تقي زاده

تقي زاده

Le Hamas a vivement critiqué les récents propos du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, concernant la formation d'une nouvelle alliance régionale incluant des pays arabes. Le mouvement de résistance palestinien qualifie ce projet de « mépris flagrant » envers les États arabes et de menace directe pour leurs intérêts stratégiques.

Dans un communiqué publié le dimanche 22 février, le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a averti que Netanyahu tentait de remodeler la région afin de servir uniquement les intérêts du régime occupant.

Ces propos font suite aux déclarations de Benjamin Netanyahu selon lesquelles Israël envisage de former un réseau d'États alliés, incluant l'Inde, la Grèce, Chypre ainsi que plusieurs pays arabes, africains et asiatiques.

Le Premier ministre israélien a présenté l'axe proposé comme une riposte à la fois à ce qu’il a qualifié d’« axe chiite radical » et d’« axe sunnite radical émergent ».

Netanyahu a tenu ces propos lors de l'annonce de la prochaine visite du Premier ministre indien, Narendra Modi, dans les territoires occupés, ajoutant que l'Inde ferait partie d'un prétendu « axe des pays partageant les mêmes valeurs » qu'Israël.

M. Qassem a ajouté que la proposition de Netanyahu témoigne d'un mépris pour le rôle important que jouent les États arabes dans la région et vise à promouvoir les intérêts israéliens, lesquels sont intrinsèquement incompatibles avec ceux des nations arabes.

 

La Commission européenne a appelé dimanche les États-Unis à respecter leur accord commercial avec l'Union européenne (UE), alors que le président américain, Donald Trump, a annoncé son intention d'augmenter les droits de douane après le revers infligé à sa politique commerciale agressive par la Cour suprême.

« Un accord est un accord. En tant que premier partenaire commercial des États-Unis, l'UE attend de ces derniers qu'ils respectent les engagements pris dans la déclaration commune, tout comme l'UE respecte les siens », a déclaré la Commission européenne dans un communiqué.

Elle a également exigé des éclaircissements complets sur les mesures que les États-Unis envisagent de prendre à la suite de la décision de la Cour suprême.

Samedi, Donald Trump a annoncé sur son réseau Truth Social qu’il portait « avec effet immédiat » le niveau de ses nouveaux droits de douane mondiaux de 10 % à 15 %, soit « au niveau pleinement autorisé », selon ses termes. Cette décision intervient au lendemain d’un arrêt rendu par la Cour suprême des États-Unis invalidant une large partie de sa politique commerciale.

Par six voix contre trois, la plus haute juridiction américaine a jugé vendredi que le président ne pouvait justifier l’instauration de ces surtaxes par la seule invocation d’une « urgence économique ». Selon le président de la Cour, John Roberts, le chef de l’exécutif doit disposer d’une « autorisation claire du Congrès » pour mettre en place de nouveaux droits de douane.

« Ce sera non, merci, de notre part », a réagi ce dimanche 22 février le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen sur Facebook. Il a assuré que l’île ne nécessite « aucune assistance médicale étrangère », rappelant que le Groenland dispose d’un système de santé public garantissant la gratuité des soins pour ses citoyens.

La veille, Donald Trump avait annoncé sur sa plateforme Truth Social l’envoi imminent d’« un grand navire-hôpital » afin de soigner « les nombreuses personnes malades qui ne sont pas prises en charge sur place ». « Il est en route », avait-il écrit.

Tout en défendant le modèle social groenlandais, Jens-Frederik Nielsen a reconnu que l’accès aux soins pouvait être compliqué par l’immensité du territoire, les longues distances et le manque de personnel médical. Il a néanmoins insisté sur le caractère fondamental du système public local.

« Nous sommes toujours ouverts au dialogue et à la coopération. Avec les États-Unis aussi. Mais parlez avec nous, au lieu de simplement lancer des déclarations plus ou moins aléatoires sur les réseaux sociaux », a-t-il conclu.

L’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a déclaré samedi que le président américain Donald Trump était « intrigué » par le refus de l’Iran de « capituler » face aux exigences américaines d’un accord sur son programme nucléaire.

