تقي زاده
L’Iran salue la position ferme et positive de la Russie sur la guerre des 12 jours
Lors d’une rencontre avec le ministre russe de l’Énergie, Sergueï Tsivilev, jeudi à Téhéran, le chef d’état-major des forces armées iraniennes, le général de division, Abdolrahim Moussavi, a qualifié de « très positive et ferme » la position adoptée par la Russie aux Nations unies et à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) concernant la guerre des 12 jours menée par Israël contre la République islamique en juin.
L’Iran a prouvé au monde qu’il n’a jamais été à l’origine d’une guerre, a-t-il indiqué, ajoutant que Téhéran considère la diplomatie et les négociations comme les meilleures solutions aux questions.
« L’ennemi a lancé la guerre contre l’Iran alors même que les négociations étaient en cours, trahissant la voie diplomatique », a précisé le général Moussavi.
Dans la foulée, il a ajouté : « Néanmoins, les forces armées iraniennes ont répondu avec force et fermeté aux États-Unis et au régime sioniste ».
Le 13 juin, Israël a lancé une agression flagrante et non provoquée contre l’Iran, déclenchant une guerre des 12 jours qui a coûté la vie à au moins 1 064 personnes dans le pays, dont des commandants militaires, des scientifiques nucléaires et des civils.
Les États-Unis sont également entrés en guerre en bombardant trois sites nucléaires iraniens, en violation grave du droit international.
En riposte, les forces armées iraniennes ont ciblé des sites stratégiques dans les territoires occupés par Israël, ainsi que la base aérienne d’Al-Udeid au Qatar, la plus grande base militaire américaine en Asie de l’Ouest.
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Le 24 juin, l’Iran, grâce à ses opérations de représailles réussies contre le régime israélien et les États-Unis, a réussi à imposer l’arrêt de l’attaque terroriste.
Ailleurs dans ses propos, le général Moussavi a déclaré que l’Iran et la Russie disposaient de nombreuses ressources pour développer leur coopération dans divers domaines.
Les manifestations nationales contre l'austérité de Macron paralysent la France pour le deuxième jour
La France a été le théâtre de manifestations et de grèves généralisées pour une deuxième journée alors que la colère du public monte face aux coupes budgétaires proposées par le président Emmanuel Macron dans les services publics.
Des manifestants issus d’un large éventail de la société — dont des enseignants, des travailleurs de la santé, des cheminots et des étudiants — sont descendus dans les rues de plusieurs villes du pays jeudi, exprimant leur opposition aux mesures d’austérité qui, selon eux, ciblent injustement les classes ouvrières et moyennes.
Les manifestations ont été organisées sous la bannière du mouvement « Bloquons tout », qui a été comparé aux manifestations des Gilets jaunes qui ont secoué la France en 2018.
De nombreux manifestants affirment se sentir de plus en plus marginalisés par un système politique qui, selon eux, ne représente pas les citoyens ordinaires.
À ce propos, la CGT indique une mobilisation massive de plus d’un million de manifestants dans toute la France contre seulement 500 000 selon le ministère de l'Intérieur. En dehors de Paris, les démonstrations les plus importantes se déroulent à Toulouse (avec 18 000 personnes), Nantes (16 000) et Marseille (15 000).
Al-Houthi : Israël utilise les bombes occidentaux pour commettre un génocide à Gaza
Le leader du mouvement de résistance yéménite Ansarallah, Abdelmalik al-Houthi, a prononcé, jeudi 18 septembre, un discours télévisé sur la poursuite de l’agression contre la bande de Gaza et sur les événements régionaux et internationaux.
Al-Houthi a déclaré : « Les scènes de génocide sont horribles et tristes et obligent toute personne ayant la conscience humaine à prendre position. L’ennemi utilise tous les moyens mortels, y compris les bombes américaines, britanniques et allemandes, et exploite le pétrole et le carburant des États arabes. »
Il a, toutefois, averti que les menaces de l’ennemi israélien ciblent l’ensemble de la nation islamique et ne se limitent pas à la Palestine.
Al-Houthi a évoqué le récent sommet d’urgence tenu à Doha, qui a réuni les dirigeants de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) en réponse à l’escalade de l’agression israélienne dans la région.
