تقي زاده

تقي زاده

Un groupe de défense des prisonniers palestiniens révèle que les autorités pénitentiaires israéliennes pratiquent la torture systématique contre les détenus, notamment par électrochocs et autres méthodes, ce qui montre une tendance alarmante à la cruauté physique et psychologique.

La Commission palestinienne pour les affaires des détenus et anciens détenus a signalé, vendredi, que les conditions de détention à la prison de Gilboa, située dans le nord des territoires occupés, se sont considérablement dégradées. Des unités spéciales y ont mené des descentes dans les sections de prisonniers, sous prétexte d’inspections.

Lors de ces descentes, les détenus sont menottés, sortis de force de leurs cellules et soumis à de violents passages à tabac et à des électrochocs, selon la Commission, qui cite les témoignages d’un avocat ayant récemment visité la prison.

 

Ségolène Royal a fustigé ce vendredi 8 août la politique algérienne d’Emmanuel Macron. D’abord sur les nouvelles mesures décrétées par le président français dans la lettre qu’il a transmise mercredi à son Premier ministre François Bayrou dans laquelle il a notamment décidé de suspendre la délivrance du visa de type D à tous les demandeurs algériens.

Pour l’ancienne candidate à la présidentielle de 2017, la polémique provoquée par cette lettre est une « diversion » alors que la France est confrontée à des incendies majeurs dans l’Aude.

Après examen de la lettre du président français, Emmanuel Macron, à son Premier ministre, François Bayrou, la diplomatie algérienne a décidé d’appliquer le principe de réciprocité pour chaque mesure prise par la France, fustigeant au passage les agissements et manquements du gouvernement français dans la crise perturbant les relations entre les deux pays.

Les autorités algériennes ont réagi à la lettre du président français à son Premier ministre appelant à suspendre « formellement » l’accord de 2013 avec Alger « concernant les exemptions de visa sur les passeports officiels et diplomatiques ». À la lumière des explications fournies au Chargé d’affaires de l’ambassade d’Algérie en France par le Quai d’Orsay, la diplomatie algérienne a décidé d’appliquer le principe de réciprocité.

« Désormais, les visas qui seront accordés aux titulaires français de passeports diplomatiques et de service obéiront, en tous points, aux mêmes conditions que celles que la partie française imposera à leurs homologues algériens », a déclaré le ministère algérien des Affaires étrangères, par voie de communiqué rendu public par l’agence officielle Algérie Presse Service (APS).

Comme l’indique le communiqué, l’Algérie « tient à rappeler, une fois de plus, qu’elle n’a été historiquement à l’origine d’aucune demande de conclusion d’un accord bilatéral d’exemption de visas au profit des titulaires de passeports diplomatiques et de service ».

L’Algérie « ne cède pas à la pression, à la menace et au chantage », lit-on dans le communiqué. Selon la diplomatie algérienne, « dès la survenance de cette crise, de son propre fait, [la France] a posé sa gestion en termes de rapports de force » en procédant à des injonctions, ultimatums et sommations. « C’était ignorer, bien légèrement, que l’Algérie ne cède pas à la pression, à la menace et au chantage, quels qu’ils soient. Ce sont ces constats qui dictent aujourd’hui la réponse algérienne à la lettre adressée par le chef de l’État français au chef de son exécutif », déclare le ministère algérien.

De même, l’exécutif algérien a annoncé jeudi mettre fin à la gratuité des biens prêtés depuis des décennies à l’ambassade de France en Algérie, ainsi qu’une révision des baux contractés pour d’autres institutions françaises sur le territoire algérien.

Le chargé d’affaires français à Alger, convoqué au ministère des Affaires étrangères, a été informé de « la décision des autorités algériennes de mettre fin à la mise à disposition, à titre gracieux, de biens immobiliers appartenant à l’État algérien au profit de l’ambassade de France en Algérie », a indiqué dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères.

 

Le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, en visite officielle à Niamey, et son homologue nigérien Abdourahamane Tiani ont signé un communiqué conjoint marquant une nouvelle étape dans les relations de part et d’autre. Plusieurs secteurs clés sont concernés, allant de la sécurité à l’énergie, en passant par les infrastructures et la mobilité.

