تقي زاده
L’Amérique menace l’Algérie de sanctions pour son achat de chasseurs russes Su-57
Intervenant devant la commission des affaires étrangères du Sénat américain, Robert Palladino, chef du Bureau des affaires du Proche-Orient au département d’État, a déclaré que l’administration américaine suivait « avec préoccupation » les informations faisant état de transactions militaires entre Alger et Moscou.
Ces achats pourraient, selon lui, relever du champ d’application de la loi américaine CAATSA (Countering America’s Adversaries through Sanctions Act), qui prévoit des sanctions contre les pays engageant des transactions significatives avec le secteur de la défense russe.
« Le département d’État est déterminé à faire respecter la loi CAATSA, et des transactions de ce type peuvent entraîner son application », a indiqué le responsable américain, laissant entendre que des mesures coercitives demeuraient une option. Il a précisé que la question pourrait faire l’objet d’échanges plus approfondis à huis clos avec les sénateurs.
Interrogé sur les démarches entreprises par Washington pour dissuader Alger de renforcer sa coopération militaire avec la Russie, Robert Palladino a souligné que les États-Unis maintenaient un dialogue avec les autorités algériennes sur les dossiers où des convergences existent, tout en reconnaissant l’existence de désaccords persistants. L’achat d’armements russes constitue, selon lui, « un exemple de situation problématique » du point de vue américain.
« Nous utilisons l’influence dont nous disposons, souvent de manière discrète, pour défendre nos intérêts et tenter de mettre fin à des comportements que nous jugeons inacceptables », a-t-il ajouté.
Le ministre suisse des A.E. accusé de complicité au génocide à Gaza
Vingt-cinq avocats suisses ont annoncé mardi avoir dénoncé le ministre suisse des Affaires étrangères Ignazio Cassis auprès du bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), pour complicité dans les crimes commis par Israël dans la bande de Gaza. Ils demandent l’ouverture d’une enquête contre le conseiller fédéral.
Lors d’une conférence de presse à Berne, les juristes ont indiqué viser des faits susceptibles de constituer une complicité de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide. Selon eux, la Suisse manquerait à ses obligations découlant des Conventions de Genève et du droit international humanitaire.
Les avocats estiment qu’Ignazio Cassis, en tant que chef du Département fédéral des affaires étrangères, disposait de moyens politiques, diplomatiques et économiques pour empêcher ou, à tout le moins, ne pas favoriser la commission de tels crimes. Ils lui reprochent de ne pas avoir rompu les relations commerciales avec Israël, de ne pas avoir maintenu le financement de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine, et de ne pas avoir interdit totalement les exportations d’armes et de biens à double usage.
Ils ajoutent que le ministre aurait dû rappeler au Conseil fédéral et au Parlement les obligations de la Suisse en tant que dépositaire des Conventions de Genève et signataire de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.
Les avocats pointent également un accord de coopération militaire signé en 2013 entre le ministre suisse de la Défense et le ministre de la Guerre du régime israélien. Depuis lors, selon eux, la Suisse achèterait et vendrait des armes et des biens à double usage à Israël, et coopérerait au développement de systèmes d’armes.
ONU: l'envoyé russe rejette l'option militaire contre l'Iran et appelle à la diplomatie
Vassili Nebenzia, ambassadeur de Russie auprès des Nations unies a fermement rejeté toute option militaire contre l’Iran, avertissant qu’une attaque pourrait déstabiliser toute la région. Moscou soutient la diplomatie sans s’imposer comme médiateur, a-t-il indiqué.
« Le recours à la force contre l’Iran par l’Occident, notamment par les États-Unis, aura de graves conséquences régionales et doit donc être évité », a déclaré Nebenzia, jeudi 5 février.
« Nous espérons que les États-Unis et leurs alliés feront preuve de sagesse et adopteront une attitude plus constructive. Toute solution militaire est inacceptable, dangereuse et susceptible d’entraîner des conséquences régionales. »
La pression sur la République islamique d’Iran s’est intensifiée en début d’année. « La campagne visant à “dénigrer” l’Iran s’est poursuivie avec une vigueur renouvelée », a-t-il souligné.
L’envoyé russe a rappelé que le 15 janvier, « à la demande des États-Unis, une réunion du Conseil de sécurité a été organisée et les déclarations des délégations occidentales se sont, comme prévu, résumées à des accusations contre Téhéran ».
La Russie et d’autres membres du Conseil de sécurité ont recentré le débat, soulignant que « les véritables menaces à la paix et à la sécurité internationales proviennent […] des menaces flagrantes d’utiliser la force contre l’Iran et de l’ingérence dans ses affaires intérieures ».
La Fondation Hind Rajab porte plainte contre un soldat israélo-américain pour crimes de guerre à Gaza
La fondation Hind Rajab a déposé une plainte devant un tribunal américain contre Adi Karni, un soldat israélien possédant la nationalité américaine pour crimes de guerre et actes génocidaires commis pendant la guerre du régime israélien à Gaza.
La plainte a été déposée alors que Karni, ancien sergent du 603e bataillon du génie de combat de l'armée israélienne, se trouvait physiquement aux États-Unis, où il devait prendre la parole publiquement à l'Université de Boston.
Hind Rajab, un groupe de défense des droits basé en Belgique a précisé que la présence de Karni sur le sol américain « engage directement la juridiction américaine » et engendre, en vertu du droit fédéral, une obligation légale claire d'enquêter sur les accusations formulées dans la plainte.
La plainte s’appuie sur la loi américaine sur les crimes de guerre (18 U.S.C. §2441) et la loi sur le génocide (18 U.S.C. §1091), qui permettent aux tribunaux américains d’exercer leur juridiction sur des individus présents sur le territoire des États-Unis, accusés de manière crédible d’avoir commis des crimes internationaux à l’étranger.
« La compétence territoriale n’est pas discrétionnaire : la présence active la responsabilité », insiste HRF.
Le Niger intente une action en justice contre le géant français de l'uranium Orano pour destruction écologique
Les autorités nigériennes envisagent d'engager des poursuites judiciaires contre le géant français de l’uranium Orano (ex-Areva), l’accusant d'avoir causé de graves dommages environnementaux et sanitaires au cours de décennies d'exploitation minière dans le pays.
Un comité d’experts chargé de préparer des plaintes contre l'opérateur nucléaire français Orano a été mis en place, mercredi, lors d'une cérémonie présidée par le ministre de la justice Alio Daouda.
Le ministre a indiqué que la décision des autorités nigériennes de nationaliser l’exploitation des ressources minières a suscité plusieurs procédures du groupe Orano contre le Niger devant le Centre International de Règlement des Différents (CIRDI) « pour revendiquer une soi-disant propriété minière sur les terres nigériennes ».
