تقي زاده

تقي زاده

L’Iran a condamné les menaces des États-Unis d’utiliser la force contre la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale du Venezuela, mettant en garde contre les conséquences dangereuses de l’aventurisme de Washington pour la paix et la sécurité de la région des Caraïbes.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a publié une déclaration jeudi, quelques jours après que l’armée américaine a déployé trois destroyers lance-missiles et environ 4 000 militaires au large du Venezuela.

L’administration du président américain, Donald Trump, a également doublé à 50 millions de dollars la récompense pour l’arrestation du président vénézuélien, Nicolas Maduro, que les Américains accusent d’être l’un des plus grands « narcotrafiquants » du monde, une accusation rejetée par Caracas.

Dans sa déclaration, le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que les actions américaines, qui sont une continuation des politiques interventionnistes et illégales de Washington envers la nation vénézuélienne, violent la Charte des Nations unies qui interdit l’usage de la force ou des menaces contre des États indépendants, et indiquent le mépris de l’administration américaine pour les règles et normes fondamentales du droit international.

La déclaration a également mis en évidence les principes fondamentaux de la Charte des Nations unies, à savoir le respect du droit des nations à déterminer leur propre destin et l’interdiction du recours à la force contre des pays indépendants.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a également exprimé sa solidarité avec le peuple et le gouvernement vénézuéliens et a souligné la nécessité urgente pour le Conseil de sécurité et le secrétaire général de l’ONU de se préoccuper de la situation potentiellement dangereuse dans les Caraïbes.

 

Le chef d’état-major des forces armées, le général de division Abdolrahim Moussavi, a souligné la nécessité de continuer à renforcer la puissance de défense et la force de dissuasion de l’Iran comme seul moyen de protéger le pays contre les menaces extérieures.

Dans un message envoyé ce jeudi au ministre de la Défense, le général de brigade Aziz Nassirzadeh, à l’occasion de la Journée nationale de l’industrie de défense, il a déclaré que les « réalisations remarquables et honorables » de l’industrie de défense iranienne au cours des dernières années – dont certaines ont été dévoilées lors de la résistance sacrée contre l’agression israélo-américaine en juin dernier – illustrent la fierté de la nation, sa foi inébranlable et son autosuffisance en matière militaire.

« Les événements dans la région et dans le monde, ainsi que les leçons à tirer de la guerre des 12 jours, montrent une fois de plus que la seule façon de protéger le pays des menaces étrangères est de maintenir la stratégie du renforcement de la puissance de défense, de la force de dissuasion et la modernisation des systèmes et des armements militaires en employant nos connaissances et les nouvelles technologies », a noté le général Moussavi.

Il a également loué les efforts du ministère de la Défense qui œuvre pour le développement de la puissance défensive de la République islamique d’Iran.

« L’Iran, un pôle régional de dissuasion »

Ce jeudi, le ministère iranien de la Défense a d’ailleurs publié une déclaration commémorant la Journée nationale de l’industrie de défense.

La conception et la production de diverses armes et équipements militaires adaptés aux besoins de défense ont renforcé l’autonomie du pays dans ce secteur. Son ascension vers les sommets de l’autonomie et de la force l’a transformé en « un pôle régional de puissance défensive et de dissuasion », lit-on dans le communiqué.

« La puissance étonnante des missiles iraniens, les contre-attaques de nos forces armées lors de la guerre des 12 jours ont fait comprendre à l’ennemi qu’il pourrait recevoir une gifle encore plus forte en cas d’un regain d’aventurisme ou d’une erreur de calcul dans la région. »

 

Après la récente réunion à la Maison-Blanche entre Donald Trump et les principaux dirigeants européens, le président Emmanuel Macron a accordé, mardi 19 août, une interview exclusive à TF1-LCI. Les propos du président français à l’encontre de la Russie – qu’il a dépeinte comme « un prédateur, un ogre à nos portes » – ont vivement fait réagir des personnalités politiques africaines, qui perçoivent dans ces accusations françaises un descriptif du comportement de Paris à l’égard de leur continent.

« C’est l’hôpital qui se moque de la charité », a réagi auprès de RT Serge Espoir Matomba, fondateur et Premier secrétaire du parti Peuple uni pour la rénovation sociale (PURS), après la diffusion de l’interview d’Emmanuel Macron.

« Quand on sait ce que la France a fait en Afrique, quand on sait ce que la France a mené comme combats et dominations en Afrique, on a envie de se poser la question : “qui est le vrai prédateur ?” », a poursuivi cet homme politique et entrepreneur camerounais, renvoyant notamment à la lettre adressée cet été par Emmanuel Macron à son homologue camerounais Paul Biya.

Une lettre rendue publique mi-août, dans laquelle le locataire de l’Élysée reconnaît qu’« une guerre » a eu lieu au Cameroun entre 1955 et 1971 et au cours de laquelle « les autorités coloniales et l’armée française ont exercé plusieurs types de violences répressives dans certaines régions du pays ».