À l’issue de la première journée d’une visite de 48 heures au Niger, le 6 août, les deux chefs d’État ont adopté un communiqué conjoint. Ce document, publié par le gouvernement nigérien sur Facebook, fait état d’un large éventail de dossiers abordés par les deux délégations, notamment la coopération économique et commerciale, ainsi que la situation sécuritaire au Sahel, avec un accent particulier sur la lutte contre le terrorisme.

Le président tchadien a été accueilli en grande pompe à l’aéroport international Diori Hamani, en présence des autorités nigériennes, de représentants des forces de défense et de sécurité, ainsi que de membres de la communauté tchadienne résidant au Niger, a indiqué jeudi RT.

L’Iran a vivement dénoncé la France aux Nations unies, affirmant que Paris déforme les faits et promeut une politique de deux poids deux mesures sur le programme nucléaire pacifique iranien, tout en ignorant l’arsenal non déclaré d’Israël.

Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et au président du Conseil de sécurité, Eloy Alfaro de Alba, l’ambassadeur d’Iran auprès des Nations Unies, Amir Saïd Iravani, a rejeté les propos de la France comme étant « injustifiés, provocateurs et politiquement motivés ».

Cette réaction intervient après qu’un représentant français à la réunion du 6 août sur la « non-prolifération des armes de destruction massive » a accusé l’Iran d’aggraver ce qu’il a appelé une « crise de prolifération ».

« Une telle allégation sans fondement est non seulement totalement hors de propos par rapport à l’objet de la réunion… mais représente également une déformation délibérée des faits », a écrit Iravani jeudi.

« Le programme nucléaire iranien demeure exclusivement pacifique et totalement transparent. L’Iran continue de remplir ses obligations au titre du TNP », a-t-il ajouté.

L’ambassadeur d’Iran a condamné l’attitude française d’évoquer des préoccupations de façon sélective. Il a également souligné que Paris, État doté de l’arme nucléaire et membre permanent du Conseil de sécurité, manque depuis longtemps à ses obligations au titre de l’article VI du TNP – qui exige le désarmement – et a joué un rôle central dans la mise en œuvre du programme clandestin d’armes nucléaires d’Israël.

 

Les groupes de résistance palestiniens ont vivement critiqué le tout dernier projet israélien d’occupation de la ville de Gaza, le qualifiant de manœuvre désespérée de la part d’un régime mis en échec et déterminé à commettre ses crimes de guerre.

Dans un communiqué conjoint publié jeudi, une coalition de factions de la Résistance palestinienne, menée par les Comités de résistance populaire (CRP), a condamné l’approbation par le soi-disant « cabinet de sécurité » du régime israélien du plan du Premier ministre Benjamin Netanyahu de s’emparer de la ville de Gaza.

Les CRP ont déclaré que cette décision « révèle l’ampleur de la crise du régime », ajoutant qu’Israël « n’a atteint aucun de ses objectifs dans la guerre génocidaire en cours malgré les crimes et les tueries qu’il a commis avec l’appui inconditionnel de l’Occident, et des États-Unis en particulier ».

« La menace brandie par le Premier ministre du régime sioniste d’une occupation complète de Gaza exprime une volonté de poursuivre le génocide, et constitue une tentative désespérée de subjuguer la nation et la Résistance palestiniennes », selon les factions de la Résistance palestinienne. « Ces intentions coûteront cher à l’ennemi et les évolutions du champ de bataille seront certainement décisives », ont averti les CRP.

 

L’Allemagne a suspendu ses exportations militaires vers Israël en raison de son projet d’occupation de la ville de Gaza, marquant une rupture rare après des mois de soutien indéfectible à la guerre génocidaire de Tel-Aviv contre Gaza.

Dans un communiqué publié ce vendredi 8 août, le chancelier allemand Friedrich Merz a annoncé cette décision après que le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé que le soi-disant « cabinet politico-sécuritaire » avait approuvé un plan visant à s’emparer de la plus grande ville du territoire palestinien assiégé.

Tôt vendredi, le bureau de Netanyahu a déclaré dans un communiqué que l’armée israélienne « se préparerait à prendre le contrôle de la ville de Gaza » malgré la condamnation internationale croissante de la guerre menée par Israël, qui est entrée dans son 22e mois, ayant tué des dizaines de milliers de personnes et provoqué une crise de famine.

