تقي زاده

تقي زاده

Un soldat israélien a été grièvement blessé dans un incendie qui s'est déclaré mercredi dans un navire de la marine israélienne.

Selon le journal Maariv, l'incendie s'était déclaré à bord d'un navire ancré dans la base de commando navale israélienne d'Atlit.

Un communiqué publié par l'armée israélienne a déclaré qu'« un soldat israélien a été grièvement blessé ce matin, à la suite d'un incendie qui s'est déclaré dans un bateau sur lequel il effectuait des réparations techniques de routine sur une base navale du nord du pays. »

Le communiqué ajoute que l'incendie s'est déclaré alors que « le bateau était en mer », et que le soldat a été emmené pour un traitement médical à l'hôpital.

Le communiqué a souligné que l'armée israélienne « enquêtait sur l'incendie », dont les causes « ne sont pas encore claires.

Une explosion de puissante intensité a eu lieu dans un complexe pétrochimique à Haïfa.

À peine quelques heures après l’annonce d’un incendie touchant un navire de l’armée israélienne au sud de Haïfa, les sources d’information en hébreu ont fait part d’une explosion ayant secoué un complexe pétrochimique dans la même ville. 

Ce mercredi 18 août au soir, les médias israéliens ont rapporté qu’une puissante explosion avait été entendue dans un complexe pétrochimique de Haïfa. 

Les incendies de forêts en Israël, qui ravage pour la troisième journée consécutive les colonies illégales de Qods occupés après avoir visé en Galilée l'une des principales bases militaires israéliennes à Kiryat Shmona, est-ce un effet de hasard? S'agit il comme annoncée officiellement de la sécheresse excessive qui les aurait causé? Pourtant le climat au Levant est au dessous de la normale pour la saison et il y a même des précipitations atmosphérique. Au fait la semaine qui s'achève en Israël a été trop riches en "incidents inhabituels" pour le feu soit mis sur le compte de la nature : celle-ci a été marquée tour à tour par un premier clash Israël/Palestine à Jénin avec en toile de fond plusieurs heures d'échange de tirs, quatre martyrs du côté palestiniens certes mais la confirmation de l'appréhension de toujours d’Israël à savoir celle de voir en Cisjordanie des cellules bien organisées pour mener des opération commandée. Cette semaine a vu également la première liquidation ciblée d'un officier sioniste en Palestinien historique (Akka),  puis une tentative d'assassinant contre un chef de colonie, et tout ceci à l'ombre de ces 20 roquettes tirées le 6 août et revendiqués par le Hezbollah qui font craindre désormais aux analystes militaires israéliens une " normalisation," de tirs sur le front front, la "fin de 15 ans de calme mythique" ou ce qui revient au même une guerre d'usure de tout instante qui comme sur la frontière avec Gaza et la Cisjordanie finirait par totalement mettre au pas l'armée israélienne.

  A cette aune le feu du nord et du centre israélien est loin d'être "anodin". Cette nuit de 17 août et pour la seconde fois consécutive le secrétaire général du Hezbollah est revenu sur la crise de l'énergie au Liban avec en toile de fond la dénonciation d'une "vaste guerre économique" qui vise à "humilier le Liban et la Résistance", guerre dont le QG se trouve tout comme en Irak dans l'ambassade US et qui vise " les infrastructures électriques" dans les deux pays, et ce, dans le stricte objectif de tendre davantage la situation, de provoquer la violence  civile.

 

Sur fond de terrifiants aveux de Trump qui reconnait la prise d'otage de quelques 40 000 soldats US/OTAN à l'aéroport de Kaboul pour cause pas souvent dit des menaces très sérieuses des talibans contre le corridor aérien reliant le golfe Persique à Kaboul, le CGRI réagit à l'actualité afghane. Le général de brigade Mohammad Reza Naqdi, le coordinateur adjoint du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), a déclaré que le reste des bases américaines érigées dans la région connaîtront bientôt le sort des bases US qui sont en Afghanistan à savoir "elles seront vidées des Yankee et Cie".

« Ces événements ainsi que la défaite et la fuite des États-Unis ne sont pas inédits, car auparavant des empires britannique et soviétique ont été vaincus en Afghanistan », s’est-il félicité. Et de poursuivre : « Cet événement important est une grande leçon pour toutes les nations du monde sur la façon dont le peuple de l'un des pays les plus pauvres de la planète a affronté le pays le plus puissant du monde. Les événements en Afghanistan ont montré que la victoire et la défaite dans une guerre sont liées à la foi et à la force de la volontés non pas  aux équipements militaires.

