Par Mohammad Molaï
Après la déclaration unilatérale d'un cessez-le-feu par les États-Unis le 8 avril, près de 40 jours après le lancement d'une guerre d'agression illégale et non provoquée contre la République islamique d’Iran, les armes se sont tues.
Pourtant, malgré la signature ultérieure d'un mémorandum d'entente entre les deux parties, la machine de guerre américaine a rapidement repris ses activités offensives, accompagnée de violations sporadiques de la trêve.
La semaine dernière, l'armée américaine a lancé des frappes massives sur des villes du sud de l'Iran, ciblant principalement les infrastructures civiles, malgré les avertissements répétés de l'Iran.
Les forces armées iraniennes ont riposté rapidement et avec détermination, frappant des installations militaires américaines clés dans les pays de la région, ayant autorisé les États-Unis à lancer, depuis leur territoire, des attaques contre l’Iran.
Au 18 juillet, l'opération Nasr-2, menée par le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), a marqué sa vingtième vague, tandis que l'opération Saegheh, menée par l'armée iranienne, était entrée dans ses quatorzième et quinzième phases.
Les cibles atteintes, les dégâts infligés et le décalage entre ce que les pays hôtes [des bases militaires américaines dans la région ] prétendent avoir intercepté et ce que les images satellites révèlent réellement sur le terrain dressent un tableau que les communiqués de presse officiels des États-Unis et des pays arabes riverains du golfe Persique ont tenté de dissimuler.
Déclencheur des représailles : Violations persistantes du cessez-le-feu par les États-Unis
Les responsables iraniens ont été clairs et explicites quant aux raisons de leurs frappes de représailles contre des cibles militaires américaines dans la région du golfe Persique.
Dans les communiqués publiés après chaque nouvelle phase de l'opération Nasr-2, le CGRI a affirmé que les États-Unis avaient « perpétré de nombreuses violations contre le territoire iranien » depuis l'annonce du cessez-le-feu le 8 avril, et que ces violations ont persisté même après la signature, en juin, d'un mémorandum d’entente négocié par le Pakistan entre Washington et Téhéran, dont la première clause exige la « cessation de l'agression sur tous les fronts ».
Le CGRI a spécifiquement désigné les frappes américaines sur des installations côtières iraniennes dans les provinces méridionales de Hormozgan et de Mahshahr, les attaques contre les infrastructures de communication iraniennes près de l'île de Qeshm et le rétablissement d'un blocus naval illégal comme les éléments déclencheurs immédiats de chaque vague de représailles.
La position de Téhéran demeure sans équivoque : tant que les États-Unis poursuivront des actes militaires contre l'Iran, l'Iran ripostera de la même manière contre les bases américaines dans la région.
Opération Nasr-2
L'opération Nasr-2 constitue le principal volet des représailles du CGRI depuis le cessez-le-feu. Elle combine des frappes de missiles balistiques et de drones visant les infrastructures militaires américaines, principalement au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie. Au 18 juillet, elle avait atteint sa vingtième vague documentée.
Lors de la sixième vague, le quartier général de la Cinquième flotte américaine à Port Salman (Bahreïn) et la base aérienne Ali al-Salem (Koweït) ont été pris pour cible. Selon leur communiqué, les éléments du CGRI ont frappé des entrepôts d'armes et des installations de stockage de pièces détachées pour les navires et aéronefs américains sur la base aérienne de Sheikh Isa (Bahreïn), ainsi que des dépôts logistiques et de carburant à la base Ali al-Salem.
Les septième et huitième vagues, annoncées à la mi-juillet à la suite de la reprise des frappes aériennes américaines sur la côte sud de l'Iran, ont été menées sous le nom de code « Ya Zain al-Abidin ».
Les unités navales et aérospatiales du CGRI ont mené une attaque coordonnée de missiles et de drones contre le radar d'alerte précoce du système de défense antimissile C-RAM de la base aérienne Ali al-Salem au Koweït, ainsi que contre un point de rassemblement de personnel utilisé par les forces américaines sur cette même base.
Dans son communiqué, le CGRI s'est adressé directement au peuple koweïtien, établissant une distinction entre la population koweïtienne, envers laquelle il n'a exprimé aucune hostilité, et les militaires américains présents sur le sol koweïtien, qu'il a tenue pour responsable d'avoir entraîné le pays dans la guerre.
