تقي زاده
Promotion de la coopération entre l’Iran et la Biélorussie dans les domaines de la défense et de l'industrie
Le président du Comité militaro-industriel d’État de la République de Biélorussie, Dmitri Pantus, se trouve à Téhéran à la tête d’une délégation pour participer à une session du comité conjoint Iran-Biélorussie sur la coopération militaro-technique.
Lors d’une réunion ce jeudi, le ministre iranien de la Défense, le général de brigade Aziz Nasirzadeh, a assuré que Téhéran se félicitait de l’expansion de la coopération avec des pays amis et indépendants, dont la Biélorussie, en matière de défense et d’industrie.
Il a salué les liens croissants entre Téhéran et Minsk, soulignant que la Biélorussie occupe une position particulière dans la diplomatie iranienne.
Dmitri Pantus a pour sa part rappelé que l’Iran jouissait de vastes capacités dans les domaines industriel et technologique et a exprimé la volonté de son pays à promouvoir la coopération bilatérale dans les secteurs de la recherche et du développement, de la production d’équipements de défense et de l’échange d’expériences industrielles.
Les deux parties ont discuté des moyens de développer leur partenariat dans les domaines de la défense, de la technique et de l’industrie conformément à leurs intérêts communs.
Elles ont mis l’accent sur leurs convergences de vue sur de nombreuses questions régionales et internationales et ont émis mutuellement leur souhait d’élaborer une feuille de route pour la coopération future.
Ils ont également souligné la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de projets communs avec l’aide des organisations régionales et internationales telles que l’Organisation de coopération de Shanghai.
France : la Commission des finances rejette la partie recettes du budget 2026
La commission des finances de l’Assemblée nationale de la France a largement rejeté, dans la nuit de mercredi 22 à jeudi 23 octobre, la première partie du budget de l’État, qui avait été modifiée au fil de la semaine par rapport à la copie initiale du gouvernement sans pour autant convenir à une majorité de députés. Cette partie « recettes » du projet de loi de finances 2026 sera débattue à partir de demain, vendredi, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.
Onze contre trente-sept : dans la nuit du 22 au 23 octobre, les députés ont largement rejeté la partie recettes du budget 2026. S’y sont opposés : les députés de gauche et de droite, y compris certains Les Républicains (LR), dont plusieurs ministres du gouvernement Lecornu II sont issus. Seuls les députés Renaissance ont voté pour le texte, les députés Liot, Horizons et Modem s’étant abstenus.
« Dans l’attente d’avoir un budget un peu plus votable, nous voterons contre cette copie », a déclaré le député LR des Hauts-de-Seine Jean-Didier Berger, cité par l’AFP. « Le compte n’y est pas ce soir », a pour sa part déclaré Philippe Brun, député socialiste (PS) de l’Eure, vice-président de la commission.
Belgique: les étudiants en grève pour appeler au boycott d'Israël
Ce jeudi, « ULB Palestine » et « Stop Funding Genocide » ont invité les étudiants et les académiques à se rassembler sur l’avenue Paul Héger à Bruxelles pour dénoncer les collaborations encore en cours entre les universités belges et des institutions israéliennes.
La grève étudiante et académique a été annoncée dans plusieurs campus universitaires de la Belgique. Des tracts ont été distribués dans les auditoires pour inviter d’autres étudiants à rejoindre la mobilisation. Pendant la journée, des activités sur la question palestinienne ont été organisées à Bruxelles, mais aussi Namur, Louvain et Gand.
Des promesses non tenues
Les organisateurs reprochent aux recteurs et rectrices de ne pas avoir tenu leurs promesses de rupture des différents partenariats. En mai 2025, les universités belges avaient promis de demander la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et le régime israélien. Mais selon les initiateurs de la grève, « malgré les comités éthiques et les avis juridiques », plus de cent collaborations existeraient toujours au sein des établissements du pays, rapporte Belga.
Selon eux, l’annonce d’un accord de cessez-le-feu concernant Gaza ne change rien à « la responsabilité des universités de couper leurs liens avec les institutions israéliennes », en raison de la poursuite de « l’apartheid, la colonisation et l’occupation ».