Il a déclaré que l’organisation de ce sommet représentait un effort considérable, mais son résultat s’est, comme par le passé, « limité à des déclarations sans aucune action concrète ». Cette inaction, selon Al-Houthi, a encouragé Israël à lancer des attaques, même contre des pays médiateurs comme le Qatar.
Les objectifs des États-Unis et d’Israël sont communs
Le chef yéménite a également ajouté que l’ennemi israélien continue de violer le caractère sacré de la mosquée Al-Aqsa.
Évoquant la cérémonie talmudique conjointe organisée par Marc Rubio, secrétaire d’État américain et le Premier ministre israélien Netanyahu dans le complexe d’Al-Buraq, Al-Houthi a impliqué que cet acte reflète l’attention manifeste des États-Unis et du régime sioniste l’un pour l’autre et pour leurs objectifs communs.
Israël frappe plusieurs localités du Liban-Sud en violation du cessez-le-feu
Les avions de combat israéliens ont mené une série de frappes aériennes sur plusieurs localités dans le sud du Liban, marquant une nouvelle violation du cessez-le-feu fragile conclu en novembre 2024.
Dans un communiqué, l’armée israélienne a prétendu que ces frappes visaient des cibles militaires du mouvement de résistance Hezbollah.
Ces attaques sont survenues peu après que l’armée israélienne a ordonné aux habitants des villes de Meiss al-Jabal, Kfar Tibnit et Debbin, dans la province de Nabatieh, d’évacuer leurs habitations.
L’Agence nationale de presse officielle libanaise (NNA) a indiqué qu’une frappe aérienne avait touché Meiss al-Jabal, sans donner de précisions sur les éventuelles victimes ni sur l’étendue des dégâts.
Dans la foulée de l’agression, le Liban a condamné la poursuite des violations israéliennes, qui dépassent désormais 4 500 depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.
Selon les informations communiquées par l’armée libanaise, les attaques israéliennes visaient des villages du sud et d’autres zones peuplées, faisant des victimes civiles.
18 septembre à Marseille : une centaine de personnes bloquent l'usine Eurolinks
À Marseille, la contestation de la guerre israélienne à Gaza s’est exprimée à travers la mobilisation du 18 septembre, avec un blocage continu de la société d’armement Eurolinks, complice du génocide à Gaza.
Ce jeudi 18 septembre, une centaine de personnes se sont réunies dès 6 heures du matin (heures locales) pour bloquer l’usine Eurolinks, à Marseille. En 2024, une enquête avait révélé que cette entreprise française fournissait à l’armée israélienne des liens M27, utilisés pour assembler les munitions de 5,56 mm employées par le régime sioniste pour massacrer les Gazaouis. À l’époque, une manifestation avait rassemblé des centaines de personnes devant le site.
Malgré cette mobilisation, Eurolinks continue sa collaboration génocidaire avec Israël. D’autres actions se sont opposées à l’entreprise : en juin dernier, les dockers de Fos-sur-mer avaient ainsi refusé de charger une cargaison d’Eurolinks. Lors de la journée du 10 septembre, l’usine de Marseille a été bloquée par des manifestants, et à nouveau ce jeudi 18, avec une banderole « Fermons l’usine génocidaire ».
Le Venezuela annonce des manœuvres militaires « Caraïbes souveraines 200 »
Le Venezuela a annoncé le début de trois jours d’exercices militaires sur son île caribéenne de La Orchila, alors que les tensions régionales s’intensifient en réponse à l’intensification de l’activité militaire américaine à proximité.
Le général Vladimir Padrino López, ministre vénézuélien de la Défense, a informé mercredi 17 septembre, le développement d’un exercice militaire de trois jours, comprenant des manœuvres terrestres, aériennes et maritimes, qui mobilisera 2 500 soldats de la Force opérationnelle interarmées des Forces armées nationales bolivariennes sur l’île de La Orchila, dans les Caraïbes vénézuéliennes, selon le journal espagnol El País.
Cet exercice, baptisé Caraïbes Souveraines 200, « vise à renforcer les capacités défensives et à protéger la souveraineté nationale », selon le ministre. Cette annonce intervient dans un contexte de profondes tensions bilatérales, marquées par des menaces explicites du gouvernement américain envers Nicolas Maduro, ainsi que par des allégations de « trafic de drogue» et «d’illégitimité du mandat du président vénézuélien».
