تقي زاده

تقي زاده

La crise migratoire sans précédent survenue à Ceuta alimente les interrogations sur l’éventuel rôle joué par le Maroc, Israël et les États-Unis. Des témoignages recueillis par l’AFP ainsi que les analyses de plusieurs spécialistes laissent penser qu’un allègement du dispositif de contrôle marocain aux abords de l’enclave espagnole aurait facilité l’arrivée massive de migrants.

Des migrants refoulés ont affirmé qu’aucun dispositif de sécurité renforcé n’a été mis en place sur les deux axes menant à Fnideq, ville de 77 000 habitants située à proximité de Ceuta. Une source proche des opérations sécuritaires a, de son côté, indiqué à l’AFP qu’il ne s’agissait que de « contrôles de gendarmerie normaux, pas de déploiement exceptionnel » pouvant gérer l’afflux de milliers de personnes.

À ce propos, Pierre Vermeren, chercheur spécialiste du Maghreb, souligne que la police marocaine est « très efficace, très organisée et très bien informée ». Selon lui, si les autorités avaient voulu empêcher les jeunes d’arriver, elles auraient été en mesure de bloquer les routes.

Pour sa part, Mohamed Benaissa, président de l’Observatoire du Nord pour les droits de l’homme, basé dans la région, affirme également avoir constaté un allègement du dispositif sécuritaire, précisant que les renforts policiers ne seraient arrivés que jeudi vers 19 heures (locales).

Aucune preuve ne permet toutefois d’établir, à ce stade, qu’une décision aurait été prise au plus haut niveau de l’État marocain. Riccardo Fabiani, analyste à l’International Crisis Group, estime néanmoins qu’il existe « suffisamment d’éléments » pour considérer que les autorités de Rabat seraient impliquées dans cette crise. Il évoque notamment des vidéos montrant des forces de sécurité restant passives face à des camions transportant des migrants.

 

Par la voix de sa présidente Ursula Von der Leyen, la Commission européenne a annoncé ce mercredi 5 août le déblocage de 1,4 milliard d’euros, issus des revenus générés par une partie des avoirs de la Banque centrale russe immobilisés dans le cadre des sanctions européennes, pour soutenir l’Ukraine.

Dans un communiqué publié ce mercredi, Ursula von der Leyen a prétendu — sans évoquer le déploiement militaire et la militarisation de l’OTAN à proximité des frontières russes avant le déclenchement de la guerre en Ukraine — que « la Russie doit payer pour les destructions qu’elle a causées ».

Elle a ajouté que les 1,4 milliard d’euros destinés à l’Ukraine, provenant des revenus générés par les avoirs russes immobilisés, serviront à ce qu’elle qualifie de soutenir la résistance de l’Ukraine face à la guerre menée par la Russie.

Le CGRI a mené une frappe de missiles balistiques de représailles contre une base aérienne américaine en Jordanie et a immobilisé trois navires en infraction dans le détroit d'Ormuz.

« En réponse aux actes agressifs de l'armée américaine, meurtrière d'enfants, les courageux combattants des forces aérospatiales du CGRI ont lancé plusieurs missiles balistiques sur une base aérienne américaine et sur le quartier général du commandement central américain en Jordanie », a déclaré le CGRI dans un communiqué publié mercredi matin.

« Tant que les menaces contre la République islamique d’Iran persisteront et que les actes illégaux et hostiles des forces américaines contre nos intérêts se poursuivront, la résistance continuera », a-t-il ajouté.

« Les menaces des responsables américains et l'ingérence illégale contre nos intérêts doivent cesser. »

 

Les États-Unis et l’Arabie saoudite ont mené une offensive aérienne coordonnée contre plusieurs bases et dépôts d’armes appartenant aux Forces de mobilisation populaire irakiennes, également connues sous le nom de Hachd al-Chaabi.

Les deux pays prétendent que ces frappes ont été menées en riposte aux récentes attaques de drones contre des installations pétrolières saoudiennes.

Dans des communiqués distincts publiés tôt mercredi, le ministère saoudien de la Défense et le Commandement central américain (CENTCOM) ont fait part de cette opération conjointe, précisant qu’elle visait des bases et des dépôts d’armes des Hachd al-Chaabi, une coalition de groupes de résistance engagés dans la lutte contre le terrorisme.

Les pays et les entreprises internationales qui accepteront une indemnisation financée par les avoirs iraniens gelés à l’étranger seront privés de tout droit de transit par le détroit d’Ormuz. Voici la mise en garde émise par le quartier général central Khatam al-Anbiya dans un communiqué rendu public ce mardi 28 juillet.