48 heures après que les Taliban eurent pris le contrôle de la capitale afghane sous les yeux ahuris d’un Israël dont la presse ne fait plus dans la dentelle pour dénoncer « la débandade de l’hyperpuissance américaine », « un débâcle militaire et stratégique d’une Amérique qui en 20 ans d’efforts n’a réussi d’un iota ni de réformer le peuple afghan, ni de construire une armée propre à protéger ses intérêts », quitte, ajoute cette même presse « à donner des idées aux Iraniens et ses alliés pour en faire autant en Irak, en Syrie, au Yémen » puisqu’«ils voient à quel point est facile pour les Américains de laisser tomber amis et alliés » presque « de les jeter en pâture aux ennemis », Israël a pris pour cible « Hader », village druze non loin du Golan occupé où il a visé un poste de contrôle de l’armée syrienne. Effectivement, pour une entité, traumatisée à vie par l’opération « Epée de Qods », opération marquée, rappelons-le, par des tonnes de JDAM et de GBU larguées en seulement 11 jours sur Gaza, mais stérile en termes militaires puisqu’incapable d’arrêter ne serait-ce que pour une heure, les vagues croissantes de missiles palestiniens tirés le sud et le centre d’Israël, la prise de Kaboul est autrement significative et elle signifie ceci : après l’échec en mai de F-35 Adir à Gaza, voici le débâcle en août de « B-52 » et de « F-18 super Hornet US » à Kaboul…

Les préparatifs de Bagdad pour accueillir un sommet régional des pays voisins de l’Irak, avec un certain nombre de pays occidentaux concernés, ont connu un revers précoce, à la lumière du déclenchement d’un différend interne irakien sur l’invitation de la Syrie à y participer, après que des pressions occidentales ont été exercées sur Bagdad de s’abstenir de lancer cette invitation, craignant un retour victorieux de Damas dans les arènes régionales et mondiales.

Le journal libanais Al-Akhbar écrit : « L’idée du sommet, qui est censé réunir les acteurs régionaux et mondiaux les plus importants, semble trop belle pour être réaliste. »

Le Premier ministre irakien, Mustafa Al-Kazemi, réparera-t-il, au cours des deux derniers mois de son gouvernement, ce qui a été gâché par les époques de guerre et de durs conflits au Moyen-Orient, qui ont laissé des inimitiés amères ?

Vu sous cet angle, le sommet qu’al-Kazemi a appelé à tenir à Bagdad le 28 août pour un certain nombre de pays voisins de l'Irak et les pays concernés dans le monde ne correspond pas beaucoup aux espoirs placés en cette initiative, d’autant plus que ce plan a connu un recul précoce en ce qui concerne l’échec de l’invitation faite à la Syrie à y participer en raison des conflits internes irakiens sur cette question, qui ont été rendus publics ces derniers jours. Il existe de nombreuses affinités entre Bagdad et Damas au sujet des dossiers sensibles, mais le Premier ministre irakien a été sous les pressions occidentales pour ne pas inviter les Syriens à cette réunion.

Les drones israéliens de la société Percepto utilisés pour surveiller des sites énergétiques aux Émirats arabes unis, notamment des champs de pétrole, des fermes solaires et d'autres infrastructures? Visiblement. Et Abou Dhabi dit les utiliser à des fins de sécurité mais aussi pour identifier les dysfonctionnements en temps réel. Or, équipés de caméras de vision nocturne et diurne, ces drones fonctionnent de manière autonome, utilisant l'IA pour analyser ce que les caméras captent et identifier les dysfonctionnements ou les "problèmes de sécurité".

Les appareils retournent également à leurs quais indépendamment pour se recharger. Pas mal pour un Israël coupable d'attentats et d'attaques terroristes sur le sol iranien qui sous prétexte de normalisation aura ainsi la latitude d'espionner amplement le sol iranien ! Mais est-ce une bonne idée pour Abou Dhabi que de jouer à ce jeu avec l'Iran? 

