France : vers une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans

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France : vers une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans

Après des années de controverse sur les dégâts des réseaux sociaux sur la santé mentale et physique des mineurs et les techniques de régulation, l’Assemblée nationale française vient d’adopter un texte interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

Le texte, porté par la députée macroniste Laure Miller et soutenu par le président du groupe Renaissance Gabriel Attal, prévoit également l’interdiction de l’usage des téléphones portables dans les lycées. Au Palais Bourbon, le sujet fait quasiment l’unanimité.

Dans la nuit de lundi à mardi, les députés ont adopté par 130 voix contre 21 la proposition de loi de la députée macroniste Laure Miller visant à interdire l’utilisation des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

Pour protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux, le texte entend également proscrire l’utilisation des téléphones portables dans les lycées. « Le but est de protéger la santé mentale de nos jeunes car l’on se rend compte que les réseaux sociaux façonnent de plus en plus leur esprit », explique la parlementaire de la Marne.

Selon les députés, les réseaux sociaux, et en particulier TikTok, peuvent avoir un effet délétère sur la santé psychologique des jeunes, favorisant l’anxiété, la dépression ou encore le harcèlement en ligne.

Le texte devra maintenant être examiné au Sénat, et ce « dans les semaines à venir », a promis la ministre française du Numérique Anne Le Hénanff. S’il est définitivement adopté, la France serait le premier pays européen à imposer une telle limite d’âge pour l’accès aux réseaux sociaux.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte international où plusieurs pays cherchent à réguler l’usage des réseaux sociaux chez les mineurs.

En Europe, la question de l’âge minimal pour accéder aux plateformes numériques fait l’objet de discussions au sein de l’Union européenne, tandis qu’en Australie, certaines restrictions similaires sont déjà en vigueur. Les experts appellent néanmoins à rester vigilants sur la mise en œuvre pratique du texte, notamment pour la vérification de l’âge des utilisateurs et la protection des données personnelles.

Plusieurs associations de parents ont salué le projet de loi, tandis que certains groupes d’opposition s’interrogent sur son efficacité réelle et ses limites en matière de liberté d’accès à l’information.

 
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