تقي زاده

تقي زاده

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a mis en garde les pays européens contre l’autorisation de l’utilisation de leurs bases militaires ou de leur territoire par les États-Unis pour mener des opérations militaires à l’encontre de l’Iran, affirmant qu’une telle décision les placerait « parmi les agresseurs ».

Dans un message publié ce jeudi 23 juillet sur le réseau social X, au lendemain d’une réunion tenue à Téhéran avec 25 ambassadeurs et chargés d’affaires européens, le haut diplomate iranien a exposé les positions de la République islamique d’Iran concernant les évènements en cours, tout en dénonçant les actes criminels de Washington.

Soulignant que l’Iran avait infligé une lourde défaite aux agresseurs pendant la guerre déclenchée par l’alliance israélo-américaine contre le pays, Kazem Gharibabadi a réaffirmé la détermination de Téhéran à faire face à toute nouvelle attaque ennemie.

« Dans cette nouvelle vague d’agression militaire, nous défendrons avec fermeté notre territoire et nos intérêts nationaux », a-t-il déclaré.

Des milliers de personnes ont assisté, à Minab, au cortège funèbre d’enfants dont les dépouilles ont récemment été extraites des décombres d’une école pour filles touchée le premier jour de la guerre américano-israélienne contre l’Iran.

Ce sont ainsi plus de 68 restes humains appartenant à 34 élèves tués lors de l’attaque aérienne américaine contre l’école primaire Shajareh Tayyebeh de Minab qui ont été identifiés grâce à des analyses ADN, puis inhumés — près de cinq mois après cette attaque qui a coûté la vie à 168 personnes, dont une majorité d’enfants.

Les dépouilles, retrouvées au terme de plusieurs semaines d’opérations de recherche à l’école et dans ses environs, ont été transportées mercredi dans les rues de la province de Hormozgan lors d’un cortège funèbre avant d’être inhumées au cimetière des Martyrs de la ville.

Des parents endeuillés et de nombreux habitants s’étaient auparavant rassemblés sur le lieu où les cercueils étaient préparés afin de faire leurs derniers adieux aux restes de leurs enfants.

Mojtaba Qahramani, chef du pouvoir judiciaire de la province de Hormozgan, a déclaré que, malgré de multiples opérations de recherche spécialisées menées dans l’école et ses alentours, aucune trace de Makan Nasiri, un élève de première année âgé de sept ans, n’avait été retrouvée. Il demeure la seule victime dont le corps reste introuvable.

 

En France, la lutte contre le narcotrafic s’étend jusqu’aux plus hautes sphères de l’État. Après des tests antidrogue réalisés dans les ministères, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé que certains de ces dépistages inopinés — mesure de sécurité impérative — étaient revenus positifs.

Dans un entretien accordé à Paris Match et publié ce mercredi 22 juillet, le chef du gouvernement a indiqué que les tests antidrogue « surprise », lancés il y a un mois, ont déjà produit leurs premiers résultats concrets.

« Les membres des cabinets ministériels et la plupart des hauts fonctionnaires ont accès à des informations extrêmement sensibles. Consommer de la drogue, c’est être vulnérable. Et on ne peut pas condamner les assassinats de jeunes de 16 ans dans les “quartiers” et tolérer, en même temps, la consommation dans les “beaux quartiers” », a déclaré Sébastien Lecornu, reprenant des propos qu’il a déjà tenus devant les sénateurs au début du mois de juillet.

En réponse à la question de savoir si des personnes ont été écartées, le Premier ministre français s’est exprimé sans ambiguïté : « Oui, à la suite de tests positifs », étouffant ainsi au passage, un peu, les critiques sur l’absence de publicité de ces tests déplorée par une partie de l’opinion.

En outre, Sébastien Lecornu a assuré que ces contrôles seraient maintenus. « Les tests sont réalisés de manière aléatoire, et je ne doute pas que mes successeurs iront peut-être encore plus loin », a-t-il déclaré.

