تقي زاده

تقي زاده

dimanche, 14 avril 2013 21:35

Syrie : les œillères françaises

Si vous voulez avoir la preuve qu’il existe un problème français,...

... en matière de politique étrangère, lisez les opinions des décideurs et des analystes de la situation actuelle, en Syrie. Ces opinions diffèrent, mais ce qui est frappant, c’est la façon dont le débat tourne autour de questions tactiques.

On échange sur le caractère fiable ou non des renseignements, sur les façons d’améliorer l’efficacité de la présence militaire, lors d’une occupation ou sur les manières d’intervenir, dans divers endroits du monde, sans s’embourber dans de longues et coûteuses opérations.

Bref, le débat se limite à déterminer comment intervenir. La question qui n’est jamais posée est : dans quel but intervenir ?

Dans quel but intervenir ?

Quel est le but exact de l’État français quand il envisage d’intervenir dans un autre pays ? Plus important encore, comment les interventions militaires de l’État contribuent-elles directement à la sécurité et la prospérité des citoyens français qui vont les financer et à ses soldats, dont les vies sont en danger ?

En ce qui concerne la Syrie, la combinaison de criminels, seigneurs de guerre, islamistes, qui finira par gouverner ce malheureux pays, importe peu. La Syrie a été gouvernée par des personnages peu recommandables, depuis plus d’un demi-siècle, et la France a réussi à bien s’en sortir, malgré cela, pendant toutes ces années.

Les intérêts stratégiques de l’État commandent-ils, soudain, au pays de s’appliquer, directement, à remodeler le paysage politique syrien ? A-t-on seulement un plan, pour y parvenir ?

Même si nous en avions un, il n’existe aucune garantie que le futur gouvernement syrien soit un allié de l’État français, étant donné la situation régionale complexe et la diversité d’opinion des principaux prétendants au pouvoir. Sans oublier le fait que la politique étrangère française passée au Moyen-Orient nous a aliéné beaucoup de personnes, dans cette région du monde.

Considérations humanitaires

Bien sûr, on peut justifier une intervention militaire pour des raisons purement humanitaires. Mais si telle était notre préoccupation principale, nous serions déjà en train de faire quelque chose pour aider le million de réfugiés syriens fuyant le conflit.

Même si l’intérêt était humanitaire, nous aurions besoin d’un plan solide et convaincant pour faire cesser la violence en Syrie. Nous aurions aussi besoin d’être sûrs que notre intervention ne ferait pas empirer le conflit. Et nous aurions enfin besoin de convaincre les Français de payer en vies humaines et en argent le sauvetage de vies syriennes. Inutile de dire que d’envoyer des armes supplémentaires, en Syrie, ne fait pas partie de ces considérations humanitaires.

Rationalisation n’est pas stratégie

La vérité c’est que l’État français n’a ni la vision, ni le leadership ni l’argent pour mener une opération militaire dans un pays aussi complexe que la Syrie. Aujourd’hui, l’armée française donne aux présidents de la République la liberté de mener des guerres par choix ou par caprice, ce qui permet aux conseillers du Prince d’imaginer de nombreuses façons d’utiliser cette puissance. Ces ambitieux trouveront toujours une justification à une intervention militaire parce qu’étant intelligents, ils savent inventer des scénarios suggérant que si nous n’intervenons pas, il se pourrait que quelque chose de malheureux arrive à quelqu’un ou quelque chose dont nous nous soucions.

C’est ce genre de raisonnement qui a fait que nous sommes en Afghanistan depuis plus de 11 ans. Le problème, c’est que cette façon de penser n’est pas une stratégie. Il est plus que temps d’avoir un débat sur la politique étrangère de l’État français.

Imam Khamenei, Guide suprême de la révolution islamique, a assisté vendredi à des cérémonies de deuil organisées en l'honneur de Hazrat Zahra(SA).

cérémonies marquant le deuil du martyre de Hazrat Fatemeh(SA) s’est tenue hier soir, au Hosseiniyeh d’Imam Khomeiny, en présence du Guide suprême de la révolution islamique.

Lors de la cette cérémonie dans laquelle ont participé de différentes couches de la société et des responsables du pays, l’hodjat-ol-islam Saddiqui a prononcé un discours et Mohammad Reza Taheri, a récité des Marsiyas.

L’orateur y a évoqué les grandes vertus de la prestigieuse dame de l’Islam, la vénérable Fatima (bénie soit-elle), les souffrances qu’a vécues, celle qui fut la fille du Prophète(PSL), l'épouse de l'Imam Ali(AS), et la mère des Imams infaillibles.

