Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Naïm Qassem, a averti Donald Trump et Benjamin Netanyahu que « le Hezbollah ne restera pas neutre si l’Iran est menacé ».
Ce lundi, lors d’un grand rassemblement public de solidarité avec la République islamique, le peuple iranien et le Leader de la Révolution, le cheikh Naïm Qassem a prononcé un discours.
« Le Hezbollah au Liban, dirigé par le Velayat Faqih, est animé d’une foi inébranlable. La menace proférée par Trump contre l’imam Khamenei est perçue comme une menace pour des dizaines de millions de fidèles de ce grand guide, et même davantage », a-t-il déclaré.
Il a souligné que « le moindre impudence » envers l’Ayatollah Khamenei signifierait la perte de stabilité et de sécurité dans la région et dans le monde. « Nous considérons cette menace comme une menace directe contre nous-mêmes et nous avons tout le pouvoir de prendre les mesures que nous jugerons appropriées afin de la contrer. »
Évoquant l’hostilité de longue date des États-Unis envers la République islamique d’Iran, Naïm Qassem a indiqué que « les États-Unis ne peuvent tolérer l’existence d’un pays libre et indépendant qui puisse servir de référence et de modèle aux musulmans et aux opprimés du monde ».
« L’instauration de la République islamique et la victoire de la Révolution en Iran ont porté un coup dur aux États-Unis et à Israël. Les États-Unis ont lancé une guerre de huit ans contre l’Iran en se servant de l’Irak ; ils ont dépensé des millions de dollars pour tenter de renverser la République islamique, mais ils ont finalement échoué », a-t-il noté.
Il a par ailleurs rappelé que l’Iran avait tenu bon lors de la guerre des Douze Jours en juin 2025 et avait su déjouer les conspirations du tandem États-Unis/Israël grâce aux directives de l’Ayatollah Khamenei. « Mais si cela devait se reproduire, une guerre contre l’Iran embraserait toute la région », a-t-il averti.
Au sujet des récents événements qui ont secoué l’Iran, le secrétaire général du Hezbollah a précisé : « L’ennemi a cherché à mettre en œuvre son projet d’anéantissement de l’Iran en exploitant la grogne générale due aux problèmes économiques, il a eu recours à des saboteurs et a incité aux manifestations ; les agitateurs ont pris pour cible les forces de sécurité et la population, et ont endommagé des mosquées, des véhicules et des bâtiments. »
Le chef de la Résistance libanaise a conclu en soulignant que « le Hezbollah ne resterait pas neutre si les États-Unis et Israël attaquaient l’Iran ».



















