La presse internationale converge vers un diagnostic sévère pour la situation actuelle de la France : le mouvement lycéen ne constitue que le symptôme visible d’une crise structurelle profonde, exacerbée par une dette publique abyssale et une inertie politique chronique.
« Ça ne fait que commencer. » Le pronostic du Wall Street Journal est sans appel. Au lendemain de la mobilisation lycéenne, le quotidien américain consacre un éditorial au vitriol intitulé « Le bûcher des inepties de la France ». Loin de réduire les manifestations à un simple fait social — « passe-temps préféré des Français » —, le journal identifie une bascule historique : la France traverse sa crise la plus grave depuis des décennies.
La lecture économique des observateurs étrangers est particulièrement sombre. Face à la grogne sociale, l’État français semble dépourvu de marges de manœuvre budgétaires. Le Wall Street Journal souligne l’inquiétude des marchés : « La semaine dernière, les taux des obligations à 10 ans de la France ont dépassé 5 %, un sommet inégalé depuis 2002. » Pour l’éditorialiste, « l’appétit de la France pour l’argent magique est devenu une bombe à retardement ».



