Le président du Parlement du Sultanat d'Oman et le ministre iranien des Affaires étrangères se sont entretenus samedi soir sur des questions bilatérales et régionales.

Soulignant sur l'amélioration des coopérations commerciale et économique entre l'Iran et l'Oman, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a précisé sur l'exportation du gaz iranien vers ce pays.

Indiquant les efforts de la République islamique d'Iran, au niveau régional et international, pour faire revenir le calme en Syrie, Ali Akbar Salehi a ajouté que la situation actuelle n'est en faveur d'aucune partie et certaines ingérences étrangères dans ce pays est à l'intérêt politique du régime sioniste.

Il a continué que la crise syrienne n'a pas une solution militaire et a affirmé que l'arrêt des conflits, le dialogue entre l'Etat syrien et les opposants, se reporter aux votes publiques et non-ingérence étrangère, sont les solutions qui pourront aider la Syrie.

"La République islamique d'Iran est prête à organiser un dialogue entre l'Etat et les opposants syriens", a ajouté le ministre iranien des Affaires étrangères.

Le président du Parlement du Sultanat d'Oman, Khalid bin Hilal bin Nasser al-Mawali, a déclaré, pour sa part, que la crise syrienne devrait se résoudre par la politique et non par la violence.

L'ambassadeur de l'Iran en France, Ali Ahani, a déclaré depuis Paris que "toute attaque israélienne menée contre le sol iranien et contre ses installations nucléaires est acte dangereux et fou en raison de ses conséquences dévastatrices, car elle provoquera une recrudescence de la violence qui conduira à une troisième guerre mondiale" a rapporté l'agence d'information iranienne Mehrnews.

En réponse à une question sur la raison de l'insistance de l'Iran à posséder la technologie nucléaire, le diplomate iranien a déclaré que "le programme nucléaire iranien est pacifique et soumis aux lois de l'Agence internationale de l'énergie atomique, sans compter que ses installations sont surveillées grâce à des caméras et des régulateurs nucléaires".

L'ambassadeur iranien a déclaré que "la coopération de l'Iran avec l'AIEA tient à l'engagement de l'Iran à afficher une transparence dans son programme nucléaire, mais les pays occidentaux exercent des pressions pour faire face aux activités nucléaires de l'Iran".

Et à propos de l'enrichissement d'uranium , l'ambassadeur iranien a souligné que " la production de combustible nucléaire est très importante pour l'Iran parce que la République islamique ne veut pas dépendre des importations de combustible nucléaire sachant que ces opérations sont soumises à l'humeur politique internationale et Téhéran est déterminé à renforcer son indépendance et son autonomie dans son acheminement scientifique".

 

Le commandant adjoint des forces terrestres iraniennes le général Kiyoumarth Heydaria a annoncé les tests réussis de trois missiles ultra modernes fabriqués par l'industrie de défense nationale a rapporté l'agence d'information iranienne Farsnews.

Le général a ajouté qu'"au cours de la journée nationale de l'armée prévu jeudi prochain, l'Iran dévoilera plusieurs modèles de véhicules blindés".

Interrogé sur les missiles testés, le général n'est pas entré dans les détails et s'est contenté de dire qu'il s'agit de missiles sol-sol bien différents de "Nazeât 10" et de "Fajr".

Interrogé sur les menaces de plus en plus fréquentes des Etats Unis à l'encontre de l'Iran et surtout concernant cette fameuse formule "toutes les options sont sur la table", le haut-responsable iranien a répondu: "l'Iran a tout autant différentes options de défense nationale sur la table et elle n'hésitera pas à riposter de la manière la plus ferme à n'importe quelle attaque dirigée contre lui".

Le président de la République islamique d'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, entamera dès dimanche prochain une visite d'amitié et de travail de 48 heures au Bénin, en vue du renforcement de la coopération bilatérale entre le Bénin et l'Iran, a-t-on appris vendredi soir de sources diplomatiques béninoises à Cotonou.

Selon cette source proche du ministère béninois des Affaires étrangères et de l'Intégration africaine, le chef de l'Etat de la République islamique d'Iran effectuera dans trois pays de l'Afrique de l'Ouest, à savoir le Bénin, le Niger et le Ghana, en sa qualité de président en exercice du mouvement des pays non alignés.

Au Bénin, Mahmoud Ahmadinejad aura un entretien tête à tête avec son homologue béninois sur les questions relatives à la coopération bilatérale, explique la source.