Le CGRI a averti que la poursuite des actes militaires américains empêcherait la réouverture du détroit d'Ormuz et interromprait les exportations régionales de pétrole et de gaz vers le monde entier.
Lors de la dix-huitième vague, lancée le 18 juillet, les forces iraniennes ont détruit une installation radar militaire américaine sur la base aérienne Ali al-Salem au Koweït et frappé une zone de rassemblement de troupes au camp Arifjan, une autre importante installation de l'armée américaine située au sud de Koweït City et servant de quartier général à l'élément avancé du Commandement central de l'armée américaine dans le golfe Persique.
Lors de la vingtième vague de frappes – la plus récente –la base aérienne américaine d'al-Azraq a été visée, en Jordanie. Le Corps des gardiens de la Révolution islamique a revendiqué la destruction d'au moins deux avions de chasse et de trois autres appareils américains par ses missiles et drones. Plusieurs autres appareils américains auraient également été endommagés.
L'armée jordanienne a déclaré que sa défense aérienne avait intercepté dix missiles iraniens au cours de la même nuit, soit le plus grand nombre d'interceptions enregistrées en une seule nuit par la Jordanie au cours de la campagne de juillet.
Dans un communiqué publié à la suite de ces frappes, le CGRI a appelé les citoyens jordaniens et les membres des forces armées jordaniennes à résister à la présence militaire américaine sur leur territoire, une formulation inédite dans les communiqués de cette campagne.
Opération Saegheh
L'opération Saegheh (Éclair) est la campagne de représailles menée par l'armée iranienne contre les bases militaires américaines. Elle repose principalement sur l'utilisation de munitions rôdeuses et de drones d'attaque de précision visant les infrastructures de commandement, les systèmes radar, les nœuds de communication et les installations de stockage de carburant américains.
La neuvième phase a ciblé la base aérienne d'al-Azraq en Jordanie. L'armée a déclaré que des munitions rôdeuses avaient touché un site radar fixe, des systèmes de communication et des dépôts de carburant sur la base, la décrivant comme un centre de commandement majeur et un pôle de coordination de la défense antimissile pour les opérations américaines dans la région.
Cette frappe a été présentée comme une riposte à une attaque américaine contre la caserne de Bampour, à Iranshahr, qui a coûté la vie à sept membres des forces armées iraniennes.
La dixième phase a consisté à déployer des drones d'attaque contre les systèmes radar et de défense aérienne américains simultanément au Koweït et à Bahreïn.
Les quatorzième et quinzième phases, annoncées dans un communiqué unique, ont considérablement élargi le champ des cibles. La quatorzième phase a frappé un dépôt de munitions au camp Adairi, également connu sous le nom d'al-Udeiri, au Koweït, un important centre logistique et de réorganisation des forces de l'armée américaine, ainsi que des bâtiments de quartier général et des entrepôts de munitions sur la base aérienne Ali al-Salem, et plusieurs ponts routiers stratégiques au Koweït. Lors de la quinzième phase, les frappes sur la base aérienne jordanienne d'al-Azraq ont été reprises, ciblant ses installations de stockage de carburant.
Koweït
Le Koweït a été le pays le plus durement visé lors des opérations Nasr-2 et Saegheh.
Parmi les installations touchées figure la base aérienne Ali al-Salem, l'un des plus importants centres de coordination des opérations aériennes américaines en Asie de l’Ouest. Sur cette base, des abris pour drones et avions ont été touchés, des systèmes radar C-RAM détruits et des plateformes de drones MQ-9 directement visées.
Le camp Arifjan, quartier général avancé de la composante armée de terre du CENTCOM, a été frappé lors de la dix-huitième vague de l’opération Nasr-2. Le dépôt de munitions du camp Adairi, un centre logistique et de réorganisation des forces américaines majeur, a été touché lors de la quatorzième phase de l'opération Saegheh.
Le CGRI a également annoncé la destruction du principal centre logistique et de soutien de l'armée américaine en Asie de l’Ouest, le KJL, situé à Mina Abdullah, une installation d'approvisionnement côtière sur la baie de Koweït.