C’est pourquoi, a poursuivi le ministre, le Niger a décidé à son tour « d’initier des procédures judiciaires contre Orano en s’entourant de toutes les précautions pour l’attraire devant les juridictions nationales et étrangères afin d’obtenir condamnation et réparations des préjudices subis ».
Évoquant les missions du comité, le ministre Alio Daouda a précisé qu’elles visent à recueillir « toutes les violations des règles relatives à l’environnement, à la santé et à la fiscalité » commises par l’opérateur français dans le cadre de l’exploitation de l’uranium nigérien. Il a martelé que des poursuites seront engagées contre Orano « devant n’importe quelles instances juridictionnelles et arbitrales nationales, régionales et internationales, y compris même devant les juridictions françaises ».
L'Iran et les États-Unis tiendront des pourparlers nucléaires à Mascate
Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que des négociations nucléaires entre l'Iran et les États-Unis devraient avoir lieu vendredi matin à Mascate, la capitale omanaise.
Dans un message publié sur X, le chef de la diplomatie iranienne a indiqué que les pourparlers devraient avoir lieu vers 10 heures du matin, remerciant Oman d'avoir facilité la réunion et pris les dispositions nécessaires.
Selon des informations antérieures des médias iraniens, les négociations porteraient exclusivement sur le programme nucléaire pacifique de l'Iran et la levée des sanctions, sans aucune discussion sur d'autres sujets.
Araghchi devrait diriger la délégation iranienne, qui comprendra les diplomates de haut rang Majid Takht-Ravanchi et Kazem Gharibabadi. Les États-Unis seront représentés par l'envoyé spécial de la Maison-Blanche, Steve Witkoff, selon les informations disponibles.
Les pourparlers, précisaient les rapports, se dérouleraient indirectement, Oman jouant le rôle de médiateur.
La nouvelle série de négociations devait initialement se tenir à Istanbul, mais le lieu a été changé pour Mascate à la demande de l'Iran.
Le travail ne paie plus : c'est le sentiment largement partagé par une immense majorité de Français
Près de huit Français sur dix jugent aujourd’hui que le travail ne permet plus de s’en sortir financièrement, selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mardi.
D’après l’enquête, 77% des personnes interrogées estiment que le travail ne paie pas en France, dont 54% répondent « pas vraiment » et 23% « pas du tout ». À l’inverse, seuls 23% considèrent que le travail permet encore de vivre correctement.
Ce sentiment est particulièrement marqué chez les actifs (79%), les personnes âgées de 35 à 64 ans (83%), les employés et ouvriers (81%) ainsi que les habitants des zones rurales et des petites agglomérations (84%).
15 Cha'ban, La naissance béni d'Imam al-Mahdi(aj), Le Sauveur de l'humanité
L’Imam Al-Mahdi, Le Sauveur De L’Humanité
Le Mahdî, qui est habituellement désigné par ses titres de « Imâm al-'Asr » (l'Imâm «du temps») et Sâhib az-Zamân (Seigneur du temps), est l'imam Mohamad Al-Mahdi fils de l'imam Hassan Al Askar. Il est le douzième et dernier Imam et successeurs du Prophète(p), que Dieu facilite sa réapparition, il est la «preuve d'Allah حجه الله» sur terre. Il est né le 15 du mois de chaâbèn de l’année 255 hj (868) à Samarrah et il est actuellement en occultation. Et avec sa naissance, l’espoir des déshérités et des opprimés de la terre se ravivèrent. Sa mère est une femme pure du nom de Narjess, fille d'un roi byzantin et descendante de Simon le purificateur, l’un des apôtres de jésus (Paix sur lui).
Naissance
Trois siècles avant sa naissance, celle-ci était présagée par le prophète (Que la Bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa Sainte Famille) dans plusieurs citations et hadiths dont la signification commune serait : il naîtra un de mes descendants qui remplira la terre de justice après avoir été remplie d’injustice et de prévarication, Son nom de respect est Abou el Qacem, Mohammad.
C'est lui, le nouveau-né qu'on avait reçu l’ordre d’arrêter avant même qu’il naquit ! Les espions des califes abbassides de l’époque contrôlaient tous les détails de la vie de la famille et les sages-femmes avaient l’ordre d’examiner toutes les femme de l’Imam El’Askari (Que la Paix d'Allah soit sur lui) pour prévenir toute nouvelle naissance.
Chaque fois que l’une d’elles était enceinte, on s’attendait à son accouchement pour vérifier le sexe du nouveau-né ; et les espions avaient l’ordre de tuer tout les nouveaux-nés mâles de l'imam Hassan.C’est l’histoire de Moussa (Que la Paix d'Allah soit sur lui) qui se répétent.
Hakima, la tante de l'Imam Al-Askari (Que la Paix d'Allah soit sur lui) rendit un jour visite à son neveu et resta chez lui une période, et alors qu'elle voulait partir chez elle, il lui demanda de rester et l'informa que sa femme Narjess allait mettre son bébé béni cette nuit-là.
La tante fut étonnée puisqu'elle n'avait remarqué aucun signe de grossesse sur Narjess. L'Imam lui dit : "Lorsque ce sera l'aube, sa grossesse apparaîtra car elle est comme la mère de Moïse (Que la Paix d'Allah soit sur lui) dont la grossesse resta inconnue jusqu'à son accouchement parce que Pharaon d'Egypte éventrait toutes les femmes enceintes pour empêcher la naissance de Moussa... Est-il que mon garçon qui va naître est tout comme Moussa."
Hakima resta toute la nuit à surveiller Narjess et lorsque ce fut l'aube, la fatigue apparut sur le visage de la femme de l'Imam qui accoucha aussitôt et sans difficultés avec l'aide de la tante.
L'Imam Al-Askari (Que la Paix d'Allah soit sur lui) ordonna à l'un des plus fidèles de ses compagnons, Omar Ibn Saïd d'égorger quelques moutons, d'acheter une grande quantité de pain et de la distribuer avec la viande aux pauvres et aux opprimés.
Au jour de la naissance de l'Imam Mahdi, les agents du calife firent une incursion dans la demeure de l'Imam Al-Askari (Que la Paix d'Allah soit sur lui) et fouillèrent tous les recoins sans rien trouver puisque l'Imam Hassan avait pris toutes les précautions pour empêcher la découverte de son nouveau né.
A l'exception de quelques très proches fidèles, personne ne savait quelque chose sur l'affaire : ainsi, la naissance du sauveur de l'humanité passa inaperçue pour ses ennemis.
Dieu à Lui Pureté avait décidé que l'Imam Mahdi naquît et grandît malgré tout le contrôle minutieux et la surveillance policière exceptionnelle que le calife de l'époque avait ordonnés.