 

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique avertit les États-Unis que leurs tentatives hostiles pour entraver le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz ne mèneraient qu'à une « défaite irréparable».

Le CGRI a fait cette déclaration, jeudi 23 juillet, après qu'un pétrolier, qui tentait de traverser illégalement le détroit d'Ormuz, a pris feu. Deux autres navires ont fait demi-tour après avoir constaté le sort qui lui était réservé.

Les navires ont tenté ce transit illégal après avoir été « encouragés et incités » par l'armée américaine à emprunter cette route « dangereuse », indique le communiqué du CGRI.

« Ces actions hostiles ne vous apporteront rien d’autre que davantage de déshonneur et une défaite irréparable que vous subirez bientôt », a averti le CGRI, s’adressant à Washington.

« Mettez fin à vos ingérences qui n’ont engendré qu’une crise énergétique et une réduction des approvisionnements mondiaux en engrais agricoles », poursuivait le communiqué.

L'Iran et les États-Unis ont signé le mois dernier un mémorandum d'entente afin de mettre fin au cycle d'escalade né du dernier épisode de l'agression américano-israélienne non provoquée contre la République islamique d'Iran, lancé le 28 février.

En vertu du mémorandum d'entente, l'Iran a accepté d'autoriser, pendant 60 jours, le transit maritime à travers le détroit sans droits de passage. En application de cet accord, la République islamique d'Iran a mis en place une voie maritime spéciale pour le franchissement du détroit, tout en avertissant les navires de ne pas emprunter des itinéraires illégaux.

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et l'armée iranienne ont mené des frappes de précision contre des bases et installations militaires américaines dans la région.

Le CGRI a déclaré, jeudi 23 juillet, avoir mené des attaques contre des cibles militaires américaines au Koweït et en Jordanie, soulignant que le ciblage des bases utilisées dans les opérations contre l'Iran était son « droit légal, religieux et logique ».

Les forces armées du CGRI ont mené une frappe contre la base aérienne Ali Al Salem au Koweït, détruisant un système de défense aérienne Patriot, un important dépôt de matériel militaire et un hangar à drones MQ-9. Les attaques de drones du CGRI ont également ciblé des quartiers d'habitation de troupes américaines et deux hangars à hélicoptères du camp Udairi, faisant des pertes et endommageant plusieurs hélicoptères et drones.

En Jordanie, le CGRI a annoncé avoir détruit un radar de défense antimissile THAAD, un système Patriot et un radar C-RAM sur une base américaine. Il a également indiqué que ces frappes de précision avaient provoqué des incendies dans des installations de stockage de carburant, un entrepôt de matériel pour hélicoptères et un hangar de maintenance pour hélicoptères.

 

L’armée américaine a mené de nouvelles attaques aériennes contre l’Iran, tuant des civils à proximité d’un terminal de passagers situé à un poste-frontière avec l’Irak.

Tôt jeudi, des bombardements meurtriers ont ciblé trois provinces du sud de l’Iran : le Khuzistan, Bushehr et le Hormozgan.

Valiollah Hayati, vice-gouverneur de la province du Khuzistan chargé des affaires de sécurité et de l’application de la loi, a déclaré que deux personnes avaient été tuées et onze autres blessées lors des frappes américaines visant les environs du terminal de passagers de Shalamcheh, au poste-frontière avec l’Irak.

« Les opérations d’intervention d’urgence se poursuivent, tandis que le passage des pèlerins par le poste-frontière de Shalamcheh continue sans interruption », a-t-il ajouté.

M. Hayati a indiqué qu’un entrepôt de stockage d’asphalte situé à la périphérie de la ville de Ramshir ainsi qu’un site près de la ville d’Ahvaz avaient également été ciblés par des missiles américains.

Il a ajouté qu’au cours des dix derniers jours, huit personnes au total avaient été tuées lors de frappes américaines ayant touché environ 95 sites dans toute la province du Khuzistan.

