تقي زاده

تقي زاده

Selon plusieurs sources, les États-Unis ont été contraints de relocaliser une grande partie de leurs opérations logistiques navales vers une base isolée de l'océan Indien à la suite de violentes attaques iraniennes contre leur installation militaire clé à Bahreïn.

Les rapports et analyses, publiés samedi par le New York Times et Defense Security Asia, indiquent que le Pentagone a déplacé son principal centre logistique naval vers Diego Garcia, une île du centre de l'océan Indien partagée entre les États-Unis et le Royaume-Uni et placée sous commandement britannique.

Ces rapports montrent que les frappes de missiles et de drones iraniennes, qui ont débuté fin février après le lancement d'une offensive conjointe américano-israélienne contre le pays, ont gravement endommagé le commandement de la Cinquième Flotte, qui abrite la base de soutien naval américaine de Bahreïn.

De ce fait, la marine américaine doit désormais s'appuyer sur une chaîne logistique de 3 500 kilomètres, au lieu d'un réseau de ravitaillement plus court dans le golfe Persique, pour approvisionner les porte-avions déployés près des eaux iraniennes en vue de mener des attaques contre le pays.

Cela intervient alors que des pénuries sont signalées à bord du porte-avions USS Abraham Lincoln, déployé depuis près de neuf mois.

Ces informations font état de graves problèmes d'alimentation, d'hygiène, de courrier, de plomberie et de blanchisserie à bord, provoquant des troubles et même des tentatives de suicide parmi les militaires déployés.

 

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a indiqué dans un rapport publié vendredi 14 août que l’Afrique de l’Est est confrontée à une grave crise humanitaire, avec plus de 40 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë.

« Au total, 40,4 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire, notamment au Soudan du Sud, au Soudan et en Somalie, tandis que les niveaux de malnutrition aiguë restent alarmants, touchant 8,3 millions d’enfants âgés de 6 à 59 mois », peut-on lire dans le rapport.

Selon le bureau onusien, la situation est aggravée par une charge importante d’épidémies en 2026, particulièrement le Choléra, avec plus de 12 000 cas recensés au Soudan du Sud depuis le début de l’année.

« Alors que des cas d’Ebola continuent d’être signalés en République démocratique du Congo, les pays voisins, dont l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et le Soudan du Sud, renforcent leurs mesures de préparation. Cela exerce une pression supplémentaire sur des ressources limitées et risque de restreindre les fonds disponibles pour répondre à de nouveaux chocs », rapporte le bureau onusien.

Le rapport précise que la situation est aggravée par la conjugaison de plusieurs facteurs de pression, surtout les niveaux déjà élevés de déplacements, d’insécurité alimentaire aiguë et de malnutrition, auxquels s’ajoutent de sévères contraintes de financement, les répercussions de la crise en Asie de l’Ouest et la récente épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), qui fait peser des risques accrus sur les pays voisins, aggravant la vulnérabilité existante.

Il est à souligner que l’épidémie qui sévit actuellement dans l’est de la RDC est considérée comme celle qui se propage le plus rapidement de l’histoire ; alors qu’elle a déjà fait plus de 2000 morts sur plus de 4300 cas. Elle a été déclarée le 15 mai, mais les autorités sanitaires affirment désormais que le séquençage a montré qu’elle avait commencé plusieurs mois plus tôt, en février.

Elle se distingue de la plupart des épidémies d’Ebola précédentes, car le virus rare de Bundibugyo qui en est responsable ne fait l’objet d’aucun vaccin ni traitement approuvé, bien que des efforts soient en cours pour y remédier.

« Au rythme actuel, cette épidémie d’Ebola est sur le point de dépasser celle qui a frappé l’Afrique de l’Ouest de 2014 à 2016 », avait auparavant déclaré aux journalistes Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). En effet, cette épidémie avait horrifié le monde entier et donné un coup d’accélérateur aux efforts visant à mettre au point un vaccin.

Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’Afrique de l’Est est aussi menacée par un épisode majeur du phénomène climatique El Niño qui risque d’entraîner des précipitations excessives, des inondations dévastatrices et d’aggraver l’insécurité alimentaire dans une région déjà très vulnérable.