Début de l'imamat
L'Imam Hassan Al-Askari, père du Mahdi fut décédé à l'année 260 de la Hijra laissant son unique fils de cinq ans avec la lourde responsabilité que nul autre au monde n'aurait pu supporter. Ainsi après le martyre de son père il devint Imâm et sur Ordre divin entra en occultation (ghayba).
La surprise des abbassides fut grande lorsqu'il prit état du deuil général dans les marchés et des funérailles grandioses de l'Imam Al-Askari (Que la Paix d'Allah soit sur lui), ce qui témoignait du grand respect que le peuple réservait à l'Imam opprimé et assigné à résidence surveillée.
En même temps ces funérailles furent une véritable manifestation de mépris vis-à-vis du pouvoir abbasside injuste et illégal.
Alors que la marche funèbre s'avançait lente et triste avec des cœurs fondus et des yeux en larmes, les espions du calife n'avaient qu'une seule obsession : trouver une trace ou un indice les aidant à mettre la main sur le nouveau Imam !
En effet, ils savaient parfaitement que le douzième Imam sera le Mahdi qui allait anéantir tous les prévaricateurs.
Les efforts des espions du calife furent tous vains et la non apparition de l'Imam Mahdi. Jaâfar en voyant que l'imam Mahdi était absent pour prier sur l'Imam Al-Askari, avança pour diriger la prière.
Ainsi, lors de l'établissement de la prière des funérailles, il devança l'ensemble des présents pour être leur Imam de la prière.
Et c'est ici que fut le grand miracle de l'apparition du garçon béni qui accourut vers la dépouille de son père, repoussa son oncle et établit lui même la "prière du mort" en disant à son oncle qu'il n'y a qu'un imam qui peut prier sur le corps d'un autre imam et juste après la prière il disparut miraculeusement laissant tout le monde dans une perplexité totale.
La nuits de mi Chaban est très honoré
Selon différents hadith beaucoup d’actes d’adoration sont très recommandés pendant cette nuit. (le jeune de la journee mis chaban est tres recommender)
1-Accomplir un ghusl (bain rituel), de préférence au coucher du soleil.
2-Veiller cette nuit en priant, en récitant des do‘â’, en accomplissant les différents actes d’adoration recommandés pour cette nuit et implorant Allah qu’Il nous accorde l’absolution de nos péchés, comme le faisait l’Imam Zayn al-‘Âbidine, le 4e Imam d’Ahl-ul-Bayt. En effet, selon le Hadith « Quiconque veille cette nuit de la sorte, son coeur ne mourra pas le Jour où les coeurs meurent »
3-Accomplir la Ziyârah (visite pieuse) de l’Imam al-Hussain (p)
4- Lire le du‘â’ suivant que le Prophète (P) récitait pendant cette nuit:
«Allâhumma-qsim lanâ min Khachyatika mâ yahûlu baynanâ wa bayna ma‘açiyatika, wa min tâ‘atika mâ tuballighunâ bihi ridhwânaka, wa min-al-yaqîni mâ yahûnu ‘alaynâ bihi muçîbâtu-d-duniyâ. Allâhumma amti‘nâ bi-asmâ‘inâ wa abçârinâ wa quwwatinâ mâ ahyaytanâ, wa-j‘alhu-l-wâritha minnâ, wa-j‘al thâranâ ‘alâ man dhalamanâ wa-nçurnâ ‘alâ man ‘âdânâ, wa lâ taj‘al muçîbatanâ fî dînanâ, wa lâ taj‘al-id-dunyâ akbara hamminâ wa lâ mablagha ‘ilminâ, wa lâ tusallit ‘alaynâ man lâ yarhamanâ, bi-Rahmatika yâ Arham-ar-râhimîn-a. »
اَللّـهُمَّ اقْسِمْ مِنْ خَشْیَتِكَ ما یَحُولُ بَیْنَنا وَبَیْنَ مَعْصِیَتِكَ وَمِنْ طْاعَتِكَ ما تُبَلِّغْنا بِهِ رِضْوانَكَ وَمِنَ الْیَقينِ ما یَهُونُ عَلَیْنا بِهِ مُصيباتُ الدُّنْيا اَللّـهُمَّ اَمْتِعْنا بِاَسْماعِنا وَاَبْصارِنا وَقُوَّتِنا ما اَحْیَیْتَنا وَاجْعَلْهُ الْوارِثَ مِنّا واجْعَلْ ثارَنا عَلى مَنْ ظَلَمَنا وَانْصُرنا عَلى مَنْ عادانا وَلا تَجْعَلْ مُصيبَتَنا فی دينِنا وَلا تَجْعَلِ الدُّنْيا اَكْبَرَ هَمِّنا وَلا مَبْلَغَ عِلْمِنا وَلا تُسَلِّطْ عَلَیْنا مَنْ لا یَرْحَمُنا بِرَحْمَتِكَ يا اَرْحَمَ الرّاحِمينَ.
*Traduction:
(O Seigneur ! Fais que nous Te craignions suffisamment pour ne pas Te désobéir, et que nous T’obéissions suffisamment pour que Tu sois satisfait de nous, que nous ayons suffisamment de certitude (relativement à la Vie future) pour que nous puissions supporter les épreuves de la vie d’ici-bas. O Seigneur ! Fais que nous jouissions de notre ouïe, de notre vue et de nos facultés tant que Tu nous maintiendras en vie (...) Et fais-nous venger de ceux qui étaient injustes envers nous et triompher de ceux qui se sont montrés hostiles envers nous, ne nous laisse pas voir notre malheur dans notre Religion, ni ne nous conduis à voir dans la vie d’ici-bas notre plus grand souci et le but final de notre savoir, et ne nous fais pas dominer par quelqu’un qui soit impitoyable envers nous, par Ta Miséricorde, ô le plus Miséricordieux des miséricordieux!)
Selon certains hadiths, le Noble Prophète lisait ce du‘â’ n’importe quand et non seulement à cette occasion, ce qui montre son importance.