Padrino a déclaré que l’opération est une réponse au « déploiement menaçant et vulgaire de navires américains dans les Caraïbes », que le Venezuela considère comme « une menace pour le pays et la région ». Le déploiement de 12 navires de guerre, 22 avions, 20 petites embarcations de la milice navale et diverses pièces d’artillerie a été signalé.
Le ministre vénézuélien a déclaré que les manœuvres militaires « Caribe Soberano 200 », conçues pour évaluer la capacité militaire du pays en situation de conflit, constituent un exercice assez complet. Il impliquerait des forces spéciales, des services de renseignement et des forces aérospatiaux, l’utilisation de drones armés, de surveillance et d’artillerie, ainsi que la mise en œuvre des stratégies de guerre électronique, des positions antiaériennes et des systèmes ZU et, etc.
Grève du 18 septembre : les organisations syndicales promettent une « journée noire »
Huit jours après Bloquons tout, c’est au tour des syndicats d’appeler à se mobiliser. La participation s’annonce massive, comparable à celle contre la réforme des retraites en 2023. L'ampleur du dispositif est du « jamais-vu depuis les manifestations des Gilets jaunes de 2019.
Entre 600.000 et 900.000 manifestants sont attendus dans toute la France, selon les prévisions mercredi de la place Beauvau. Les organisations syndicales, qui s'opposent aux futures orientations budgétaires annoncées cet été, ont promis une « journée noire ».
Jeudi en fin de matinée, le ministre démissionnaire de l’intérieur a fait un premier point presse. Plus de 80 000 policiers et gendarmes ont été déployés, « 26 Centaure [blindés de la gendarmerie] et 10 engins lanceurs d'eau » seront mobilisés, a précisé Bruno Retauilleau. L'ampleur du dispositif est du « jamais-vu depuis les manifestations des Gilets jaunes de 2019 », confirme le ministère de l'Intérieur à Franceinfo.
Les menaces contre l'Iran persistent, et la confiance envers l'AIEA doit être rétablie, selon le directeur de l'agence nucléaire iranienne
Le directeur de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Mohammad Eslami, a déclaré que les menaces des ennemis contre la République islamique d'Iran persistent depuis les attaques israélo-américaines non provoquées visant les installations nucléaires pacifiques du pays.
« La situation sécuritaire actuelle, en raison du risque d'une nouvelle agression potentielle du régime israélien, demeure « similaire à celle d'une guerre », a-t-il indiqué lors d’une interview publiée par l'agence de presse japonaise Kyodo.
En juin, le régime sioniste a lancé une guerre d'agression illégale contre l'Iran, menant des attaques meurtrières et destructrices contre la République islamique d'Iran. Ces frappes ont ciblé des installations nucléaires pacifiques, des infrastructures de défense, des responsables militaires, des scientifiques nucléaires et d'autre civils. Environ 935 personnes, dont de jeunes enfants, ont perdu la vie lors de ces attaques, qui ont duré 12 jours.
Les femmes à Gaza sont contraintes d'accoucher dans la rue faute d'accès aux soins, alerte l'ONU
L'ONU a affirmé mercredi qu’un grand nombre de femmes enceintes sont contraintes d'accoucher dans la rue, faute d'hôpitaux, de médecins et d'eau potable, alors que l’offensive israélienne se poursuit depuis octobre 2023.
« L’offensive israélienne à Gaza oblige des femmes à donner naissance dans la rue, sans hôpitaux, sans médecins ni eau propre », a regretté le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, lors d'un point de presse, citant le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).
Selon les estimations de l'UNFPA, 23 000 femmes sont privées de soins et environ 15 bébés naissent chaque semaine sans aucune assistance médicale.
La coopération « réussie » entre l'Iran et la Russie annonce la fin de l'ère de l'unilatéralisme, affirme Pezeshkian
Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré qu'un modèle de coopération « réussi » entre des pays indépendants, dont l'Iran et la Russie, prouverait que l'ère de l'unilatéralisme est révolue dans le monde.
« Nous serons capables de mener nos pays vers le développement et le progrès sans avoir besoin ou dépendre des puissances unilatérales », a fait remarquer Pezeshkian lors d'une rencontre, mercredi 17 septembre, avec le ministre russe de l’Énergie, Sergueï Tsivilev, et la délégation qui l’accompagnait à Téhéran.



