Une première grève étudiante
Une carte blanche a été lancée qui rappelle qu’il s’agit là de la « première grève académique et étudiante belge pour la Palestine ». « Après plus de 77 ans d’occupation illégale et d’apartheid, et deux ans de génocide, les universités belges maintiennent encore plus de cent collaborations avec Israël. C’est pourquoi nous demandons aux universités de rompre tous les liens avec les institutions et entreprises israéliennes. Au gouvernement belge, nous demandons d’imposer de véritables sanctions contre Israël, notamment un embargo économique et militaire total. À l’Union européenne, nous demandons de suspendre l’Accord d’association UE–Israël », écrivent-ils.
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Israël lance des frappes aériennes massives sur le nord et l’est du Liban
Israël a lancé une série de frappes aériennes massives sur plusieurs localités dans le nord et l’est du Liban, en violation continue du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah en vigueur depuis le 27 novembre 2024.
Des avions de guerre israéliens ont mené, jeudi 23 octobre, une série de raids sur les hauteurs entourant la ville de Shamshtar, à l’ouest de Baalbek, dans l’est du Liban.
Lors de deux autres raids aériens, l’armée israélienne a visé la périphérie de la ville de Nabi Sheet, à l’est du Liban, près de la frontière entre le Liban et la Syrie.
Quelques heures plus tard, la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen, a fait état de nouvelles frappes sur la région de Shamshtar ainsi que des raids sur la périphérie de Nabi Sheet, près de la frontière libano-syrienne.
Dans la région de Shmestar, les déflagrations des frappes ont fait voler en éclats les vitres d’une école, blessant plusieurs élèves.
Selon Al-Mayadeen deux personnes ont en outre été tuées en martyr lors des frappes israéliennes.
Ces attaques surviennent alors que les tensions se sont intensifiées le long des frontières entre le Liban et les territoires occupés.
Israël doit autoriser l'acheminement de l'aide humanitaire vers Gaza sous blocus (CIJ)
La Cour internationale de Justice (CIJ) a ordonné à Israël d'autoriser l'acheminement de l'aide humanitaire vers la bande de Gaza assiégée, soulignant ainsi l'obligation légale de ce régime, en tant que puissance occupante, de garantir aux Palestiniens l'accès aux biens essentiels à leur survie.
Dans un arrêt rendu mercredi 23 octobre, la CIJ a déclaré qu’Israël « est tenu d’assurer les besoins fondamentaux de la population locale, y compris les fournitures essentielles à sa survie ».
La Cour a ajouté qu'Israël a « également l'obligation de ne pas entraver l'acheminement de ces fournitures ».
Le Hamas condamne les projets israéliens d'annexion de la Cisjordanie
Le mouvement de résistance palestinien, Hamas, a condamné l'approbation initiale par le Parlement du régime israélien (Knesset) de l'annexion de la Cisjordanie occupée, affirmant que cette décision reflète le côté laid de la colonisation des terres palestiniennes par le régime de Tel-Aviv.
Le Hamas a publié un communiqué mercredi après le vote de la Knesset en faveur d’un projet de loi visant à appliquer la « souveraineté » du régime d'occupation sur l’ensemble de la Cisjordanie, ainsi qu’un autre projet de loi, plus limité, visant à annexer la colonie de Maale Adumim. Ces projets de loi doivent encore être soumis à trois votes supplémentaires en séance plénière pour être adoptés.
Le Hamas a déclaré que cette démarche montre qu'Israël poursuit ses tentatives pour « légaliser » les colonies et imposer sa « souveraineté » sur les territoires palestiniens occupés, en violation flagrante du droit international et des résolutions des Nations unies.
Les États-Unis critiquent la décision de la CIJ exigeant qu'Israël facilite les programmes d'aide à Gaza
Les États-Unis ont vivement critiqué la récente décision de la Cour internationale de Justice (CIJ) obligeant Israël à faciliter l'entrée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza.
Le panel de 11 juges a déclaré mercredi qu'Israël est dans l'obligation, en vertu du droit international, d'accepter et de faciliter les programmes d'aide fournis par les Nations Unies et ses entités.
La CIJ a rendu cet avis consultatif affirmant qu’Israël était légalement tenu d’autoriser l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) à fournir une aide humanitaire à Gaza et que l’aide apportée à la zone assiégée pendant la guerre était insuffisante.
La Cour a également exigé qu'Israël « coopère de bonne foi » avec l'ONU en fournissant cette assistance à la région.