De même, cette séance de travail sera élargie aux autres membres de la délégation qui l'accompagne et aux autorités politiques du Bénin, en vue de définir les perspectives pour la coopération bilatérale entre les deux pays.

Par ailleurs, souligne la source, le président iranien visitera à Abomey-Calavi le projet de construction du bloc pédagogique de type R+2 de 600 places financé par le gouvernement d'Iran, avant de s'adresser à la communauté universitaire du Bénin.

La République islamique d'Iran et le Bénin ont établi leur relation diplomatique en 1983. Ainsi, les domaines prioritaires de cette coopération sont axés essentiellement sur les domaines de l'énergie, de l'agriculture, de l'éducation et de l'aide publique au développement.

Des centaines d'Égyptiens ont organisé vendredi un défilé devant une église dans le gouvernorat de Gizeh, pour condamner les récentes violences interconfessioinnelles qui ont fait au moins neuf morts, principalement des coptes, et plus d'une centaine de blessés, ont déclaré les organisateurs.

Cette marche devant l'Église de la Vierge Marie dans le faubourg d'Imbaba à Gizeh a été organisée par le Mouvement de la jeunesse du 6 avril, mouvement révolutionnaire, qui a été rejoint par des militants et partis politiques dont le Courant populaire et le parti Al-Dostour, a déclaré à Xinhua le membre du bureau politique du Mouvement du 5 avril Cherif Al-Roubi.

« Le principal objectif de ce défilé est de dénoncer les violences interconfessionnelles récentes et de souligner l'importance nationale entre les musulmans et les coptes du pays », a poursuivi M. Roubi.

« Ce défilé rejette la classification des Égyptiens entre musulmans et coptes », a-t-il souligné, « nous refusons de désigner les chrétiens comme une minorité, car les musulmans et les chrétiens ont posé ensemble les fondations de l'Égypte ».

Par ailleurs, une autre marche a également eu lieu, en partant de la mosquée musulmane d'Omar Makram en direction de l'église copte de Qasr al-Dobara près de la place Tahrir dans le centre du Caire, pour exprimer son soutien à l'unité nationale entre tous les Égyptiens quelle que soit leur religion.

Mahmoud Rozza, l'un des participants, a déclaré avoir rejoint ce défilé pour dénoncer les violences récentes comme « une manoeuvre politique », soulignant qu'il n'acceptait en aucun cas la discrimination entre musulmans et chrétiens.

Des affrontements interconfessionnelles ont éclaté tôt samedi dernier après une bagarre dans le gouvernorat de Qalyubiya dans le nord du pays, avant de s'étendre au Caire, faisant au moins neuf morts.

Ces violences récentes ont ravivé les craintes d'un retour de conflits sectaires qui pourraient menacer une unité nationale nécessaire pour assurer la transition démocratique et économique du pays.

Les Imams (AS) sont les versets à interpréter grâce au verset fixe et solide que représente Hazrate Fatemeh (AS).

L’Hodjat-ol-islam Mahdi Rostamnejad, professeur au centre Djame’at-ol-Mostafa (AS), dans un entretien avec l’agence internationale de presse coranique, a fait allusion aux noms qu’avaient donnés les saints Imams (AS) à Hazrate Zahra (AS) qu’ils avaient qualifiée de « preuve des preuves » c'est-à-dire de « preuve pour eux-mêmes ».

« Il est possible d’interpréter de différentes manières ces expressions, dont l’explication principale est que le Coran possède des versets absolus et des versets sujets à interprétation. Quand on parle du « Coran parlant » cela fait allusion aux saints Imams (AS) qui sont « la version parlante du Coran », cette version du Coran possède aussi des versets définitifs et des versets sujets à interprétation. Les Imams (AS) sont les versets à interpréter grâce au verset fixe et solide que représente Hazrate Fatemeh (AS).

Le verset 7 de la sourate « Ale Imran » parle de « la mère du livre », c'est-à-dire de la racine du livre, qui permet d’expliquer et d’interpréter les autres versets. Certains peuvent exploiter les doutes qui existent sur le sens de certains versets, il est donc nécessaire de se rapporter aux versets catégoriques et formels, et c’est une technique qui domine dans le Coran, et qui est aussi vraie au sujet des Ahl-ul-bayt (AS) qui sont le « Coran parlant ».

