تقي زاده
L'UE se réunit jeudi pour accélérer ses réformes économiques pour résister aux USA et à la Chine
Les dirigeants de l'Union européenne se réunissent jeudi pour accélérer les réformes visant à redresser la compétitivité de l'économie européenne, débordée par la concurrence chinoise exacerbée et la puissance américaine débridée.
Éliminer les barrières internes, supprimer les fardeaux réglementaires et protéger le « Made in Europe » seraient les questions importantes de ce jeudi 12 février en Belgique pour les Vingt-sept.
Au programme de cette « retraite », dont le format informel vise à mettre en œuvre des solutions pour confronter à la guerre commerciale, l’urgence est de réformer le marché unique européen, étendue à environ 450 millions de consommateurs, qui demeure la colonne vertébrale de la construction européenne.
L'UE est aujourd'hui confrontée à la guerre commerciale menée par Donald Trump, et plus récemment aux menaces de droits de douane liées au sort du Groenland, ainsi qu'aux restrictions chinoises sur les exportations de terres rares dont les Vingt-Sept ont un besoin urgent.
Alors que la part de l'UE dans le PIB mondial est tombée sous les 15%, ce diagnostic est largement partagé en Europe, depuis le rapport aux allures d'électrochoc présenté il y a 18 mois par l'ancien président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi.
Shamkhani : "Le programme balistique iranien ne sera jamais négociable"
Les capacités balistiques de l’Iran constituent une « ligne rouge » qui ne sera jamais mise sur la table des négociations, a déclaré le contre-amiral Ali Shamkhani.
Le secrétaire du Conseil de défense iranien, organe subordonné du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN), a tenu ces propos en marge des rassemblements commémorant le jour anniversaire de la Révolution islamique.
Cette déclaration intervient alors que Washington continue de faire pression pour que les négociations nucléaires en cours incluent le programme balistique iranien. Les propos de Shamkhani constituent une réponse directe aux appels renouvelés de l’administration du président Donald Trump en faveur de restrictions sur les missiles.
Si l’Iran s’est dit prêt à discuter de ses activités nucléaires en échange d’un allègement des sanctions, il a systématiquement dissocié son programme de missiles défensifs de ces négociations.
Larijani et le Premier ministre du Qatar discutent des développements régionaux à Doha
Ce mercredi 11 février, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de la République islamique d’Iran, Ali Larijani, s’est entretenu à Doha avec l’émir du Qatar, le Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, une semaine après le début d’un nouveau cycle de négociations indirectes Téhéran-Washington sur le dossier nucléaire iranien.
Au cours de cette rencontre de deux heures, les discussions ont porté sur les évolutions régionales ainsi que sur le renforcement de la coopération bilatérale, entre autres sujets.
Les deux hommes ont échangé leurs points de vue sur les derniers développements des pourparlers nucléaires et sur la question de l’allègement des sanctions, que l’Iran exige dans le cadre d’un éventuel accord avec les États-Unis.
À la suite de sa rencontre avec l’émir du Qatar, M. Larijani et la délégation qui l’accompagnait ont rencontré le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, le Cheikh Mohammed ben Abdulrahman Al Thani.
Dans un communiqué, le bureau de l’émir du Qatar a indiqué que le Cheikh Tamim s’est entretenu au téléphone avec le président américain Donald Trump plus tôt dans la journée. D’après ce communiqué, cette conversation a porté sur « les efforts internationaux visant à la désescalade et au renforcement de la sécurité et de la paix régionales ».
Messages de félicitations internationaux à l’occasion du 47e anniversaire de la victoire de la Révolution islamique
Les félicitations ont afflué du monde entier à l’occasion du 47e anniversaire de la victoire de la Révolution islamique en Iran. Des dirigeants et responsables internationaux ont adressé leurs vœux de bonne volonté au Leader de la Révolution islamique, au président du pays et au peuple iranien pour marquer cet événement national.
Dans un communiqué, le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a félicité le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, le président Massoud Pezeshkian et le peuple iranien à l’occasion de cet anniversaire.
« Alors que nous commémorons le 47e anniversaire de la glorieuse Révolution islamique d’Iran le 11 février, au nom du peuple et du gouvernement de réconciliation et d’unité nationale de la République du Nicaragua, nous adressons nos plus chaleureuses et révolutionnaires félicitations à vous [l’Ayatollah Khamenei], au gouvernement et au peuple iraniens », peut-on lire dans son message.
Par ailleurs, le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, le Cheikh Mohammed ben Abdulrahman Al Thani, a envoyé un message au président Pezeshkian pour le féliciter à l’occasion de cet événement national.