« Il y a environ un an, des relations ont été établies avec les Emirats arabes unis, et ces relations ont été mises en œuvre dès la signature des accords d’Abraham. Des dizaines de millions de dollars emiratis sont partis à destination d'Israël pour être investis dans des projets vitaux pour sa survie, des milliers de colons sionistes ayant débarqué aux Emirats avant d'être naturalisés sans que les Emirats soient payés de retour: la clause F-35 n'est plus, le pipeline tant attendu devant relier les Emirats à Eilat non plus, les sionistes, toujours traumatisés par la fermeture au second jour de la bataille Epėe de Qods du site offshore Tamer, ne voulant pas d'un pipeline qui soit la cible favorite des missiles de Gaza et des drones d'Ansarallah. Et encore c'est Israël qui s'en lamente.  

L’ancien président des États-Unis, Donald Trump, a fermement condamné le président Joe Biden et la catastrophe qui se déroule à Kaboul en Afghanistan depuis le week-end, dans une interview accordée mardi à Sean Hannity de Fox News.

Trump a déclaré que Biden avait humilié les États-Unis plus que tout autre président de l’histoire, éclipsant explicitement la crise des otages en Iran du démocrate Jimmy Carter en 1979.

Trump a déclaré : « C'est une période terrible pour notre pays. Je ne pense pas que pendant toutes ces années notre pays ait jamais été aussi humilié. Je ne sais pas comment vous l'appelez –une défaite militaire ou une défaite psychologique–, il n'y a jamais eu quelque chose comme ce qui s’est passé ici : vous pouvez penser à Jimmy Carter avec les otages. »

Trump s'est demandé si Biden provoquerait, dans une certaine mesure, une crise d’otages exponentiellement pire, car les talibans ont actuellement l'aéroport international Hamid Karzai de Kaboul entouré de points de contrôle – au cours desquels des coups et d’autres violences ont été signalés.

Les services de sécurité russes ont arrêté, mercredi 18 août en Crimée, deux dirigeants et trois membres de l'Organisation terroriste Hizb ut-Tahrir al-Islami. 

Les membres de la cellule terroriste ont été arrêtés alors qu'« ils menaient des activités anticonstitutionnelles fondées sur la doctrine de la création du soi-disant califat mondial, la destruction des institutions de la société laïque et visaient à renverser violemment le gouvernement actuel », a déclaré le Service fédéral de sécurité russe (FSB) dans un communiqué.

Ya Abdallaaahhh  !!! Il ne t'on pas épargner sayidiii...quel dureté de cœur.. un bébé innocent de 6 mois... Qu'Allah aide ton coeur Ya Aba 3abdellah !!!
Les riwayas racontent que Abdallah le nourisson a briser le coeur de tout les Ahlulbeyt..la brûlure de Abdallah ne se refroidira jamais jusqu'au jour du jugement !!! Qu'Allah Maudisse Harmala et tous les ennemis des Ahlulbeyt !!!!!!!

La mère scrutait le visage de son enfant. Sa peau avait pris la couleur de la cendre. Sa maigreur était telle que tous les os faisaient saillie. Les yeux fiévreux, angoissés, enfoncés dans les orbites, semblaient chercher quelque chose. Il entrouvrit ses lèvres sèches et dures sur lesquelles il passa une langue qui ressemblait à un os desséché.

La mère regardait, impuissante. Elle attendait que la mort vienne délivrer son enfant de cette interminable agonie.

-Mais quelle mère peut regarder son enfant mourir ainsi de faim et de soif ? Ne pouvait-elle rien faire pour lui donner un peu de l'eau qui coulait à flots, quelques centaines de mètres plus loin ? Depuis trois jours tout le camp se mourait de soif. Pendant un jour la mère avait pu allaiter son enfant puis le lait s'était tari... Une pensée fugitive traversa son esprit : prendre l'enfant dans ses bras et courir, courir jusqu'au fleuve et y plonger le petit moribond ! Mais ce n'était qu'une idée folle, qu'elle rejeta aussitôt. Que penserait son époux, l'Imam Hussein, d'une telle initiative ? N'avait-il pas eu son lot de tourments depuis le matin, perdant l'un après l'autre ses amis, ses parents, et rapportant lui-même, dans ses bras, jusqu'au campement, leur dépouille vidée de sang ?

Chaque instant qui passait aggravait l'état de l'enfant. Chaque instant qui fuyait avivait l'angoisse de la mère. Elle ne savait que faire. Elle se leva. Elle serra l'enfant dans ses bras, tournant en rond dans la tente surchauffée. Un bruit léger derrière elle la fit tressaillir. C'était l'Imam Hussein qui entrait. Ne pouvant réprimer plus longtemps son angoisse, elle le supplia:

- Mon Maître ! Mon enfant innocent est en train de mourir de soif ! Pour l'amour de Dieu, fais quelque chose pour lui !