L'Iran ne croit pas à la protection de ses intérêts nationaux par le biais de négociations avec les États-Unis
Le ministre iranien du Renseignement affirme que la République islamique doute sérieusement pouvoir garantir les intérêts nationaux du pays par le biais de négociations avec les États-Unis.
« Nous n'avons aucune confiance dans une quelconque négociation avec les États-Unis qui puisse garantir nos intérêts nationaux », a déclaré Esmaïl Khatib lors d'une réunion dans la province occidentale iranienne de Chaharmahal et Bakhtiari mercredi.
Selon Khatib, les allégations de Washington selon lesquelles il souhaite poursuivre les négociations avec l’Iran visent à dissimuler sa véritable « hostilité envers la nation iranienne ».
Le responsable a évoqué les tentatives des États-Unis, du régime israélien et des autres ennemis pour subvertir et désintégrer le pays et y semer le chaos, pendant la guerre de 12 jours, imposée par Washington et Tel-Aviv en juin.
Projets d'annexions en Cisjordanie constituent un complot israélien, selon Mustafa al-Barghouti
Le secrétaire général du Mouvement de l'Initiative nationale palestinienne, Mustafa al-Barghouti, a qualifié de « complot » l’adoption en lecture préliminaire par le Parlement du régime israélien d’un projet de loi visant à annexer certaines parties de la Cisjordanie occupée.
Il a exhorté la communauté internationale notamment les pays arabes et musulmans, à imposer des sanctions pour contrer la politique d’expansion sioniste.
Dans une déclaration diffusée mercredi, Barghouti a dénoncé l’approbation du projet, qui vise à appliquer la « souveraineté » du régime d'occupation sur des colonies comme Ma’ale Adumim à Qods-Est, accusant les partis sionistes, au pouvoir comme dans l’opposition, d’avoir soutenu ce « complot » par leur vote ou leur absence, a écrit Anadolu.
Le PGAC et ses restrictions ont expiré; qu’est-ce que cela signifie ?
Par Hamid Javadi
Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré samedi que l'accord de 10 ans conclu par Téhéran avec les puissances mondiales en 2015 sur son programme nucléaire avait officiellement expiré.
L'accord historique, officiellement connu sous le nom de Plan global d'action commun (PGAC), a été signé à Vienne entre l'Iran et le P5+1 (Chine, France, Russie, Royaume-Uni, États-Unis et Allemagne), ainsi que l'Union européenne.
Selon les termes de l’accord, l’Iran a accepté certaines restrictions sur son programme nucléaire civil pacifique et d’ouvrir ses installations à des inspections internationales plus poussées en échange d’un allègement des sanctions.
Qu'est-ce que le « jour de résiliation » ?
La « date de fin » du PGAC a été fixée au 18 octobre 2025, exactement 10 ans après son adoption par la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU.
La résolution 2231 a été adoptée à l'unanimité par le Conseil de sécurité de l'ONU le 20 juillet 2015, approuvant officiellement le PGAC. Cette résolution a donné un appui juridique international à l'accord sur le nucléaire et a levé les précédentes sanctions de l'ONU contre l'Iran liées à son programme nucléaire.
Une fois la nouvelle résolution approuvée, six autres résolutions plus anciennes du Conseil de sécurité de l’ONU émises contre l’Iran au sujet de son programme nucléaire ont été officiellement annulées.
L’Iran a ainsi été retiré du chapitre 41 de la Charte des Nations Unies, qui décrit comment le Conseil de sécurité de l’ONU peut répondre aux menaces à la paix, aux ruptures de la paix ou aux actes d’agression, sans recourir à la force militaire.
Ces mesures comprennent des sanctions économiques, la coupure des liaisons de transport (ferroviaire, maritime, aérienne) et la rupture des relations diplomatiques.
L’Iran, quant à lui, était confronté à plusieurs restrictions limitées dans le temps : il lui était interdit d’acheter ou de vendre des armes conventionnelles pendant cinq ans et de mener des activités liées au développement ou aux tests de missiles balistiques pendant huit ans.
Selon la résolution 2231, le dossier nucléaire iranien devait rester à l'ordre du jour du Conseil de sécurité de l’ONU pendant une période pouvant aller jusqu'à dix ans. Elle chargeait l'AIEA de vérifier le respect par l'Iran du PGAC et exigeait des rapports réguliers au Conseil de sécurité de l’ONU.