5. Lorsque vous aurez terminé la prière de ‘Ichâ’, accomplissez deux rak‘ah de prière: dans la première rak’ah récitez Sourate al-Hamd (ou Fâtihah) et Sourate al-Kâfirûn (Sourate 109); et dans la seconde, Sourate al-Hamd et Sourate al-Tawhid (Sourate 112).Tout de suite après cette prière, récitez :
• Subhân-Allâh (Gloire à Dieu)(سبحان اللَّه) 33 fois
• Al-Hamdu lillâh (Louange à Dieu) (الحَمْدُ لِلَّه) 33 fois
• Allâhu Akbar (Dieu est le plus Grand) (اللَّهُ اَكْبَر) 34 fois
Puis récitez le du‘â’ suivant:
«Yâ man ilayhi malja’-ul-‘ibâdi fî-l-muhimmâti wa ilayhi yafza‘u-l-khalqu fî-l-mulimmâti, yâ ‘Âlim-al-jahri wa-l-khafiyyâti, yâ man lâ takhfâ ‘alayhi khawâtir-ul-awhâmi wa taçarruf-ul-khatarâti, yâ rabba-l-khalâ’iqi wa-l-bariyyâti, yâ man bi-yadihi malakûta-l-ardhîna wa-s-samâwâti, Antallâhu lâ ilâha illâ Anta, amuttu ilayka bi-lâ ilâha illâ Anta, fa-yâ lâ ilâha illâ Anta, ij‘alnî fî hâthihi-l-laylati mimman nadharta ilayhi fa-rahimtahu wa sami‘ta du‘â’ahu fa’ajabtahu, wa ‘alimta-s-tiqâlatahu fa’aqaltahu, wa tajâwazta ‘an sâlifi khati’atihi wa ‘adhîmi jarîratihi, faqad-istajartu bika min thunûbî wa laja’tu ilayka fî satri ‘uyûbî. Allâhumma fa-jud ‘alayya bi-Karamika wa Fadhlika, wa-h-tut khatâyâya bi-Hilmika wa ‘Afwika, wa taghammadnî fî hâthihi-l-laylati bi-sâbighi Karâmatika, wa-j‘alnî fîhâ min awliyâ’ika-l-lathîna ajtabaytahum li-tâ‘atika, wa-kh-tartahum li-‘ibâdatika, wa ja‘altahum khâliçataka wa çifwatika. Allâhumma-j‘alnî mimman sa‘ada jadduhu wa tawaffara min-al-khayrâti hadh-dhuhu wa-j‘alnî mimman salima fa-na‘ima wa fâza fa-ghanima wa-kfinî charra mâ aslaftu wa-‘çimnî min-al-izdiyâdi fî ma‘çiyatika wa jannib ilayya tâ‘taka wa mâ yuqarribunî Minka wa yuzlifunî ‘Indaka! Sayyidî, Ilayka yalja’u-l-hâribu wa Minka yalatamisu-t-tâlibu wa ‘alâ karamika yu‘awwilu-l-mustaqîlu-t-tâ’ibu. Addabta ‘ibâdika bi-t-takarrumi wa Anta Akramu-l-akramîna, wa amarta bi-l-‘afwi ‘ibâdika wa Anta-l-Ghafûru-r-Rahîmu. Allâhumma fa-lâ tahrimnî mâ rajawtu min Karamika wa lâ tu’yisnî min sâbighi Ni‘amika wa lâ tukhayyibnî min Jazîli Qisamika fî hâthihi-l-laylati li-ahli tâ‘atika, wa-j‘alnî fî junnatin min chirâri bariyyatika. Rabbi, innî lam akun min ahli thâlika, fa-Anta min Ahl-ul-Karami wa-l-‘Afwi wa-l-Maghfirati ; wa jud ‘alayya bi-mâ anta Ahluhu lâ bimâ astahiqquhu, faqad hasuna dhannî Bika wa tahaqqaq rajâ’î Laka wa ‘aliqat nafsî bi-karamika, fa-Anta Arhamu-râhimîna wa Akramu-l-akramîna. Allâhumma wa-khçuçnî min karamika bi-jazîli qisamika wa a‘ûthu bi-‘Afwika min ‘Uqûbatika, wa-gh-fir lya-th-thanb-al-lathî yahbisu ‘alayya-l-khuluqa wa yudhayyiqu ‘alayya-r-rizqa, hattâ aqûma bi-çâlihi Ridhâka, wa an‘ama bi-jazîli ‘atâ’ika wa as‘ada bi-sâbighi Na‘mâ’ika, faqad luth-tu bi-Haramika wa ta‘arradh-tu li-Karamika wa-sta‘ath-tu bi-‘Afwika min ‘Uqûbatika wa bi-Hilmika min Ghadhabika; fa-jud bi-mâ sa’altuka wa anil mâ-l-tamastu Minka! As’aluka Bika lâ bi-chay’in huwa a‘dhamu Minka ».
يا مَنْ اِلَیْهِ مَلْجَأَ الْعِبادِ فی الْمُهِمّاتِ وَاِلَیْهِ یَفْزَعُ الْخَلْقُ فی الْمُلِمّاتِ يا عالِمَ الْجَهْرِ وَالْخَفِیّاتِ يا مَنْ لا تَخْفى عَلَیْهِ خَواطِرُ الاَْوْهامِ وَتَصَرُّفُ الْخَطَراتِ يا رَبَّ الْخَلائِقِ وَالْبَرِیّاتِ يا مَنْ بِیَدِهِ مَلَكُوتُ الاَْرَضينَ وَالسَّمواتِ اَنْتَ اللهُ لا اِلـهَ اِلاّ اَنْتَ اَمُتُّ اِلَیْكَ بِلا اِلـهَ اِلاّ اَنْتَ فَيا لا اِلـهَ اِلاّ اَنْتَ اجْعَلْنی فی هَذِهِِ اللَّیْلَةِ مِمَّنْ نَظَرْتَ اِلَیْهِ فَرَحِمْتَهُ وَسَمِعْتَ دُعآءَهُ فَاَجَبْتَهُ وَعَلِمْتَ اسْتِقالَتَهُ فَاَقَلْتَهُ وَتَجاوَزْتَ عَنْ سالِفِ خَطيئَتِهِ وَعَظيمِ جَريرَتِهِ فَقَدِ اسْتَجَرْتُ بِكَ مِنْ ذُنُوبی وَلَجَأْتُ اِلَیْكَ فی سَتْرِ عُیُوبی اَللّـهُمَّ فَجُدْ عَلَیَّ بِكَرَمِكَ وَفَضْلِكَ وَاحْطُطْ خَطايایَ بِحِلْمَكَ وَعَفْوِكَ وَتَغَمَّدْنی فی هذِهِ اللَّیْلَةِ بِسابِغِ كَرامَتِكَ وَاجْعَلْنی فيها مِنْ اَوْلِيآئِكَ الَّذينَ اجْتَبَیْتَهُمْ لِطاعَتِكَ واخْتَرْتَهُمْ لِعِبادَتِكَ وَجَعَلْتَهُمْ خالِصَتَكَ وَصِفْوَتَكَ اَللّـهُمَّ اجْعَلْنی مِمَّنْ سَعَدَ جَدُّهُ وَتَوَفَّرَ مِنَ الْخَیْراتِ حَظُّهُ وَاجْعَلْنی مِمَّنْ سَلِمَ فَنَعِمَ وَفازَ فَغَنِمَ وَاكْفِنی شَرَّ ما اَسْلَفْتُ وَاعْصِمْنی مِنَ الاِْزدِيادِ فی مَعْصِیَتكَ وَحَبِّبْ اِلَیَّ طاعَتَكَ وَما یُقَرِّبُنی مِنْكَ وَیُزْلِفُنی عِنْدَكَ سَیِّدی اِلَیْكَ یَلْجَأُ الْهارِبُ وَمِنْكَ یَلْتَمِسُ الطّالِبُ وَعَلى كَرَمِكَ یُعَوِّلُ الْمُسْتَقْیِلُ التّائِبُ اَدَّبْتَ عِبادَكَ بالتَّكَرُّمِ وَاَنْتَ اَكْرَمُ الاَْكْرَمينَ وَاَمَرْتَ بِالْعَفْوِ عِبادَكَ وَاَنْتَ الْغَفُورُ الَّرحيمُ اَللّـهُمَّ فَلاتَحْرِمْنی ما رَجَوْتُ مِنْ كَرَمِكَ وَلا تُؤْیِسْنی مِنْ سابِغِ نِعَمِكَ وَلا تُخَیِّبْنی مِنْ جَزيلِ قِسَمِكَ فی هذِهِ اللَّیْلَةِ لاَِهْلِ طاعَتِكَ وَاجْعَلْنی فی جُنَّةٍ مِنْ شِرارِ بَرِیَّتِكَ رَبِّ اِنْ لَمْ اَكُنْ مِنْ اَهْلِ ذلِكَ فَاَنْتَ اَهْلُ الْكَرَمِ وَالْعَفْوِ وَالْمَغْفِرَةِ وَجُدْ عَلَیَّ بِما اَنْتَ اَهْلُهُ لا بِما اَسْتَحِقُّهُ فَقَدْ حَسُنَ ظَنّی بِكَ وَتَحَقَّقَ رَجآئی لَكَ وَعَلِقَتْ نَفْسی بِكَرَمِكَ فَاَنْتَ اَرْحَمُ الرّاحِمينَ وَاَكْرَمُ الاَْكْرَمينَ. اَللّـهُمَّ واخْصُصْنی مِنْ كَرَمِكَ بِجَزيلِ قِسَمِكَ وَاَعُوذُ بِعَفْوِكَ مِنْ عُقُوبَتِكَ وَاغْفِر لیَ الَّذنْبَ الَّذی یَحْبِسُ عَلَیَّ الْخُلُقَ وَیُضَیِّقُ عَلیَّ الرِّزْقَ حَتى اَقُومَ بِصالِحِ رِضاكَ وَاَنْعَمَ بِجَزيلِ عَطآئِكَ وَاَسْعَدَ بِسابِغِ نَعْمآئِكَ فَقَدْ لُذْتُ بِحَرَمِكَ وَتَعَرَّضْتُ لِكَرَمِكَ واَسْتَعَذْتُ بِعَفْوِكَ مِنْ عُقُوبَتِكَ وَبِحِلْمِكَ مِنْ غَضَبِكَ فَجُدْ بِما سَئَلْتُكَ وَاَنِلْ مَا الَْتمَسْتُ مِنْكَ اَساَلُكَ بِكَ لا بِشَیءٍ هُوَ اَعْظَمُ مِنْكَ.