L'Imam Hussein la regarda, il regarda l'enfant. Il se rendait compte à quel point les craintes de la mère étaient fondées. IL réfléchit un instant, et lui dit:

- Omm Rabab, donne-moi Abdallah ! Je vais demander à l'armée de Yazid de lui donner à boire ! Emportée par la joie, à l'idée que son nourrisson allait enfin pouvoir étancher sa soif, Omm Rabab le tendit à son père.

- Fais vite ! Le temps presse... Que Dieu te vienne en aide ! Quand tu seras dehors, ne laisse pas Abdallah en plein soleil, couvre-le avec ton vêtement ; dans l'état où il est, il dessécherait comme une fleur exposée à la fournaise.

Omm Rabab suivit l'Imam Hussein à l'entrée de la tente, et resta là, debout, le regardant s'éloigner vers l'armée de Yazid.

Les soldats virent l'Imam Hussein venir à leur rencontre. Comme il avait changé en un jour ! Comme il était devenu méconnaissable ! Son dos s'était voûté, ses cheveux et sa barbe étaient devenus presque blancs, tant il avait enduré de tourments et de peines depuis le matin. Ils voyaient qu'il portait quelque chose sous son vêtement. Un grand nombre pensaient que ce devait être le Saint Coran, et qu'il souhaitait sans doute s'en remettre à l'arbitrage du Livre pour décider entre lui et Yazid. L'Imam Hussein approcha encore, jusqu'à ce qu'il soit certain que tous pourraient voir distinctement ce qu'il voulait leur montrer. Alors il sortit Abdallah et l'éleva à bout de bras. Il déclara d'une voix forte:

- O soldats de Koufa et de Damas ! Je suis venu ici sur l'invitation des vôtres pour leur prêcher les Principes de l'Islam. Au lieu de nous traiter, moi et les miens, comme vos invités, vous nous avez trahis. Vous nous empêchez même de boire la moindre goutte d'eau depuis trois jours. Vous avez tué mes fidèles amis, mes neveux, mes frères mon fils... Si dans votre esprit nous avons commis un crime impardonnable en refusant de nous incliner devant Yazid le dictateur, mon enfant que voici, qui est encore un nourrisson n'a commis aucune faute, lui ! Depuis quelques temps il n'a reçu aucune nourriture. Il est en train de mourir de soif... L'Islam est la Religion que vous affirmez suivre, et c'est au nom de l'Islam que je vous conjure de donner à boire à cet enfant innocent. Je suis sûr que nombreux sont ceux parmi vous qui ont des enfants de cet âge. Je vous supplie, pour l'amour de vos enfants, de ne pas laisser celui-ci mourir de soif!

Les paroles de l'Imam Hussein, et la vue d'Abdallah mourant de soif, bouleversèrent ces hommes qui n'avaient pourtant pas hésité à massacrer des garçons de douze et quatorze ans. Certains ne pouvaient retenir des larmes. Plusieurs commençaient à chuchoter que l'on devrait demander à Omar fils de Saad, le commandant de l'armée, la permission de désaltérer l'enfant. L'Imam Hussein reprit:

- Armée de Yazid ! Peut-être certains parmi vous craignent-ils que ma demande ne soit une ruse pour obtenir de l'eau pour moi-même, pour apaiser ma propre soif. Je vous jure que je suis incapable de ce genre de ruse! Pour vous démontrer ma bonne foi, je suis prêt à vous confier mon enfant, pour que vous lui donniez vous-mêmes à boire. Ce n'est que lorsque vous l'aurez vous-mêmes désaltéré que vous me le rendrez. Je vais poser Abdallah par terre. Ainsi n'importe lequel d'entre vous pourra venir le prendre...

En disant cela, l'Imam Hussein étala un morceau d'étoffe sur le sol et y déposa Abdallah. Son geste acheva de ramener des sentiments humains dans le cœur des soldats de Yazid. Plusieurs se rendirent auprès d'Omar fils de Saad et lui dirent qu'il ne pouvait pas refuser un peu d'eau à un enfant à peine âgé de quelques mois. Omar se rendit compte que, s'il refusait, certains de ses hommes étaient prêts à se révolter contre lui. Il se tourna vers son archer Harmala qui était un tireur d'élite:

Harmala ! Voici pour toi l'occasion de gagner la reconnaissance du Calife Yazid ! Mets fin à cette situation qui ne saurait durer plus longtemps: montre-nous ton adresse en perçant la gorge de l'enfant !