Le PGAC et la résolution qui le soutient ont connu de nombreux hauts et bas au cours de la dernière décennie.
Néanmoins, la fenêtre de dix ans est désormais close puisque l’AIEA n’a jamais signalé au Conseil de sécurité que l’Iran s’orientait vers la fabrication d’une arme nucléaire.
Toutes les dispositions du PGAC « supprimées »
Par conséquent, comme le soutient l’Iran, son dossier nucléaire et toutes les sanctions et résolutions qui y sont liées devraient être retirés de l’ordre du jour du Conseil de sécurité de l’ONU, comme le stipule la résolution 2231.
Désormais, « toutes les dispositions (de l'accord), y compris les restrictions sur le programme nucléaire iranien et les mécanismes liés sont considérées comme terminées », a indiqué samedi le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le ministère a toutefois réitéré que le pays restait attaché à la diplomatie.
L'accord sur le nucléaire était déjà en lambeaux depuis mai 2018, lorsque les États-Unis s'étaient retirés unilatéralement et illégalement de l'accord pendant le premier mandat du président Donald Trump et avaient réimposé des sanctions draconiennes à l'Iran, que l'accord avait levées.
L’Iran a fait preuve de « patience stratégique » pendant un an et a continué à mettre en œuvre les termes de l’accord, attendant que les parties européennes tiennent leur promesse de garantir que l’Iran reçoive les avantages économiques de l’accord après le retrait des États-Unis.
L’Iran a commencé à revenir sur ses engagements en réponse aux violations américaines et après que les Européens n’ont pas respecté leurs engagements dans le cadre de l’accord.
Les mesures correctives ont été prises en vertu des articles 26 et 36 du PGAC, qui décrivent les mécanismes destinés à remédier aux violations de l’accord, permettant à un signataire de cesser ou de réduire ses engagements si une autre partie ne met pas en œuvre les siens.
Les tensions autour des activités nucléaires de l'Iran ont continué de s'intensifier alors que le pays a progressivement augmenté son niveau d'enrichissement d'uranium après un an de patience stratégique, affirmant son droit de le faire alors que d'autres parties à l'accord avaient violé leurs engagements.
Dans le même temps, l’AIEA a affirmé que l’enrichissement à 60 % - ce qui reste encore loin de l’enrichissement de qualité militaire à 90 % - n’avait aucune justification civile et augmentait les risques de prolifération.
Téhéran a soutenu que l’uranium enrichi était nécessaire à la production de produits radiopharmaceutiques et à l’alimentation des réacteurs de recherche, en particulier le réacteur de recherche de Téhéran qui produit des isotopes médicaux.
Dans le même temps, les responsables iraniens ont déclaré à plusieurs reprises que les mesures réciproques étaient réversibles si les sanctions étaient levées et l'accord rétabli. Or, cela ne s'est jamais produit.
Mécanisme Snapback
L'accord comprenait un mécanisme dit de « snapback », intégré à la résolution 2231. Il permettait à toute partie à l'accord de déclencher un processus rétablissant toutes les sanctions antérieures de l'ONU contre l'Iran si le pays était reconnu coupable d'une violation « significative » de ses obligations.
Le 28 août 2025, les parties européennes du PGAC – la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni (collectivement appelés l'E3) – ont officiellement activé le mécanisme dit de « snapback » dans un geste clairement politique.
À la suite de l’activation de ce mécanisme, l'E3 a déclaré que toutes les sanctions de l'ONU levées dans le cadre du PGAC ont été rétablies, y compris les restrictions sur les transferts d'armes, les activités de missiles balistiques et les transactions financières liées au programme nucléaire iranien.
Téhéran a toutefois affirmé que la troïka européenne ne dispose ni de l'autorité morale ni de l'autorité juridique nécessaires pour recourir au mécanisme de règlement des différends prévu par un accord qu'elle a violé à plusieurs reprises. Il a également averti que l'invocation du « snapback », juridiquement nul et non avenu, mettrait fin à l'engagement de l'Europe dans le dossier nucléaire iranien.
La réimposition des sanctions de l’ONU a rendu le PGAC, qui était alors en grande partie obsolète, caduc.
