La Biographie d’Imam Hussein (p) Le maitre des martyres

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La Biographie d’Imam Hussein (p)  Le maitre des martyres



La Biographie d’Imam Hussein (p)

Le maitre des martyres

L'imam Hussein (AS) est le deuxième fils sorti de la sainte union entre Ali ibn Abi Talib et Fatouma Zahra fille bien aimé du saint Prophète Mohammad (paix et bénédiction sur eux). L'imam Hussein est né le 3 Chabane de la 4ème année de l'hégire à Médine. . Le saint Prophète (psl) dit à Ali (p): "Oh Ali! Tu es pour moi ce que Hàroune était pour Moïse sauf qu`il n`y a pas de prophète après moi. Le Prophète Hàroune avait 2 enfants appelés Shabbar et Shabbir. La traduction de Shabbar en arabe est Hassan et celle de Shabbir est Hussein."

Il fut assassiné le Vendredi 10e muharram(Achoura) en l'an 61 A.H., à Karbala en Iraq, au cours de la bataille de 'Âchourâ', après avoir subi la soif et l'oppression pendant plusieurs jours. Il fut inhumé à Karbala où son Tombeau se dresse encore de nos jours. son titre est : Sayyidu' Shuhada comme le Sibt (Al-Asghar).

L'imam Hussein avait vécu six ans à côté de son grand père, le saint Prophète Mohammad (psl). Après la mort de ce dernier, l'imam Hussein resta avec son père, le commandeur des croyants Ali ibn Abi Talib (p).

Après le martyre de son père, il prêta serment de fidélité à son frère l'Imam Hassan et lui accorda son plein soutien dans sa résistance contre la rébellion de Muawiya qui voulait instaurer la dictature de la dynastie de Bèni Omeyyeh...
Lorsque l'Imam Hassan (p) fut obligé de conclure la paix et de lui céder le pouvoir temporairement, l'Imam Hussein (p) demeura, comme il l'était toujours ; fidèle à l'Imam Hassan et lui obéissant dans toutes ses décisions jusqu'à son martyre.

Après le martyre de son frère aîné l'imam Hassan ibn Ali, l'imam Hussein devient imam de la communauté islamique, une communauté qui fut fondée et dirigée pour la première fois par son grand père.il a eu une place distingue et respectueuse auprès d`Oummah islamique. Comme son père et son frère, l'imam Hussein vécut aussi dans les conditions les plus pénibles.

A cette époque les lois divines n'étaient plus respectées. Moawiya avait acquis une puissance et une autorité dans l'empire islamique. Moawiya avait tout fait pour écarter à jamais la progéniture de l'envoyer de Dieu du califat, et transmettre le califat à son fils Yazid et à ses descendants.

Histoire nous rapport, Muawiya avait organisé une campagne de propagande pour dénigrer l'Imam Ali et sa famille (paix sur eux), Les musulmans qui résistèrent au pouvoir injuste de Muawiya et qui refusèrent de prononcer les propos injurieux contre le commandeur des croyants Ali (psl), avaient été réprimé ou exécutés par Muawiya !... Avant sa mort, Moawiya réussit à transmettre le califat à son pervers fils Yazid, et le conseilla de ne pas s'occuper de l'imam Hussein, si ce dernier refuse de lui prêter le serment d'allégeance.

Les chiites et les sunnites affirment que Yazid n'avait aucune qualité morale ou spirituelle pour diriger la communauté islamique, car il fut buveur d'alcool, fornicateur, assassin…

Lorsque Yazid accéda illégalement au califat, il négligea les conseils de son père, il ordonna au gouverneur de Médine d'obtenir le serment d'allégeance de l'imam Hussein. Au cas d'un refus, il n'a qu'à lui couper la tête et l'envoyer à Damas. Mais Hussein refusa catégoriquement en condamnant ouvertement Yazid, le privant ainsi de toute couverture légale. L’imam Hussein partit avec sa famille vers la maison de Dieu à la Mecque, où il resta au moins quatre mois. Se rendant au tombeau du Prophète (psl) avant de quitter Médine par refus de prêter serment d'allégeance au Califat illégal de Yazid, I'Imam al-Hussayn dit:


«Ô mon Dieu! Ici se trouve le tombeau de Ton Prophète, et je suis le fils de la fille de Ton Prophète. TU sais ce qu'il m'arrive. Ô mon Dieu! J'aime le bien et je renie le mal. Je Te demande, Ô Toi qui es plein de majesté et de munificence, par ce tombeau et celui qui y gît, de ne me faire que ce qui Te satisfait et satisfait Ton Prophète».

