تقي زاده
Trois étapes vers la sérénité familiale selon la perspective coranique
Trois étapes vers la sérénité familiale selon la perspective coranique
Dans la psychologie islamique, la relation familiale saine repose sur trois principes fondamentaux, directement ancrés dans les versets du Coran et les traditions prophétiques. Ces trois piliers peuvent constituer les colonnes d’une vie conjugale et familiale paisible, chaleureuse et propice à l’épanouissement :
La chaleur dans la relation
« L’affection et la miséricorde » (mawadda wa raḥma)
Dieu dit dans le Coran :
« Et Il a placé entre vous affection et miséricorde » (Coran, 30 : 21).
Le fondement de la relation repose ainsi sur une affection tangible et une miséricorde effective.
En pratique, cela se traduit par un ton calme, une attention soutenue, un regard bienveillant, des gestes tendres et l’initiation des échanges dans la sérénité.
Le Prophète (paix et salut sur lui) a également enseigné :
« Dites aux gens les plus belles paroles que vous aimeriez entendre vous-mêmes. »
Parlez aux membres de votre famille de la manière dont vous souhaiteriez qu’on vous parle.
La transparence sans violence
« Parlez aux gens avec bienveillance » (qūlū li-n-nāsi ḥusnan)
Le Coran ne se limite pas à recommander de « belles paroles » ; il ordonne d’exprimer la vérité avec une méthode empreinte de beauté.
L’Imam Ali (que la paix soit sur lui) a déclaré :
« Ne sois ni rude ni dur. »
Exprimer la vérité ne doit pas s’accompagner de dureté.
Cela signifie une honnêteté alliée à la douceur, suivant par exemple le schéma :
Observation → sentiment → besoin → demande.
La responsabilité mutuelle
« Elles ont des droits équivalents à leurs devoirs » (wa-lahunna mithlu lladhī ʿalayhinna)
Le Coran affirme que l’homme et la femme ont, dans le cadre familial, des droits et des devoirs réciproques (Coran, 2 : 228).
Nul n’est juge, nul n’est victime ; chacun porte une part de responsabilité dans les difficultés comme dans leur résolution.
L’Imam Jafar al-Sadiq (que la paix soit sur lui) a dit :
« Le croyant assume sur lui-même la moitié de la charge religieuse. »
Le véritable croyant prend en charge sa propre part sans rejeter la faute sur l’autre.
Hadith du jour
L’Imam ʿAlī (paix sur lui) a dit à son fils al-Ḥasan (paix sur lui) :
« Ô mon fils, retiens de moi quatre choses et encore quatre autres ; avec elles, rien de ce que tu feras ne te nuira :
La plus grande richesse est l’intelligence,
la plus grande pauvreté est la sottise,
la pire des solitudes est l’orgueil,
et la plus noble des lignées est la bonne moralité.
Ô mon fils, garde-toi de l’amitié de l’imbécile, car il veut te faire du bien mais te nuit.
Garde-toi de l’amitié de l’avare, car il t’abandonnera au moment où tu auras le plus besoin de lui.
Garde-toi de l’amitié du pervers, car il te vendra pour une chose insignifiante.
Et garde-toi de l’amitié du menteur, car il est comme un mirage : il te fait paraître proche ce qui est lointain et lointain ce qui est proche. »
L’Imam ʿAlī (paix sur lui) a dit :
« Il n’y a pas de rapprochement vers Dieu par les œuvres surérogatoires lorsqu’elles portent atteinte aux obligations. »
L’Imam ʿAlī (paix sur lui) a dit :
« La langue de l’homme intelligent est derrière son cœur, tandis que le cœur de l’imbécile est derrière sa langue. »
Tafssir de la Sourate al-Kahf, La caverne, (18:78)
(18 : 78) *« Ceci [marque] la séparation entre toi et moi, dit [l’homme,] Je vais t’apprendre l’interprétation de ce que tu n’as pu supporter avec patience.*
Le pronom démonstratif *« ceci »* fait référence à ce que Moïse a dit, c’est-à-dire « cette chose que tu as dite est la raison de la séparation entre toi et moi ». Ou encore, il fait référence au temps, c’est-à-dire au temps de la séparation entre lui et Moïse. C’est ce que certains prétendent. Il pourrait également se référer à la séparation elle-même, c’est-à-dire que cette séparation est venue, comme si elle se rapportait à l’invisible et que l’heure de la séparation était arrivée lorsque Moïse a dit : *« Si tu voulais, tu aurais bien pu réclamer pour cela un salaire. »* Al-Khiḍr dit : *« Ceci [marque] la séparation entre toi et moi »* et pas juste « entre nous », pour le mettre en exergue. Il ne le dit qu’après la troisième objection car avant celle-ci, Moïse s’était excusé (après la première objection) et avait demandé une autre chance (après la deuxième objection). Pour ce qui est de la séparation après la troisième fois, Moïse a fourni une excuse à al-Khiḍr car il avait dit après la deuxième objection : *« Si, après cela, je t’interroge sur quoi que ce soit, alors ne m’accompagne plus. »* Le reste du verset est clair.
(18 : 79) *Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau.*
Ce verset commence par fournir des explications détaillées – ce qu’al-Khiḍr avait vaguement promis (*« tant que je ne t’en aurai pas fait mention. »*)
_An aʿībahā_ veut dire « Je voulais le rendre défectueux ». Ce qui indique que *« tout bateau »* désigne tout bateau non endommagé.