Dans une lettre adressée ce samedi 15 août à Mirjana Spoljaric, présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le général de brigade Seyyed Mohammad Bagherzadeh, commandant du Comité de recherche des personnes portées disparues de l’état-major des forces armées iraniennes à assurer d’urgence le suivi du sort de trois pilotes iraniens détenus au Qatar.

Les trois pilotes ont été capturés aux mains des forces qataries après que leurs appareils, deux chasseurs Su-24 iraniens, eurent mené une mission de combat contre une base militaire ennemie au Qatar, le 2 mars 2026. Malgré le succès initial de la mission, les appareils ont été touchés par les défenses aériennes ennemies alors qu’ils rentraient à leur base, contraignant les pilotes à s’éjecter.

« L’un des quatre pilotes est tombé en martyr », a écrit M. Bagherzadeh, en faisant référence à Majid Kazemi dont la dépouille a été inhumée en Iran.

 

En France, le Conseil constitutionnel a censuré, le 14 août, l’interdiction de l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, mesure phare d’Emmanuel Macron. Jugé trop large et insuffisamment encadré au regard de la liberté d’expression et du respect de la vie privée, le dispositif devra être révisé. L’exécutif entend présenter une nouvelle version d’ici au printemps 2027.

Adoptée définitivement par le Parlement le 21 juillet, la mesure devait entrer en vigueur le 1ᵉʳ septembre 2026 pour les nouveaux comptes, puis le 1ᵉʳ janvier 2027 pour les comptes déjà existants. Le dispositif concernait notamment TikTok, Snapchat, X et Instagram, mais pouvait également s’étendre à certaines fonctionnalités sociales de YouTube, à des services de messagerie tels que WhatsApp ou Messenger, ainsi qu’à certains jeux vidéo en ligne. Le Conseil constitutionnel avait été saisi à la fin du mois de juillet par des députés de La France insoumise et du Parti socialiste.

Tout en reconnaissant « l’exigence constitutionnelle de protection de l’intérêt supérieur de l’enfant », le Conseil a estimé que le champ d’application retenu allait trop loin. L’interdiction pouvait notamment s’appliquer à des services dont les risques pour la santé ou la sécurité des mineurs « ne sont pas établis ». Les exceptions prévues pour les encyclopédies ainsi que pour les services éducatifs ou scientifiques ont été également considérées comme insuffisantes.

Les Sages ont indiqué que le texte ne tenait pas suffisamment compte de l’âge, du degré de maturité ou de la situation familiale du mineur. La loi ne définissait pas non plus clairement les conditions dans lesquelles les parents pouvaient autoriser l’accès à certains services dans l’intérêt de leur enfant.

La question de la vérification de l’âge constitue un autre élément central de la décision. Pour faire respecter l’interdiction, tous les utilisateurs des plateformes concernées, y compris les adultes, auraient dû justifier de leur âge.

Or, le texte ne définissait pas suffisamment les modalités de cette vérification ni les garanties destinées à assurer la protection de la vie privée. Le Conseil a donc affirmé que le législateur n’avait pas prévu les garanties juridiques nécessaires.

L’institution admet que la protection des mineurs peut justifier certaines restrictions d’accès aux réseaux sociaux. Toutefois, elle rappelle que de telles limitations doivent être adaptées, ciblées et proportionnées, et ne peuvent prendre la forme d’une interdiction générale insuffisamment encadrée.

 

Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a évoqué les négociations entre l’Iran et les États-Unis et a expliqué que ces pourparlers avaient été suspendus à la suite de l’attaque contre le Liban.

« Alors que les négociations étaient en cours, lorsque le régime sioniste a attaqué Dahiyeh, j’ai aussitôt demandé l’arrêt des pourparlers et annoncé que nous allions riposter à cet acte. Et si le régime sioniste riposte, nous viserons l’ensemble de la région », a expliqué M. Ghalibaf ce samedi 15 août lors d’une rencontre avec un groupe de personnalités du monde culturel.

