تقي زاده
France : ZeroBytes revendique le piratage de l’Éducation nationale
ZeroBytes a revendiqué, le 17 août, le piratage de l’Éducation nationale française. Ces données, estimées à environ 43 Go, concerneraient aussi bien des élèves que leurs parents et des enseignants, et couvriraient une période de plus de vingt ans. La cyberattaque aurait duré plusieurs jours avant d’être détectée.
« Je pense que l’Éducation nationale devra, ce matin ou dans les prochaines heures aussi, un peu réagir », a souligné ce 18 août auprès de RTL le hacker éthique Clément Domingo, en contact avec ZeroBytes, ce duo de pirates informatiques qui défraie la chronique en France après sa réclamation du piratage de l’administration fiscale.
Celui-ci vient de revendiquer, la veille au soir, le vol, via une intrusion dans plusieurs systèmes internes du ministère de l’Éducation nationale à la mi-juillet, de pas moins de 346 millions de lignes de données brutes d’élèves et de personnels. Des informations qui, soulignant le site spécialisé French Breaches – rappelant que l’incident avait été confirmé par la rue de Grenelle –, vont des identités des élèves et de leurs parents à leurs « données scolaires et disciplinaires » en passant par « des empreintes de mots de passe » sur une durée « de vingt ans » (de 2002 à 2026).
Selon la même source, si les 33 académies sont affectées, les données concernant certains élèves de l’académie de Créteil le seraient tout particulièrement. Les données volées concernant cette seule académie francilienne représentent en effet plus de la moitié des 43 Go téléchargés par le pirate.
« Ces fichiers concerneraient notamment le suivi d’élèves rencontrant des difficultés ou présentant un risque de décrochage scolaire », peut-on lire, avec notamment des informations concernant les « dossiers liés aux absences », les « convocations » et « entretiens ».
Cisjordanie : 10e jour consécutif du siège de Qusra imposé par les colons israéliens
Pour le dixième jour consécutif, des colons, sous la protection des forces d’occupation israéliennes, assiègent trois maisons palestiniennes dans la zone de Jabal Ras al-Ain, à Qusra, au sud de Naplouse. La situation humanitaire des familles encerclées se dégrade, avec une pénurie importante d’eau, de nourriture et de médicaments.
Le maire de Qusra, Abdel Azim Wadi, a déclaré que les familles allaient connaître dans les prochaines heures une grave pénurie d’eau et de médicaments. Il a souligné qu’elles avaient urgemment besoin de médicaments et que l’aide reçue jusqu’à présent était insuffisante.
La municipalité a appelé le Croissant-Rouge et la Croix-Rouge, ainsi que plusieurs responsables, à intervenir pour mettre fin au siège. Toutefois, les colons et les forces israéliennes maintiennent l’encerclement.
Wadi a accusé le régime israélien de prolonger volontairement la situation à Qusra, affirmant que l’armée israélienne pourrait faire partir les colons en quelques minutes, alors que les familles sont assiégées depuis 10 jours et souffrent d’un manque sévère de nourriture et de médicaments.
Moscou ne s'immisce pas dans les affaires intérieures des États souverains (ambassade de Russie à Paris)
L’ambassade de Russie à Paris a déclaré que la Russie démentait fermement les allégations selon lesquelles elle s’ingérerait dans les affaires intérieures de la France à l’approche de l’élection présidentielle française du printemps 2027, ajoutant que les tentatives d’exploiter l’idée d’une « menace russe » étaient « vouées à l’échec ».
« Comme cela a déjà été dit à maintes reprises, la Russie ne s’immisce pas dans les affaires intérieures des États souverains », a déclaré l’ambassade de Russie.
« Parallèlement, nous constatons que les gouvernements des pays occidentaux, y compris la France, profèrent de plus en plus d’accusations infondées et gratuites contre la Russie et exploitent activement le récit qu’ils ont eux-mêmes créé d’une soi-disant “menace russe” pour justifier à la fois leur politique anti-russe, vouée à l’échec, et la militarisation de leurs pays, accompagnée d’une augmentation considérable des dépenses militaires », a ajouté l’ambassade.
Évoquant l’augmentation des dépenses de défense de Paris, le communiqué ajoute : « Il est également clair que la réorientation des ressources budgétaires vers les dépenses militaires se fait au détriment de secteurs socialement importants et au prix d’un déficit budgétaire croissant, entraînant une explosion de la dette publique que les générations futures devront payer. »
« Il ne fait aucun doute que les dirigeants politiques qui profèrent de telles accusations contre la Russie tentent de faire porter à notre pays la responsabilité de leur propre mauvaise gouvernance, qui entraîne une détérioration de la situation économique, un déclin de la production industrielle, un creusement des inégalités sociales et une baisse du pouvoir d’achat dans leurs pays », a ajouté l’ambassade.