Par exemple nous voyons que l’Imam Reza (AS) a accepté la succession de Ma’moun, que l’Imam Hassan (AS) a signé un traité de paix avec Mo’avieh, que l’Imam Ali (AS) est resté silencieux pendant 25 ans, et que le prophète (AS) et les saints Imams (AS) ont parfois eu des comportements difficiles à expliquer. Pour expliquer ces comportements nous devons nous référer aux enseignements d’Hazrate Zahra (AS), qui avait été aussi appelée « la mère de son père ». Pour expliquer les raison du mariage du prophète (AS) avec certaines familles, la paix du prophète avec les mécréants de la Mecque, par exemple, nous devons nous référer à Hazrate Fatemeh (AS) qui dans ses discours et son testament, a donné les éléments et les réponses nécessaires. La question de Fadak aussi, a été l’occasion pour Hazrate Fatemeh (AS) d’éclaircir des phénomènes et des comportements apparemment antagonistes.

Le fait que Fatemeh Zahra (AS) ait été appelé « Kossar » dans le Coran, c'est-à-dire « une source pure » d’où sont issus les membres de la demeure prophétique (AS) et les bienfaits accordés aux gens de bien qui eurent une influence dans l’Histoire.

L’interprétation du mot « Kossar » par «source du paradis» et Hazrate Zahra (AS) sont les deux aspects d’une même vérité. Tous les gens qui suivent aujourd’hui la wilayat, le jour du jugement, boiront à la source paradisiaque de «Kossar» qui est le symbole de la Wilayat et est en relation directe avec Hazrate Fatemeh (AS) qui est « le critère » et « la référence » dans l’interprétation des enseignements et des comportements des saints Imams (As) », a-t-il dit.

Le Coran dans un verset a fait allusion au jour où Hazrate Fatemeh (AS) et l’Imam Ali (AS) avaient donné le pain qu’elle avait préparé pour la fin du jeûne à un pauvre, le lendemain, ils avaient encore jeûné et donné leur pain à un orphelin, et le troisième jour la même chose se produisit et c’est à un prisonnier qu’ils avaient donné le pain prévu pour la rupture du jeûne.

Mohamad Fowad al Barazi, responsable du Centre islamique du Danemark, membre du Conseil mondial des ulémas et du Centre européen des fatwas et des recherches islamiques, dans un entretien avec l’agence internationale de presse coranique, a déclaré que les principales qualités d’Hazrate Zahra (AS), la fille du prophète (AS), étaient sa foi et sa simplicité de vie qui nous permettaient de connaitre les dimensions spirituelles de cette grande personnalité de l’islam.

« Sa vie était si simple que sa famille n’avait pas assez de matelas pour dormir. Son amour pour le prophète (AS) qu’elle a toujours défendu face aux incroyants auxquels elle donnait constamment des conseils, était célèbre. Il est nécessaire de présenter aux jeunes cette personnalité et les positions d’Hazrate Fatemeh (AS), et les médias ont dans ce domaine, un rôle important.

Le prophète (AS) l’aimait tellement qu’il a choisi son cousin comme époux pour sa fille. On raconte qu’un jour, le prophète (AS) était en train de prier près de la Kaaba, quand un mécréant s’approcha de lui et jeta sur lui la panse d’un chameau. Le prophète (AS) ne pouvait pas se relever et c’est Hazrate Fatemeh (AS) qui vint à son secours en disant : « Comment un peuple qui agit ainsi envers son prophète pourra-t-il être sauvé ?». Tous les compagnons du prophète (AS) éprouvaient un grand respect pour elle et la considéraient comme la meilleure femme et son amour pour le prophète (AS) fit qu’elle fut la première à le rejoindre après sa mort. Tout comme elle avait été une fille parfaite pour le prophète (AS) elle fut aussi une épouse parfaite pour l’Imam Ali (AS).

Le Coran dans un verset a fait allusion au jour où Hazrate Fatemeh (AS) et l’Imam Ali (AS) avaient donné le pain qu’elle avait préparé pour la fin du jeûne à un pauvre, le lendemain, ils avaient encore jeûné et donné leur pain à un orphelin, et le troisième jour la même chose se produisit et c’est à un prisonnier qu’ils avaient donné le pain prévu pour la rupture du jeûne. Ce récit est évoqué au verset 8 de la sourate Ensan:"وَیُطْعِمُونَ الطَّعَامَ عَلَى حُبِّهِ مِسْكِينًا وَیَتِيمًا وَأَسِيرًا" : « Ils donnent à manger à cause de leur amour pour Dieu, au pauvre à l’orphelin et au prisonnier »

Hazrate Fatemeh (AS) a laissé dans l’Histoire de l’islam, un modèle de grande valeur et d’amour pour son père et son mari. La femme musulmane a un grand rôle à jouer dans la société et Hazrate Fatemeh (AS) nous a donné de nombreux exemples de participation aux affaires sociales. Les musulmans de toutes les écoles insistent sur le respect qui lui est dû et comment ne pas l’aimer alors que le prophète (AS) chaque fois qu’il la rencontrait, lui embrassait le front ? », a-t-il dit.

Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux

Az-Zahrâ’ (p) : Incarnation vivante des valeurs spirituelles et humaines

Az-Zahrâ’ (p) : Communion spirituelle avec le Messager (P)

Dieu, le Très Haut, dit dans Son Noble Livre : (( Dieu ne veut qu’écarter de vous la souillure, ô Gens de la Famille et vous purifier totalement )) (Coran XXXIII, 33 ). Notre Dame la Sainte Purifiée az-Zahrâ’ (p) est selon maintes Traditions Prophétiques, « la Maîtresse des femmes des mondes », « la Maîtresse des femmes des croyants », « la Maîtresse des femmes du Paradis » et « la Maîtresse de femmes de cette Nation ». Nous assistons à l’anniversaire de son passage à l’Autre-Monde.

Car d’après l’Imâm Jafar as-Sâdiq (p), elle a vecu après la mort de son père, le Messager de Dieu (P), pendant 75 jours. On rapporte qu’elle s’est présentée auprès du Prophète (P) alors qu’il agonisait ; Il l’a prise dans ses bras et, lui chuchotant quelque chose dans l’oreille, elle s’est mise à pleurer, puis il l’a prise dans ses bras et, lui chuchottant encore quelque chose dans l’oreille, elle a souri. On lui a dit alors : « Pourquoi tu as pleuré et pourquoi, ensuite, tu as souri ? ». Az-Zahrâ’ (p) a répondu : « Je ne suis pas celle qui divulgue le secret du Messager de Dieu (P) alors qu’il est encore en vie ».

Après sa mort, elle s’est expliquée ainsi : « La première fois, il m’a dit qu’il était sur le point de mourir ; et cela m’a fait pleuré. La seconde fois, il m’a dit que je serais la première des Membres de sa Famille à le réjoindre, et cela m’a fait sourir ». Elle voulait dire que leur séparation ne sera pas pour longtemps et qu’ils se rencontreront très prochènement.

Cela suggère la présence d’une relation spirituelle entre le Messager de Dieu (P) et az-Zahrâ’ (p). Imaginez une jeune femme de dix-huit ans qui est une épouse qui aime son époux et qui est aimée par son époux, qui est une mère qui aime ses enfants et qui est aimée par ses enfants qui sont encore à un âge où ils ont besoin de ses soins … et qui rit lorsque son père lui annonce qu’elle mourra de si peu. Cela s’explique par l’état spirituel que Fâtima (p) vivait avec le Messager (P) qu’elle couvait de toute sa tendresse depuis la mort de sa mère. Depuis ses plus tendres années, elle le surveillait et l’accompagnait lorsqu’il allait à la mosquée pour faire sa prière. Elle voyait comment il était maltraité par les polythéistes et, petite fille, elle le soutenait de ses larmes. Il l’appelait « la Mère de son père. Après l’hégire, elle vivait avec lui dans une même maison. Elle était la dernière à le voir lorsqu’il voyageait et la première à le voir lorsqu’il rentrait. Le Messager (P) retrouvait repos, calme, sérénité et tendresse dans la Maison de ‘Alî (p) et de Fâtima (p), car cette maison incarnait l’Islam dans toutes ses valeurs, dans toutes ses significations, dans toute sa spiritualité et dans tout son jihad.

Au plus fort du sacrifice et d’altruisme:

Il savait que sa fille vivait avec le Seigneur toute la nuit jusqu’à l’aube. Selon son fils l’Imâm al-Hassan (p) qui, très jeune enfant, la regardait tout en veillant, « elle priait jusqu’à voir ses pieds s’enfler ». Intelligent et particulièrement conscient, il était étonné de l’entendre prier pour les croyants et les croyantes sans le faire pour elle-même, elle qui est était fragile et faible à cause de son travail ménager et ses souffrances en faisant face à la déviance, et lui en demandant la raison, elle lui disait « Ô mon fils, le voisin avant la maison ».