« Que le monde soit témoin de la mobilisation du peuple iranien pour défendre son pays »(Pezeshkian)
Le président iranien Massoud Pezeshkian a salué la mobilisation remarquable du peuple iranien à la marche du 11 février, partout dans le pays pour défendre sa patrie, renouveler son allégeance au Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei et célébrer l'anniversaire de la victoire de la Révolution islamique.
S'exprimant ce mercredi lors de la marche grandiose marquant le 47e anniversaire de la victoire de la Révolution islamique, place Azadi à Téhéran, M. Pezeshkian a souligné que le 11 février 1979 était « le jour où le peuple s'est soulevé contre l'injustice, l'oppression et la tyrannie ».
En allusion aux objectifs de la Révolution du peuple iranien de 1979, M. Pezeshkian a rappelé : « Le peuple iranien s'est soulevé pour instaurer la justice, assurer l'indépendance et montrer au monde que les Iraniens et les musulmans peuvent, grâce à leur volonté, leur savoir et leur compétence, construire leur pays et y instaurer la dignité et la liberté. »
Affaire Epstein en France : entre réaction de la diplomatie et passivité de la présidente de l’Assemblée nationale
L’affaire Epstein connaît un nouveau rebondissement en France. Après la révélation des liens entre le diplomate français Fabrice Aidan et Jeffrey Epstein, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a décidé de saisir la justice, tandis que l’Assemblée nationale a refusé la mise en place d’une commission d’enquête. Ceci ravive les débats sur les ramifications françaises d’un scandale international impliquant élites et abus sexuels.
Les informations récemment divulguées dans les affaires Epstein mettent en lumière des relations préoccupantes entre un haut fonctionnaire français et le pédocriminel américain. Ces éléments ont conduit à une réaction judiciaire immédiate, contrastant avec une forme d’inertie au sein de l’Assemblée.
Le nom du diplomate Fabrice Aidan apparaît plus de 200 fois dans les documents rendus publics par la justice américaine. En poste aux Nations Unies à New York, détaché par le Quai d’Orsay, il aurait échangé des dizaines de courriels avec Jeffrey Epstein entre 2010 et 2017. Il aurait fourni des informations diplomatiques, des rapports de l’ONU et même des services personnels, comme trouver la pointure de chaussures pour un contact. Bien que ces échanges ne le lient pas directement aux crimes sexuels d’Epstein, ils soulèvent des questions sur une éventuelle complaisance.
Le scandale pourrait être d’autant plus grand que depuis sa mise en cause en 2013, le diplomate a multiplié les postes prestigieux, selon Mediapart.
Sénégal-France : coup de filet contre un réseau pédocriminel, 14 suspects interpellés
La police sénégalaise a annoncé le 8 février avoir démantelé un vaste réseau de pédocriminalité opérant entre Dakar et Beauvais, avec l’arrestation de 14 personnes de nationalité sénégalaise. Ces individus, accusés de « pédophilie en bande organisée » et de viols sur mineurs, agissaient sous la houlette d’un Français arrêté en 2025.
Les autorités sénégalaises ont révélé l’interpellation de quatorze suspects dans une opération visant à éradiquer un groupe criminel transnational impliquant le Sénégal et la France. Les accusations portent sur des actes graves contre des enfants, orchestrés par un commanditaire français, Pierre Robert, déjà incarcéré.
La Division des investigations criminelles (DIC) de la police sénégalaise a décrit cette intervention comme un « coup de filet majeur », fruit d’une collaboration étroite avec les autorités françaises, incluant une délégation venue de l’Hexagone. Les perquisitions ont eu lieu dans plusieurs quartiers de Dakar et à Kaolack, à environ 200 kilomètres de la capitale. Les quatorze mis en cause, tous sénégalais, font face à des chefs d’inculpation incluant « pédophilie en bande organisée », proxénétisme, viols sur mineurs de moins de 15 ans, actes contre nature et transmission volontaire du VIH-sida.
Selon le communiqué officiel, ce réseau était actif depuis 2017 et se spécialisait dans l’exploitation sexuelle de jeunes garçons, transformés en « objets sexuels » et contraints à des rapports non protégés, souvent filmés.
Quatre des suspects auraient opéré sur instructions directes d’un Français de 72 ans, arrêté à Beauvais en avril 2025 pour des faits similaires. Ce notable, propriétaire d’immeubles et d’un restaurant, est soupçonné d’avoir financé le groupe via des transferts d’argent, dans le but de produire du contenu pédopornographique. Les enquêteurs estiment que jusqu’à 150 enfants pourraient avoir été victimes de ces abus.