*Traduction:
(O Toi auprès de qui se réfugient les serviteurs en situations graves et vers qui se tournent les créatures en difficulté. O Toi qui es au courant de tout ce qui est apparent et de tout ce qui est caché. O Toi à qui n’échappent ni les idées des illusions ni les conduites dictées par les caprices ! O Seigneur des créatures et des créations. O Toi qui détiens entre ses Mains le royaume des terres et des ciels. Tu es Allah ! Il n’y a de Dieu que Toi ! Je T’implore par (la formule de) « il n’y a de Dieu que Toi ». O Toi donc en dehors de qui il n’y a de Dieu que Toi, fais que je sois cette nuit au nombre de ceux que Tu as regardés et à qui Tu as fait miséricorde, de ceux dont Tu as entendu et exaucé le doâ’ (prière de demande), de ceux dont Tu as su et pardonné la faute, et dont Tu as oublié les péchés passés et les graves délits, car je T’ai demandé protection contre mes péchés et je me suis réfugié auprès de Toi pour cacher mes défauts ! O Allah! Couvre-moi donc de Ta Largesse et de Ta Faveur et décharge-moi de mes fautes par Ta Clémence et Ton Pardon, enveloppe-moi en cette nuit de Ta Grande Noblesse et donne-moi-y (en cette nuit) d’être parmi Tes serviteurs pieux que Tu as élus pour T’obéir, que Tu as choisis pour T’adorer et dont Tu as fait Ton élite et Tes intimes. O Allah ! Fais que je sois au nombre de ceux dont les efforts sont couronnés de succès et qui ont la chance d’avoir leur part de Tes Bienfaits. Donne-moi de compter parmi ceux qui ont joui en ayant une conduite saine et gagné en réussissant (à T’obéir). Épargne-moi du mal de mes comportements passés et prémunis-moi contre la tendance à Te désobéir encore plus; attire-moi vers Ton obéissance et vers tout ce qui me rapproche de Toi et élève ma position auprès de Toi. O Seigneur ! C’est auprès de Toi que s’abrite le fuyard, c’est à Toi que s’adresse le quémandeur et c’est sur Ta Largesse que compte le contrit et le pénitent. Tu as façonné Tes serviteurs à la noblesse et Tu es le plus Noble des nobles, Tu leur as commandé le pardon et Tu es le Pardonneur et le Clément. O mon Seigneur! Ne me prive donc pas de l’espoir que j’ai placé en Toi, ni ne me fais désespérer la largesse de Tes Bienfaits, ni ne me déçois dans ce que Tu alloues en cette nuit aux gens qui T’obéissent. Fais que je sois à l’abri des méchants de Tes créatures, et si je n’en suis pas digne, O mon Seigneur, Toi, Tu es Digne de Largesse, de Pardon et d’Absolution. Octroie-moi donc ce dont Tu es Digne et non ce dont je suis digne, car j’ai acquis une bonne foi en Toi, j’ai placé mon espoir en Toi et je me suis attaché à Ta libéralité, sachant que Tu es le plus Miséricordieux des miséricordieux et le plus Généreux des généreux. O mon Seigneur! Réserve-moi de Ta générosité une grande part de Tes Bienfaits. Je me protège près de Ton Pardon de Ton Châtiment. Pardonne-moi le péché qui m’empêche d’accéder au bon caractère et qui amoindrit ma subsistance, afin que j’accomplisse la bonne action qui Te satisfait, que j’obtienne généreusement Ton Don, que je jouisse de la largesse de Tes Bienfaits, car je me suis abrité dans Ton Sanctuaire, j’ai sollicité Ta Générosité, je me suis protégé près de Ton Pardon contre Ton Châtiment, près de Ta Clémence contre Ton courroux. Accorde-moi donc généreusement ce que je T’ai demandé et fais-moi obtenir ce que j’ai sollicité. Je Te demande ceci, par ton seul intermédiaire, et non par quelqu’un qui serait plus grand que Toi)
Après la lecture de ce du‘â’ on se prosterne tout de suite pour dire:
• Yâ Rabb-u (يا رَبُّ ) (Ô Seigneur!) : 20 fois
• Yâ Allâh-u (يا اللَّهُ ) (Ô Allah!) : 7 fois
• Lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâh-i : 10 fois
(لا حَوْلَ وَلا قُوَّةَ إلاّ بِاللهِ)
(Point de pouvoir ni de force en dehors d’Allah)
• Mâ châ’Allâh-u (ما شاءَ اللَّهُ ) (Tout se fait selon la Volonté d’Allah !) : 7 fois
• Lâ quwwata illa billâh :10 fois
(Point de force en dehors d’Allah) (لا قُوَّةَ إلاّ بِاللهِ)
Enfin on doit conclure le tout par la Prière sur le Prophète Mohammad (P) :
« Allâhummâ çalli ‘alâ Muhammadin wa Âle Muhammadin » (اَللّـهُمَّ صَلِّ عَلى مُحَمَّد وَآلِ مُحَمَّد) (Ô Allah! Prie sur Muhammad et la Famille de Muhammad), pour demander ensuite à Allah de répondre à tous nos besoins,
6. - Lire Du‘â’ Kumayl