*« …il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau »* : Le mot _warāʾ_ veut dire *« derrière »*, c’est-à-dire l’adverbe désignant un lieu, à l’opposé de l’autre adverbe désignant un lieu, auquel une personne fait face appelé « avant » ou « devant ». Cependant, il peut également être utilisé pour parler de ce dont une personne n’a pas conscience, lorsqu’il y a quelqu’un qui lui veut du mal ou qui veut lui causer du tort, même si celui-ci est devant elle, ou lorsque quelque chose détourne son attention de cette chose, ou lorsqu’une chose rend une personne trop préoccupée par elle-même pour toute autre chose, comme lorsqu’une personne détourne son visage de la direction à laquelle elle fait face. Dieu dit :
(23 : 7) *…alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites (_warāʾa dhalika_) sont des transgresseurs…*
(42 : 51) *Il n’a pas été donné à un mortel qu’Allah lui parle autrement que par révélation, ou de derrière (_warāʾa_) un voile.*
(85 : 20) *alors qu’Allah, derrière eux, les cerne de toutes parts (_min warāʾihim mouḥīṭ_).*
En bref, cela signifie : « Le bateau appartenait à un certain nombre de gens pauvres qui travaillaient et vivaient de la mer. Il y avait un roi tyrannique qui ordonnait la saisie des bateaux, alors j’ai voulu y faire un trou pour le rendre défectueux afin que le tyran ne le convoite pas et le leur laisse. »
(18 : 80) *Quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants ; nous avons craint (_fa-khashīnā_) qu’il ne leur imposât la rébellion et la mécréance.*
Ce qui est le plus probable d’après le contexte du verset et d’après la déclaration à venir *« Je ne l’ai d’ailleurs pas fait de mon propre chef »* – c’est que _khashīnā_ signifie métaphoriquement, « nous nous inquiétions de la bonté et de la compassion » et non le sens littéral de l’état émotionnel en soi que Dieu et Ses Prophètes ne connaissent pas. Comme dit Dieu :
(33 : 39) *Ceux qui communiquent les messages d’Allah, Le craignant et ne redoutent nul autre qu’Allah…*
*« … qu’il ne leur imposât la rébellion et la mécréance (_an yourhiqahoumā ṭoughyānan wa koufran_) »* veut dire que le garçon aurait pu mener ses parents à cela, c’est-à-dire à la désobéissance et l’ingratitude, en les détournant et en ayant un effet psychologique sur eux du fait de leur immense amour pour lui.
Cependant, le verset suivant _wa aqraba rouḥman_ (*« et plus affectueux »*) soutient que la désobéissance et l’ingratitude sont en fait deux compléments qui déterminent _irhāq_ (imposer), c’est-à-dire que ce sont deux attributs du garçon et non des parents.
(18 : 81) *Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre plus pur (_zakatan_) et plus affectueux (_aqraba rouḥman_).*
*« Plus pur »* que lui en termes de zakat veut dire meilleur que lui en termes de rectitude (ṣalāḥ) et foi (_īmāne_) comme attesté par le fait de l’opposer à la rébellion (_ṭoughyān_) et la mécréance (_koufr_) dans le verset précédent. On dit que la racine de _zakat_ désigne la pureté. *« Plus affectueux (_rouḥman_) »* veut dire plus attentionné envers ses parents (_awṣal li-l-raḥim_) et sa famille. Il ne leur mettra donc pas la pression. Le mot _aqrab_ (plus proche) ne peut pas s’interpréter comme « plus miséricordieux » envers eux. Ceci, comme le lecteur s’en rendra compte, confirme l’interprétation du verset précédent (_yourhiqahoumā ṭoughyānan wa-koufran_) comme un garçon accablant ses parents par sa rébellion et sa mécréance, sans aller jusqu’à les pousser à franchir les limites appropriées et à les accabler pour qu’ils tombent dans la mécréance.
Le verset, en tout cas, fait allusion au fait que la foi de ses parents comptait beaucoup pour Dieu et qu’ils méritaient un bon fils qui soit affectueux envers ses parents. Ce qui était prescrit chez le garçon était contraire à cela et Dieu a donc ordonné à al-Khiḍr de le tuer afin qu’Il puisse le remplacer par un enfant qui serait meilleur et plus attentionné envers eux.
À suivre ...
Source : Tafssir-e-Mizan, Allamah Tabataba’i
Traduit par l’équipe Shia974
Le Messager d’Allah (pslf), décrivant le croyant
Le Messager d’Allah (pslf), décrivant le croyant a dit :
Le croyant est doux dans ses gestes. Il est beau à regarder. Il vise le sommet des choses. Il a un caractère agréable, ne tient pas rigueur à ceux qui le détestent. N’est pas crédule vis-à-vis de ceux qu’il aime. Ses provisions sont moindres et il aide beaucoup les autres. Il excelle dans son travail comme si quelqu’un l’observe et il ne surveille pas les autres. Il est généreux en donation, ne rebute jamais un nécessiteux. Il mesure ses paroles, retient sa langue. N’accepte pas l’injustice même s’il s’agit de son ami. Ne rejette pas la vérité même si elle provenait de son ennemi. Il n’apprend que dans le but de savoir et il n’acquière le savoir que pour agir. Il est plein de tact, quand il est avec les gens de la vie d’ici bas et il est le plus pieux quand il est avec les gens qui parlent de l’au-delà .
 l’occasion de l’arrivée du mois béni de Rajab
Rajab est le mois de Dieu (شهرُ الله), un prélude spirituel aux bénédictions de Sha‘bân et de Ramadân. Selon les traditions prophétiques, c’est un temps où les cœurs se purifient, les prières s’élèvent, et les portes du pardon s’ouvrent largement.
