De Paris à Mersad, du christianisme à l' Islam sunnite puis l'islam de l' école d'AhlulBayte (le chiisme), d'une vie au cœur de l'Europe au martyre dans une guerre injustice imposée à la République islamique d'Iran .
Jérôme Emmanuel Coursel a parcouru ce long chemin en seulement sept ans.
Nous vous invitons à découvrir le parcours du Kamel Courselle, combattant français tombé en martyr lors de l'opération Mersad.
Seyyed Morteza Avini disait vrai lorsqu'il écrivait :
« Si Dieu juge ton être digne d'être acquis, où que tu te trouves, Il te choisira pour le martyre. »
Où que tu sois. Même si tu te trouves au cœur de l'Europe, Il te revêtira de l'habit du martyre. Puis, au moment voulu, Il te conduira, à des milliers de kilomètres de là, jusqu'au champ de bataille où s'affrontent la Vérité et le Faux, et placera ta main dans celle des martyrs.
Ce qui a été le cas pour Kamel Jérôme Courcelle.
Jérôme Emmanuel Courcelle est né en France en 1964 d'un père tunisien et d'une mère française. Suivant la religion de sa mère, il devient chrétien lors de son enfance, mais il se familiarise avec l'islam lors d'un de ses voyages en Tunisie et se convertit finalement en Islam sunnite. Après la Révolution islamique d’Iran et après avoir fréquenté la Maison iranienne de culture à Paris où il s’est échangé avec les étudiants musulmans et s'être rapproché des Iraniens de France, il se familiarise avec le chiisme et au fil du temps se convertit à l'islam chiite. Il se rend en Iran en 1982 et a étudié à l'école religieuse Hojjatiyeh de Qom.
Au cours de cette période, il apprend la langue persane et se met à traduire les textes religieux en français. Passionné de l’école politique de l'imam Khomeiny, il rencontre le fondateur de la Révolution islamique. Jérôme Emmanuel qui s’est nommé Abou Haidar décide enfin de participer à la guerre imposée pour défendre la sainte terre de l’Iran et finalement, il est martyrisé pendant l'opération Mersad, la dernière opération de la Défense sacrée. Ce héros martyr français est enterré à Qom en tant que le seul martyr européen de la Guerre imposée.
Il écrit dans ses mémoires : « Au début, je croyais en l'islam sunnite, j'ai vu que l'islam de l'imam Khomeiny en Iran est un islam différent. J'ai beaucoup cherché et posé des questions sur les étudiants iraniens qui étaient en France. L'Association des étudiants chiites libanais et syriens, qui était en France, m'a beaucoup aidée. Quoi qu'il en soit, j'ai lu beaucoup de livres dans ce domaine. J'ai lu le livre d'Al-Muradjeat [de l’auteur chiite libanais Sayyed Sharafoddin] et j'ai été complètement convaincu et je suis devenu chiite. Après cela, j'ai décidé de venir en Iran et de voir l'Iran de près. »
En effet sa participation à la cérémonie de la Du'â Kumayl fut l'étincelle qui éclaira davantage son chemin.
Il commença alors à faire des recherches et à étudier les ouvrages de grandes figures telles que le martyr Morteza Motahhari, le martyr Mohammad Baqir al-Sadr, ainsi que ceux de Henry Corbin.
Un jour, on lui demanda : Qui t'a conduit au chiisme ? Il répondit : La Du'â Kumayl de l'Imam Ali (paix sur lui).
Par la suite, il se rend à Qom en Iran et devient un étudiant de la théologie et apprend la langue persane.
Il a traduit certains textes islamiques en langue française. Il a rencontré l’Imam Khomeiny et l’Ayatollah Khamenei lors de son séjour en Iran.
Ses compagnons de la Madrasa Hojjatiyeh racontaient que Kamal était constamment en quête de vérité et assistait aux cours ainsi qu'aux prières dirigés par les grands savants religieux.
Par exemple, il participait aux prières du défunt Grand Ayatollah Marachi Najafi. À une époque où peu de personnes connaissaient encore le défunt Ayatollah Bahjat, il se rendait déjà à la mosquée où celui-ci dirigeait la prière.
L'une de ses plus grandes passions était également d'assister aux cours d'éthique (akhlaq) dispensés par les grands maîtres de la hawza. Ses amis rapportaient qu'il suivait avec une assiduité particulière les cours d'éthique de l'Ayatollah Javadi Amoli.
Lors de la guerre imposée (1980-1988), ce Français se rend sur les lignes de la défense sacrée. Les commandants ne lui permettaient pas d'aller au front, mais il a insisté pour participer aux opérations. Enfin, il se rend au front dans la situation urgente de la dernière opération de la guerre et tombe en martyr sur le champ de bataille pour défendre l’Islam.
Sa tombe est à Qom, à Imamzadeh Ali Ibn Jafar(s).
Que son âme soit en paix au près des élus, Le Prophète (sawas) et sa pure famille.