Le quartier général central Khatam al-Anbiya a qualifié d’« illégale » la récente annonce du président américain Donald Trump proposant d’indemniser des États et des entités pour les dommages essuyés par leurs navires dans le golfe Persique au moyen des avoirs iraniens gelés à l’étranger.

Le quartier général central Khatam al-Anbiya, chargé de coordonner les forces armées iraniennes en période de guerre et de crise, a averti que les propriétaires de navires qui accepteront une telle indemnisation en subiraient les conséquences.

« En mettant en garde le président américain criminel contre les répercussions de cet acte illégal, nous annonçons à toutes les entreprises et à tous les pays qui accueilleraient favorablement la proposition de Trump et feraient usage, sous ce prétexte, des avoirs iraniens gelés, qu’à compter de ce jour, les forces armées de la République islamique d’Iran n’autoriseront plus aucun de leurs navires à transiter par le détroit d’Ormuz », lit-on dans ledit communiqué.

En outre, le texte affirme que les dommages essuyés au cours de ces derniers mois par des cargos et des pétroliers sont la conséquence directe de l’insécurité provoquée par la présence militaire américaine dans la région.

D’après le communiqué, les navires touchés ont enfreint les protocoles de navigation établis par la République islamique d’Iran pour garantir une circulation sûre dans le détroit d’Ormuz et ont choisi d’emprunter la voie méridionale « illégale et dangereuse ».

 

Alors que les mégafeux continuent de ravager le sud-ouest de la France, la colère monte à la fois chez les sapeurs-pompiers et au sein de la classe politique. Entre manque de moyens humains et matériels, épuisement des effectifs et accusations d’impréparation de l’État face au dérèglement climatique, la gestion de cette nouvelle saison des incendies fait l’objet de vives critiques.

La mort d’un sapeur-pompier volontaire le 27 juillet, alors qu’il participait à un dispositif préventif de lutte contre les feux de forêt dans les Bouches-du-Rhône, porte à trois le nombre de soldats du feu décédés depuis le début de la saison, après le décès de deux de leurs collègues le 21 juillet à Mérignac.

Les représentants de la profession tirent la sonnette d’alarme sur cette situation qui est devenue critique. Bruno Ménard, secrétaire général du SSPVF, évoque une fatigue déjà comparable à celle habituellement constatée à la fin de l’été : « Imaginez aujourd’hui, on est fin juillet […] les organismes des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires sont dans un état comme si on était fin août, début septembre ». D’après lui, « le plus dur va arriver, le mois d’août va être catastrophique ».

Les syndicats dénoncent un épuisement chronique des effectifs. Guillaume Millet, de la CFDT, souligne que les colonnes de renfort manquent cruellement d’effectifs : « Quand on envoie une colonne de renfort d’une cinquantaine d’hommes, il en faudrait 100 pour respecter les repos de sécurité ». Des pompiers « rincés », prévient-il, s’exposent davantage aux pertes de lucidité et aux intoxications.

 

Pour se rendre aux États-Unis, le Premier ministre israélien survole l’Europe sans la moindre gêne et malgré le mandat d'arrêt émis à son encontre par la Cour pénale internationale.

Selon les données du site FlightRadar, l'appareil transportant Benjamin Netanyahu, ayant décollé d'Israël à la mi-journée a de nouveau emprunté les espaces aériens de la Grèce, de l'Italie et de la France, pourtant États parties de la CPI.

En route vers Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump, l'avion de Benjamin Netanyahu suit un itinéraire similaire à ceux empruntés lors de ses déplacements des 28 décembre et 10 février, au-dessus de la Méditerranée et de l'Europe.

 

Le ministre iranien de la Défense par intérim affirme que les chaînes de production fonctionnent plus activement qu’auparavant, soulignant ainsi la détermination de la République islamique d’Iran à façonner son avenir en matière de défense.

Le général de brigade Seyyed Majid Ebnolreza a tenu ces propos lors d’une visite à l’Organisation des industries aérospatiales du ministère de la Défense, mardi, où il a présenté la vision du gouvernement pour le développement des capacités de défense grâce à l’innovation nationale et aux technologies de pointe.

M. Ebnolreza a passé en revue les dernières réalisations technologiques, les projets stratégiques et les capacités industrielles de l’organisation.

Le responsable a déclaré que le principal atout de la défense iranienne n’est pas son matériel militaire, mais son capital humain, notamment ses scientifiques, ingénieurs, spécialistes et gestionnaires.

Il a ajouté que la récente agression américano-israélienne a démontré la capacité de l’Iran à restaurer, reproduire et moderniser ses capacités de défense grâce à l’expertise nationale, plutôt que de s’appuyer uniquement sur son équipement.