L’affaire suscite un vif émoi au Sénégal, où les organisations de défense des droits humains appellent à des sanctions exemplaires et à un meilleur suivi des victimes.
Cette opération met en lumière les défis de la coopération internationale contre la pédocriminalité transfrontalière, renforcée par des lois durcies au Sénégal depuis 2020. Les autorités françaises, impliquées depuis l’arrestation initiale à Beauvais, poursuivent l’enquête pour identifier d’éventuelles autres ramifications, potentiellement au Maroc.
Les suspects ont été présentés à un juge à Dakar, où le procès pourrait révéler davantage sur l’ampleur de ce réseau odieux, alors qu’en France, l’affaire Epstein produit des effets collatéraux, à l’image des accusations contre l’ancien ministre Jack Lang.
Négociations nucléaires Iran-USA : l'Iran réitère ses avertissements concernant les intentions d'Israël
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a réitéré ses avertissements concernant la volonté du régime israélien d'entraîner les États-Unis dans une nouvelle guerre contre l'Iran, alors même que des négociations nucléaires ont repris entre Téhéran et Washington.
Interrogé lors d'un entretien accordé à Russia Today mardi, sur la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, où ce dernier devrait tenter de nuire au processus diplomatique, le chef de la diplomatie a qualifié Netanyahu de « belliciste » qui « n'aime ni la paix ni la diplomatie ».
« Ces deux dernières années, il a attaqué sept pays de notre région », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, précisant que sa dernière cible était le Qatar, « un allié des États-Unis, un ami des États-Unis et de l'Occident ».
Netanyahu « n'a d'autre solution en tête que la guerre » et a tenté à plusieurs reprises « d'entraîner les États-Unis dans une guerre contre l'Iran », a-t-il ajouté.
De Maduro à Saïf al‑Islam: le terrorisme d’État assumé de l’Occident
Robert Maillard, Paris
Selon des informations rendues publiques par le Service de renseignement extérieur russe (SVR), la France d’Emmanuel Macron aurait franchi un seuil dangereux, celui de l’élimination ciblée de dirigeants jugés “indésirables” dans l’espace africain et méditerranéen, afin de restaurer une influence stratégique en déclin.
Le SVR russe établit un parallèle explicite entre deux dynamiques, la tentative américaine d’enlèvement de Nicolás Maduro au Venezuela sous l’administration Trump, et ce qui serait une tentative française de neutralisation de Saïf al‑Islam Kadhafi, figure centrale du possible retour à une Libye unifiée.
Ce parallèle n’est pas anecdotique : il révèle une doctrine commune de coercition extraterritoriale, où l’assassinat ou l’enlèvement deviennent des outils politiques ordinaires.
En effet, l’affaire Maduro a marqué un tournant. Sous Donald Trump, Washington a assumé ouvertement l’idée qu’un chef d’”État récalcitrant” pouvait être capturé, renversé ou éliminé, au nom de la “sécurité” et de la “démocratie”.
Selon le SVR, Emmanuel Macron aurait tenté de calquer cette méthode, non pas en Amérique latine, mais en Afrique du Nord et au Sahel avec pour l’objectif de compenser l’effondrement de l’influence française en autorisant les services secrets de son pays de procéder aux actions spectaculaires, aux assassinats ciblés, et d'autres actes clandestins.
Dans cette optique, Saïf al‑Islam Kadhafi assassiné il y a quelques jours, représentait la cible idéale. Ayant hérité d’un projet de réconciliation nationale libyenne, le fils de l’ancien dirigeant libyen était porteur d’un discours africano-souverainiste, et semblait parfaitement capable de remettre en cause le statu quo chaotique hérité de l’intervention militaire franco-otanienne de 2011.
En effet, l’intervention française en 2011 en Libye, menée sous couvert de “protection des civils”, loin de créer le havre de paix promis par ses initiateurs, a détruit l’État le plus prospère de l’Afrique du Nord avec en toile de fond l’effondrement des institutions libyennes, la prolifération massive des armes, la transformation de la Libye en zone de transit logistique et militaire vers le Sahel où se sont durablement implantés des groupes terroristes dont les liens avec les renseignements franco-otaniens sont avérés.
La Libye post‑2011 est ainsi devenue un couloir stratégique du terrorisme vers le Mali, le Niger et le Burkina Faso, soit les trois pays ultra stratégiques du Sahel. A qui a profité ce chaos sciemment entretenu? Ce chaos a servi à affaiblir les États sahéliens, à justifier des interventions militaires françaises et occidentales, et à préparer le terrain au pillage d’infinies ressources de cette région par des multinationales occidentales, françaises compris.