Que ce mois soit pour vous et vos proches une source de lumière, de paix intérieure et de rapprochement sincère avec le Tout-Miséricordieux. Puisse Dieu nous accorder la grâce de Le servir avec sincérité, de multiplier les actes de piété, et de préparer nos âmes à accueillir le mois du jeûne avec ferveur.
« Rajab est le mois de Dieu, Sha‘bân est mon mois, et Ramadân est le mois de ma communauté. »
(Hadith rapporté du Prophète Muhammad, paix et bénédictions sur lui et sa famille)
Avec nos prières les plus sincères pour un mois de Rajab béni, empli de lumière, de pardon et de guidance.
Porteuse de miséricorde, d’espoir et de prière.
Les cœurs s’ouvrent, les âmes s’élèvent,
Vers Celui qui entend les soupirs sincères.
Avec mes prières les plus sincères pour un mois de Rajab béni,
« Subhân-al-Ilâh-il-Jalîl-i ! Subhâna man lâ yanbaghî-t-tasbîhu illâ lahu ! Subhân-al-a‘azz-ilakram ! Subhân man labis-al-‘izza wa Huwa lahû ahlun »
(Gloire à Allah, le Majestueux ! Gloire à Celui en dehors Duquel personne n’a le droit à la glorification ! Gloire à Allah le Plus-Puissant, le Plus-Noble ! Gloire à Celui Qui se revêt de la Puissance dont Il est tout à fait Digne !)
«سُبحانَ الإلهِ الجَلیل، سُبحانَ مَن لا یَنبَغی التَّسبیحُ إلّا لَهُ، سُبحانَ الأَعّزِ الأکرم، سُبحانَ مَن لَبِسَ العِزَّ وَ هُوَ لَهُ أهلُ»
C'est conseillé d'Invoquer [Dieu] tous les jours de Rajab de cette invocation. Il est rapporté que l'Imam Zayn al- 'Abidine [ Imam Ali fils de Hussein ibn Ali] invoquait [Dieu] de cette invocation dans le Hijr, au mois de Rajab
Ô Celui qui détient les besoins des solliciteurs et qui connaît la conscience des silencieux, pour toute question, Tu as une écoute attentive et une réponse toute prête !
Mon Dieu, Tes Promesses sont véridiques, Tes Dons sont pleins de Faveurs et Ta Miséricorde est étendue,
alors je te demande de priere sur Mohammed et sur la famille de Mohammed et de satisfaire mes besoins pour ce monde et dans l'Au-delà, car Tu es Puissant sur toute chose.
La biographie de Fatima Zahra(AS)
La fille du Noble Prophète (p) Fâtima az-Zahrâ' (p)
La fille du Noble Prophète Muhammad (p) est Fâtima az-Zahrâ'. Sa mère est la Dame Khadîja (p), Mère des Musulmans. Son mari est Amir al-Mu'minîn, le leader successeur du Prophète; ses fils et petits-fils sont des Imâms (p).
La Dame Fâtima (p) est née le 20 jumâdâ II, quarante cinq ans après la naissance du Prophète (P). Elle est morte le Mardi 3 jumâdâ II, en l'an 11 de l'Hégire à la fleur de l'âge, à 18 ans (selon plusieurs Hadiths célèbres). Ses funérailles et enterrement furent conduits par l'Imâm 'Alî (p) à Médine.
Dans sa piété, son culte et sa Noblesse, elle était à l'exemple de son père. Beaucoup de versets coraniques furent révélés à sa louange.
Le Noble Prophète (P) avait l'habitude de la considérer comme "La Dame des femmes des mondes", de l'aimer et de la respecter tellement que chaque fois qu'elle entrait dans la chambre du Noble Prophète, celui-ci se levait pour l'accueillir, la faisait asseoir à sa place et même baisait sa main.
On entendait souvent le Noble Prophète (P) dire: "Allah est content de ce qui contente Fâtima et se met en colère contre ce qui la courrouce".
Le Noble Prophète (P) dit aussi: "Quatre femmes sont les meilleures, entre toutes, dans le Paradis: Asiyâ fille de Muzâhim, Maryam, fille de 'Imrân, (la mère de 'Issa- Jésus (p)), Khadîja, fille de Khuwaylid, et Fâtima, fille de Muhammad (p)".
Lorsqu'on demanda à 'Aicha (la femme du Prophète (P) ) "Qui était la plus aimée du Noble Prophète?" Sa réponse fut: "Fâtima". Et lorsqu'on lui demanda encore: "et qui était le plus aimé du Prophète parmi les mâles?", elle répondit: "Le mari de la Dame Fâtima", c'est-à dire 'Alî, fils d'Abû Tâlib (p).
Le Noble Prophète (P) a déclaré: "En vérité, c'est Allah qui m'a ordonné de marier Fâtima à 'Alî (p)".
Elle donna à Amîr al-Mu'minîn (Commandeur des Croyants) 'Alî (p) cinq enfants:
L'Imâm al-Hassan (p),
L'Imâm al-Hussein (p),
La Dame Zaynab,
La Dame Umm Kulthûm.
Le Noble Prophète (P) dit: "Tout enfant suit la famille de son père, sauf la progéniture de Fâtima, dont je suis l'ancêtre et la source" (Tous les enfants de Fâtima sont la progéniture du Prophète (P) ).
Il est un fait bien connu que le Noble Prophète (P) avait un amour profond pour sa fille chérie, la Dame Lumière, Fâtima az-Zahrâ'. Cela peut être corroboré par d'innombrables versets coraniques et Hadiths. Cette dévotion extrême n'était pas due seulement au lien de descendance directe et de sang entre le Prophète et sa fille, mais tenait aux vertus incomparables que celle-ci possédait et qui furent exaltés et chéries par Allah.