« L’expérience de la récente guerre a démontré que la capacité à reconstruire et à renforcer les moyens de défense repose davantage sur les ressources humaines, le savoir-faire local et un management engagé que sur le matériel militaire. »

Il faisait référence aux agressions américano-israéliennes contre l’Iran en juin 2025 et depuis le 28 février. Les forces armées iraniennes ont opposé une riposte puissante aux agresseurs lors de ces deux conflits, ciblant les intérêts américains et israéliens dans la région et dans les territoires occupés.

Ebnolreza a déclaré que le cycle d’innovation de la défense iranienne devait être davantage axé sur la résolution de problèmes et que l’industrie de la défense devait se concentrer sur la satisfaction des besoins opérationnels des forces armées.

Il a ajouté que les défis identifiés sur le champ de bataille devaient être rapidement traduits en solutions technologiques, en produits opérationnels et en nouvelles capacités militaires.

Le responsable a identifié le développement de systèmes de défense aéroportés et navals comme des priorités stratégiques. Il a affirmé que la guerre moderne repose sur l’intégration des technologies dans de multiples domaines, notamment aérien, naval, terrestre, spatial et électronique.

« Le champ de bataille d’aujourd’hui n’est plus défini par des technologies isolées. »

« La véritable puissance militaire naît de l’intégration intelligente des capacités dans différents environnements opérationnels », a-t-il déclaré.

Au moins quatre Palestiniens sont tombés en martyr et plusieurs autres ont été blessés lors d’une nouvelle vague d’attaques israéliennes contre la bande de Gaza, et ce, alors que le régime israélien poursuit sa guerre génocidaire malgré l’accord de cessez-le-feu conclu avec le mouvement de résistance palestinien Hamas.

Dans son dernier bilan publié mardi 28 juillet, le ministère de la Santé de Gaza a indiqué qu’avec la poursuite des agressions israéliennes, quatre morts et quatorze blessés ont été transférés vers les hôpitaux de l’enclave au cours des 24 dernières heures.

Depuis le 11 octobre 2025, date à laquelle l’accord de cessez-le-feu était entré en vigueur, au moins 1 207 Palestiniens ont été tués et 3 914 autres blessés, portant à 73 333 morts et 174 023 blessés le bilan du génocide à Gaza.

La quasi-totalité des 2,3 millions d’habitants de la bande de Gaza, dont la majorité a été déplacée à plusieurs reprises, est aujourd’hui confinée dans une étroite bande côtière, survivant dans des tentes de fortune ou des bâtiments endommagés.

Même durant le cessez-le-feu, les forces israéliennes ont poursuivi l’extension des zones placées sous leur contrôle et occupent près de 70 % du territoire de Gaza. Ceci met en évidence les visées expansionnistes du régime d’occupation ainsi que son refus de respecter tout accord qui ne sert pas ses objectifs coloniaux.

Les forces israéliennes ont aussi détruit une grande partie des infrastructures essentielles de Gaza, réduisant en ruines les hôpitaux, les réseaux d’approvisionnement en eau et les systèmes d’assainissement.

Le président de la Commission nationale de l’AES au Burkina Faso, Bassolma Bazié, a estimé que le projet d’Eco porté par la CEDEAO se résume à rebaptiser le franc CFA sans en modifier les mécanismes fondamentaux. Selon lui, cette approche ne répond pas aux aspirations des peuples africains en matière de souveraineté, tandis que l’AES prépare sa propre orientation monétaire commune.

La question de la monnaie a occupé une place importante dans l’intervention de Bassolma Bazié, prononcée dimanche 26 juillet 2026 au Palais des congrès de Niamey. Présent dans la capitale nigérienne à l’occasion du troisième anniversaire du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), le président de la Commission nationale de l’AES au Burkina Faso est revenu en détail sur le projet d’Eco promu par la CEDEAO.

Le responsable burkinabè a remis en cause la portée de cette future monnaie, estimant qu’elle ne constitue pas une véritable rupture avec le franc CFA, mais correspond uniquement à un changement d’appellation.

Bassolma Bazié a déclaré avoir participé à un sommet de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Selon lui, le président ivoirien Alassane Ouattara y aurait expliqué que le passage à l’Eco ne modifierait pas les mécanismes fondamentaux du système actuel.

« La question de l’Eco, ce n’est pas pour modifier les paramétrages du franc CFA. C’est tout simplement pour changer le nom et permettre aux gens de ne plus parler », a-t-il rapporté.

À ses yeux, remplacer le nom « franc CFA » par celui d’« Eco », sans réforme profonde de son fonctionnement, ne permettrait donc pas de répondre aux attentes des peuples africains en matière d’indépendance économique. Il a qualifié cette orientation de « trahison à l’endroit de l’ensemble des peuples de l’Afrique ».