Plus de 30 organisations de défense des droits de l’homme ont averti que la visite du président français Emmanuel Macron à Bahreïn pourrait encourager Manama à poursuivre la répression qu’elle exerce depuis des années contre toute voix dissidente dans cet État insulaire du golfe Persique.
Dans une lettre commune adressée à Emmanuel Macron, 32 organisations, dont le Bahrain Institute for Rights and Democracy (BIRD), Human Rights Watch et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), ont souligné que Bahreïn connaissait actuellement sa plus sévère répression de la dissidence depuis le soulèvement populaire de février 2011.
Les signataires ont également mis en garde le président français, qui cherche à conclure des accords dans le secteur de l’énergie avec plusieurs pays du golfe Persique, dont Bahreïn. Ils ont souligné qu’un renforcement de la coopération politique et sécuritaire risquait d’« encourager les autorités bahreïnies » à poursuivre la répression de la dissidence.