Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé vendredi que les forces de l’ordre pourraient utiliser des grenades assourdissantes en cas de violences graves lors de la mobilisation prévue samedi, à laquelle il s’attend à voir une participation « assez importante ».
« S’il devait y avoir des violences graves dans les grandes villes et en marge des manifestations, ces grenades seront utilisées », a-t-il dit sur France 2, estimant que policiers et gendarmes devaient pouvoir recourir à « l’ensemble des armes intermédiaires à leur disposition ».
Cette annonce intervient dans un contexte de mobilisation lycéenne portant notamment sur les conditions de scolarité, les absences d’enseignants non remplacés et l’état des bâtiments scolaires.
L’usage des grenades assourdissantes a été suspendu dans le cadre de ce mouvement. Le ministre distingue cette suspension de leur recours face à des « violences urbaines ».
Au moins 250 actions sont prévues samedi, sous la forme de manifestations, de rassemblements spontanés ou de blocages, selon Laurent Nuñez. Le ministre a fait part de ses craintes de voir des violences éclater en fin de cortège, notamment à Bordeaux et à Toulouse, qu’il attribue à « l’ultragauche ».



