Il a ajouté : « À l’issue de cette conversation, le blocus a été levé le soir même — et non pas 30 jours plus tard — et Trump a tweeté : “Nous allons lever le blocus dès ce soir”, en ajoutant : “Bien sûr, les Iraniens ouvriront également le détroit d’Ormuz.” »

Le président du Parlement iranien a poursuivi : « Lorsque j’ai vu ce tweet, je l’ai immédiatement contredit et annoncé qu’aucun accord de ce type n’existait. J’ai également averti les médiateurs que si le tweet n’était pas supprimé immédiatement, nous prendrions les mesures qui s’imposaient. » Cinquante-huit minutes plus tard, Trump a supprimé la deuxième partie de la publication concernant le détroit d’Ormuz et a écrit que celui-ci s’ouvrirait dans le cadre du mémorandum d’entente.

 

Le détroit d’Ormuz reste fermé, a déclaré le commandant de la marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) qui a rejeté les déclarations de Washington concernant le niveau de trafic maritime et pétrolier dans cette voie navigable stratégique.

Le contre-amiral Ali Ozmaï a fait savoir jeudi que « le détroit d’Ormuz est fermé, et la réalité doit être constatée sur le terrain, et non à travers les déclarations et les remarques des responsables américains ».

Il a souligné que les forces iraniennes maintiennent un contrôle ferme sur les activités dans le détroit d’Ormuz. « Le détroit d’Ormuz est fermé. Notre contrôle des mouvements est total et décisif. Aucun mouvement dans ce détroit n’échappe à la surveillance des membres de la marine des gardiens de la Révolution », a-t-il déclaré.

Les États-Unis ont prétendu avoir augmenté le volume du trafic maritime et des exportations de pétrole via le détroit, un point de passage stratégique par lequel transite habituellement environ un cinquième de la demande mondiale de pétrole.

Cependant, les données de la société d’analyse des matières premières Kpler ont montré que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est tombé sous sa moyenne mensuelle en fin de semaine.

Neuf navires ont franchi le détroit jeudi, contre cinq la veille, mais ce nombre reste inférieur à la moyenne quotidienne d’août, qui est de 12. Tous ont emprunté la voie maritime iranienne.

Ces chiffres contrastent avec les affirmations des responsables américains selon lesquelles les flux pétroliers se sont sensiblement rétablis.

Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a prétendu mercredi que « la moyenne sur sept jours du pétrole quittant le détroit d’Ormuz atteint actuellement près de 9 millions de barils par jour ». Il a également affirmé que 5 à 7 millions de barils supplémentaires par jour quittaient la région grâce à la modernisation des oléoducs et des installations d’exportation.

Cependant, les données de suivi des navires citées par Reuters dressent un tableau bien différent. Kpler a enregistré des exportations de pétrole brut via le détroit d’Ormuz de 2,77 millions de barils par jour pour la semaine du 27 juillet et de seulement 1,74 million de barils par jour pour celle du 3 août. Même la semaine la plus productive depuis le début de la guerre a vu 6,98 millions de barils par jour quitter le détroit.

Cet écart se retrouve également dans les exportations totales de la région. Selon Kpler, les expéditions de pétrole brut s’élevaient à 9,53 millions de barils par jour durant la semaine du 3 août, contre 18,7 millions de barils par jour au cours des trois mois précédant la guerre. Les données du fournisseurs mondial de données financières LSEG font état d’exportations similaires, à hauteur de 9,33 millions de barils par jour durant les douze premiers jours d’août, contre 12,35 millions en juillet.

Ces chiffres contradictoires soulèvent des questions quant à la version des faits présentée par l’administration américaine. De nombreux analystes estiment que l’administration Trump diffuse de la désinformation afin de contrôler les prix du pétrole et de présenter une victoire illusoire dans la guerre contre l’Iran, aucun des objectifs affichés par Washington pour cette agression n’ayant été atteint.

Les forces armées yéménites ont annoncé de nouvelles frappes massives contre des cibles liées à l'Arabie saoudite.

Dans une déclaration officielle publiée vendredi, le porte-parole des forces armées yéménites, le général de brigade Yahya Saree, a affirmé : « Nos forces armées ont réussi à cibler des concentrations de troupes ainsi que des stocks d’armements appartenant à l’ennemi saoudien. »

L’officier a précisé que les militaires ont également visé, à l’aide d’un nombre important de missiles balistiques, des navires de guerre appartenant aux forces alliées de Riyad et à des mercenaires dans la zone d’al-Mokha, une ville portuaire du sud-ouest du Yémen.