Mais cette stratégie de “terreur organisée” a fini par se retourner contre Paris.
Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, la France a été rejetée politiquement et militairement, les populations et les nouveaux pouvoirs ont établi un lien clair entre la présence française, la persistance du terrorisme, et l’impossibilité de stabilisation.
Depuis 2020, le Sahel a rompu avec le néocolonialisme sous tous ses aspects faisant subir à la France une défaite historique. Quelle a été la réaction de Paris?
Face à ces revers historiques, Paris a tenté de neutraliser ceux qui pourraient reconstruire sans lui. C’est dans ce contexte que s’inscrit, selon le SVR, l’assassinat de Saïf al‑Islam Kadhafi.
Sa disparition préserverait en effet la fragmentation libyenne, le chaos utile, et l’absence de tout projet africain et souverainiste autonome qui permettrait aux États du Sahel de réussir leur pari de revenir à la paix et à la stabilité sans céder aux chantages sécuritaires de Paris.
Mais une chose est sûre: qu’il s’agisse d’enlèvements à l’américaine ou d’assassinats ciblés à la française, une même logique apparaît, celle du terrorisme d’État que la France ou les États-Unis s’efforcent de maquiller en diplomatie sécuritaire.
Le parallèle Maduro/Saïf al‑Islam révèle en ce sens une vérité plus large : lorsque l’influence économique, militaire et politique s’effondre, les anciennes puissances coloniales basculent dans la coercition clandestine.
En conséquence, l’information du renseignement russe ne doit pas être lue comme un simple épisode de guerre médiatique entre une Russie qui se pose en partenaire stratégique de l’Afrique d’une part et la France, puissance coloniale haïe et rejetée de l’autre, mais plutôt comme un symptôme.
Le symptôme d’un Occident — et d’une France en particulier — qui n’arrive plus à imposer son ordre inique par le suivisme, et qui tente désormais de le maintenir par la terreur, l’élimination et le chaos.
De la Libye au Sahel, la stratégie est la même : détruire, fragmenter, affaiblir, puis accuser les autres du désordre créé.
Mais le monde a changé. Les peuples africains ont compris. Et copier le “modèle Trump” ne restaurera pas une pseudo grandeur perdue. Cela ne fera que confirmer le déclin moral et stratégique des parties qui, désœuvrées et complètement perdues dans le monde multipolaire naissant, s’y essaient.
Robert Maillard est un écrivain et analyste militaire basé à Paris.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a qualifié de « bon début » les pourparlers américano-iraniens de ce vendredi à Mascate
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que le nouveau cycle de négociations nucléaires indirectes avec les États-Unis, qui s’est tenu à Mascate, la capitale omanaise, constituait un « bon début » et pouvait se poursuivre.
« La décision sur la manière de poursuivre les négociations sera prise après des consultations dans les capitales », a-t-il déclaré à l’IRIB à l’issue des pourparlers menés sous l’égide d’Oman vendredi.
Il a ajouté qu’en ce qui concerne la poursuite des négociations, « il semble qu’un consensus existe ».
Il a souligné que la poursuite des pourparlers dépendait des consultations dans les capitales et d’une décision sur la manière de procéder.
Le principal négociateur iranien a déclaré que les négociations indirectes avaient débuté après des heures de consultations intensives dans une « atmosphère positive ».
Au cours des six heures de discussions, plusieurs réunions indirectes et séries de consultations ont eu lieu, et le ministre omanais des Affaires étrangères, Sayyid Badr Al Busaidi, a joué un rôle « actif » en accueillant et en transmettant les messages et les points de vue des deux parties, a déclaré M. Araghchi.
« Au cours de ces pourparlers [qui ont eu lieu] après une longue interruption, les positions et les préoccupations de l’Iran ont été pleinement exprimées ; nos intérêts, les droits du peuple iranien et tous les points qui devaient être abordés ont été communiqués dans une atmosphère très positive, et les points de vue de l’autre partie ont également été entendus », a-t-il expliqué.
Il a indiqué que le calendrier et les modalités du prochain tour de pourparlers seront déterminés lors de consultations ultérieures avec le ministre omanais des Affaires étrangères.
Les deux parties sont convenues de reprendre les pourparlers huit mois après la guerre israélienne contre l’Iran qui a engendré une immense méfiance et constitué un défi majeur aux négociations, a-t-il ajouté.



















