
تقي زاده
Le président Pezeshkian met en garde contre les projets hégémoniques des États-Unis dans le Caucase
Lors d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, lundi 11 août, le président iranien, Massoud Pezeshkian a précisé que les pays de la région doivent rester vigilants et prudents face aux éventuels plans des États-Unis visant à poursuivre leurs objectifs hégémoniques dans le Caucase.
M. Pezeshkian a averti que Washington pourrait utiliser un projet de construction d’un corridor de transport dans la région du Caucase pour atteindre ses objectifs sous couvert d’investissement économique ou de promotion de la paix.
« Il faut s’assurer que ce corridor soit véritablement une voie de paix et de développement, et non un outil au service des objectifs hégémoniques de puissances étrangères », a-t-il précisé, soulignant que ce projet doit préserver la souveraineté de l’Arménie et empêcher toute intervention militaire ou sécuritaire étrangère.
« La République islamique d’Iran, en tant que pilier de la paix, de stabilité et de sécurité dans la région, salue tout accord qui conduit à la promotion de la paix, notamment entre les pays de la région », a ajouté M. Pezeshkian.
Ailleurs dans ses remarques, le président Pezeshkian a affirmé que les relations stratégiques entre l’Iran et l’Arménie ont toujours été constructives et fondées sur le bon voisinage et le respect de l’intégrité territoriale de chacun, avant de préciser que Téhéran et Erevan s’opposent fermement à toute initiative visant à perturber leurs relations bilatérales profondes et enracinées.
Soulignant que Téhéran a toujours donné la priorité aux intérêts communs dans ses relations régionales, en particulier avec ses voisins, le président iranien s’est dit convaincu que les pays voisins adoptent aussi une approche similaire comme l’une de leurs priorités fondamentales.
Assurance-chômage en France : les syndicats dénoncent un plan d’austérité visant les plus précaires
Le gouvernement français impose une nouvelle réforme de l’assurance-chômage, visant 2 à 2,5 milliards d’euros d’économies annuelles d’ici 2029. Les syndicats, CGT et CFDT en tête, fustigent une attaque contre les chômeurs, accusant l’exécutif de privilégier les riches.
Le 9 août, le gouvernement français a adressé aux partenaires sociaux une lettre de cadrage fixant les objectifs d’une nouvelle réforme de l’assurance-chômage, visant à économiser 2 à 2,5 milliards d’euros par an de 2026 à 2029, avec un objectif de 4 milliards à partir de 2030. Cette annonce, portée par le Premier ministre François Bayrou, a suscité une vague de colère chez les syndicats, qui dénoncent une politique d’austérité ciblant les chômeurs.
Les syndicats vent debout contre la réforme
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet a dénoncé « le choix du passage en force » du gouvernement et a annoncé une mobilisation des organisations syndicales qui se retrouveront le 1er septembre pour décider de la forme de leur mobilisation.
Le droit inhérent du Liban à la légitime défense exige des capacités militaires (porte-parole du ministère iranien des A.E.)
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï a réitéré ce lundi 11 août la position inébranlable de l’Iran en faveur de l’intégrité territoriale et de l’indépendance du Liban lors de sa conférence de presse hebdomadaire.
« Téhéran reconnaît le droit inhérent du Liban à se défendre contre l’agression israélienne. L’exercice de ce droit est impossible sans disposer de capacités militaires, et les décisions à cet égard relèvent entièrement de l’autorité nationale du Liban », a affirmé le haut responsable iranien.
Fort de son expérience, l’Iran prône un renforcement des capacités de défense des pays de la région pour contrer la menace du régime sioniste, a poursuivi M. Baghaï pour qui cette question relève des affaires intérieures du Liban et de son peuple. Les différentes composantes de la société libanaise doivent identifier les intérêts de leur pays par le biais de processus légaux et approuvés, a-t-il estimé.
Les États-Unis poussent le gouvernement libanais à échanger le désarmement du Hezbollah contre un retrait partiel israélien du Sud et le Premier ministre Nawaf Salam annonce vouloir restreindre la possession d’armes aux seules institutions de l’État dans le cadre d’un nouveau cadre dirigé par l’armée d’ici la fin de l’année.
Pourparlers de haut niveau entre l’Iran et l’Arménie
Concernant le récent accord de paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a noté que cet accord pouvait être un tournant dans l’établissement de la paix et de la stabilité dans le Caucase du sud.
« Aujourd’hui et demain, des consultations de haut niveau auront lieu entre les responsables de la République islamique d’Iran et de la République d’Arménie pour être mieux informés de la situation. Si nécessaire, nous partagerons nos considérations et nos préoccupations », a-t-il ajouté avant de souligner l’importance de préserver la souveraineté nationale et les frontières internationales, et a réitéré l’opposition de l’Iran à toute intervention étrangère.
Abordant la possibilité et la qualité du rôle de l’Iran dans le processus de paix annoncé par l’Arménie et la République d’Azerbaïdjan, il a déclaré que le vice-ministre des Affaires étrangères de l’Arménie se rendra à Téhéran mardi.