Tels sont les caractères des Gens de la Famille (P). Leur satisfaction était celle de Dieu et leur colère était celle de Dieu. Le Prophète (P) a dit : « Fâtima fait partie de moi ; celui qui la met en colère me met en colère », car -comme le Prophète (P)- Fâtima (p) n’était en colère contre quelqu’un que lorsqu’il s’éloignait de la vérité. Selon une autre Tradition, le Prophète (P) a dit : « Ma fille Fâtima fait partie de moi ; ce qui ne lui plaît pas ne me plaît pas et ce qui lui porte préjudice me porte préjudice ». Ces Traditions sont transmises par al-Bukhârî et Muslim dans leurs deux « sihâh » (Authentiques).

Az-Zahrâ’ comme exemple à suivre :

On dit que chaque fois que le Prophète (P) se trouvait assis et que az-Zahrâ’ (p) arrivait, il se levait pour l’accueillir puis, par tendresse et affection, il lui besait la main et la faisait asseoir à sa place. De son côté, Fâtima (p) faisait de même pour le Prophète (P). Il s’agissait d’une communion spirituelle qui incarne le sens de l’humanisme et qui fait de Fâtima un exemple à suivre.

Fâtima (p) s’adressait aux Musulmans dans la Mosquée de Médine avec cette spiritualité qui ne décelait aucun égoïsme : « Sachez que je suis Fâtima et que mon père est Muhammad ». elle voulait leur dire : je vous parle à partir du Message et non pas à partir de l’égo ; je suis une partie de Muhammad, non pas de Muhammad en tant que corps, mais de Muhammad en tant qu’esprit.

La femme de son père, ‘Â’isha Ra a dit au sujet de Fâtima : « je n’ai vu personne d’aussi semblable au Messager de Dieu que Fâtima ». En l’entendant parler, les gens pensait que c’était le Messager de Dieu qui parlait. Elle disait aussi : « je n’ai vu personne de plus sincère qu’elle en dehors de son père ». Cela pour dire que lorsqu’elle parlait à la mosquée c’était la sincérité qui parlait car elle était la plus sincère.

On a demandé à ‘Â’isha : « Qui est la personne que le Messager de Dieu (P) aimait le plus ? ». Elle a répondu que c’était Fâtima. On lui a dit alors « Qui parmi les hommes ? » ; et elle a répondu que c’était « son mari ; il était, à ma connaissance, très appliqué à la pratique du jeûne et de la prière ».

Cette femme qui s’est élevée par son esprit vers Dieu, s’est élevée par sa responsabilité dans sa maison et sa société. Elle était une enseignante lorsque les femmes se réunissaient autour d’elle pour apprendre ce qu’elle a entendu parmi les paroles du Messager de Dieu. Elle apprenait ses paroles par cœur.

Il lui a donné un jour un papier où il était écrit : « Que celui qui croit en Dieu et au Jour Dernier ne porte pas préjudice à son voisin ; que celui qui croit en Dieu et au Jour Dernier traite son hôte avec générosité ; que celui qui croit en Dieu et au Jour Dernier dise du bien ou se taise ». En assumant toutes ces responsabilités, elle possédait la force. La force de l’attitude, la force de la preuve et la force dans la confrontation. Elle a tant souffert après la mort du Messager de Dieu (P).

Et à l’approche de la mort, elle a dit à ‘Alî (p) : « Je n’étais pas menteuse ni traîtresse et je ne suis pas opposée à toi depuis le jour où je t’ai connu ». Il a répondu : « Tu es trop châritable, trop grande, trop pieuse et trop connaisseuse pour que je puisse te blâmer ». Il disait à son compte : « je ne l’ai pas mise en colère durant toute ma vie avec elle ; elle ne m’a pas mis en colère ni m’a désobéi durant toute sa vie avec moi ».

elle a dit à ‘Alî (p) : « Enterre-moi pendant la nuit. On ne s’accorde pas sur l’endroit où elle est enterrée. Certaines Traditions disent qu’elle l’est dans sa maison et l’endroit fait maintenant partie de la Mosquée. Il se peut que la Tradition Prophétique qui dit : « Entre ma tombe et ma chaire se trouve un jardin venu du Paradis » soit une allusion à l’enterrement de az-Zahrâ’ dans cet endroit. L’une des traditions dit qu’elle est enterrée à Baqî’.

Que la paix soit sur elle le jour où elle est née, le jour où elle est morte et le jour où elle sera ressuscitée ! Nous devons -hommes et femmes- la prendre comme exemple car elle est la meilleure parmi ceux qu’on peut prendre comme exemple. Elle était la bien aimée du Messager de Dieu, sa disciple et sa compagne.