Cette réaction intervient après plusieurs mois marqués par une série d’allégations d’ingérence russe formulées par des responsables et des hommes politiques français.
Le président français Emmanuel Macron a également abordé la question en février, accusant la Russie d’« acheter massivement des millions de faux comptes pendant les périodes électorales ».
Avant les élections européennes de juin 2024, Jean-Noël Barrot, alors ministre délégué français pour l’Europe, a également accusé la Russie dans une interview accordée au quotidien Ouest-France.
Le parquet de Paris a annoncé, ce mardi 18 août, se saisir, via sa section « protection des libertés fondamentales », de ce qu’il a appelé les « soupçons d’ingérence russe ayant visé les prétendants à la prochaine élection présidentielle, Édouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance).
Les élections présidentielles françaises auront lieu le 18 avril 2027, suivies d’un second tour le 2 mai si aucun candidat n’obtient la majorité au premier tour.
Le Yémen a attaqué une installation pétrolière saoudienne
Les forces armées yéménites ont mené avec succès une frappe contre une installation pétrolière exploitée par la compagnie pétrolière et gazière nationale saoudienne Saudi Aramco, en représailles à l’agression et au blocus imposés par Riyad au Yémen.
Citant une source militaire anonyme, l’agence de presse officielle yéménite Saba a rapporté que les unités militaires yéménites ont mené, mardi 18 août, une opération militaire réussie visant une raffinerie d’Aramco à l’aide de plusieurs drones.
La source a déclaré que les drones ont atteint avec précision les cibles désignées à l’intérieur de la raffinerie.
Saba a précisé que la frappe avait été menée en représailles aux « violations de l’espace aérien yéménite » au-dessus des provinces de Saada et Hajjah (nord).
Les autorités saoudiennes n’ont pas immédiatement commenté la frappe de drones yéménite.
De son côté, Saudi Aramco n’a pas non plus fait de déclaration publique dans l’immédiat concernant la frappe signalée ni son éventuel impact opérationnel sur l’installation de Jizan.
Les forces armées yéménites ont réaffirmé qu’elles continueraient à appliquer la stratégie du « siège pour siège » et qu’elles cibleraient des sites stratégiques en Arabie saoudite, en plus des positions et des concentrations des forces mercenaires saoudiennes, où qu’elles se trouvent.
Dans un communiqué publié lundi, le ministère yéménite des Affaires étrangères et des Expatriés a déclaré que les forces armées du pays surveillaient de près l’évolution de la situation, soulignant qu’elles répondraient à toute menace ou tout complot de l’ennemi par des attaques plus sévères et dévastatrices.
« L’ennemi doit s’attendre à des surprises stratégiques », met en garde le CGRI
Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) affirme que la posture défensive des forces armées iraniennes pourrait prendre un aspect offensif à l'avenir, avertissant dans ce cas l’ennemi de s’attendre à des « surprises stratégiques ».
Lors d’une interview télévisée lundi 17 août, le général de brigade Yadollah Javani, adjoint politique du CGRI, a déclaré que depuis le début des hostilités américano-israéliennes contre l’Iran, la République islamique d’Iran était restée strictement attachée à des opérations militaires défensives. Il a toutefois souligné que les forces armées étaient pleinement préparées à adopter une posture offensive si nécessaire.
Bien que les ennemis soient à l’origine de la guerre, l’Iran a mené ses opérations de représailles dans une logique purement défensive, a affirmé le général Javani.
Il a toutefois averti que cette position défensive est sur le point d'évoluer, marquant un changement significatif dans la doctrine stratégique militaire.
« L’ennemi doit savoir qu’il ne peut pas nous prendre par surprise. C’est plutôt à lui d’anticiper les surprises stratégiques », a-t-il déclaré.
La diplomatie iranienne dénonce la participation du Canada à la guerre menée par Washington contre l’Iran
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé la participation du Canada à la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran, pointant le contraste entre la coopération militaire d’Ottawa avec Washington et la pression économique et diplomatique exercée par l’administration Trump sur la souveraineté canadienne.
Dans un message incisif publié lundi sur les réseaux sociaux, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a raillé la soumission du Canada face aux États-Unis, malgré les humiliations répétées du président américain Donald Trump.
« Washington qualifie le Canada de 51e État ; Washington impose des droits de douane sur les produits canadiens ; Washington insulte le Canada et le menace de sanctions à cause de la fumée des feux de forêt », a écrit M. Baghaï, en accompagnant son message d’une image d’un match de hockey. « Réponse d’Ottawa : Compris, Monsieur ! »
Le chef d'état-major de l'armée iranienne annonce une prime de 30 000 dollars pour tuer ou capturer chaque soldat américain
Le commandant en chef de l’armée iranienne, le général de division Amir Hatami, a annoncé une récompense de 50 milliards de rials, soit environ 30 000 dollars, pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain « envahisseur », affirmant que l’ère de la présence militaire américaine dans le golfe Persique est définitivement terminée.