Le ministre arménien des Affaires étrangères a réaffirmé l’engagement du pays à éviter toute action qui pourrait être perçue comme incompatible avec les intérêts de l’Iran ou les concernant.
Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire : la Russie ne cédera jamais au chantage
La Russie prendra des mesures proactives concernant le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) afin de protéger sa sécurité nationale, a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision Rossiya 24.
Moscou ne cédera jamais au chantage d’aucun pays, a affirmé Riabkov pour qui les tentatives des adversaires de ce pays visant à exercer des pressions et à dicter leur conduite à la Russie seront infructueuses.
Au cours de son interview, le vice-ministre russe des Affaires étrangères a indiqué qu’il existe des situations où il est nécessaire d’agir de manière préventive et d’anticiper certaines actions éventuelles d’un adversaire.
Plus loin dans ses remarques, le diplomate russe a affirmé que les pays occidentaux ont été informés du retrait de Moscou du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire.
« Nos sources bien informées fiables confirment que ce signal a été reçu [par l’Occident] et que le résultat souhaité a été atteint, au point que les autorités militaires et sécuritaires occidentales en tiennent désormais compte », a-t-il déclaré.
En ce qui concerne la sécurité de la ville de Kaliningrad, M. Riabkov a déclaré que celle-ci sera protégée par la Russie, avec tous les moyens nécessaires, en dépit de toutes les menaces de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).
« La ville de Kaliningrad est une partie intégrante de notre pays et cette question n’est en aucun cas négociable », a-t-il précisé.
Les mouvements de résistance palestiniens condamnent le massacre de journalistes à Gaza par Israël
Les mouvements de résistance palestiniens ont fermement condamné le dernier massacre perpétré par Israël à Gaza, qui s'est soldé par le martyre de plusieurs journalistes et photographes.
Les forces israéliennes ont tué, ce dimanche soir 10 août, cinq employés d'Al Jazeera, dont les correspondants Anas Al-Sharif et Mohammed Qareqa, ainsi que les photographes Ibrahim Zaher et Mohammed Nofal, lors d'une frappe ciblée sur leur tente de presse située devant l'hôpital Al-Shifa à Gaza. Deux autres personnes ont également perdu la vie.
Peu avant d'être tué, al-Sharif, célèbre correspondant d'Al Jazeera en arabe, âgé de 28 ans, qui couvrait largement l'actualité du nord de Gaza, a écrit sur X qu'Israël avait lancé des bombardements intenses et concentrés – également appelés « ceintures de feu » – sur les parties est et sud de la ville de Gaza.
Dans sa dernière vidéo, on entend en arrière-plan le bruit assourdissant des bombardements intensifs de missiles israéliens, tandis que le ciel sombre est illuminé d'une lumière orange.
Dans un dernier message, écrit le 6 avril et destiné à être publié après son martyre, al-Sharif a déclaré avoir « éprouvé la douleur dans toute son intensité » et « goûté au chagrin et à la perte à maintes reprises ».
« Malgré cela, je n’ai jamais hésité à transmettre la vérité telle qu’elle est, sans déformation ni fausse représentation, espérant que Dieu serait témoin de ceux qui sont restés silencieux, de ceux qui ont accepté notre mise à mort et de ceux qui ont étouffé notre souffle », a-t-il déclaré.
« Même les corps mutilés de nos enfants et de nos femmes n'ont pas touché leur cœur ni mis fin au massacre que notre peuple subit depuis plus d'un an et demi. »
Le Hamas a qualifié « de crime sauvage » les actes de l'armée israélienne dépassant toutes les limites du fascisme et de la criminalité.
Il a souligné que les journalistes assassinés avaient documenté les crimes de famine commis par Israël et mis en lumière la faim imposée à la population de Gaza.
Le Hamas a averti que l'assassinat de journalistes visait à réduire les médias au silence, ouvrant la voie à un crime majeur qu'Israël envisage de commettre à Gaza.
Dans ce droit fil, le mouvement a appelé la communauté internationale, le Conseil de sécurité de l'ONU et les journalistes du monde entier à condamner les crimes perpétrés par le régime sioniste et à prendre des mesures immédiates pour y mettre un terme.
«Il est temps d'agir», affirme une délégation belge engagée dans la «Global Sumud Flotilla» pour Gaza
La Belgique prendra part à la « Global Sumud Flotilla », une initiative internationale visant à acheminer de l’aide humanitaire vers Gaza. Prévue pour le 31 août, cette flottille, coordonnée par la Freedom Flotilla Coalition, espère rassembler des bateaux de plus de 40 pays. En Belgique, des fonds sont en cours de collecte pour affréter un navire.
La Belgique participera à la «Global Sumud Flotilla», une initiative internationale visant à acheminer de l’aide humanitaire vers Gaza, a annoncé samedi le mouvement Global Movement to Gaza. Cette action, coordonnée par la Freedom Flotilla Coalition et plusieurs organisations partenaires, prévoit le départ de dizaines de bateaux issus de plus de 40 pays le 31 août, dans l’objectif déclaré de « briser le siège de Gaza ».