Avant le départ il a confié son testament à son frère Mohammad Hanafy :

Au nom de Dieu Le Clément le Miséricordieux,

Ceci est le testament que Houssein ibn 'Ali ibn Abi Talib (as) a écrit pour son frère Mohammad connu sous le nom de ibn Hanafyàh.

Que moi Houssein (as) atteste qu'il n'y a pas d'autres dieux, sauf Allah, l'Unique et sans associés et que Mohammad (saw) est le serviteur et prophète d'Allah (swt).

Et que je ne suis pas parti pour proclamer ma grandeur ou pour créer la zizanie, mais pour conscientiser l’oummàh (communauté) de mon grand-père (Le Prophète). Mon but est de l'appeler vers les bonnes actions et de les arrêter des mauvaises actions; et de marcher sur le chemin de mon grand-père et mon père 'Ali ibn Abi Talib (as). Celui qui considère mon action comme juste et qui l'approuve, alors sachez qu'Allah (swt) est le meilleur soutien des justes. Et contre celui qui me combat, je serai patient jusqu'à ce qu'Allah (swt) fasse justice pure et véritable entre lui et moi ; car Il est Le Meilleur des juges.

O ; mon frère, je t'adresse ce testament. C'est Allah (swt) qui m'octroie tous les bienfaits et j'ai confiance en lui et c'est à Lui que je m'en remets.



Al-Hussayn arriva au "Lieu de la descente de la Révélation", la Mecque, Ville de la Paix, pendant la nuit du troisième vendredi du mois de Cha'bân. Il y entra en récitant ce verset coranique:

«Il dit, tout en se dirigeant vers Madian: "Il se peut que mon Seigneur me guide sur la Voie Droite». (Coran, XXVIII, 22)

La nouvelle de la présence d’Imam à la Mecque s'était propagée dans toute la communauté islamique, il y restait durant 4 mois. Imam a écrit des lettres, envoyé   aux habitants de Kuffa et Basrah. Beaucoup des gens qui étaient contre le califat de Yazid avaient écrit des lettres à l'imam pour lui exprimer leur affection et soutien.


Il adressa la lettre suivante aux chefs de Basrah et à ses leaders de l'opposition:

"Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux... Dieu a élu Mohammad parmi Ses créatures pour lui accorder l'honneur de la mission prophétique. Il l'a choisi pour communiquer Son message. Puis Il l'a appelé vers Lui. Le Prophète a conseillé les serviteurs de Dieu et a communiqué ce pourquoi il fut choisi comme Prophète... Nous étions sa famille, ses amis, ses héritiers présomptifs, ses légataires et les premiers ayants droit à le représenter auprès des gens. D'aucuns parmi notre peuple nous ont usurpé notre droit. Et cependant, nous n'avons rien dit, car nous détestions la division et nous avons voulu favoriser la sécurité, tout en sachant que nous avions plus de droit au califat que ceux qui l'ont confisqué.

"Je vous envoie cette lettre avec mon messager et je vous appelle au Livre de Dieu et à la Sunna de son Prophète (P), car, en effet, celle-ci a été assassinée, et l'hérésie ressuscitée. Je vous invite à écouter ma parole, obéir à mes ordres; je vous conduirais vers la bonne voie. Que la Paix, la Miséricorde et les Bénédictions de Dieu soient sur vous".

Plusieurs personnes étaient prêtes pour se soulever contre le gouvernement de Yazid. C'est pourquoi les habitants de la ville de Koufa en Iraq, avaient invité l'imam chez eux pour qu'il soit leur chef dans le but de provoquer un soulèvement et de réprimer l'injustice et l'iniquité. ! L'Imam décida alors de leur envoyer son plus proche compagnon, son cousin : Mouslem Ibn Aqil .celui-ci a envoyé un rapport affirmant le soutien des gens de Koufa .La situation était devenue dangereuse pour Yazid. Il envoya à la Koufa le fils de son ancien gouverneur :Obeydoullah Ibn Ziyad qui était encore plus vilain et plus malin que son père, et il le chargea d'exterminer les sympathisants de l'Imam Hussein et de mater la révolte de la Koufa. Pour exécuter les ordres de Yazid, Obeydoullah Ibn Ziyad n'eut pas besoin de plus de quelques agents et d'une grosse somme d'argent... Aussitôt infiltré dans la ville, il envoya ses espions parmi les habitants pour propager la fausse nouvelle selon laquelle une grande armée de Yazid était sur le point d'envahir la Koufa...