Les frappes iraniennes ne se sont pas limitées aux installations militaires. Les 17 et 18 juillet, des drones ont frappé deux centrales électriques et usines de dessalement koweïtiennes à deux jours d'intervalle ; le second incendie a blessé des pompiers et a entraîné l'arrêt préventif de plusieurs unités de production d'électricité.
Il s'agissait d'une riposte directe aux attaques menées depuis le territoire koweïtien par l'armée américaine contre des réseaux électriques et des usines de dessalement dans le sud de l'Iran.
Le ministère koweïtien de la Défense a confirmé que des attaques de drones iraniens contre des installations et des camps militaires avaient blessé un nombre indéterminé de militaires.
Une autre cible importante identifiée par le CGRI lors de la douzième phase de l'opération Nasr-2 était un système de lance-roquettes multiples M142 HIMARS de l'armée américaine déployé au Koweït. Une frappe de drone de précision a détruit deux lanceurs HIMARS ainsi que leurs nacelles de missiles associées, alors qu'ils étaient, selon certaines sources, prêts pour des opérations contre l'Iran.
L’opération a également entraîné la destruction d'un radar de défense antimissile et de plusieurs dépôts de munitions, provoquant d'importantes explosions et des incendies secondaires à l'intérieur de l'installation militaire américaine visée. Cela élargissait de manière significative les priorités de ciblages de l'Iran, qui passaient des infrastructures fixes à des moyens de tir de précision mobiles à longue portée et de grande valeur.
Bahreïn
Le quartier général de la Cinquième flotte de l'US Navy, situé à la base navale de soutien de Bahreïn (NAVASS), la plus importante installation navale américaine dans le golfe Persique, a été la cible de plusieurs salves de missiles dans le cadre de l’opération Nasr-2.
Selon les communiqués du CGRI, des entrepôts d'armement et des installations de stockage de composants d'aéronefs ont été détruits sur la base aérienne de Sheikh Isa. Le ministère bahreïni de l'Intérieur a confirmé que les sirènes d'alerte aux missiles ont retenti à cinq reprises en l'espace de douze heures, les 17 et 18 juillet.
Bahreïn prétend que la majorité des missiles et drones iraniens entrants ont été interceptés avec succès par son réseau de défense aérienne intégré, opérant conjointement avec les forces américaines.
Cependant, des évaluations et des images satellites disponibles dressent un tableau différent, indiquant que plusieurs cibles militaires ont été atteintes malgré les affirmations officielles d'interception.
Des vidéos enregistrées pendant les frappes semblent également démontrer l'efficacité limitée des systèmes de défense aérienne Patriot américains déployés à Bahreïn. Lors d'un incident documenté, 17 missiles intercepteurs Patriot se sont désintégrés peu après leur lancement, sans parvenir à intercepter les missiles iraniens.
Ces observations contrastent avec les déclarations répétées de Bahreïn concernant le succès de ses opérations d'interception. Parallèlement, la présence récurrente de drones Shahed-136 au-dessus de différentes régions de Bahreïn continue de soulever des questions quant à l'efficacité globale du système de défense aérienne multicouche du petit royaume.
Jordanie
La base aérienne d'Al-Azraq, la plus grande installation militaire américaine de Jordanie, décrite par les responsables militaires iraniens comme un centre névralgique des opérations de commandement américaines et de la coordination de la défense antimissile dans la région, a été touchée lors de la neuvième phase de l'opération Saegheh, la vingtième vague du missile de l’opération Nasr-2, ainsi que lors d'au moins deux autres frappes confirmées.
L'armée jordanienne a fait état de plusieurs interceptions : trois missiles ont été interceptés la nuit précédant la vague du 18 juillet, puis dix le 18 juillet même, un record pour le royaume en une seule nuit. La Jordanie ne conteste pas que des tirs iraniens aient atteint son territoire.
La base aérienne Prince Hassan a également été touchée. Des images satellites OSINT publiées le 12 juillet ont confirmé la destruction d'un hangar pour drones MQ-4C Triton sur la base.
La Jordanie a prétendu que la majorité des missiles et drones iraniens visant son territoire ont été interceptés par la Force aérienne royale jordanienne en coordination avec les forces américaines.
