 591)
Face à un fou, le silence est de mise
« Se taire face à un fou vaut mieux que de lui répondre. »
(Ghorar al-Hikam, n° 1160 ; Mizan al-Hikmah, vol. 3, p. 238)