L'Iran a fermement condamné la récente décision du régime israélien de s'emparer de davantage de terres palestiniennes en Cisjordanie occupée, déclarant que cette mesure vise à étendre la « construction de colonies illégales » et à consolider l'occupation et le contrôle israéliens sur le territoire, parallèlement à la poursuite du « génocide » à Gaza.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a dénoncé, jeudi 12 février, la poursuite des massacres de Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, ainsi que les « violations flagrantes des droits de l'homme et du droit humanitaire », notamment « la détention illégale continue de Palestiniens dans les prisons et les actes de torture graves infligés aux prisonniers palestiniens ».
Il a qualifié ces actes de « conduite criminelle » menée dans le cadre de la politique de « génocide contre les Palestiniens et d'éradication coloniale de la Palestine », et a souligné « la responsabilité partagée de tous les gouvernements pour empêcher la poursuite du génocide du peuple palestinien et l’escalade de la confiscation de ses terres ».
M. Baghaï a déclaré que l’impunité, dont jouit le régime israélien et le soutien indéfectible des États-Unis et de certains pays européens, notamment l’Allemagne et le Royaume-Uni sont à l'origine du génocide des Palestiniens en cours.
Il a également vivement critiqué l’inaction des Nations Unies et d'autres instances internationales compétentes face aux politiques coloniales et expansionnistes du régime israélien.
Esmaïl Baghaï a réaffirmé la position de principe de la République islamique d’Iran, qui soutient le rétablissement des droits légitimes du peuple palestinien, en particulier son droit à l’autodétermination, à la libération de l’occupation et à la création d’un État palestinien indépendant avec la noble Qods pour capitale.
Le régime israélien a approuvé récemment une série de mesures radicales en Cisjordanie occupée, mesures que les Palestiniens considèrent comme une violation flagrante des accords d’Oslo et une annexion de facto de territoires palestiniens.
La politique annoncée par le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, et le ministre de la Guerre, Israel Katz, modifie profondément la gouvernance en Cisjordanie, ouvrant la voie à l'expansion des colonies, aux expropriations foncières et à l'érosion des droits civiques des Palestiniens.



