Source: bostani.com
La nécessité de connaître Imam Mahdi aj
La nécessité de la connaissance de l’Imâm Mahdi(aj) dans la pensée chiite
Nous allons ici retracer l’importance de cette personnalité dans la conscience des chiites, en se basant essentiellement sur des hadiths (paroles du prophète Mohammad et des Imâms), ainsi que des extraits de ziyârat, qui sont des textes de prières chiites récités lors de visites pieuses à des sanctuaires de personnalités religieuses.
D’après un hadith du prophète Mohammad(p), "Celui qui meurt sans connaître son Imâm, meurt de la mort des ignorants. » [1] En outre, une invocation à propos de l’époque de l’Occultation de l’Imâm du Temps citée par l’Imâm Sâdeq contient les éléments suivants : « Ô Allah ! Fais-moi Te connaître, car si Tu ne me fais pas Te connaître, je ne connaîtrais pas Ton Messager ; Ô Allah ! Fais-moi connaître Ton Messager, car si Tu ne me fais pas connaître Ton Messager, je ne connaîtrais pas Ta Preuve ; Ô Allah ! Fais-moi connaître Ta Preuve, car si Tu ne me fais connaître Ta Preuve, je dévierais de ma Religion… ». Dans le chiisme, la Preuve (al-hujja) est l’autre nom de l’Imâm du Temps. La connaissance de ce dernier est conditionnée à la connaissance de Dieu et du Prophète tandis que l’ignorance de la Preuve de Dieu entraîne une déviation vis-à-vis de sa religion.
Comment, dès lors, les chiites envisagent-ils la possibilité d’accéder à la connaissance de cet Imâm ? La réponse à cette question est liée à celle du but de la création de l’homme. Selon les versets 56-57 de la sourate Adh-Dhariyat (51, Qui éparpillent), l’homme a été créé en vue de l’adoration de son Créateur : "Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. Je ne cherche pas d’eux une subsistance ; et Je ne veux pas qu’ils me nourrissent." En d’autres termes, le but de la création de l’homme est de se perfectionner et de s’élever au plus haut degré de la dignité et de la proximité vis-à-vis de Dieu. En outre, selon le verset 30 de la sourate Baqara (2, La vache), lors de la création de l’homme, Dieu dit aux anges qu’Il veut créer un vicaire, un Lieu-tenant (khalifa) sur terre. Pour lui faire atteindre cette position sublime et pour guider les hommes dans cette voie, outre l’intellect (aql) qui est qualifié de « prophète interne », Dieu a envoyé plusieurs prophètes dont le dernier est Mohammed(p). Avec lui, le cycle de la prophétie est clos. Mais après lui, qui poursuivra sa mission de guidance ?
Selon le chiisme, Dieu est doté d’une Sagesse absolue, et comme tous Ses actes sont rationnels et dénués de toute dimension vaine, Il a placé une personne qui assume la fonction de Prophète et accepte la responsabilité de guider les hommes et la société. A l’inverse, s’il n’existait pas une telle personne, les actes et la mission du Prophète (p) resteraient incomplets. Par ces raisons, jamais la Terre ne pourra être privée d’un tel guide, qu’il soit connu publiquement ou qu’il vive dans l’occultation. Cette personne est celle de l’Imâm(du descendant du Prophète). Après le Prophète (p), c’est lui qui assume ses responsabilités et a la charge d’aider l’homme à atteindre les objectifs mentionnés en haut. En fait, le cycle de l’Imâmat se situe dans la continuité de la prophétie, et l’Imâm est l’héritier spirituel du Prophète(p).
Cette réalité est l’objet de nombreuses paroles d’Imâms d'AhlulBayte. Ainsi, l’Imâm Mohammad Bâqer, le 5e Imâm du descendant du Prophète a dit : "J’atteste par Dieu que depuis la mort d’Adam, Dieu n’a jamais permis qu’il existe de monde sans qu’il y ait en lli un guide vers Dieu ; c’est lui le Répondant pour Dieu devant Ses serviteurs, et jamais le monde terrestre n’a été laissé sans un Imâm qui soit ce Répondant et ce Guide pour les hommes." [2] En outre, selon l’Imâm Ali Hadi Naqi, "Le monde terrestre n’est jamais vide d’un Répondant et d’un Guide, et j’en atteste par Dieu ! Je suis présentement celui-là." [3] Selon la même thématique, Abou Hamzeh a un jour demandé à l’Imâm Ja’far al-Sâdeq : "La Terre peut-elle rester sans un Imâm ?" L’Imâm lui répondit : "Si la Terre restait sans Imâm, elle serait engloutie." [4] L’Imâm Bâqer dit encore : "Si l’Imâm était absent de la Terre une seule heure, elle frémirait de vagues qui emporteraient ses habitants comme la mer emporte dans ses vagues les êtres qui l’habitent." [5]
Ces déclarations, qui nouent un lien mystérieux et ontologique entre la présence de l’Imâm et la continuation du monde terrestre des hommes, entraînent un certain nombre de conséquences. Selon Imâm Ali : "Jamais le monde terrestre ne reste privé de quelqu’un qui assume la tâche de répondre pour Dieu, que ce soit en public et en étant reconnu des hommes, ou en secret et en demeurant inconnu d’eux, afin que jamais les indices de Dieu et sa manifestation ne disparaissent de la Terre."