Harmala imagina de quelle faveur le prince ne manquerait pas de le gratifier lorsqu'il apprendrait comment il avait tiré Omar fils de Saad d'une situation embarrassante. Sans perdre une seconde, il se leva, prit son arc et ses flèches, et se posta au meilleur endroit pour viser sa cible. A la seconde même où il décochait sa flèche, l'Imam Hussein s'était baissé et avait reprit Abdallah dans ses bras.

La flèche manqua son but. Harmala sortit une autre flèche de son carquois et visa soigneusement. Dans le lointain, il apercevait une femme, debout à l'entrée d'une tente... Sans doute la mère de l'enfant attendant angoissée... Cela le troubla, et la deuxième flèche se perdit elle aussi dans le sable. Omar fils de Saad, qui avait vu les deux échecs de son meilleur archer, s'impatientait. La situation risquait de devenir critique pour lui. Quelques soldats indignés de ce que l'on était en train de faire, commençaient à murmurer. Il fallait en finir, vite ! II fit à Harmala des promesses délirantes. Mais ce n'était pas la peine, car l'archer se sentait humilié d'avoir à deux reprises manqué sa cible. Un vent souffla, et la couverture qui couvrait le bébé Abdallah s'est soulever, et on pouvait apercevoir sa sainte gorge qui brillait comme un morceau de diamant..Harmala regarda, ajusta avec soin son tir, bloqua sa respiration, et sur de lui lâcha sa troisième flèche.

Un jet de sang inonda le visage de l'Imam Hussein. La flèche avait frappé avec tant de violence la fragile gorge du tout petit enfant qu'elle l'avait emportée dans sa course.

Mon fils ! A quel niveau de dégradation ces gens sont donc arrivés, pour ne pas même épargner un enfant innocent comme toi ! Accablé, l'Imam Hussein leva sans rien dire le corps d'Abdallah vers le ciel, jusqu'à ce que la dernière goutte de sang se fût perdue dans le sable.

Mon Dieu ! Tu es Témoin de ce qu'ils ont fait ! Il serra le corps sans vie d'Abdallah contre son cœur, te couvrit de son vêtement, et retourna lentement vers le campement. Il s'arrêta devant la mère dévorée d'angoisse. Celle-ci vit le visage bouleversé de l'Imam Hussein, ses joues couvertes de larmes et éclaboussées de sang. Elle sut ce qu'il allait lui dire.

- Omm Rabab, en tant que ton époux et ton maître, je te demande de me promettre de faire ce que je vais te commander.

- Mon Maître, je ferai exactement ce que tu m'ordonneras. Mais dis-moi ce qu'ils ont fait à mon enfant. Tous les hommes de la famille sont morts en combattant courageusement, mais mon fils était trop jeune pour cela ! Lui ont-ils au moins donné à boire, avant de le tuer ? Même aux animaux on donne à boire avant de les égorger...

- Omm Rabab, je te demande de ne pas appeler la Colère de Dieu sur ceux qui ont tué ton fils. Hélas, ils ne lui ont pas offert la moindre goutte d'eau à la demande que je leur aie faite, ils ont répondu en lui lançant une flèche !

L'Imam Hussein sortit le petit corps de sous son vêtement, et le tendit â son épouse. Omm Rabab le serra contre elle, et s'effondra en hurlant de douleur. Quelle mère pourrait voir son enfant, son nourrisson dans cet état, et rester calme et impassible ? Zaynab et les autres femmes vinrent consoler la malheureuse mère. Au bout d'un long moment, celle-ci s'approcha de l'Imam Hussein.

Mon Maître, je te demande d'ensevelir de tes propres mains mon pauvre Abdallah, Car je sais que lorsque tu ne seras plus là, ces monstres n'hésiteront pas à profaner les restes de nos Martyrs. Alors l'Imam Hussein, sans personne pour l'aider, pour le soutenir, pour le consoler, creusa de ses propres mains une petite tombe dans le sable. Il y déposa le petit corps sans vie. Quant il eut refermé la tombe, et récité la Fatiha, il leva le visage vers le ciel :- Mon Dieu ! Tu es Témoin que je n'ai pas failli à mon devoir, et que je t'ai offert en sacrifice tous ceux Que j'aimais, même mon bébé, même Abdallah !