Deux Pièges a Eviter pendant le Mois béni de Ramadhan

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Deux Pièges a Eviter pendant le Mois béni de Ramadhan

Le mois de Ramadhan est l'une des meilleures périodes pour la purification de l'âme et du rapprochement d’Allah.
Mais de nos jours plusieurs actes sont accomplis durant ce mois et qui constituent un véritable obstacle pour l'atteinte de cet objectif.
Dans cet article nous abordons quelques-uns de ces actes :


1. La précipitation lors de la rupture du jeûne: 
En se basant sur un hadith attribué au messager de Dieu (pslf) qui aurait dit: " ma communauté se portera bien tant qu'elle précipitera la rupture du jeûne et retardera le petit déjeuner (avant le début du jeun) ".
De nos jours une bonne partie des musulmans est tombée dans l'erreur en essayant, soi-disant, d'appliquer cette prétendue "Sounnah". Hors le messager d’Allah (pslf) nous a clairement mis en garde contre tout hadith qui serait en contradiction avec le saint coran; et justement c'est le Dieu lui-même qui s'est chargé de fixer la période de la rupture du jeûne à travers le verset: "
… puis accomplissez le jeûne jusqu'à la nuit…”, un verset clair et sans équivoque pour toute personne qui raisonne et qui veut appliquer l'islam authentique.
Ne pas confondre précipitation et anticipation !!!

Même s'il s’avérait vrai que le messager de Dieu (pslf) ait recommandé de "Précipiter la Rupture", cela serait tout de même différent de l'expression "Anticiper la Rupture de Son Temps Légal" fixé par Allah, qui est l'avènement de la nuit.
Ainsi en tenant compte du verset ci-haut (puis accomplissez le jeûne jusqu'à la nuit), l'on peut comprendre le hadith du messager de Dieu (pslf) comme étant un conseil qui incite le jeuneur de ne pas prolonger son jeûne après l'avènement de la nuit, mais pas de rompre son jeûne avant la nuit. Ce qui constituerait une annulation pure et simple du jeûne, voire l'obligation de s'acquitter de l'expiation.
Donc il y a une différence capitale entre le coucher de soleil et l'avènement de la nuit, et que la délimitation du jeûne n'est pas le premier mais le deuxième.

Maintenant nous relèverons un autre piège, pratiqué par la plupart des musulmans: il s'agit de "Salatou-t-Tarawih".
2. Les prières surérogatoires en groupes:
De nos jours l'un des plus grands évènements médiatisés durant le mois de Ramadhan est cette série de prières collectives durant les nuits, et précisément les 10 dernières nuits.
Alors la question est de savoir quel est le statut de ces prières collectives? Quel est leur fondement en égard à la Sounnah authentique du messager d’Allah (pslf)? Peut-on accomplir les prières surérogatoires en une assemblée?

Si l'islam encourage l'accomplissement des prières obligatoires de manière collective, il recommande de s'acquitter des prières surérogatoires de manière purement individuelle, et de préférence chez soi et non dans les mosquées: Zayd Ibn Thabit rapporte: le messager de Dieu (pslf) (durant le mois de Ramadhan) a pris l'habitude de prier les nuits et quelques compagnons sont venus le suivre dans ses prières. Dès qu'il s'en est aperçu, il est sorti et leur dit : " j'ai eu connaissance de vos faits et gestes, allez prier dans vos maisons, ô vous les hommes! Car la meilleure prière est celle d'une personne effectuée chez lui, sauf pour la prière obligatoire ".
De ce récit nous tirons trois enseignements :
1- Le messager de Dieu (pslf) interdit aux compagnons de le suivre dans ses prières surérogatoires, donc il interdit de les effectuer en groupe;
2- Il les recommande de retourner chez eux pour les y accomplir, et les incite même de les accomplir chez soi qu'à la mosquée.
3- Cet ordre est la vraie Sounnah du prophète (pslf).

Il est à noter que ce hadith n'est qu'un grain d'un long chapelet de plusieurs autres hadiths sur le même thème, relaté dans plus d'une vingtaine de livres sunnites.
Donc la question suivante est de savoir, si ce n'est pas le prophète qui nous les a recommandées, comment ces prières surérogatoires collectives (Tarawih) sont-elles apparues dans l'islam?
C'est dans le livre d'al-Boukhari que nous en trouvons la réponse:
Abderrahmane Ibn Abdelqahar raconte: " je suis sorti une des nuits du mois de Ramadhan avec Omar ibn al-Khattab vers la mosquée. Les fidèles priaient individuellement et de manière personnelle, alors Omar dit: " et si je regroupais ces gens derrière un seul lecteur (qui les fasse prier) ". Puis il se décida et les réunit derrière Oubay Ibn Ka'ab (comme imam) ". Je sortis une autre nuit avec lui et tout le monde priait derrière leur lecteur (imam), Omar dit : " quelle belle innovation /Bid’ah celle-ci ! ".

Comme dans la question de la rupture nous tirerons aussi trois enseignements:
1- Du vivant du saint prophète (pslf) et sous le califat d'Aboubakr, les compagnons ne se réunissaient pas en groupe pour les prières surérogatoires.
2- C'est Omar qui de manière personnelle, sur sa propre initiative et sans se baser sur un texte coranique ou traditionnel justificatif (de la Sounnah prophétique), a initié et regroupé les gens derrière un imam pour leur prières surérogatoires.
3- Cette action est une inovation de la bouche même de deuxième Calif , donc pas une Sounnah du Prophète saws . D’ailleurs Omar lui-même ne participa pas à ces prières, mais se contenta de les observer.
Donc le musulman est face à deux ordres, celui du messager de Dieu (pslf) et l'autre de deuxième Calif.
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