Interrogé sur Fox News par Lara Trump, la belle-fille du président américain, M. Witkoff a déclaré : « Le président m’a posé la question ce matin, et il est […] je ne veux pas employer le mot frustré […] car il comprend qu’il dispose de nombreuses alternatives, mais […] il s’étonne de savoir pourquoi l’Iran n’a pas capitulé. »

Il a ajouté que Trump se demandait « pourquoi, sous cette pression, avec une telle puissance maritime et navale, ils ne sont pas venus nous dire : Nous affirmons ne pas vouloir d’armes, alors voici ce que nous sommes prêts à faire ? »

Prétendant que l’Iran a enrichi de l’uranium au-delà des niveaux nécessaires à des fins civiles, Witkoff a déclaré que les lignes rouges de Trump exigent que l’Iran maintienne un enrichissement d’uranium « zéro ».

 

Des groupes politiques et paramilitaires irakiens ont réaffirmé leur soutien à l’Iran face à la montée des menaces d’une intervention militaire américaine contre le pays.

Le journal Al-Araby Al-Jadeed a indiqué ce dimanche 22 février dans un rapport que des groupes comme Kataib Hezbollah et Harakat al-Nujaba avaient lancé des appels au recrutement de forces volontaires pour soutenir l’Iran dans une éventuelle confrontation militaire avec les États-Unis.

Une source du Comité de coordination de la résistance irakienne, qui regroupe sept grands groupes politiques et paramilitaires, a été citée dans le rapport, affirmant que les groupes irakiens se sont déclarés prêts à participer à toute guerre impliquant l’Iran et les États-Unis.

La source non identifiée a indiqué que ces groupes avaient adopté des plans détaillés pour préciser comment ils soutiendraient l’Iran en cas de guerre.

Al-Araby Al-Jadeed a indiqué que quatre des sept groupes avaient finalisé leurs plans d’engagement dans le conflit. Le média a toutefois précisé que la mise en œuvre de ces plans dépendrait de l’évolution de la situation sur le terrain et de l’étendue des hostilités dans la région.

Un analyste politique a déclaré au journal que les groupes de résistance irakiens peuvent compter sur leurs importants stocks d’armes, notamment des drones et des missiles à courte et moyenne portée, pour cibler les bases américaines dans toute la région.

 

Les autorités nigériennes ont validé et enrichi le projet de feuille de route de la deuxième année de l’Alliance des États du Sahel (AES), à l’issue d’une réunion tenue à Niamey en présence des ministres concernés et du Comité national de l’AES, a annoncé le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Zeine.

Le document examiné avait été transmis par le Burkina Faso, qui assure actuellement la présidence tournante de la Confédération. Les discussions ont porté sur les axes structurants de la future programmation annuelle, articulée autour de trois piliers majeurs : défense et sécurité, diplomatie et développement.

« Nous avons donné les orientations nécessaires, validé certaines propositions, procédé à des corrections et formulé d’autres suggestions, y compris des reformulations lorsque cela s’imposait », a précisé le Premier ministre nigérien.

Du 24 au 26 février, des réunions de hauts fonctionnaires et de ministres de l’AES sont prévues au Burkina Faso afin d’examiner notamment les propositions soumises par le Mali. À l’issue de ces concertations, une feuille de route consolidée sera présentée au Collège des Chefs d’État pour validation formelle.

 

Citant l’Autorité des affaires des prisonniers et des libérés, le Centre palestinien d’information a déclaré que l’administration de la prison israélienne d’Ofer prive les prisonniers palestiniens de jeûner et de rompre le jeûne aux horaires corrects avec l’arrivée du mois de Ramadan, dans le cadre d’une « politique punitive systématique ».

L’Autorité a ajouté, dans un communiqué samedi soir, que l’administration de la prison s’abstient d’informer les prisonniers des horaires des appels à la prière de l’aube et du coucher de soleil, les empêchant ainsi de pratiquer correctement le jeûne et aggravant leurs souffrances quotidiennes.

Dans le même contexte, l’avocat palestinien, Khaled Mahajneh, a affirmé dans un entretien avec la radio Voix de la Palestine que les prisonniers détenus dans la prison de Gilboa ont commencé le mois de Ramadan sans aucun préavis de l’administration pénitentiaire, certains n’apprenant le début du mois que lors de leur comparution devant les tribunaux israéliens.

