Iran/États-Unis : pour un accord honorable ou un « échec stratégique » plus grave ?

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Iran/États-Unis : pour un accord honorable ou un « échec stratégique » plus grave ?

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a signifié aux États-Unis qu’ils devaient choisir entre un accord « juste et honorable » avec Téhéran ou un « échec stratégique » encore plus grand, s’ils décidaient de frapper à nouveau l’Iran.

Dans un article publié mercredi par le Financial Times, M. Araghchi a indiqué que Washington « doit faire preuve de sérieux et d’une réelle volonté de mettre fin définitivement à son agression ».

« Si les États-Unis optent à nouveau pour l’action militaire plutôt que la diplomatie, je peux affirmer avec une confiance absolue que cela aboutira à un échec stratégique encore plus grand », a-t-il écrit.

« Civilisation ancienne et fière, l’Iran ne courbera jamais l’échine face à aucune puissance. »

L’Iran défendra fermement sa souveraineté. Néanmoins, Téhéran est prêt à trouver une solution pacifique.

Le président américain Donald Trump s’est engagé dans cette guerre « sur la base d’hypothèses fondamentalement erronées concernant la force de caractère de l’Iran ».

« Il semble que l’on continue de lui faire croire, à tort, que nos forces armées ne sont pas prêtes à défendre la patrie, malgré toutes les preuves du contraire », a déclaré Araghchi. « Au contraire, nos vaillants militaires ont tiré de précieux enseignements des actes d’agression commis par Israël et les États-Unis depuis 2025. »

M. Araghchi a rappelé que la guerre a éclaté alors que l’Iran était engagé dans des négociations avec Washington, se demandant comment Téhéran pourrait « faire à nouveau confiance à un président américain ».

« Il va sans dire que nous ne croyons absolument pas à la sincérité du désir de paix affiché par l’administration américaine envers l’Iran », a-t-il indiqué.

Pour preuve, il a cité les attaques américaines et israéliennes de juin 2025 et février 2026, ainsi qu’une autre attaque survenue en juin de cette année, peu après la signature par le président américain et le président iranien Massoud Pezeshkian d’un mémorandum d’entente visant à mettre fin à la guerre.

Malgré ces inquiétudes, l’Iran reste déterminé à donner une autre chance à la diplomatie, a noté le chef de la diplomatie iranienne.

Lors de la récente Assemblée générale, j’ai présenté aux États-Unis, par l’intermédiaire de médiateurs, un plan en sept jours décrivant les actions nécessaires des deux parties pour mettre fin à la guerre et rouvrir le détroit d’Ormuz, explique le chef de la diplomatie iranienne. 

Selon cette proposition, les États-Unis « ne seraient pas tenus de faire quoi que ce soit qu’ils n’aient pas déjà accepté ».

Et d’ajouter : « Les étapes définies dans l’accord-cadre sont claires, tout comme le résultat attendu : le détroit rouvrirait le sixième jour, et les négociations en vue d’un accord définitif reprendraient le septième jour. Si ce plan est mis en œuvre, la vie dans la région commencera à retrouver son cours normal. »

Il a déclaré que la propagation de la guerre dans la région avait démontré les risques pour la paix et la sécurité internationales, avertissant que de nouvelles agressions militaires autour du détroit d’Ormuz ou ailleurs pourraient mettre en danger des vies civiles, la stabilité régionale et l’économie mondiale.

 
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