Doris De Block, membre de la délégation belge, précise : « Ce soir c’est un mouvement international. Aujourd’hui, on se met en marche pour montrer ce qu’on va faire le 31. Nous partons le 31 avec une flottille de bateaux issus de 44 pays pour aller vers Gaza ».
En Belgique, l’organisation indique vouloir collecter 25.000 euros afin d’affréter un bateau. Les fonds doivent permettre de couvrir les frais de participation à la flottille internationale.
L'Allemagne a suspendu ses exportations d'armes vers Israël en raison de la guerre à Gaza
L'Allemagne a réaffirmé une fois de plus sa décision de cesser ses exportations d'armes vers Israël en réponse au projet du régime d'étendre son agression à Gaza en occupant la ville de Gaza.
Le chancelier Friedrich Merz a déclaré dimanche dans une interview à la chaîne publique ARD que Berlin ne pouvait pas fournir d'armes à une guerre qui est désormais menée uniquement par des moyens militaires.
« Nous ne pouvons pas livrer d'armes dans un conflit qui est désormais mené exclusivement par des moyens militaires », a déclaré Merz. « Nous voulons apporter notre aide par la voie diplomatique, et c'est ce que nous faisons. »
Il a averti que les opérations élargies d'Israël dans la ville de Gaza pourraient coûter la vie à des centaines de milliers de civils et nécessiteraient l'évacuation de toute la ville.
« Où sont censés aller ces gens ? » demanda Merz. « On ne peut pas faire ça, on ne le fera pas, et je ne le ferai pas. »
Néanmoins, les principes de la politique israélienne de l'Allemagne restent inchangés, a déclaré le chancelier allemand.
Berlin a annoncé pour la première fois vendredi sa décision de cesser ses exportations d'armes vers Israël.
L'Allemagne est le deuxième plus grand fournisseur d’armes d’Israël après les États-Unis.
L'Australie reconnaîtra l'État palestinien à l'Assemblée générale des Nations Unies en septembre
Le Premier ministre australien Anthony Albanese a annoncé que son gouvernement reconnaîtrait un État palestinien lors de l'Assemblée générale des Nations Unies le mois prochain. Le pays emboîte le pas à d'autres États comme le Royaume-Uni, la France et le Canada.
Après la France et le Canada, fin juillet, l'Australie va à son tour reconnaître l'État de Palestine à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre, a annoncé, lundi 11 août, le Premier ministre Anthony Albanese.
Lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion du cabinet à Canberra lundi, Albanese a déclaré que l'Australie travaillerait avec la communauté internationale pour faire de la reconnaissance une réalité.
« L’Australie reconnaîtra l’État de Palestine. L'Australie va reconnaître le droit du peuple palestinien à un État qui lui est propre », a-t-il déclaré.
De son côté, la ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, a déclaré que cela faisait plus de 77 ans que le monde avait promis un État palestinien.
L'OMS exprime son inquiétude face aux projets « profondément préoccupants » d'Israël d'occuper Gaza
Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a exprimé, dimanche, son inquiétude face aux projets « profondément préoccupants » d'Israël visant à occuper la ville de Gaza, avertissant que la situation dans l'enclave assiégée était « déjà désastreuse ».
« Le projet d'Israël d'étendre ses opérations militaires à Gaza est profondément préoccupant, compte tenu de la situation humanitaire et sanitaire déjà désastreuse dans toute la bande de Gaza », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus sur X.
Il a averti qu'une nouvelle escalade militaire pourrait mettre davantage d'enfants en danger en raison de la malnutrition et du manque d'accès aux soins de santé.
Président iranien : le monde doit déployer des efforts pour mettre fin aux crimes d’Israël à Gaza
Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que tous les pays du monde doivent déployer des efforts sérieux pour mettre fin aux crimes israéliens dans la bande de Gaza et lever le blocus de la région.
M. Pezeshkian s’est exprimé ainsi, ce dimanche 10 août, lors de la réception des lettres de créance des nouveaux ambassadeurs d’Éthiopie, d’Estonie, de Djibouti, du Laos, du Cambodge, du Burundi, de Lettonie, du Myanmar et du Népal.
Il a déclaré que le régime israélien poursuit, voire intensifie, ses crimes contre le peuple palestinien opprimé et sans défense dans la bande de Gaza.
« Tous les pays du monde, en particulier les nations musulmanes, doivent redoubler d’efforts et coopérer pour mettre fin à ces crimes [à Gaza], lever le blocus et fournir une aide massive et illimitée à la population innocente de Gaza ».
Le président iranien a, par ailleurs, averti qu’une « catastrophe inhumaine » se déroule à Gaza, où Israël tue des innocents et bloque l’accès à la nourriture, à l’eau et aux médicaments sous le faux prétexte de la légitime défense.
« La plus grande tragédie est que ces crimes sont commis sous les yeux de ceux qui prétendent défendre les droits humains, la démocratie et la liberté de l’humanité », a déploré Pezeshkian.
La guerre israélienne, qui a débuté en octobre 2023, a fait au moins 61 430 morts et plus de 153 213 blessés parmi les Palestiniens.