Malheureusement Mouslim Ibn Aqil sera trahi et exécuté d'une façon horrible.

 


Avant de quitter la Maison de Dieu, l'imam Hussein avait accompli le pèlerinage, le hajj, mais il dû écourter les rites de ce dernier en Oumra, car il avait compris que les espions de Yazid étaient venus à la Maison de Dieu en pèlerins afin de le tuer pendant les rites de ce devoir sacré. L'imam s'était levé au milieu des pèlerins venus de tous les coins de la région et avait fait un bref discours, il expliqua les raisons de son révolution. L'Imam al-Husayn, lors de l'annonce de son soulèvement contre Yazid Ibn Muawiya a dit:


«Je ne me suis pas soulevé de gaieté de cœur, ni pour une quelconque insatisfaction personnelle, ni par subversion ni injustement. Je me suis soulevé pour réformer la Oumma de mon grand-père, le Messager de Dieu, pour commander le bien et interdire le mal, et pour suivre les traces de mon grand-père et de mon père...»


L'imam Hussein savait que son assassinat était inévitable, il était déterminé lui aussi à ne pas prêter le serment d'allégeance à Yazid l'imposteur, il quitta donc la Maison de Dieu avec toute sa famille, pour aller vers Koufa (en Iraq), où les gens l'attendaient.

L'Imam Hussein (psl) était en route vers la Koufa quand les nouvelles de martyre de Mouslem et de ses compagnons lui parurent, il dit alors à tous ceux qui l'entouraient : "Quiconque vient avec nous va au martyre et quiconque nous abandonne n'aura point de conquête !..."
Imam Al-Hussayn, arrivé sur le lieu prédit de son martyre, KARBAlA, dit à ses compagnons:

"ô mon Dieu! je me protège auprès de Toi du KARB (affliction) et du BAL?' (malheur).Et d'ajouter:
"C'est un lieu d'affliction et de malheur. Descendez de vos montures. C'est ici le terme de notre voyage, le lieu de l'effusion de notre sang et la place de nos tombeaux. C'est ce que m'a dit mon grand-père, le Messager de Dieu".
Quand l'imam, sa famille et ses partisans arrivèrent à Karbala (nom d'un désert près de la ville de Koufa), près de l'un des affluents du fleuve Euphrate ils furent encerclés par l` armée de Yazid composée des milliers d` hommes, comme disent plusieurs historiens. Pendant ce siège (qui dura jusqu`au jour d`Achoura), l'imam Hussein consolida ses hommes pour un combat inégal et inévitable. Il avait dit:

" O gens! L'envoyé de Dieu a dit: Celui qui voit un sultan injuste qui autorise ce que Dieu a interdit, qui transgresse le pacte qu'il a conclu devant Dieu, qui dévie la Tradition de l'envoyé de Dieu, qui opprime les Musulmans et commet des péchés contre eux, sans s'opposer à lui (le sultan) même par une parole ou une action, Dieu va lui réservé le même traitement qu'IL réserve à ce sultan ".

A partir de 7em jour l`accès à l'eau du fleuve a été interdit pour en priver les femmes et les enfants sous une chaleur torride...
Au neuvième jour du mois de Moharram (Tassua), l'armée d`ennemie lança un dernier ultimatum à l'imam Hussein, afin de choisir entre : prêter le serment d'allégeance et la mort. L'imam leur répondit que :

" Je ne vois en la mort que le bonheur, et en la vie avec les oppresseurs que l'angoisse ".

Et leur demanda un délai pour prier son Seigneur. La nuit, il appela ses compagnons et, en une brève allocution déclara qu'il n'y avait rien à espérer sinon la mort et le martyre; il ajouta que, puisque l'ennemi n'était intéressé qu'à sa propre personne, il les libérait de toute obligation afin que, s'ils désiraient fuir dans l'obscurité de la nuit ils puissent sauver leur vie.

Ensuite, il ordonna d'éteindre les lumières et la plupart de ses compagnons, qui l'avaient rejoint par intérêt personnel, se dispersèrent. Seuls restèrent une poignée de ceux qui aimaient la vérité - parmi ses proches collaborateurs - et quelques-uns des Banou Hâchim. (On rapport que 30 hommes de Koufa ont rejoignent Imam avant Achoura).

