À l’occasion de la naissance du Prophète Muhammad (psl) et de l’imam Jaafar al-Sadiq, ainsi que de la Semaine de l’unité islamique, le secrétaire général du Hezbollah libanais, Cheikh Naïm Qassem, a appelé à renforcer l’unité entre les musulmans et à mettre fin aux conflits internes. Dans un discours prononcé le 28 août lors du Festival central prophétique, organisé dans la banlieue sud de Beyrouth, il a présenté l’unité islamique comme un moyen de libérer la communauté de la dépendance et de faire face à ce qu’il considère comme son véritable adversaire.
Selon Naïm Qassem, l’unité islamique souhaitée doit permettre aux musulmans d’acquérir davantage de puissance et de protection, tout en favorisant la complémentarité et la coopération entre eux, notamment entre les États et les peuples. Il a estimé que cette unité devait contribuer à libérer la communauté musulmane de la dépendance et de la perte de confiance en elle-même, tout en permettant de lutter contre les divisions et les obstacles d’ordre confessionnel, religieux et politique.
Le secrétaire général du Hezbollah a insisté sur la nécessité de sortir des affrontements internes et de se tourner vers ce qu’il considère comme le « véritable ennemi » de la communauté. Il a distingué deux résultats essentiels de l’unité islamique : empêcher les conflits et les divisions de s’étendre, afin que l’unité religieuse puisse également devenir une unité nationale et humaine, et parvenir à un rassemblement autour d’une cause centrale.
Pour lui, cette cause est la Palestine, qu’il présente comme déterminante pour l’avenir de l’ensemble de la région. Il a souligné que la question palestinienne ne devait pas être considérée uniquement comme une question religieuse, mais également comme une question islamique, nationale, arabe et humaine, susceptible de constituer un axe commun pour l’ensemble du monde musulman.
Naïm Qassem a appelé les États arabes et musulmans ainsi que leurs peuples à l’unité et les a exhortés à ne pas rester spectateurs face à ce qu’il décrit comme l’entrée des ennemis dans la région et aux souffrances de leurs frères. Il a affirmé que l’Iran et les forces de la résistance faisaient face à un projet qu’il qualifie d’américano-sioniste visant la région.
Selon lui, le moment est venu pour que les pays de la région parviennent à davantage d’entente afin d’assurer leur sécurité et de mettre fin à la domination qu’il attribue aux puissances hégémoniques. Il a également évoqué l’imam Moussa Sadr, qu’il a présenté comme une figure éminente, un modèle et une personnalité dotée d’une grande vision, affirmant qu’il avait été enlevé en raison de son engagement en faveur de la justice et de l’humanité.
Il a par ailleurs déclaré que le Hezbollah poursuivrait la voie de l’imam de la résistance, Sayyed Moussa Sadr, ainsi que celle de Sayyed Hassan Nasrallah, qu’il a qualifié de « maître des martyrs de la communauté islamique ».
Dans la dernière partie de son discours, Naïm Qassem a dénoncé ce qu’il décrit comme un projet américano-israélien visant à contrôler et à diviser la région. Il a affirmé que les sacrifices consentis en Palestine, au Liban, en Iran, au Yémen et en Irak avaient contribué, selon lui, à empêcher l’aboutissement de ce projet.
Il a assuré que les adversaires n’avaient laissé passer aucune occasion d’agression, mais qu’ils n’avaient pas atteint leurs objectifs et n’y parviendraient jamais. Il a également estimé que la véritable défaite interviendrait si les peuples acceptaient de se rendre et de céder eux-mêmes leurs acquis.
Enfin, le secrétaire général du Hezbollah a vivement critiqué le gouvernement libanais au sujet de l’abandon, selon lui, de l’accord du 27 octobre et de son choix d’engager des négociations directes avec Israël. Il a déclaré que ces négociations n’avaient pas mis fin à la guerre, mais lui avaient donné une légitimité. S’adressant au gouvernement libanais, Naïm Qassem a demandé qui l’avait autorisé à renoncer à la souveraineté du pays et l’a accusé de chercher à préserver son pouvoir et à satisfaire les États-Unis, qu’il présente comme alliés d’Israël.



