Sourate al-Insân (l'homme)
La totalité de la Sourate "al-Insân" fait la louange et le panégyrique des "Gens de la Maison", c'est-à-dire l'Imâm 'Alî, Fâtima az-Zahrâ' et leur deux fils: l'Imâm al-Hassan et l'Imâm al-Hussein (p). Elle décrit leur piété et la place élevée et vénérée qu'Allah leur réserve.
Cette sourate dépeint également la faiblesse générale de l'homme et sa complète léthargie, la différence entre l'enchantement réel du Paradis, l'acceptation et l'approbation des prières accomplies par les Gens de la Maison, et la déclaration d'Allah à l'adresse du Noble Prophète Muhammad (p). Et ce faisant, elle marque la distinction des "Gens de la Maison" parmi lesquels la position de la Dame de Lumière, Fâtima az-Zahrâ' n'est pas moins que celle d'un pivot.
Le verset (âyah) de la Mubâhala (Exécration reciproque)
Quelques ecclésiastiques chrétiens, sous la direction de l'Evêque de Najrân, vinrent à Médine du vivant du Noble Prophète (P) et passèrent chez lui pour débattre et défendre leur conception déformée de la propre existence du Prophète 'lssâ (Jésus) (p), ainsi que de ses enseignements. Ce débat traîna en longueur et dura plusieurs jours.
Enfin le verset (âyah) de la Mubâhala (exécration réciproque) fut révélé au Noble Prophète (P). Dans ce verset, il reçut l'ordre de dire aux ecclésiastiques de Najrân qu'il amènerait ses propres fils et qu'ils devraient eux aussi faire de même, qu'il amènerait ses femmes et qu'ils devraient eux aussi amener les leurs, qu'il viendrait enfin lui-même et qu'ils devraient pouvoir faire descendre le courroux d'Allah sur ceux qui étaient les menteurs.
Le Noble Prophète Muhammad (P) amena avec lui à l'endroit où se déroula la Mubâhala, l'Imâm 'Alî, sa fille Fâtima az-Zahrâ' et ses petits-fils, l'Imâm al-Hassan et l'Imâm al-Hussein (p) et invita les ecclésiastiques de Najrân à amener les leurs, afin d'invoquer ainsi la colère d'Allah. Mais les ecclésiastiques de Najrân s'abstinrent de s'engager dans cette entreprise et établirent ainsi leur position de menteurs dans l'histoire.
A cette occasion, le Noble Prophète (P) amena sa propre progéniture, c'est-à-dire "Les Gens de la Maison" pour confirmer ainsi leur grandeur et leur supériorité sur les autres. Cela signifie en outre que pour toute occasion semblable, ils constituent les âmes exaltées qui peuvent être mises en avant pour montrer l'extrême distinction qu'Allah et Son Prophète leur attachent. Là aussi la position de la Dame Fâtima est centrale et principale, comme celle de son mari et de ses enfants.
Allah le Tout-puissant dit dans le Saint Coran: "Si quelqu'un te contredit après ce que tu as reçu en fait de science, dis: Venez! Appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, nous-mêmes et vous-mêmes: nous ferons alors une exécration réciproque en appelant une malédiction de Dieu sur les menteurs". (Coran III, 61)
Le verset de Tathîr (Purification)
"ô vous, les gens de la Maison! Dieu veut seulement éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement" (Coran, XXXIII, 33).
Ce verset est la louange des Gens de la Maison (p). Il fut révélé alors que le Noble Prophète (P) se trouvait dans la maison de son épouse 'Um Salamâ, la mère de la "Sincérité". Le Noble Prophète (P) portait un manteau sur ses épaules.
Il demande que l'on amène les Membres de Sa Maison ('Alî, Fâtima, al-Hassan et al-Hussein).
Et lorsque ceux-ci arrivèrent, il les enveloppa de son manteau et dit: "O Allah! Ce sont les membres de ma famille. Envoie Tes bénédictions sur moi et sur ma progéniture"; puis il récita le verset de Tathîr précité. Cette distinction est décrite dans le Hadith du Manteau (al-qisâ') aussi; et à partir de là les personnes qui se trouvèrent sous ce Manteau seront appelées "les Gens du Manteau" (Ahl al-kisâ').
Ce Hadith a été rapporté par les Traditionalistes sunnites, ce qui ne laisse aucun doute sur son authenticité absolue. Là encore, la position de Fâtima az-Zahrâ' est des plus enviables selon les propres termes du Hadith du Manteau précité.
La Magnifique Naissance de la plus Grande Dame du Paradis
FATIMA ZAHRAH (AS)
"Fatima est une partie de moi, elle est la lumière de mes yeux et le fruit de mon cœur et de mon esprit... elle est un ange à existence humaine."
Le Prophète d'Allah (Que la paix soit sur lui et sa famille), alors que cinq ans avaient passé depuis le début de la prophétie. Vivait dans les pires conditions. L'Islam était alors isolé et la petite minorité de musulmans qui s'était constituée, dès le départ, subissait alors de violentes pressions.