L'imam Hussein passa la nuit du neuf au dixième jour par des prières, des invocations, des causeries avec sa famille et ses compagnons. Tout le monde était déterminé d'aller jusqu'au bout, personne ne voulait fuir et abandonner le petit fils de l'envoyé de Dieu seul.

 

Le lendemain fut un vendredi, le jour d`Achoura, le dixième jour du mois Muharram.

Dès le lever du soleil, l'armée ennemie commençait déjà à dresser leurs lances, flèches et sabres contre le camp de l'imam. L'imam Hussein entreprit l'organisation de sa petite troupe, et confia l'étendard à son frère Abbas ibn Ali.

Avant le combat, l'imam Hussein essaya une fois de plus, de ramener les combattants ennemis à la raison, afin de ne pas participer à cette guerre qui leur ouvrait les portes de l'enfer. L'imam avait levé le saint coran et leur dit :

" O gens! Nous avons en commun le Livre de Dieu et la Tradition de mon grand-père, l'envoyé de Dieu. Il continua : Ne voyez-vous pas l'épée de l'envoyé de Dieu, son habit de guerre et son turban sur moi?

Ils répondirent : " Si ". Il leur demanda alors :

Pourquoi vous vous battez donc contre moi? Ils répondirent : Par obéissance à l'Emir Obeidullah Ibn Ziyâd "le gouverneur de calife Yazid. Tous ces appels étaient vains, seul le grand combattant au nom de Hour Ibn Yazid al Riyâhi (avec son fils et son serviteur) accepta de rejoindre le camp de l'imam pour mourir en martyre avec lui.

Il y eu un combat terrible. Au moment de l'assaut final, l'armée ennemie parvint à massacrer la famille et les compagnons de l'imam Hussein l'un après l'autre.

Même son dernier fils, un nourrisson de 6 mois, Ali Asghar n'a pas été épargné non plus par les ennemis. Ils l'ont assassiné sauvagement par une flèche à trois pointes.

L'imam Hussein lança un dernier appel pour la protection des veuves et des orphelins de la famille de l'envoyé de Dieu en ces termes :

" N'y a-t-il donc personne pour défendre la famille de l'envoyé de Dieu ?

N'y a-t-il pas un monothéiste qui craint Dieu pour ce qui nous arrive ?

N'y a-t-il personne qui nous vienne en aide par amour de Dieu ? "

L'imam resta seul sur le champ de bataille, après une forte résistance il finit par être atteint d'une flèche au menton. Après cela Chimr ibn al Jawchan avança et lui coupa la tête. Les combattants de l'armée de Yazid pillèrent et brûlèrent les tentes qui abrités les femmes, les enfants et Ali Zainol-Abidine le fils de Imam Hussein, le seul homme survivant. Ensuite les ennemis de l'islam coupèrent les têtes des combattants de l'imam, les mirent à nus et les laissèrent sur le sol sans les enterrer.

Ils emmenèrent les membres restant de la famille de l'imam ainsi que les têtes des martyrs, à Koufa pour les exhiber dans les rues, puis à Cham(Damas) auprès de Yazid.

Que Dieu maudisse tous ceux qui ont assassiné l'imam Hussein, qui ont comploté contre lui ou qui ont réjoui de son assassinat.

C'est ainsi que l'Imam Hussein (psl) décida de se sacrifier pour réveiller la communauté musulmane que les Omeyyades dorlotaient depuis vingt ans. Oui, il fallait qu’Hussein, fils de Fatima Zahra et petit-fils de Mohammed sceau des prophètes (psl) fût tué par les hypocrites se réclamant de l'Islam pour que le vrai visage des Omeyyades fût démasqué... et ce n'était pas là toute la leçon !

Et aujourd’hui plus que jamais, l`humanité a besoin de connaitre et de se rappeler le vraie sens de Djihad, la lutte sacrée sur le sentier d`Allah (swt), ce que le Petit-fils du Prophète (psl) a bien démontré avec le bataille d`Achoura pour sauvegarder l`Islam.

Voilà qu`on comprend mieux le sens du Hadith du Messager d`Allah, Mohammad que la paix soit sur lui et sa famille:

 

« Hussein est de moi et je suis d’Hussein »

 

 

 

 

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