Israël envisage d’expulser les demandeurs d'asile africains de Palestine occupée

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Israël envisage d’expulser les demandeurs d'asile africains de Palestine occupée

Le régime israélien, qui occupe le territoire palestinien depuis plus de 60 ans, a adopté une nouvelle politique pour expulser les demandeurs d’asile africains des territoires occupés.

Le mois dernier, le régime d’Israël a présenté une « proposition dangereuse » à quelque 38 000 réfugiés érythréens et soudanais, qui devaient choisir entre recevoir une allocation de 3 500 dollars et un billet d’avion pour un pays tiers en Afrique ou être emprisonné, a rapporté Fars News.

Le journal du New York Times a rapporté que la nouvelle politique menée par Israël avait provoqué une vague de critiques dans les territoires occupés.

Expulsion ou incarcération : Israël laisse le choix à des dizaines de milliers de migrants africains. (Photo d’archives)

Les nouveaux détracteurs des politiques du régime d’Israël ont fait valoir qu’après l’Holocauste, c’étaient des réfugiés qui ont formé Israël, et que ce régime devait donc les traiter avec plus de compassion.

Un groupe de protestataires contre cette politique ont appelé le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, à renoncer à l’expulsion des ressortissants africains qui cherchant à s’installer dans les territoires occupés.

Le New York Times a écrit qu’Israël, à l’instar de nombreux gouvernements occidentaux, était confronté au défi d’établir un équilibre entre le « droit » de protéger les « frontières » des territoires occupés (qu’il considéré comme les siennes) et d’empêcher avec « compassion et de manière humaine » l’immigration clandestine.

Netanyahu a dit à propos de la nouvelle politique du régime israélien que chaque pays devait protéger ses frontières : « Il est important que les gens comprennent que ce que nous faisons est tout à fait légal et nécessaire. »

« De nombreux demandeurs d’asile sont concentrés dans la région et cela représente une menace pour la majorité des Juifs israéliens », a-t-il déclaré en allusion à la situation des habitants du sud de Tel-Aviv.

Suite à ces politiques, de nombreux rassemblements dans les territoires occupés ont été organisé, à l’initiative des étudiants, en soutien aux réfugiés africains sous la bannière de mouvements tels que « Arrêtez les expulsions ».

Certaines organisations internationales, telles que le HCR et les organisations de défense des droits de l’homme, ont également considéré la décision du régime d’Israël comme contraire au droit international.

Plusieurs Israéliens ont favorablement accueilli le plan de Tel-Aviv d’expulser les ressortissants africains, et le ministre israélien de la Justice a dit qu’Israël était très petit, qu’il avait ses propres problèmes et qu’il ne pouvait pas agir comme une agence africaine d’emploi.

Selon le New York Times, depuis 2005, environ 60 000 réfugiés africains sont entrés dans les territoires occupés, pour la plupart des Soudanais ou des Érythréens, qui ne peuvent pas retourner dans leur pays en vertu des conventions internationales qui empêchent les demandeurs d’asile de retourner dans leur pays.

La vague de demandeurs d’asile vers les territoires occupés a été stoppée en 2012 après qu’Israël eut mis en place un mur d’acier le long de sa frontière de 240 km avec l’Égypte.

Sur les milliers de ressortissants érythréens et soudanais qui ont déposé une demande d’asile dans les territoires occupés, ces dernières années, seuls 10 % ont obtenu l’asile, et certains réfugiés soudanais du Darfour ont pu obtenir seulement un « statut humanitaire spécial », mais le reste des demandes n’ont même pas été examinées.

Benyamin Netanyahu, Premier ministre israélien. ©Reuters

Depuis lors, au moins 20 000 réfugiés africains ont depuis quitté les territoires occupés et Netanyahu a affirmé qu’il avait la responsabilité d’expulser les autres demandeurs d’asile africains.

Selon ce rapport, Netanyahu et ses ministres se sont référés à des accords secrets avec des pays tiers en Afrique, dont, bien sûr, les noms n’ont pas été cités. Les demandeurs d’asile affirment que le Rwanda est leur principale destination, mais le gouvernement rwandais a refusé de signer tout accord secret avec Israël.

Les réfugiés africains et les organisations de défense des droits de l’homme disent que plusieurs des Africains qui ont quitté les territoires occupés en direction du Rwanda ou de l’Ouganda n’avaient pas réussi à trouver un emploi afin d’être dans une situation légale dans ces pays.

Cette nouvelle politique d’Israël inclut les hommes célibataires africains qui n’ont pas officiellement demandé l’asile depuis 1er janvier, y compris les familles ou les cinq mille demandeurs d’asile nés dans les territoires occupés.

Les réfugiés africains ont jusqu’au 1er avril pour accepter l’allocation proposée par Israël avec un billet de voyage vers un pays tiers, sinon ils seront arrêtés.

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