« L’attaque a été précise. L’opération a entraîné la destruction de bateaux et de matériel militaire, ainsi que des dizaines de morts et de blessés parmi les effectifs de l’ennemi saoudien », a-t-il ajouté. En conclusion, le porte-parole a réitéré l’engagement des forces yéménites à poursuivre leurs opérations contre toute concentration militaire saoudienne, « où qu’elle se trouve ».

 

L'incendie qui s'est déclaré jeudi midi à Luglon dans les Landes a parcouru 1.600 hectares ce samedi. Les pompiers sont restés mobilisés en nombre dans la nuit de vendredi à samedi. Une centaine de personnes ont été évacuées de Garein où des reprises ont été constatées.

Selon le préfet des Landes, Gilles Clavreul, environ 550 personnes ont été évacuées par mesure de précaution, principalement vers la commune de Sabres. Aucune habitation n’a été touchée jusqu’à présent.

« Le feu est freiné », a déclaré le colonel Arnaud Fabre, chef du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) des Landes, évoquant notamment la baisse des températures durant la nuit et une hausse de l’humidité de l’air.

Les autorités estiment toutefois que les prochaines heures restent déterminantes pour contenir la progression du sinistre.

Environ 550 sapeurs-pompiers sont mobilisés pour lutter contre les flammes, avec l’arrivée de renforts supplémentaires. L’incendie, dont l’origine n’a pas encore été déterminée, s’est propagé rapidement jeudi soir, notamment en raison de vents changeants.

Un haut diplomate iranien a catégoriquement rejeté les allégations américaines concernant le statut futur du détroit d’Ormuz, soulignant que la République islamique d’Iran ne se laisserait intimider ni par les menaces ni par les démonstrations de force militaire pour rouvrir cette voie maritime.

« Le détroit d’Ormuz ne peut être conquis ni par un tweet ni par un porte-avions, ni par un ordre ni par un discours électoral. Et l’Iran ne se laissera intimider ni par les menaces ni par les démonstrations de force militaire », a écrit Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, dans une publication sur X vendredi 14 août.

Ses remarques font suite aux propos du président américain Donald Trump, qui a affirmé qu’après ce qu’il a qualifié de « défaite de l’Iran », les États-Unis déclareraient prochainement le détroit d’Ormuz « territoire américain ».

Gharibabadi s’est dit surpris par ces propos, assurant que « c’est plutôt Washington qui a essuyé un revers dans ses tentatives d’imposer sa volonté sur ce point de passage stratégique ».

« Acceptez la réalité une fois pour toutes : jusqu’à présent, vous avez essuyé de sérieuses défaites stratégiques. Le détroit d’Ormuz a toujours été iranien et le restera à jamais ; ce détroit ne sera fermé ou rouvert que sur ordre de l’Iran », a-t-il fait remarquer.

Il a ajouté : « Tant que vous refuserez de reconnaître la réalité de votre défaite et que vous persisterez dans vos illusions, l’Iran maintiendra le blocus. »

 

Le secrétaire général du Hezbollah, le cheikh Naïm Qassem, affirme que la guerre de 33 jours menée par Israël contre le Liban en 2006 a prouvé que le régime occupant ne comprend que le langage de la force.

Il a tenu ces propos ce vendredi 14 août lors d’un discours commémorant l’anniversaire de la victoire du Hezbollah contre Israël lors de la guerre de 2006.

Rappelant que la guerre avait débuté après la capture de deux soldats israéliens par le Hezbollah, dans le but d’obtenir la libération de Libanais détenus dans les prisons israéliennes, Qassem a déclaré que l’opération avait été menée après l’échec de toutes les communications et tentatives diplomatiques visant à obtenir la libération des captifs libanais.

« Cette action était nécessaire pour tenir notre promesse de ne pas abandonner nos prisonniers. Dès lors, comment aurions-nous pu changer la donne sans affronter et faire pression sur l’ennemi israélien, qui ne comprend que le langage de la force ? », a déclaré le secrétaire général du Hezbollah.

