تقي زاده

تقي زاده

Mercredi 22 octobre, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a mis en garde contre ceux qui tentent de tirer profit de la situation actuelle de l’Asie de l’Ouest et de recourir à la force contre les pays de la région, notamment l’Iran, a rapporté l’agence de presse russe TASS.

Toutes les coopérations militaro-techniques de la Russie avec la République islamique d’Iran se développeront dans le cadre de la législation nationale de la Fédération de Russie et de nos engagements internationaux, lesquels ne sont plus soumis aux sanctions autrefois imposées par le Conseil de sécurité des Nations unies dans une série de résolutions, a affirmé M. Riabkov.

Faisant référence aux tentatives occidentales visant à activer le mécanisme de retour automatique des sanctions à l’encontre de l’Iran, dit snapback, le diplomate russe a souligné que la majorité des pays considèrent le cas de l’Iran comme un acte d’agression contre le Conseil de sécurité des Nations unies, menée par le Secrétariat de l’ONU et un certain nombre d’États occidentaux.

Un récent sondage Reuters/Ipsos a révélé qu’une majorité d’Américains souhaitent que les États-Unis reconnaissent l’État palestinien. L’opposition du président Donald Trump à une telle reconnaissance est de plus en plus en décalage avec l’opinion publique.

L’enquête nationale de six jours, qui s’est terminée lundi, a révélé que 59 % des Américains, dont 80 % des démocrates et 41 % des républicains, pensent que Washington devrait reconnaître officiellement l’État palestinien.

Seuls 33 % des personnes interrogées se sont opposées à cette idée, tandis que les autres n’étaient pas sûres ou ont refusé de répondre.

Même parmi les partisans de Trump, le sondage a révélé une nette division. Près de 53 % se sont opposés à la reconnaissance, mais une minorité croissante au sein de l’aile droite républicaine a exprimé son soutien, témoignant d’un changement d’attitude envers la cause palestinienne. Globalement, 41 % des républicains ont déclaré qu’ils soutiendraient la reconnaissance de la Palestine.

Cette enquête intervient alors qu’une vague de reconnaissance internationale prend de l’ampleur, plusieurs alliés des États-Unis, dont l’Australie, la Grande-Bretagne, le Canada et la France, ayant officiellement reconnu l’État de Palestine ces dernières semaines. Cette décision a suscité une vive condamnation de la part du régime israélien.

Près de 60 % des Américains interrogés ont également déclaré qu’ils pensaient que les actions d’Israël à Gaza étaient « excessives », reflétant un malaise croissant face à une campagne largement dénoncée par les organisations humanitaires et la communauté internationale comme étant génocidaire.

 

Le gouvernement américain renonce à l’évaluation annuelle de l’insécurité alimentaire des ménages, avait annoncé le ministère de l’Agriculture en septembre, en raison « d’études redondantes, coûteuses, politisées et superflues [qui] ne font qu’alimenter les craintes ».

Mesurer l’insécurité alimentaire est « inutile ». Aux États-Unis, le gouvernement arrête de financer de l’étude annuelle sur les adultes et les enfants qui ne mangent pas à leur faim dans le pays. D’après le rapport de 2023, 13,5% des foyers étaient concernés, soit la proportion la plus élevée depuis 2014. Celui de 2024, publié mercredi 22 octobre, sera le dernier, l’administration Trump critiquant la méthodologie employée pour réaliser cette évaluation mise en place dans les années 90. Il n’y aura donc plus d’état des lieux, alors que l’insécurité alimentaire ne cesse de progresser.

À Atlanta, dans l’État de Géorgie, Jean navigue entre les transpalettes au sein de l’entrepôt de la banque alimentaire : « On a aussi une chambre froide pour les produits laitiers, les légumes, la viande. C’est une chose dont on est très fiers : 65% des aliments qu’on distribue sont des produits frais. » La nourriture est envoyée dans 700 points de distribution à travers la région. « On touche à peu près 750 000 personnes par mois, cela représente 12% de la population », précise Kyle Wade, qui dirige la Banque alimentaire d’Atlanta.

Chaque année, il s’appuyait sur l’étude du gouvernement pour connaître le profil des bénéficiaires. « L’administration nous a dit que la méthodologie de l’étude était défaillante et qu’elle devait être améliorée, explique Kyle Wade. Donc on va les croire sur parole et on espère qu’ils vont proposer autre chose… Si ce n’est pas le cas, on s’adaptera, on travaillera avec des partenaires privés pour obtenir ces données. Mais oui, on est dans un environnement compliqué en ce moment, c’est une période difficile. »

Des salariés parmi les bénéficiaires

Pourtant, en raison de l’inflation, qui s’élève à environ 3% sur un an, les distributions alimentaires sont souvent une bouée de sauvetage, même pour ceux qui travaillent, comme Barbara : « Cela coûte cher de nourrir sa famille. Tu vas à l’épicerie, avec 30 dollars, tu remplis un sac et demi, même pas. Tout a augmenté, sauf mon salaire ! Lui il ne bouge pas. Je travaille chez America’s Best, un opticien. C’est plutôt un bon boulot, mais il y a le loyer, les factures, l’essence… Il ne me reste quasiment rien pour la nourriture. Je reçois aussi des bons alimentaires, une fois par mois. Mais ça non plus, ça ne dure pas. J’ai une fille de 37 ans, elle aussi vient ici, et elle aussi a un travail. » Depuis le Covid, dans la région d’Atlanta, la demande d’aide alimentaire a augmenté de 70%.