Selon le premier Imâm, Ali : "Jamais le monde terrestre ne reste privé de quelqu’un qui assume la tâche de répondre pour Dieu, que ce soit en public et en étant reconnu des hommes, ou en secret et en demeurant inconnu d’eux, afin que jamais les indices de Dieu et sa manifestation ne disparaissent de la Terre."
L’Imâm Sâdeq a dit : « Connais ton Imâm, car si tu avais une profonde connaissance de lui et que l’ordre de son avènement se rapproche ou est retardé, cela n’aurait aucune conséquence sur toi [et sur ta foi]. » [8] Par conséquent, la voie droite et le seul moyen de parvenir à la félicité et au salut est de bien connaître l’Imâm, de croire en lui, de l’aimer, et de lui obéir.
Comme nous l’avons souligné, les chiites croient que le douzième Imâm, né en l’an 255 de l’Hégire, est vivant, qu’il est le fils de l’Imâm Hassan `Askari, et que son nom est Mohammad. Plusieurs hadiths du prophète Mohammad(p) et des Imâms abordent la question de sa naissance et de son avènement, comme cette parole de l’Imâm Bâqer : « …Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour cette personne qui porte le même nom que moi et qui a reçu le même titre que moi ; il est la septième personne (de ma progéniture) après moi… » [9] Ainsi, c’est lui la « Voie droite » d’Allah et « Sa Preuve » auprès de Ses créatures. Il vit derrière le voile de l’Occultation et brille comme le soleil derrière les nuages ténébreux. [10]
Selon les différents hadiths, l’Imâm Mahdi vit en occultation depuis des siècles (l’occultation mineure et majeure). Il reviendra pour établir la paix et la justice dans le monde. Il est un pilier fondamental des croyances chiites. L’horizon de son retour constitue pour les chiites non seulement un objectif proche et toujours actuel, mais aussi une orientation, une méthode et un programme qui permet de faire face aux adversités et aux difficultés.
Selon les croyances chiites, hâter cette réapparition implique de faire disparaître l’ensemble des obstacles, dont le plus important est l’oppression vis-à-vis des gens - l’un des objectifs centraux de l’Imâm du Temps est ainsi de s’opposer à l’injustice et à l’arrogance qui sont le prélude à la spiritualité pure, la guidance et la foi. L’objectif de l’Imâm est donc de purifier la terre des oppresseurs et des injustes pour empêcher qu’ils se corrompent et corrompent les autres, jusqu’à ce que se réalisent les conditions nécessaires permettant aux hommes de se parfaire dans différents domaines.
Dans une invocation de l’Imâm Reza adressée à l’Imâm du Temps au temps de l’Occultation, l’Imâm est présenté en ces termes : "Mon Dieu, défends Ton Wali, Ton Lieutenant, Ton Argument envers Tes créatures, Ta langue qui T’énonce, qui parle selon Ta sagesse, Ton œil qui regarde avec Ton Autorisation, Ton Témoin envers Tes serviteurs, le noble Seigneur, le Combattant, celui qui s’est réfugié auprès de Toi, l’Adorateur auprès de Toi… Il est Ton serviteur que Tu T’es réservé pour Toi-même, que Tu as choisi pour Ton Mystère, que Tu as immunisé des péchés, que Tu as exempté de défauts, que Tu as purifié de la souillure, que Tu as préservé des impuretés !… Il est le Guide, le Bien-dirigé, le Pur, le Pieux, l’Immaculé, le Satisfait, le Pur !" [11]
"Ô Seigneur ! Par cette nuit et celui qui y est né, lequel représente Ta Preuve (Hujjataka) et la Promesse qu’elle incarne, et dont la naissance rajoute à la vertu de cette nuit, et montre ainsi la Véridicité et la Justice de Ta Parole que rien ne peut modifier ni ne commenter. Celui qui constitue Ton Halo lumineux, Ta Lumière brillante et le Phare illuminant dans les nuits ténébreuses, et qui est absent et occulté, celui dont la naissance est auguste, dont le lignage est noble, celui dont les assistants sont les Anges et dont le soutien et l’appui est Allah ; et lorsque l’Heure de sa réapparition arrivera, les Anges seront ses renforts. Il est l’épée frappante et indestructible d’Allah et Sa Lumière inextinguible. Il fait partie de ceux dont la mansuétude est sans duplicité ; ceux qui savent ce que le Temps cache et constituent le plus profond des secrets de la Vie ; ceux qui détiennent l’autorité…" [12]
De manière similaire, dans la visite pieuse (ziyarat) de l’Imâm du Temps citée par Seyed ibn Tavousse, il est décrit de cette façon : "Que la Paix soit sur le Droit nouveau et le Savant dont le savoir ne disparaît pas ! Que la Paix soit sur celui qui donne vie aux croyants et qui fait périr les mécréants ! Que la Paix soit sur le Bien-dirigé des peuples et le Rassembleur de la parole ! Que la Paix soit sur le Successeur des prédécesseurs et le Maître de la noblesse ! Que la Paix soit sur l’Argument de Celui qui est adoré et la Parole de Celui qui est Digne de Louanges ! Que la Paix soit sur celui qui raffermit les amis/alliés et qui rabaisse les ennemis ! Que la Paix soit sur l’héritier des Prophètes et les Sceaux des légataires ! Que la Paix soit sur l’Investi [du Commandement de Dieu] attendu et la Justice connue ! Que la Paix soit sur l’Epée tirée de son fourreau, la Lune brillante et la Lumière qui éblouit ! Que la Paix soit sur le Soleil des obscurités et la pleine Lune ! Que la Paix soit sur le Printemps des créatures et le Fleurissement des Jours ! Que la Paix soit sur le Maître du sabre tranchant et le Fendeur de têtes ! Que la Paix soit sur la Religion transmise et le Livre écrit ! Que la Paix soit sur le Subsistant de Dieu dans ses pays et Son Argument envers Ses serviteurs, le Terme des héritages des Prophètes, chez qui sont présentes les traces des purs Élus ! Que la Paix soit sur le Dépositaire des Secrets et le Tuteur de l’Ordre (Wali al-amr) ! Que la Paix soit sur celui qui est bien dirigé, que Dieu a promis aux peuples pour unifier la parole, rassembler ce qui est dispersé, [pour] remplir la terre de justice et d’équité, renforcer pour lui et accomplir par lui la promesse [faite] aux croyants ! … Mon Dieu, prie sur Ton Argument sur Ta terre et Ton Lieutenant dans Ton pays, celui qui appelle à Ta voie, qui se dresse selon Ta Justice, qui remporte la victoire par Ton Ordre, le Maître des croyants, celui qui anéanti les incroyants, celui qui éclaircit l’obscurité et clarifie la Vérité, celui qui parle à haute voix avec sagesse, bonne exhortation et véracité, Ta Parole, Ton Réceptacle, Ton Œil sur terre,… le Wali, le Conseiller, le Vaisseau du Salut, l’Etendard de la bonne Direction, la Lumière des regards des hommes,… celui qui soulage l’affliction, fait disparaître les soucis et dissipe les calamités…". [13]
Les devoirs des chiites envers l’Imâm
L’un des plus importants devoirs des chiites vis-à-vis de l’Imâm du Temps est de chercher à le connaître et le reconnaître à travers des preuves instrumentales et rationnelles – notamment afin de pouvoir distinguer l’Imâm d’une personne qui ne l’est pas.