Il a souligné que, d’un point de vue militaire classique, cette opération ne justifiait pas une agression israélienne, « mais il est devenu clair par la suite que les Israéliens se préparaient, en coopération avec les Américains, à une guerre majeure en septembre 2006 ».

Il a souligné que la guerre s’était terminée par la défaite de l’ennemi israélien « arrogant » et des États-Unis grâce à l’unité de l’armée, du peuple et de la Résistance libanaise, ajoutant que cette victoire avait permis d’obtenir la libération des Libanais enlevés.

Le leader du Hezbollah a ajouté que la guerre avait permis d’instaurer une donne de dissuasion de 2006 à 2023 et avait prouvé l’importance de la résistance.

« Il s’agit d’un modèle où la résistance est capable de modifier la donne. C’est une expérience qui se perpétue et qui aboutit. »

La guerre de 33 jours s’est terminée le 14 août 2006 par la victoire de la Résistance contre Israël.

Faisant référence à la dernière agression israélienne qui a débuté en mars, Qassem a déclaré : « Pour nous, cette guerre était une guerre d’agression existentielle », ajoutant que les combattants de la Résistance étaient impliqués dans « une confrontation comparable aux événements de Karbala », et où ils n’avaient que deux options : « Soit nous nous effondrons et capitulons, et les Israéliens gagnent, soit nous restons fermes et faisons échouer le projet israélien. »

Il a fait remarquer que la Résistance avait déjoué les objectifs de la guerre israélienne, soulignant que le Hezbollah continuerait à résister face à l’ennemi israélien.

« Quiconque parie sur [notre] reddition parie sur un mirage et ne connaît pas bien la Résistance. »

Ailleurs dans son discours, le cheikh Naïm Qassem a fustigé les autorités libanaises pour avoir signé un accord-cadre avec Israël et pour avoir cédé aux « diktats » d’Israël, abandonnant de fait la souveraineté libanaise.

Il a fait remarquer que l’appui américain avait enhardi le régime israélien pour commettre des actes d’agression et de génocide dans la région.

Face aux crimes continus d’Israël, notamment la destruction de maisons et de villages, l’occupation de terres libanaises et les massacres, le chef du Hezbollah a appelé le gouvernement de Beyrouth à « renoncer à ce péché grave, à cette erreur honteuse, à cette faute humiliante ».

Soulignant que la situation actuelle équivaut à une « capitulation », il a insisté : « Nous n’acceptons pas la capitulation. Nous resterons fermes et nous n’accepterons ni la violation de la souveraineté de notre pays, ni ne tolérerons que le sang de nos martyrs soit versé en vain. »

Qassem a souligné que ce qui a permis de freiner les crimes israéliens, c’est la fermeté de la Résistance et l’insistance de l’Iran à inclure le Liban dans tout accord de cessez-le-feu avec les États-Unis.

« Certains prétendent que 300 000 citoyens sont retournés [dans le sud] grâce à l’“accord-cadre”, ce qui est absurde. Ce qui a ramené les gens, c’est le mémorandum d’entente d’Islamabad [entre l’Iran et les États-Unis], et ce qui a mis fin aux combats à grande échelle, c’est également le mémorandum d’entente d’Islamabad. »

Il faisait référence au mémorandum d’entente négocié par le Pakistan et signé en juin pour mettre fin à la guerre, mais qui s’est rapidement effondré en raison des violations commises par les États-Unis.

Il a réaffirmé que la Résistance continuerait à être victorieuse, déclarant : « Si Dieu le veut, nous remporterons d’autres victoires, et malgré toute la douleur, nous devons endurer, car nous sommes debout, et notre ténacité est une étape essentielle sur le chemin de la victoire. »

Selon les chiffres officiels libanais, les attaques israéliennes ont fait au moins 4 333 morts, plus de 12 236 blessés et plus d’un million de déplacés depuis le 2 mars.

Israël continue d’occuper des zones du sud du Liban, y compris des territoires qu’il contrôle depuis des années ainsi que d’autres qu’il a occupées lors de l’offensive de 2023-2024.