Les milieux de la Mecque étaient obscurs et sinistres en raison de l'athéisme, de l'idolâtrie, de l'ignorance et des mythes, des guerres tribales arabes, de la souveraineté de la force et de l'extrême misère des populations. Le Prophète de l'Islam (Que la paix soit sur lui), quant à lui, n'avait de pensées que pour l'avenir, un avenir qui promettait d'être brillant derrière ces nuages noirs et ténébreux; cet avenir qui, par le biais des moyens ordinaires et de l'apparence, ne se serait pas facilement laissé deviner et même que, peut-être, cela se serait avéré impossible. Ce fut en cette même année que le Prophète fut amené à vivre un grand événement; il eut le privilège, par ascension et sur ordre de Dieu, de voir le Royaume des Cieux et, conformément au verset 23 de la sourate T.H.,
"..Pour te montrer certains de nos plus grands signes", le plus grand signe de Dieu, lui fut montré au plus haut du plus haut des Cieux. Son grand esprit devint alors encore plus grand et il se proposa d'accepter une mission encore plus lourde et plus prometteuse à la fois. Dans un récit, rapporté tant par les chiites que par les sunnites c'est-à-dire que les uns et les autres sont unanimes sur l'authenticité de ce récit il est dit: Le Prophète, (Que la paix soit sur lui), la nuit de son ascension, fut conduit au Paradis. L'Ange Gabriel lui donna le fruit de l'arbre du bonheur et, alors que le Prophète (Que la paix soit sur lui) revenait sur terre, de ce fruit du Paradis naquit l'embryon de Fatima Zahra (Salut sur elle). Dans un hadith il est rapporté que le Prophète (Que la paix soit sur lui), en raison de ses origines, aimait à embrasser Fatima (Salut sur elle). Un jour, sa femme Aicha, lui reprochant son attitude à l'égard de son enfant, lui demanda : "Pourquoi embrasses-tu tellement ta fille ?". Le Prophète (que la paix soit sur lui) de répondre : "A chaque fois que, j'embrasse Fatima me vient d'elle l'odeur du Paradis éternel." C'est ainsi que, à partir du vingtième jour de Djamadiolsâni (sixième mois de l'année lunaire des musulmans), le monde poursuivit sa marche dans l'attente de la grande et heureuse naissance de Fatima, conçue de la pure essence du fruit du Paradis, fille d'un homme comme le Prophète (Que la paix soit sur lui) et d'une femme dévouée et généreuse comme Khadîdja, sa mère.
C'est ainsi que furent démenties toutes les critiques et toutes les accusations lancées au Prophète par les opposants qui lui reprochaient de ne pas avoir de "descendant pour la succession"; et, comme nous révèlent- les versets de la sourate "L'Abondance", c'est ainsi que Fatima devint la source brillante pour la continuation de la génération du Prophète et des Saints Imams, et pour le meilleur et le plus grand bien des musulmans à travers les siècles et le temps, jusqu'au jour de la Résurrection.
Cette Dame du Paradis avait neuf noms, tous plus significatifs les uns que les autres :
1. Fatima (qui a sevré son enfant).
2. Sedigah (femme sincère).
3. Tahereh (pure).
4. Mobarakeh (sainte).
5. Zakyeh (vertueuse).
6. Razyeh (satisfaite).
7. Marzieh (louable).
8. al-Mouhadathah : celle à qui les anges ont parlé.
9. Zahra (brillance), dont chacun témoigne de ses qualités et des bienfaits de son immense fertile existence. Il est suffisant de dire que, dans son célèbre nom, Fatima, est caché la plus grande des bonnes nouvelles pour ceux qui la suivent sur son chemin puisque la racine du nom "Fatima" est "fatma" qui signifie "rompre" ou "sevrer",Selon un hadith, il est rapporté que le cher Prophète de l'Islam (Que la paix soit sur lui) dit un jour à l'Imam Ali (Salut à lui): "Sais-tu pourquoi ma fille s'appelle Fatima?"
L'Imam Ali lui répondit : "Je vous en prie, dites-le moi."
Le Prophète lui dit : "C'est parce qu'elle et ses chiites (partisans) et ceux qui suivent son école seront exempts du feu de l'enfer."
D'entre tous ses noms, " Zahra " aussi a une précieuse signification et un éclat particulier. Il fut demandé au sixième imam, Imam Sadegh (Salut à lui) : "Pourquoi Fatima s'appelait-elle aussi Zahra ?"
Il répondit :
" Parce que Zahra signifie brillance et que Fatima était telle que, quand elle se tenait dans le Mihrab, la lumière qu'elle dégageait était visible par tous les gens des Cieux, de la même façon que la lumière des étoiles est visible par les gens de la Terre. C'est pour cette raison qu'elle fut aussi appelée Zahra !"
Lorsque Khadîdja, femme de prestige qui était connue de tous et surnommée la Grande Dame, se maria avec le Prophète de l'Islam (Que la paix soit sur lui), alors toutes les femmes de la Mecque cessèrent d'avoir des relations avec elle et dirent :
"Elle s'est mariée avec un jeune, indigent et orphelin, ce qui lui retire de sa personnalité !"
Cette situation persistait encore, même à l'époque où Khadîdja portait en elle le fœtus d'un enfant qui n'était autre que Fatima Zahra. Au moment de la venue au monde de l'enfant, elle envoya quelqu'un chercher les femmes de Qoraich. Elle leur fit dire de venir à son aide en ces heures sensibles, pénibles et douloureuses et de ne pas l'abandonner.