Selon une analyse du quotidien britannique Financial Times, la Chine est aujourd’hui mieux préparée que les États-Unis pour affronter la guerre commerciale menée par Donald Trump. Grâce à son contrôle sur des secteurs stratégiques, allant des minéraux critiques aux composants pharmaceutiques, Pékin transformera sa puissance économique en outil de dissuasion efficace face à Washington.

Alors que la guerre commerciale sino-américaine s’intensifie, la Chine semble désormais prendre l’avantage, notamment en raison de sa mainmise sur les ressources clés de l’industrie mondiale. Elle domine le marché des terres rares, ces minéraux indispensables à la fabrication de technologies de pointe — des batteries électriques aux systèmes d’armement tels que le F-35.

Si Pékin décidait de restreindre fortement leurs exportations d’ici décembre, de nombreuses chaînes de production américaines risqueraient la paralysie, peut-on lire dans l’analyse du journal britannique.

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a reconnu que de telles mesures chinoises auraient un impact majeur sur l’économie américaine. Malgré sa rhétorique offensive, Donald Trump chercherait toutefois une issue négociée, qualifiant les droits de douane à 100 % d’« intenables » et continuant de présenter son homologue chinois Xi Jinping comme un dirigeant « hautement respecté ».

 

Le président Massoud Pezeshkian a officiellement avalisé une loi sur l’adhésion de l’Iran à la Convention internationale pour la répression du financement du terrorisme (CFT), approuvée en séance au Parlement. Dans un décret émis mardi, il a informé les institutions exécutives compétentes de la loi approuvant l’adhésion de l’Iran à la Convention.

La Convention internationale pour la répression du financement du terrorisme est un traité des Nations Unies, entré en vigueur le 10 avril 2002, et conçu pour criminaliser les actes de financement des actes de terrorisme. La convention vise également à promouvoir la coopération policière et judiciaire pour prévenir, enquêter et punir le financement de tels actes.

Le Conseil de discernement avait approuvé sous condition cette adhésion lors de sa session du 1er octobre.

Mohsen Dehnavi, porte-parole du Conseil, a exposé les conditions posées par l’Iran pour rejoindre la convention, expliquant que le Parlement avait stipulé que le respect par l’Iran des dispositions de la convention se ferait dans le cadre de la Constitution.

D’ailleurs, le conseil a introduit une condition supplémentaire, stipulant que la République islamique agirait conformément à sa Constitution et à ses lois nationales.

Il a souligné que si une disposition de la convention devait entrer en conflit avec la réglementation nationale iranienne, les lois nationales prévaudraient.

Le Groupe d’action financière (GAFI), une coalition internationale de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, dont le siège est à Paris, a placé l’Iran sur liste noire en 2020, principalement parce qu’il n’a pas adopté la Convention de Palerme et au CFT. Une décision qui a débouché sur un renforcement des sanctions américaines contre le pays, dont entre autres des interdictions pour les banques internationales de commercer avec l’Iran. 

 

Pour un rétablissement de la stabilité sur l’ensemble de l’enclave palestinienne, le mouvement de résistance Hamas intensifie sa campagne de sécurité contre les bandes armées et les éléments à Gaza qui collaborent avec l’armée israélienne.

Une source sécuritaire de haut rang affiliée au ministère de l’Intérieur de Gaza a déclaré que le Hamas s’apprête à lancer bientôt sa plus grande opération à ce jour pour démanteler les derniers éléments qui continuent de coopérer avec les forces du régime d’occupation israélien.

Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre, les combattants du Hamas ciblent activement ces éléments et ont déjà désarmé plusieurs factions, dont le clan infâme Doghmush, dans la ville de Gaza.

Cependant, certaines forces restent actives dans des zones encore sous contrôle du régime israélien, notamment les « Forces populaires » dirigées par Yasser Abou Shabab dans l’est de Rafah et « l’Armée populaire » conduite par Ashraf al-Mansi dans le nord de Gaza. Ces groupes ont été identifiés comme des collaborateurs, recevant des armes, des financements et un appui logistique de l’armée israélienne.

« Le nombre de membres de gangs qui collaborent avec le régime d’occupation se limite aujourd’hui à quelques centaines à travers Gaza, à l’exclusion du groupe d’Abou Shabab qui seul compterait environ 2 000 membres », a indiqué la source sécuritaire.

Toujours selon la même source, ces groupes ont été impliqués dans des enlèvements, des assassinats et des sabotages et ont fourni une couverture armée pour les forces israéliennes. 