 

Le soutien politique au mouvement « Bloquons tout » s’élargit. Après La France insoumise, ce sont désormais Les Écologistes et le Parti communiste français qui annoncent leur appui à la mobilisation prévue le 10 septembre, contre les mesures d’austérité envisagées par le gouvernement.

Par voie de plusieurs déclarations publiques ces derniers jours, les dirigeants de gauche ont exprimé leur volonté de participer à l’appel citoyen né sur les réseaux sociaux et qui invite à mettre le pays à l’arrêt dès le 10 septembre. La France insoumise, par un texte publié dans la Tribune Dimanche, avait été la première à appeler ses militants à « se mettre immédiatement au service des collectifs locaux » porteurs du mouvement.

Le mouvement « Bloquons tout » se structure autour d’une opposition frontale au projet de budget 2026 défendu par François Bayrou, qui prévoit 44 milliards d’euros d’économies. Plusieurs groupes citoyens dénoncent un plan jugé injuste, aggravant la précarité et s’attaquant aux services publics.

Selon Le Monde, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, a déclaré soutenir la mobilisation de la rentrée, tout en mettant en garde contre toute tentative de récupération partisane. Léa Balage El Mariky, porte-parole du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, estime que le 10 septembre pourrait être « le point de départ d’une mobilisation plus large ».

Du côté du Parti socialiste, une évolution semble aussi se dessiner, selon le quotidien français. Si la direction n’a pas encore formellement appelé à participer à la journée du 10 septembre, le secrétaire général Pierre Jouvet a affirmé que « rien n’est à retenir » du projet de budget présenté par François Bayrou et que celui-ci mérite une « censure directe et immédiate ».

 

L'Iran et l'Égypte ont fermement condamné les plans « illégaux et criminels » d'Israël visant à occuper militairement la ville de Gaza et à déplacer de force ses habitants.

Lors d'une conversation téléphonique mercredi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et son homologue égyptien, Badr Abdelatty, ont exprimé leur profonde inquiétude face à la poursuite du génocide à Gaza par le régime israélien.

Les deux ministres ont souligné l'importance de mettre fin immédiatement au génocide à Gaza et la nécessité d'envoyer de l'aide humanitaire aux habitants affamés du territoire assiégé.

Le bureau de la présidence française a vivement critiqué, mardi, les propos du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, selon lesquels la reconnaissance par Emmanuel Macron de l’État de Palestine encouragerait l’antisémitisme en France.

L’Élysée a qualifié ces accusations d’« abjectes » et « erronées ».

Dans un communiqué, le bureau de la présidence française a affirmé que la République protège et protégera toujours ses compatriotes de confession juive, ajoutant que la lettre envoyée par Netanyahu à Macron « ne restera pas sans réponse ».

« La période exige gravité et responsabilité, pas amalgames et manipulations », a encore indiqué l'Élysée.

 

Un haut diplomate russe a catégoriquement rejeté la tentative du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne d’invoquer le mécanisme de « snapback » prévu par la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui avait entériné l’accord nucléaire de 2015 entre l’Iran et les grandes puissances, dont le trio européen.

Mikhaïl Oulianov, représentant permanent de la Fédération de Russie auprès des organisations internationales à Vienne, a exprimé cette position mercredi sur X (anciennement Twitter).

Il a rappelé que les pays eux-mêmes avaient violé d’une manière flagrante la résolution pendant longtemps, et qu'ils étaient donc juridiquement empêchés d'activer le mécanisme qui rétablit les sanctions du Conseil de sécurité contre la République islamique d'Iran.

 

La Cour pénale internationale (CPI) a vivement dénoncé mercredi les nouvelles sanctions américaines visant quatre de ses juges et procureurs adjoints, qualifiant ces mesures d’atteinte à l’indépendance judiciaire et à l’ordre international fondé sur des règles.

« La Cour pénale internationale déplore l’annonce de nouvelles sanctions prises par l’administration américaine contre les juges de la CPI Kimberly Prost (Canada), Nicolas Guillou (France), ainsi que les procureurs adjoints Nazhat Shameem Khan (Fidji) et Mame Mandiaye Niang (Sénégal) », a indiqué la juridiction dans un communiqué.

Ces sanctions s’ajoutent à celles déjà imposées à quatre autres juges et au procureur de la CPI.

 

La Cour pénale internationale (CPI) a vivement dénoncé mercredi les nouvelles sanctions américaines visant quatre de ses juges et procureurs adjoints, qualifiant ces mesures d’atteinte à l’indépendance judiciaire et à l’ordre international fondé sur des règles.

« La Cour pénale internationale déplore l’annonce de nouvelles sanctions prises par l’administration américaine contre les juges de la CPI Kimberly Prost (Canada), Nicolas Guillou (France), ainsi que les procureurs adjoints Nazhat Shameem Khan (Fidji) et Mame Mandiaye Niang (Sénégal) », a indiqué la juridiction dans un communiqué.

Ces sanctions s’ajoutent à celles déjà imposées à quatre autres juges et au procureur de la CPI.