Malgré la minimisation de la plupart des frappes sur Jordanie, les évaluations et les images satellites commerciaux disponibles indiquent que plusieurs cibles militaires ont été atteintes.
Les images diffusées après les opérations de représailles montrent des dégâts visibles sur les bases aériennes d'Al-Azraq et du Prince Hassan, notamment la destruction confirmée d'un hangar à drones MQ-4C Triton et des dommages à plusieurs installations de soutien opérationnel.
Des vidéos enregistrées lors des vagues de frappes successives suggèrent également que les systèmes de défense aérienne jordaniens et américains se sont heurtés à des difficultés croissantes pour contrer les attaques multi-axes de grande envergure impliquant des missiles balistiques, des missiles de croisière et des drones Shahed-136.
Malgré les déclarations officielles soulignant l'efficacité des interceptions, le ciblage répété d'installations militaires en Jordanie et le déclenchement continu des sirènes d'alerte aérienne dans le nord et l'est du pays indiquent que les frappes iraniennes ont maintenu une pression constante sur le réseau de défense aérienne du royaume tout au long des opérations Saegheh et Nasr-2.
Samedi, le CENTCOM a plus récemment confirmé la mort de deux de ses soldats sur la base aérienne de Muwaffaq Salti, en Jordanie. Selon les informations disponibles, des missiles iraniens ont touché des unités d'habitation modulaires utilisées comme logements par les soldats américains sur la plupart des bases de la région.
D'après les médias, les attaques ont détruit un nombre important d'hélicoptères Black Hawk sur la base, ainsi que des F-15E Strike Eagle (avions porteurs d'armes nucléaires).
L'importance stratégique de la Jordanie pour la machine de guerre américaine a considérablement augmenté. Selon certaines informations, les États-Unis auraient transféré des forces depuis Bahreïn, le Qatar et les Émirats arabes unis vers ce pays en prévision de ce nouveau cycle de guerre.
Qatar
La base aérienne d'Al-Udeid, important quartier général avancé du Commandement central américain et plus grande installation militaire américaine de la région, a également été frappée ces derniers jours.
Des images satellites d'Airbus, prises le 4 avril, ont révélé des dégâts causés par la frappe à trois endroits distincts de la base : un bâtiment logistique détruit, des dommages structurels à un petit abri pour avions et des dégâts à l'intérieur du centre de soutien de Camp Andy.
Des images satellites OSINT du 12 juillet ont confirmé la destruction ultérieure d'un hangar sur la base lors d'une frappe plus récente.
Déclarations des gouvernements hôtes et révélations des images satellites
Tous les gouvernements accueillant des forces d'occupation américaines dans la région ont publié des communiqués publics prétendant que leurs systèmes aériens, ainsi que les systèmes américains, avaient intercepté la majorité des missiles et drones iraniens.
Au plus fort de la guerre contre l’Iran, les Émirats arabes unis ont affirmé que 165 missiles balistiques, deux missiles de croisière et 541 drones avaient été « pour la plupart interceptés ». L'armée koweïtienne a diffusé des annonces d'interception en temps réel. La Jordanie a déclaré avoir intercepté trois missiles une nuit, puis dix la suivante. Bahreïn a déclenché des alertes antimissiles tout en affirmant simultanément disposer d'un système d’interception efficace.
Les images satellites contredisent ces affirmations. Une enquête du Washington Post, publiée en mai et basée sur l'analyse d'images satellites commerciales des plateformes Planet Labs, Airbus Defence and Space et Sentinel d'Europe, a identifié 228 structures ou équipements endommagés ou détruits sur 15 sites militaires américains au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, en Jordanie, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
L'enquête indique clairement que l'ampleur des dégâts est « nettement supérieure à ce que le gouvernement américain a publiquement reconnu ».
Parmi les éléments détruits ou endommagés et documentés par l'enquête figurent des hangars, des casernes, des entrepôts d'armes, des dépôts de carburant, des aéronefs au sol, des systèmes radar, des infrastructures de communication par satellite, des équipements de défense antimissile Patriot à Bahreïn et au Koweït, des sites de communication par satellite à al-Udeid, des radômes sur plusieurs sites, ainsi que des radars et équipements liés au système THAAD en Jordanie et aux Émirats arabes unis.