S’exprimant dimanche 16 août lors d’une cérémonie organisée à l’occasion de la Journée nationale des journalistes, le général Hatami a présenté une nouvelle initiative soutenue par des campagnes de financement participatif, dans le cadre desquelles des citoyens iraniens font des dons pour soutenir les forces armées dans leurs opérations de défense.
Selon ce plan, toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain et le remettrait à l’armée de la République islamique d’Iran recevrait une récompense de 50 milliards de rials, soit environ 30 000 dollars américains. La récompense serait doublée si l’action était menée par une femme.
« L’arme de chaque personne qui parviendra à tuer un envahisseur américain sera rachetée au double de son prix, et cette arme sera exposée en permanence dans un musée prévue à cette fin », a déclaré le général Hatami.
Réorganisation militaire sans précédent
Le commandant en chef de l’armée iranienne a souligné la reconstruction en cours et l’expansion rapide des capacités défensives et offensives de l’Iran, faisant référence aux nouvelles capacités déjà démontrées lors des récents affrontements avec les forces américaines dans le détroit d’Ormuz.
L’état-major iranien jure de ne pas renoncer à ses objectifs tant que les agresseurs n’auront pas été vaincus
L’état-major général des forces armées iraniennes a assuré qu’il ne renoncerait pas à ses objectifs tant que les droits légitimes du pays n’auraient pas été garantis et que les agresseurs — les États-Unis et le régime israélien — n’auraient pas subi la défaite totale dans la région.
Cette déclaration a été publiée dimanche à l’occasion de l’anniversaire du retour des captifs iraniens, détenus durant la guerre imposée des années 1980-1988, menée contre l’Iran par l’ancien dictateur irakien Saddam Hussein.
Saluant la « volonté de fer » ainsi que la détermination « ferme et inébranlable » du peuple iranien, l’état-major général a affirmé qu’il ne reculerait pas face aux revendications légitimes de la nation et du Leader martyr de la République islamique.
Il a notamment assuré qu’il poursuivrait son action face aux États-Unis, jusqu’à la défaite complète de l’ennemi américano-sioniste dans la région, à la défense des droits de la nation iranienne et à la capitulation de l’ennemi.
L'économie iranienne a surmonté le « choc provoqué par la guerre », affirme le président de la chambre de commerce
Le président de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et d’agriculture affirme que l’économie iranienne a surmonté le fort ralentissement provoqué par la guerre d’agression américano-israélienne et que les activités ont repris.
S’exprimant lors d’une réunion des représentants de la Chambre de commerce, dimanche 16 août, Samad Hassanzadeh a déclaré que les dernières évaluations de l’indice des directeurs d’achat contenaient des signes encourageants d’une amélioration relative des conditions économiques.
Il a attribué cette reprise aux efforts intensifs du secteur privé et des entreprises, ainsi qu’à une réduction temporaire de l’intensité des chocs économiques par rapport à la période allant de mars à mai 2026.
Hassanzadeh a estimé que cette amélioration reflétait les efforts du gouvernement et du président iranien pour maintenir les activités économiques et pour développer le dialogue avec différents pays. Il a souligné que le maintien de cette reprise relative nécessiterait un engagement international accru.
En Cisjordanie, les écoles palestiniennes sont de nouvelles cibles de l’occupation israélienne
Les attaques menées contre des écoles en Cisjordanie occupée ne se résument plus à des décisions administratives ou à des violations des règles de construction, comme le justifient les responsables de l’occupation israélienne. Elles s’inscrivent désormais dans une pratique récurrente qui frappe l’un des piliers fondamentaux de la résilience palestinienne.
À Masafer Yatta, au sud d’al-Khalil, les ordres de démolition d’écoles se poursuivent sans relâche. Les habitants vivent sous la pression des déplacements forcés, des attaques de colons et des restrictions de circulation.
Selon le Centre palestinien d'information, les écoles palestiniennes, en tant que lieux d’apprentissage, sont devenues des symboles de la lutte pour la survie, alors que l’avenir de centaines d’enfants est suspendu à un nouvel ordre de démolition.
Les attaques menées contre les établissements scolaires se sont intensifiées après que les forces d’occupation ont notifié à l’école primaire Khillat al-Dabaa, à Masafer Yatta, sa démolition imminente. Selon l’organisation de défense des droits de l’homme Al-Baydar, l’école accueille des élèves du CP au CM1.



