Mahajneh a expliqué que les autorités israéliennes cherchent à effacer toute manifestation de joie religieuse chez les prisonniers, transformant les fêtes religieuses en un outil supplémentaire de torture psychologique, ce qui ajoute une souffrance supplémentaire à leurs familles à l’extérieur des prisons.

Il a ajouté que les prisonniers entrent dans le Ramadan sans repas de suhoor (repas avant l’aube), tandis que l’iftar (rupture du jeûne) devient une « longue épreuve », soulignant qu’ils sont obligés depuis plus de deux ans de rompre le jeûne avec des quantités très limitées de nourriture, insuffisantes pour couvrir leurs besoins minimums.

Des prisonniers libérés ont précédemment transmis un message des détenus de la prison d’Ofer, demandant aux imams des mosquées des villages voisins d’élever la voix lors de l’adhan afin qu’ils puissent connaître les horaires de prière, alors que l’administration les prive délibérément de cette information.

Plus de 9 300 prisonniers palestiniens, dont environ 350 enfants, se trouvent actuellement dans les prisons du régime d'occupation, dans des conditions qualifiées de sévères, incluant torture, privation de nourriture et négligence médicale, ce qui a entraîné la mort de dizaines de prisonniers, selon des organisations palestiniennes et israéliennes de défense des droits de l’homme.

Le Somaliland offre aux États-Unis un accès minier exclusif et des bases militaires en quête de reconnaissance

Les responsables de la région séparatiste du Somaliland ont proposé à Washington l’exploitation de ses ressources minières et l’établissement de bases militaires sur ce territoire, en échange d’obtenir une reconnaissance internationale qui lui fait toujours défaut.

Khadar Hussein Abdi, le ministre de la présidence, a déclaré que le Somaliland était prêt à accorder aux États-Unis un droit exclusif d’accès à ses mines ainsi que la possibilité d’y implanter des installations militaires.

« Nous sommes prêts à accorder aux États-Unis le droit d’accéder aux mines et d’y établir des bases militaires », a-t-il affirmé, précisant que cette mesure visait à obtenir l’aval de la communauté internationale.

La mission iranienne auprès de l'ONU avertit qu'une agression militaire américaine contre l'Iran aurait des conséquences régionales catastrophiques et promet une réponse décisive conformément au droit international.

Dans une lettre envoyée jeudi 19 février au secrétaire général de l’ONU et au président du Conseil de sécurité, l’ambassadeur et représentant permanent de l’Iran auprès des Nations Unies, Amir Saïd Iravani, a souligné que le renforcement actuel des moyens et équipements militaires américains, combiné à une rhétorique « belliqueuse » de Washington, ne devait pas être considéré comme un simple message politique.

Il a averti que les récentes déclarations du président américain Donald Trump signalent un risque réel d'agression militaire contre l'Iran, susceptible d'entraîner des conséquences catastrophiques dans toute la région.

Certes, soutient-il, la République islamique d’Iran n’initiera aucune guerre, mais qu’elle répondra pourtant fermement à tout acte d’agression contre le pays.

« La République islamique d’Iran a déclaré à plusieurs reprises, au plus haut niveau, qu’elle ne recherche ni la tension ni la guerre et qu’elle n’initiera aucune guerre », indique la lettre.

« Toutefois, en cas d’agression militaire, l’Iran répondra de manière décisive et proportionnée, exerçant ainsi son droit inhérent de légitime défense en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations Unies », précise-t-elle.

 

Des diplomates iraniens, chinois et russes se sont réunis pour passer en revue les derniers développements des négociations nucléaires indirectes entre l’Iran et les États-Unis qui se sont tenues plus tôt cette semaine à Genève.

Jeudi soir, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a indiqué sur X avoir rencontré les ambassadeurs russe et chinois à Téhéran, respectivement, Alexey Dedov et Cong Peiwu. 

« Lors d’une réunion conjointe avec les ambassadeurs de la Fédération de Russie et de la République populaire de Chine, nous avons discuté des derniers développements concernant les négociations nucléaires à Genève, ainsi que de certaines questions bilatérales », a-t-il écrit.