 

Cinq organisations de défense des droits humains saisissent le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative française, afin d’obtenir une décision enjoignant au gouvernement français d’adopter des mesures effectives pour empêcher les entreprises et institutions économiques de mener des activités commerciales dans les colonies israéliennes et contribuer ainsi à l’occupation illégale par Israël des territoires palestiniens.

Ce recours, qui s’appuie sur un avis consultatif rendu en juillet 2024 par la Cour internationale de Justice (CIJ), plus haute juridiction de l’ONU, est mené par la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Juristes pour le respect du droit international (JURDI), le Centre international de justice pour les Palestiniens (ICJP), la Ligue des droits humains (LDH), et Law for Palestine.

Dans son avis, la CIJ avait considéré que la présence continue d’Israël dans les territoires palestiniens occupés est illicite, précisant que tous les États membres de l’ONU devaient prendre des mesures pour empêcher les échanges commerciaux ou les investissements qui aident au maintien de cette situation illicite.

Les requérants soutiennent que la France n’a pas traduit ces obligations en mesures réglementaires ou coercitives concrètes.

 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, affirme que toute attaque visant les infrastructures de l’Iran entraînera une riposte appropriée contre les agresseurs ainsi que contre ceux qui leur apporteraient leur soutien.

« Notre doctrine de défense est claire : œil pour œil », a averti le chef de la diplomatie iranienne dans un message publié mercredi sur le réseau social X.

« Toute agression contre l’Iran, y compris contre nos infrastructures, entraînera une réponse puissante et décisive », a-t-il ajouté.

« Ceux qui contribuent à une telle agression, quelle que soit leur soutien, seront également considérés comme des cibles légitimes. »

 

Les forces armées yéménites affirment avoir frappé, mercredi soir, deux pétroliers saoudiens en transit en mer Rouge qui avaient violé le blocus maritime yéménite.

Dans un communiqué publié jeudi, le porte-parole du mouvement de résistance Ansarallah, le général de brigade Yahya Saree a annoncé : « Nous avons attaqué deux pétroliers saoudiens avec des missiles et des drones après qu’ils ont violé le blocus maritime. Nous avons également contraint dix autres navires à faire demi-tour. »

L'opération a été menée pour lever « le siège injuste et oppressif imposé par l'ennemi saoudien à notre cher peuple depuis 12 ans », indique le communiqué, rappelant que l'objectif est d'affirmer l'équation « siège pour siège » et le droit du Yémen à faire face à « l'injustice et à la tyrannie saoudo-américaines » et à recouvrer les richesses et les droits légitimes du peuple yéménite.

Le mouvement a écrit sur Telegram que l'opération visait deux pétroliers saoudiens, identifiés comme ENCELIA et LAYLA, que les forces armées yéménites avaient trouvés en violation du blocus de représailles imposé en mer Rouge.

Le communiqué précise que les frappes « précises » yéménites ont impliqué « un certain nombre de missiles balistiques et de croisière, ainsi que des drones » et provoqué « un important incendie » à bord des deux navires.

Les forces armées yéménites ont également déclaré que, lors de cette même opération, elles avaient contraint « environ dix navires à battre en retraite et à rebrousser chemin ».

Le communiqué ne fournisse pourtant pas de détails sur les navires ni sur les circonstances de leur retrait.

Le plus haut commandement militaire iranien, le quartier général central Khatam al-Anbiya a juré d’empêcher totalement le transit mondial de pétrole par le détroit d’Ormuz si les États-Unis mettaient à exécution leur menace de cibler les infrastructures iraniennes.

Le quartier général central Khatam al-Anbiya a lancé cet avertissement dans un communiqué publié mercredi, après que le président américain Donald Trump a menacé que les forces américaines cibleraient des ponts ou des centrales électriques iraniennes, en raison, en fait, des efforts de la République islamique d’Iran en vue d'empêcher le passage illégal de navires dans le détroit d'Ormuz.

« Le président criminel, meurtrier d'enfants et voyou des États-Unis a une fois de plus menacé de cibler les infrastructures nationales de l’Iran », dénonce le communiqué du quartier général.