 

Lors d’une rencontre mardi à Téhéran avec l’envoyé du président russe, Alexander Lavrentiev, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, a exprimé la gratitude de la République islamique d'Iran envers la Russie pour son soutien au Conseil de sécurité des Nations unies, à la position légitime de Téhéran face aux tentatives des États occidentaux de réimposer des mesures économiques coercitives au pays.

M. Larijani, également conseiller principal du Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, a salué la coopération constante de Moscou avec l’Iran au sein du Conseil de sécurité de l’ONU.

Il faisait notamment référence au récent rejet catégorique par la mission diplomatique russe auprès de l’ONU du rétablissement des sanctions liées au nucléaire contre la République islamique d'Iran.

 

Le secrétaire général du mouvement de résistance libanais Hezbollah affirme que les massacres effrénés perpétrés par le régime israélien dans la région ne peuvent garantir son avenir.

« Netanyahu peut dire qu’il tue partout, mais il ne peut pas dire qu'il a stabilisé la situation et que l’avenir appartient à l’entité sioniste », a déclaré le Cheikh Naïm Qassem, secrétaire général du Hezbollah libanais, le mardi 21 octobre. 

 

Une grève nationale et étudiante a été annoncée en Belgique afin de dénoncer la situation à Gaza. Étudiants, membres du personnel et académiques sont invités à rejoindre les piquets de grève des différentes universités. À l'université libre de Bruxelles (ULB), une quarantaine de cercles étudiants rejoignent l'action.

Ce jeudi 23 octobre, la communauté étudiante belge se mobilise pour la Palestine. Plusieurs campus se mettront en grève toute la journée. Cette action, lancée collectivement par plusieurs organisations étudiantes et académiques, a pour but de réaffirmer l'engagement des universités et écoles contre le génocide à Gaza.

« Nous, étudiant·es, personnels et académiques, appelons à la première grève académique et étudiante belge pour la Palestine, le jeudi 23 octobre. Après plus de 77 ans d’occupation illégale et d’apartheid, et deux ans de génocide, les universités belges maintiennent encore plus de cent collaborations avec Israël » peut-on lire dans une carte blanche publiée par le collectif européen Stop Funding Genocide.

« Nous appelons tous·te·s les étudiant·es à quitter leurs cours, tous·te·s les enseignant·e·s à suspendre leurs enseignements, et tous les membres du personnel à cesser le travail ».

Plusieurs revendications sont proclamées : la fin des liens avec les institutions et les entreprises israéliennes, de réelles sanctions imposées par le gouvernement belge à Israël, incluant un embargo militaire et économique, et enfin la suppression pour l'Union européenne de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël.

« Les universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles affichent un engagement ferme à suspendre toute collaboration avec des organisations violant le droit international, tout en rejetant la responsabilité sur l’Europe. Pourtant, dans les faits, elles ne suivent pas leurs propres principes (…) à l’ULB, le choix démocratique des étudiant·es de nommer leur promotion « Rima Hassan » a été restreint lors de la cérémonie, révélant un décalage entre les discours sur liberté et éthique et les pratiques réelles », poursuit la carte blanche.

 

A la suite d’une opération de renseignement couronnée de succès, l’Iran vient de révéler la localisation précise des individus liés à l'agence d'espionnage israélienne Mossad, qui serviraient la guerre d'information du régime israélien contre la République islamique d'Iran.

Cette révélation a été rendue publique mardi 21 octobre sur les chaînes de télévision nationales, détaillant comment les forces des services de renseignement iraniens avaient localisé les résidences précises de plusieurs personnes directement employées ou apparaissant fréquemment sur la chaîne de télévision anti-iranienne « Iran International ».

Les émissions présentaient des photos et des informations sur les résidences réelles de ces individus dans les territoires palestiniens occupés.

Parmi ces personnes figurait Babak Es'haghi, l'un des reporters de la chaîne, dont le lieu de résidence a été révélé comme étant la rue Fabregat, dans la ville occupée de Holon, près de Tel-Aviv.

Un autre individu était Meir Javedanfar, invité régulier d'« Iran International », qui défend constamment le régime israélien et son agression meurtrière, et dont la maison a été localisée à Tel-Aviv.

Menashe Amir, né à Téhéran sous le nom original de Manouchehr Sachmehchi, qui s'est rendu dans les territoires occupés avant la victoire de la Révolution islamique en 1979, était une autre figure anti-iranienne majeure, dont le lieu de résidence a été révélé à la suite d'une opération de renseignement.

Amir, animateur radio travaillant pour le ministère des Affaires étrangères et la radio du régime israélien, est un sioniste autoproclamé, qui reconnaît sans complexe avoir été directement « nommé » par le Mossad.

Le porte-parole en persan de l'armée israélienne, Kamal Penhasi, qui se vante publiquement d'œuvrer pour une force « morale, puissante et avancée », était une autre figure de ce type localisé à Holon.

« Ses déplacements sont étroitement surveillés » par les services de renseignement iraniens, selon les médias iraniens.

L'opération de renseignement a également permis d'identifier un bâtiment entier situé sur la rue Degania à Holon, où sont basés les employés de la chaîne.