Kurdistan irakien
Alors que les frappes sur les bases américaines dans la région du golfe Persique attirent la majeure partie de l'attention internationale, les forces armées iraniennes ont simultanément maintenu des opérations soutenues contre une autre catégorie de cibles : les bases de groupes terroristes kurdes opérant depuis le Kurdistan irakien, impliqués dans la planification d'incursions armées en territoire iranien à la demande des régimes américain et israélien.
Ces dernières semaines, le CGRI a mené des frappes d’envergure de missiles et de drones contre les positions de ces groupes dans les provinces de Souleimaniye et d'Erbil.
Le 7 juin, le CGRI a annoncé une frappe contre les quartiers généraux de groupes terroristes et séparatistes à Souleimaniye. Une seconde série de frappes a eu lieu à Souleimaniye le 8 juin.
Le 18 juillet, une frappe iranienne a tué au moins 8 terroristes et en a blessé d'autres dans une installation utilisée par Komala, l'un des principaux groupes armés terroristes basés au Kurdistan irakien, selon un responsable cité par l'Associated Press.
La justification de l'Iran pour ces frappes est cohérente et documentée. La CIA fournit des armes aux factions armées kurdes iraniennes afin de les activer comme second front et de déstabiliser les régions frontalières occidentales de l'Iran.
Le 2 juillet, la base Hamzeh Seyed al-Shohada du Corps des gardiens de la Révolution islamique a annoncé l'interception et le démantèlement d'une équipe affiliée au soi-disant Parti démocratique du Kurdistan qui avait pénétré le nord-ouest de l'Iran pour mener des opérations de sabotage.
Outre les frappes de missiles et de drones, la 65e brigade des forces spéciales aéroportées iraniennes, universellement connue sous le nom de NOHED, a été activée dans ce contexte pour des opérations transfrontalières contre les commandants de groupes terroristes armés.
La 65e brigade NOHED est la principale formation d'opérations spéciales de l'armée régulière iranienne, avec un bilan documenté d'opérations antiterroristes dans les provinces frontalières et, depuis 2016, une capacité de déploiement extraterritorial.
Opérant en coordination avec la brigade des forces spéciales Saberin des forces terrestres du Corps des gardiens de la Révolution islamique, les unités de NOHED ont mené des opérations ciblées contre les éléments de commandement de factions terroristes armées qui prévoyaient d'utiliser le Kurdistan irakien comme base arrière pour des incursions armées en Iran, tuant leurs commandants clés et neutralisant les nœuds logistiques lors d'opérations qui vont au-delà de la portée des drones et des missiles balistiques.
Syrie
Lors d'une frappe qui a retenti dans toute la région, le Corps des gardiens de la Révolution islamique a mené une attaque surprise contre un centre de commandement des opérations spéciales américaines à al-Tanf, en Syrie. Ils ont détruit des installations radar et des hélicoptères et infligé des pertes au personnel américain.
L'opération de vendredi, lancée dans le cadre de la onzième vague de l'opération Nasr-2, a marqué un tournant dans la reprise des affrontements, alimentée par l'agression militaire continue de Washington contre certaines parties du sud de l'Iran.
Située dans la région désolée de Badia, en Syrie, au carrefour de la Syrie, de l'Irak et de la Jordanie, cette installation servait depuis 2016 de poste avancé américain crucial. Elle abritait des forces d'opérations spéciales, des plateformes de renseignement et des systèmes de surveillance qui contrôlaient l'une des routes terrestres les plus stratégiques de la région.
Pendant des années, Al-Tanf a été un symbole fort de la présence militaire américaine en Syrie, un statut qui, de fait, en faisait une cible de grande valeur pour les représailles iraniennes.
Le Corps des gardiens de la Révolution islamique a présenté la frappe comme une riposte directe à la mort en martyre de sept soldats iraniens lors d'un bombardement aérien américain de la garnison de la 388e brigade à Bampur, soulignant qu'aucune installation américaine, quelle que soit sa localisation, n'est hors de portée des armes de précision iraniennes.
L'opération, baptisée « Moubarak O Aba Abdullah Al-Hussein », était dédiée aux soldats martyrs de Bampur et d'Iranshahr.



