Mais, elle se retrouva seule devant la réponse froide et amère de ces dames qui lui rétorquèrent :
"Tu n'as pas écouté ce que nous avions à te dire et tu as épousé cet orphelin, fils de Abou Taleb, qui n'avait pas de fortune, et bien, nous ne viendrons pas t'assister ! "
Khadîdja, qui avait une foi profonde, fut considérablement peinée par ce message hideux et uni, mais la lumière de l'espoir se fit dans le fond de son cœur et elle comprit que son Dieu ne la laisserait pas seule en de telles circonstances. Elle se retrouva donc seule, allongée au milieu de la pièce, dans les moments les plus difficiles et les plus insoutenables de l'accouchement, et pas une femme n'était venue à son chevet pour la soutenir. Elle eut le cœur serré et les vagues mugissantes de la non sociabilité des gens vinrent molester sa pure sensibilité quand, soudain, une lueur naquit à l'aube de son esprit. Elle ouvrit les yeux et vit, là, quatre femmes qui se tenaient debout, près d'elle. Elle fut prise d'inquiétude, mais l'une des quatre femmes l'interpella et lui dit :
"N'aie pas peur et ne sois pas triste. Ton Dieu Généreux nous a envoyé à ton secours ! Nous sommes tes sœurs. Moi, je suis Sarah. Elle, c'est Assia elle est la femme de Pharaon et sera une de tes amies au Paradis. Voici Marie, la fille d' Imran et la quatrième que tu vois là. C'est la sœur de Moise ben Emran; elle s'appelle Koltsoum ! Nous sommes venues pour être tes amies et t'assister en cet instant. "
Elles restèrent près d'elle jusqu'au moment où Fatima, la Dame de l'Islam, ouvrit les yeux sur le monde.
Oui, il en fut ainsi conformément à :
"Les anges descendent sur ceux qui disent : Notre Seigneur est dieu et qui persévèrent dans la rectitude; ne craignez pas, ne vous affligez pas; accueillez avec joie la bonne nouvelle du Paradis qui vous a été promise." (Coran 41, verset 30)
Mais, en plus des anges, en ces instants de bonheur, toutes les femmes prestigieuses du monde se hâtèrent pour venir assister Khadîdja, femme de foi et de résistance.
La joyeuse naissance de son enfant contenta à un tel point le Prophète (Que la paix soit sur lui), que sa langue se délia pour faire les éloges et les louanges de Dieu, tandis que la langue des malveillants qui l'avaient surnommé "Abtar" (sans descendance) fut coupée pour toujours.
Dieu avait annoncé la nouvelle de cette grande naissance, riche en bienfaits, à son Prophète, dans la sourate " L'Abondance ", en lui disant :
"Oui, nous t'avons accordé l'abondance. Prie donc ton Seigneur et sacrifie toi ! Celui qui te hait : Voilà celui qui n'aura jamais de Postérité !" (Coran 108, versets 1,2 et 3)
As Salam alayky ya bint Rassoulillah(sas)
Hadith du jour
Al-ladhīna āmanū wa taṭmaʾinnu qulūbuhum bi-dhikri Allāh. ʾAlā bi-dhikri Allāhi taṭmaʾinnu al-qulūb.
Ceux qui ont cru et dont les cœurs se tranquillisent à l’évocation d’Allah. N’est-ce point par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs ?
لِيَنْصُرِ الرَّجُلُ أَخاهُ ظالِما أَوْ مَظْلُوما إِنْ كانَ ظالِما فَيَنْهاهُ فَإِنَّهُ لَهُنُصْرَةٌ وَإِنْ كانَ مَظْلوما فَيَنْصُرُهُ؛
« Que l’homme soutienne son frère, qu’il soit injuste ou victime d’injustice. S’il est injuste, qu’il l’en empêche, car cela est (véritablement) une forme de soutien ; et s’il est victime d’injustice, qu’il l’aide. »
Nahj al-Fasâha, n° 2422
*Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui et sa famille) a dit :*
« Le pardon accroît l'honneur du serviteur. Pardonnez donc, et Allah vous honorera. »*
(Mizanul Hikmah, Vol. 3, 2013)
Combien de regards ont conduit au regret !
Le coup d'œil d'une personne est l'éclaireur de son cœur
Quiconque son regard est partout, son regret s'augmente.
Certes le clairvoyant n'est autre que celui qui entend puis réfléchit, qui regarde puis médite, prend exemple et se sert des leçons de la vie.
Celui qui aide le mensonge a opprimé la vérité.
Certes le clairvoyant n'est autre que celui qui entend puis réfléchit, qui regarde puis médite, prend exemple et se sert des leçons de la vie.
Ghurar ul-Hikam Wa Durât ul-Kalim
و امّا حَقُّ الزَّوجَةِ فَأَنْ تَعلَمَ أَنَّ الله عَزّوَجَلّ جَعَلَها لَکَ سَکَناً و اُنساً فَتَعلَمَ أَنَّ ذلِکَ نِعمةً مِنَ اللهِ عَلَیکَ فَتُکرِمُها وَ تَرفِقُ بِها.
Imam Zayn al-ʿAbidîn (paix sur lui) dit :
«Quant au droit de l’épouse, sache que Dieu, le Tout-Puissant, l’a faite pour toi un lieu de tranquillité et de réconfort. Sache donc que cela est une faveur de Dieu envers toi ; honore-la donc et traite-la avec douceur et bienveillance.»
(Makârim al-Akhlâq, p. 420)
لا تَطلُبُوا الهُدی فی غَیرِالقُرآنِ فَتَضِلّوا.
« Ne cherchez pas la guidance ailleurs que dans le Coran, car vous vous égareriez. »
Amâlî Ṣadûq, p. 438.
◾️قالَت فاطِمَةُ الزّهراء (عليهاالسلام): حُبِّبَ اِلَىَّ مِنْ دُنْياكُمْ ثَلاثٌ: تِلاوَةُ كِتابِ اللّه ِ وَ النَّظَرُ فىوَجْهِ رَسُولِ اللّه ِ صلي الله عليه و آله وَالْأِنْفاقُ فىسَبيلِ اللّه ِ.
