Un an après la guerre des Douze jours, Téhéran réaffirme l’unité nationale et sa méfiance envers Washington

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Un an après la guerre des Douze jours, Téhéran réaffirme l’unité nationale et sa méfiance envers Washington

Il y a un an, jour pour jour, une guerre non provoquée a été déclenchée par des frappes aériennes israéliennes contre l’Iran. Plusieurs hauts commandants militaires, responsables et scientifiques nucléaires iraniens ont été tués en martyr.

 

En ce samedi 13 juin, de hauts responsables se sont prononcés à ce sujet. Parmi eux, le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholam Hossein Mohseni-Ejeï, pour qui « l’étonnante unité nationale » en Iran a laissé le monde stupéfait.

 

Dans un message sur les réseaux sociaux, le responsable a souligné que cette même cohésion ainsi que l’unité solide du peuple iranien ont renforcé la dissuasion de notre pays. « Nous devons protéger cette solidarité nationale et ne pas permettre aux détracteurs de s’infiltrer dans les rangs unis de la nation iranienne », a-t-il noté.

 

« Que tout le monde le sache : nous n’avons absolument aucune confiance envers les Américains. Cette méfiance découle de faits et d’événements historiques », a-t-il poursuivi, en faisant allusion aux précédents cycles de négociations indirectes avec les États-Unis.

 

Pendant la guerre des Douze jours, toutes les composantes des forces armées iraniennes ont brillé sous le commandement du Leader martyr de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, a-t-il poursuivi. 

 

« La brillante prouesse des soldats de l’Imam du Temps (que Dieu hâte sa parousie) et des dévoués à la République islamique d’Iran était exaltante et indescriptible ».

 

Ce qui a conduit l’ennemi à commettre une erreur de calcul était son incapacité à comprendre la réalité de la puissance nationale de l’Iran et la volonté inébranlable de son peuple.

 

« Ils s’imaginaient pouvoir empêcher la nation iranienne de poursuivre son chemin de dignité et d’indépendance par la pression et les menaces. Mais une fois encore, il a été prouvé que notre nation héroïque, dans les moments critiques de l’histoire, transforme les menaces en opportunités pour reconstruire et renforcer sa puissance », a-t-il conclu.

 

L’Ayatollah Sadegh Amoli Larijani, président du Conseil de discernement de l’intérêt supérieur du gouvernement, a lui également publié ce samedi un message sur les réseaux sociaux pour rendre hommage aux grands généraux assassinés pendant la guerre des Douze jours.

 

« Un an plus tard, il est devenu plus clair que jamais que les ennemis de l’Iran, avec toute leur malveillance et leurs crimes, n’ont pas atteint leurs objectifs maléfiques », a-t-il écrit.

 

« Les tyrans américains et sionistes ont cherché à affaiblir puis à faire anéantir la République islamique d’Iran en tentant de semer la discorde au sein de la nation iranienne, mais par la volonté divine, le sang pur de nos martyrs a renforcé l’unité nationale et renouvelé l’esprit de résistance et de fermeté de la nation fidèle de l’Iran face à ses ennemis », lit-on dans son message.

 

 

Par ailleurs, l’ambassade de la République islamique d’Iran à Vienne a qualifié la guerre des Douze jours de « trahison envers la diplomatie et le droit international », ajoutant que « la justice finira par être rendue, même si elle tarde à venir ».

 

« La guerre des Douze jours a été douze jours de bombardements incessants, douze jours d’assassinats, et douze jours durant lesquels les villes iraniennes se sont transformées en scènes déchirantes, et les installations nucléaires pacifiques du pays en symboles de la trahison des agresseurs, trahison envers le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, et trahison envers toutes les conventions internationales destinées à protéger les nations ».

 

Les deux régimes criminels n’ont lésiné sur aucun crime dans cette attaque non provoquée et brutale. De nombreux civils innocents, dont beaucoup d’enfants ont été assassinés tout comme des scientifiques, des commandants et des hauts responsables de notre pays, « les gardiens de la dignité et de la souveraineté de l’Iran », précise la note de l’ambassade qui critique en même temps le silence de certains pays face à ces crimes.

 

« Leur hypocrisie a ouvert la voie à une nouvelle agression contre l’Iran le 28 février 2026, ainsi qu’au génocide et au nettoyage ethnique en cours à Gaza et au Liban par le régime sioniste ».

 

À rappeler qu’Israël a lancé, le 13 juin 2025, une agression flagrante et non provoquée contre l’Iran, déclenchant une guerre qui a duré 12 jours et qui a fait plus de mille morts dans le pays.

 

Le 22 juin, les États-Unis se sont joints à la guerre, en prenant pour cible trois sites nucléaires iraniens, à savoir Fordow, Ispahan et Natanz, en grave violation de la Charte des Nations Unies, du droit international et du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

 

En riposte, les forces armées iraniennes ont visé des sites stratégiques dans les territoires occupés ainsi que la base aérienne d’Al-Udeid au Qatar, la plus grande base militaire américaine en Asie de l’Ouest.

 

Le 24 juin, l’Iran, grâce à ses opérations de représailles réussies contre le régime israélien et les États-Unis, a réussi à faire imposer un arrêt de l’agression illégale.

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