Dans un communiqué, le chancelier Merz a insisté sur la « profonde inquiétude » du gouvernement allemand face à « la souffrance continue de la population civile dans la bande de Gaza », soulignant que « des négociations sérieuses sur un cessez-le-feu » font partie des « plus hautes » priorités de son pays.

 

L’Iran et l’Égypte ont appelé à une action unie des pays musulmans pour mettre fin au génocide commis par Israël à Gaza et aux attaques contre le Liban, mettant en garde contre une aggravation des crises humanitaire et sécuritaire.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et son homologue égyptien, Badr Abdelatty, se sont entretenus au téléphone jeudi soir, abordant l’escalade des crises régionales et l’urgence d’une réponse appropriée.

« Lors de cet appel, les deux parties ont évoqué la situation humanitaire désastreuse à Gaza, due à la poursuite du siège cruel, ainsi que les plans agressifs du régime visant à intensifier les attaques et à occuper totalement la bande de Gaza », a déclaré le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué publié ce vendredi 8 août.

Les ministres ont souligné qu’il relève de la responsabilité des nations islamiques d’agir avec détermination pour mettre fin au « génocide » à Gaza et d’assurer l’acheminement immédiat de l’aide humanitaire internationale.

Ces discussions ont eu lieu dans le contexte du projet israélien d’occupation de la ville de Gaza.

Le Premier ministre du régime sioniste Benjamin Netanyahu a déclaré que l’armée israélienne « se préparera à prendre le contrôle de la ville de Gaza », selon des communiqués officiels.

Les Nations unies ont qualifié ces rapports de « profondément alarmants », d’autant plus que la bande de Gaza subit déjà une guerre brutale et un blocus dévastateur depuis octobre 2023, causant la mort de plus de 61 000 Palestiniens.

 

Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a convoqué vendredi l’ambassadrice d’Israël à Bruxelles pour protester contre les projets de Tel-Aviv visant à occuper la ville de Gaza et à étendre les colonies dans les territoires palestiniens.

Dans un communiqué transmis à l’agence Belga, Maxime Prévot précise que l’ambassadrice Idit Rosenzweig-Abu a été convoquée après la décision du régime israélien d’occuper Gaza et de prendre le contrôle militaire de l’ensemble de la bande de Gaza.

Il a affirmé vouloir « exprimer notre totale désapprobation face à cette décision, mais aussi face à la poursuite de la colonisation israélienne » dans les territoires palestiniens, ajoutant que l’objectif est désormais de « plaider avec force pour un abandon de ces intentions ».

Prévot a condamné cette initiative comme étant « inadmissible et contraire au droit international », appelant Israël à revenir sur ses projets. Il a également dénoncé la poursuite de l’expansion des colonies israéliennes, notamment la relance du controversé projet E1 à Qods-Est et les récentes démarches de la Knesset [Parlement israélien] visant à promouvoir l’annexion de la Cisjordanie.

 

Au moins six personnes ont été tuées et dix autres blessées dans deux frappes israéliennes distinctes jeudi sur l’est du Liban, dans la dernière violation quasi quotidienne du régime d’un cessez-le-feu négocié en novembre.

Le ministère libanais de la Santé a annoncé dans un communiqué que cinq personnes avaient trouvé la mort et dix autres avaient été blessées, selon un premier bilan, à la suite d’une frappe israélienne ayant touché un véhicule sur l’autoroute de Masnaa, dans l’est du pays.

La seconde frappe, menée par drone, a tué un civil libanais dans la ville de Kafardan, dans le district de Baalbek, toujours dans l’Est, rapporte le ministère libanais de la Santé. L’homme en question se trouvait devant son domicile lorsqu’il a été pris pour cible.

Ces nouvelles attaques interviennent un jour seulement après la mort d’un garçon de 12 ans, mercredi soir, lors d’une frappe israélienne ayant directement touché leur domicile dans la ville de Touline, cette fois dans le sud du pays à Marjayoun. 

Selon le correspondant de la chaîne d’information libanaise Al Mayadeen, la frappe a touché le garage de la résidence familiale, entraînant la mort immédiate de l’enfant et blessant grièvement son père. Cette attaque s’ajoute à une longue série de frappes israéliennes visant des infrastructures et des habitations civiles dans le Sud.