La Vénérable Fatima Zahraa (Paix soit sur Elle) a dit : Dans votre monde, il existe trois choses qui Me plaisent ; [à savoir] la récitation du Livre de Dieu, regarder le visage du Messager de Dieu (Paix soit sur Lui et les Gens immaculés de Sa famille), et dépenser dans le chemin de Dieu.
?Waqâye' Al-Ayyâm, p 295
La Vénérable Fatima Zahra (Paix sur elle) a dit : Certes, tout bonheur et pure vérité du bonheur c'est le fait qu'un homme aime Ali Ibn Abi Taleb pendant sa vie et après son décès.
?Charh Nahj Al-Balagheh Ibn Abi Al-Hadid, vol 2, p 449
لَيْسَ مِنّا مَنْ لَمْ يُحاسِبْ نَفْسَهُ فى كُلِّ يَوْمٍ
فَاِنْ عَمِلَ خَيْرا اسْتَزادَ اللّهَ مِنْهُ وَ حَمِدَ اللّهَ عَلَيْهِ
وَ اِنْ عَمِلَ شَيْئا شَرّا اسْتَغْفَرَ اللّهَ وَ تابَ اِلَيْهِ؛
N’est pas des nôtres celui qui ne s'interroge pas chaque jour.
S’il a fait le bien, qu’il demande à Dieu de l’augmenter et Le remercie ;
et s’il a commis le mal, qu’il demande pardon à Dieu et se repente.
Al-Ikhtiṣâṣ, p. 26–27
Quand Fatima entrait chez son père, Le Noble Prophète (sawas)
> عائشة قالت:
> «ما رأيت أحدًا كان أشبه كلامًا وحديثًا برسول الله ﷺ من فاطمة، وكانت إذا دخلت عليه قام إليها، فأخذ بيدها فقبّلها، وأجلسها في مجلسه، وكان إذا دخل عليها قامت إليه، فأخذت بيده فقبّلته، وأجلسته في مجلسها.»
> Aïcha a dit :
> *« Je n’ai jamais vu quelqu’un dont la parole et la manière de parler ressemblaient autant à celles du Messager d’Allah ﷺ que Fatima. Lorsqu’elle entrait chez lui, il se levait pour elle, lui prenait la main, l’embrassait et la faisait asseoir à sa place. Et lorsqu’il entrait chez elle, elle se levait pour lui, lui prenait la main, l’embrassait et le faisait asseoir à sa place. »*
- Références :
- **Sunan al-Tirmidhi**, hadith n°3872
(Classé *hasan sahih* par al-Tirmidhi)
- Également rapporté dans **Musnad Ahmad** et d’autres recueils avec des variantes proches.
-- Portée spirituelle :
Ce récit met en lumière :
- L’amour profond et réciproque entre le Prophète ﷺ et sa fille Fatima (as).
- Le respect mutuel, illustré par le fait de se lever, d’embrasser la main, et d’offrir sa place.
- La noblesse de Fatima (r.a), dont la parole et la démarche rappelaient celles du Prophète ﷺ et sa position particulière auprès du Messager d'Allah (sawas).
Ce hadith est souvent cité dans les sermons et les ouvrages sur les vertus des Ahl al-Bayt, dans les milieux sunnites et chiites.
**Quand Fatima entrait…**
*(Poème inspiré du hadith authentique)*
Quand Fatima entrait, douce et lumineuse,
Le Prophète se levait, l’âme joyeuse.
Il prenait sa main avec tendresse,
L’embrassait, plein de délicatesse.
Il lui offrait sa place, son sourire,
Comme on honore un cœur à chérir.
Et quand lui-même franchissait sa porte,
Fatima se levait, l’âme forte.
Elle prenait sa main, la baisait,
Et dans son cœur, l’amour vibrait.
Elle l’asseyait là, à sa place,
Comme on accueille un roi de grâce.
Leur lien était fait de lumière,
De respect pur, d’amour sincère.
Un père, un Noble guide, un cœur immense,
Et une fille, perle de l’innocence, exemple parfaite
Le monde n’a vu que peu d’instants
Aussi beaux, aussi rayonnants.
Car dans ce geste simple et vrai,
Brillait l’éclat du ciel en secret.