Un rapport politique et un acte d’agression
Au cœur de la démarche de l'E3 contre l'Iran se trouve un rapport de l'AIEA, publié début juin, qui accusait faussement l'Iran de « manque général de coopération » avec l'organisme de surveillance nucléaire de l'ONU et affirmait que Téhéran avait stocké suffisamment d'uranium enrichi pour fabriquer neuf bombes nucléaires s'il choisissait de le faire.
Par la suite, le Conseil des gouverneurs de l'AIEA a utilisé le rapport pour déclarer que l'Iran n’avait tenu ses engagements concernant la non-prolifération pour la première fois depuis deux décennies, le 12 juin.
L'Iran a condamné la motion, la jugeant motivée politiquement et constituant un outil de pression pour le forcer à faire des concessions dans le contexte des négociations indirectes avec les États-Unis sur un éventuel accord nucléaire.
Le lendemain, le régime israélien a lancé un acte d'agression flagrant et non provoqué contre l'Iran, frappant les installations nucléaires du pays et assassinant de nombreux scientifiques nucléaires de haut niveau et commandants militaires lors d'une attaque surprise dans la nuit du 13 juin.
La guerre d'agression, à laquelle les États-Unis ont également participé en bombardant trois des principaux sites nucléaires iraniens, a duré douze jours, au cours desquels plus de mille civils ont été tués en Iran. Les villes occupées par Israël ont également été réduites à l'état de « villes fantômes », les missiles balistiques iraniens ayant pénétré les systèmes de défense aérienne multicouches tant vantés du régime.
La guerre a encore davantage miné la diplomatie et réduit les perspectives d'une résolution négociée. Plusieurs cycles de négociations entre Téhéran et Washington, sous l'égide d'Oman, n'avaient pas abouti à un accord. L'Iran se préparait à un sixième cycle de négociations lorsqu'il a été attaqué.
L'Iran a toutefois déclaré qu'il était toujours ouvert à la diplomatie à condition que Washington offre des garanties contre une action militaire lors d'éventuelles négociations.
Après la guerre de 12 jours, le Parlement iranien a adopté une loi suspendant la coopération avec l'AIEA. Téhéran a fustigé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et son directeur général, qui auraient fourni à Israël un prétexte pour attaquer les installations nucléaires iraniennes en publiant un rapport à motivation politique.
Le retour en force des sanctions a jeté un nouveau bâton dans les roues diplomatiques.
Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré la semaine dernière que Téhéran ne « voyait aucune raison de négocier » avec les Européens, étant donné qu’ils avaient déclenché le mécanisme de snapback.
Dans une lettre adressée samedi au secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, M. Araghchi a déclaré que l'expiration du PGAC et de la résolution 2231 rendait les sanctions « nulles et non avenues ».
L'Iran n'abandonnera pas son programme nucléaire
L'Iran exploite un programme de technologie nucléaire depuis les années 1950. Ce programme a progressé lentement au début des années 1970, grâce à l'aide occidentale. Cependant, après la Révolution islamique de 1979, qui a mis fin à l'ingérence occidentale dans les affaires du pays, les États-Unis et leurs alliés ont choisi de cibler les activités nucléaires iraniennes par des sanctions et des sabotages.
L'Iran a toujours nié les accusations de vouloir se doter de la bombe atomique, affirmant que ses activités nucléaires sont à des fins énergétiques pacifiques. L'AIEA et les services de renseignement américains ont également reconnu qu'il n'existait aucune preuve suggérant une dimension militaire au programme nucléaire iranien.
Une grande partie du brouhaha entourant les activités d’enrichissement de l’Iran a été alimentée par Israël et son Premier ministre belliciste, Benjamin Netanyahu, qui a, sans la moindre preuve, accusé l’Iran d’essayer de construire une bombe nucléaire au cours des 30 dernières années.
Le régime israélien a également fourni de fausses renseignements à l’agence nucléaire de l’ONU concernant ses activités nucléaires pacifiques, alors qu’il n’est pas lui-même signataire du Traité de non-prolifération (TNP).
Les responsables iraniens ont clairement fait savoir qu’ils n’abandonneraient pas leur programme nucléaire pacifique auquel le pays a droit en tant que signataire du TNP et pour lequel la nation a payé cher.





