Quel collier béni : L’histoire du collier de Fatima Zahra(as)
Il était une fois un pauvre homme qui se rendit auprès du Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sa famille) pour lui demander de la nourriture, des vêtements convenables et un peu d’argent afin de rembourser ses dettes. Le Prophète (sawas) dit à Bilal :
« Conduis cet homme chez ma fille Fatima, elle l’aidera. »
Bilal accompagna donc le pauvre chez Fatima Zahra (paix sur elle) et lui raconta son histoire. Fatima, émue par sa situation, détacha son collier et le remit à Bilal en disant :
« Donne ce collier à mon père. Il saura comment résoudre ce problème. »
Le Prophète (sawas) prit le collier et dit à ses compagnons :
Ammar ibn Yassir se leva, acheta le collier, puis donna au pauvre des vêtements, de la nourriture et de l’argent pour rembourser ses dettes. Ensuite, il appela son serviteur et lui dit :
« Apporte ce collier à la maison de Fatima et dis-lui que c’est un cadeau. Je te donne également à elle en tant que serviteur. »
Le serviteur apporta le collier à Fatima Zahra et dit :
« Ammar m’a offert à vous en même temps que ce collier. »
Fatima Zahra, pour l’amour de Dieu, affranchit le serviteur. Ému, celui-ci s’exclama :
**« Quel collier béni ! Il a nourri un affamé, habillé un homme sans vêtements, remboursé des dettes, et affranchi un esclave. »**
Les hadiths concernant les femmes dans les sources chiites et sunnites
1. **Le respect envers les femmes**
> *« Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur envers sa famille, et je suis le meilleur d’entre vous envers ma famille. »*
**Source chiite :** *Al-Kāfī*, vol. 5, p. 23
2. **La mère, porte du Paradis**
> *« Le Paradis est sous les pieds des mères. »*
**Source chiite :** *Al-Kāfī*, vol. 2, p. 159
_(Ce hadith est également rapporté dans les sources sunnites, montrant un consensus sur la valeur de la mère.)_
3. **Élever des filles est une bénédiction**
> *« Celui qui a une fille et ne l’humilie pas, ne la préfère pas à ses fils, et la traite avec bonté, Dieu le fera entrer au Paradis. »*
**Source :** *Wasā’il al-Shī‘a*, vol. 21, p. 483
4. **La femme comme dépôt sacré**
> *« La femme est un dépôt auprès de l’homme. Qu’il craigne Dieu dans la manière dont il la traite. »*
**Source :** *Tuhaf al-‘Uqūl*, p. 26
5. **L’égalité spirituelle**
> *« Les femmes sont les sœurs des hommes. »*
**Source :** *Man lā yaḥḍuruhu al-Faqīh*, vol. 3, p. 443
6. **La douceur dans le foyer**
> *« Le croyant le plus parfait dans sa foi est celui qui a le meilleur comportement, et le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur envers sa femme. »*
**Source :** *Al-Kāfī*, vol. 2, p. 74
Ces hadiths, transmis dans les recueils chiites comme *Al-Kāfī* de Shaykh al-Kulayni, *Tuhaf al-‘Uqūl* de Ibn Shu‘ba al-Harrani, ou *Wasā’il al-Shī‘a* de Shaykh al-Hurr al-‘Āmilī, montrent que le Prophète (p) a constamment encouragé la justice, la tendresse et la reconnaissance envers les femmes, en particulier dans le cadre familial et spirituel.
Hadiths chiites en faveur des femmes
1. **Le respect envers les femmes**
> *L’Imam Ali (as) a dit :*
*« Les femmes sont des fleurs, elles ne sont pas faites pour être utilisées comme servantes. »*
**Source :** Nahj al-Balâgha, lettre 31 (conseils à son fils Imam al-Hasan)
2. **La mère, figure centrale**
> *L’Imam Jafar
*« Le Paradis est sous les pieds des mères. »*
**Source :** Al-Kāfī, vol. 2, p. 159
3. **Élever des filles est une bénédiction**
> *L’Imam as-Sâdiq (as) a dit :*
*« Celui qui a trois filles ou trois sœurs, ou deux filles ou deux sœurs, et qui entretient de bonnes relations avec elles, leur fait du bien et craint Dieu à leur sujet, entrera au Paradis. »*
**Source :** Al-Kāfī, vol. 2, p. 219
4. **L’égalité spirituelle**
> *L’Imam Ali (as) a dit :*
*« La femme est un être humain comme l’homme. Elle a droit à la même dignité, à la même foi, et à la même récompense. »*
**Source :** Ghurar al-Hikam, hadith n° 8705
5. **La douceur dans le foyer**
> *L’Imam Muhammad al-Bâqir (as) a dit :*
*« Le meilleur des hommes est celui qui est le meilleur envers sa famille, et je suis le meilleur d’entre vous envers ma famille. »*
**Source :** Al-Kāfī, vol. 5, p. 23(Hadith semblable rapporté du Prophète (p))
Ces hadiths issus des sources chiites montrent une profonde reconnaissance de la valeur morale, éducative et spirituelle des femmes, en particulier dans leur rôle de mères, d’éducatrices et de piliers du foyer. Les Imams insistent sur la douceur, la justice et la bienveillance à leur égard.
Hadiths en faveur des femmes
1. **Bienveillance envers les femmes**
> *« Soyez bons envers les femmes. La femme a été créée d’une côte, et la partie la plus courbée de la côte est sa partie supérieure. Si tu veux la redresser, tu la brises, et si tu la laisses, elle reste courbée. Soyez donc bons envers les femmes. »*
Source :** Sahih al-Bukhari, n°3331 ; Sahih Muslim
> *« Qu’un croyant ne déteste pas une croyante. S’il déteste un de ses traits, il en appréciera un autre. »*
**Source :** Sahih Muslim, n°1469
> *« N’interdisez pas aux femmes de se rendre à la mosquée, mais leurs maisons sont meilleures pour elles. »*
**Source :** Sunan Abi Dawud, n°567
> *« Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur envers sa femme. »*
**Source :** Sunan al-Tirmidhi, n°3895 ; authentifié par al-Albani
**Éducation des filles récompensée**
> *« Celui qui élève deux filles jusqu’à leur maturité viendra le Jour de la Résurrection avec moi (comme cela) » — et il joignit ses doigts.*
**Source :** Sahih Muslim, n°2631
**Femmes et spiritualité**
> *« Les femmes sont les sœurs des hommes. »*
**Source :** Sunan Abi Dawud, n°236
Ces hadiths montrent que le Prophète (p) a constamment encouragé la justice, la tendresse et la reconnaissance envers les femmes, que ce soit dans le cadre familial, spirituel ou social.



