Le second consiste en une obéissance en l’Imâm, qui repose sur l’amour. Les chiites se fondent notamment sur le verset 31 de la sourate Al-Imran, où Dieu dit au Prophète : "Dis : Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux". L’amour pour une personne implique de la suivre et de se conformer à ses souhaits. Etant donné que la personne du Prophète(p) est à la fois la manifestation de l’obéissance absolue à Dieu et de Ses perfections, l’aimer et le suivre équivaut à aimer Dieu. Aimer l’Imâm, qui manifeste à l’homme la plus haute réalisation humaine des perfections divines aaprs Prophè
te et du sens profond de la religion, signifie en réalité aimer Dieu qui en est la source. Loin d’être de l’idolâtrie ou de l’associationnisme, l’amour voué à un prophète ou à un "saint homme" est le meilleur moyen de se rapprocher de Dieu, à condition de ne pas considérer cette personne comme une réalité indépendante mais comme un signe (ayat) et une épiphanie (mazhar) du Créateur.
Un autre devoir est de prier pour la santé et l’apparition prochaine de l’Imâm du Temps. Dans le Du‘â’ du temps de l’Occultation, l’Imâm Reza le prie par ces mots : " …place-le dans Ton Dépôt qui n’égare pas, dans Ton Entourage inviolable, dans Ta Place forte et Ta Puissance invincible, assure-le de Ta Sécurité solide qui n’abandonne pas celui que Tu as assuré avec, place-le sous Ton Egide sous laquelle est protégé celui qui s’y trouve, secours-le de Ton Puissant Secours, soutiens-le de Ton Armée victorieuse, renforce-le de Ta Force, fais-le suivre par Tes Anges, sois l’Ami/Allié de celui qui lui prête allégeance et l’Ennemi de celui qui lui est hostile, revêts-le de Ta Cuirasse protectrice, entoure-le totalement des Anges !… Mon Dieu, donne-lui pour lui, pour sa famille, ses enfants, sa descendance, sa Nation, ses ouailles, ce qui fait plaisir à ses yeux et contente son âme, et rassemble pour lui le royaume de tous les royaumes, proches et lointains, puissants ou abaissés, jusqu’à faire passer son jugement sur tout jugement et vaincre tout faux par Sa Vérité." [14]
De même, dans l’invocation appelée Iftitâh, le croyant le confie à Dieu en ces termes : "…Ô Mon Dieu ! Prie également sur le Tuteur de Ton Commandement, le Redresseur espéré et la Justice attendue. Entoure-le de Tes anges les plus proches de Ta Gloire, et soutiens-le par l’Esprit Saint, ô Seigneur des mondes ! Ô mon Dieu ! Fais de lui celui qui appelle à Ton Livre et qui redresse Ta Religion ; fais de lui Ton Lieutenant sur la Terre, comme Tu le fis pour ceux qui vécurent auparavant. Établis fermement la Religion que Tu as agréée pour lui !… Ô mon Dieu ! Fais de lui le puissant et donne la Puissance par lui (à ceux qui vont avec lui) ; fais de lui le victorieux et donne la Victoire par lui. Accorde-lui une victoire décisive et une conquête évidente. Ô mon Dieu ! Rends par lui évidentes Ta Religion et la Sunna (la Tradition) de Ton prophète afin qu’il ne cache rien de la vérité par crainte de l’une de Tes créatures. Ô mon Dieu ! Nous désirons de Ta part un Etat honorable par lequel Tu rends puissants l’Islam et ses adeptes, humiliés l’hypocrisie et ses adeptes, et dans lequel Tu nous places parmi ceux qui appellent à Ton obéissance, qui conduisent vers Ta Voie ; et grâce auquel Tu nous accordes l’Honneur de ce bas monde et de l’au-delà. … Ô mon Dieu ! Rassemble-nous par lui (l’Imâm Caché) et mets par lui un terme à notre dispersion, colmate par lui notre brèche ; rétablis par lui notre intégrité, accrois par lui notre petit nombre ; transforme par lui notre humiliation en puissance ; et assure par lui nos moyens de subsistance ; acquitte par lui notre obligation ; mets fin par lui à notre pauvreté ; subviens par lui à ce qui nous manque, simplifie par lui nos difficultés, purifie par lui nos faces ; affranchis-nous par lui de notre captivité ; fais aboutir par lui notre demande ; fais nous tenir, par lui, nos promesses ; réponds, par lui, à notre appel ; accède, par lui, à notre demande ; réalise, par lui, tous nos espoirs dans ce monde et dans l’Au-delà ; et donne-nous, par lui, plus que nous ne pourrions désirer ! Ô Toi, le Meilleur des responsables, le plus Généreux des donateurs ! Et guéris, par lui, nos poitrines ; éloigne, par lui, la haine qui ronge nos cœurs, et guide-nous, par lui, si Tu le permets, vers la Vérité lorsque le bon droit est controversé, car Tu conduis qui Tu veux vers le droit chemin. Et fais nous triompher, par lui, de Ton ennemi et notre ennemi, Ô Dieu de Vérité ! Amen !" [15]
Invocation (du’â) pour la santé et l’apparition prochaine de l’Imâm du Temps, l’un des devoirs des chiites envers l’Imâm. Osoul al-Kâfi par Kolayni
Selon les différents hadiths, un autre devoir des croyants pendant l’Occultation est de ressentir une Crainte révérencielle (taqwâ) vis-à-vis d’Allah. L’Imâm Sadeq a ainsi dit : « Le Détenteur de ce pouvoir (l’Imâm Mahdi) partira certainement en occultation. Le serviteur devrait donc ressentir la Crainte révérencielle (taqwâ) d’Allah durant la période de l’occultation et devrait se tenir fermement à sa religion. » [16]
Un autre devoir consiste à attendre la Parousie (l’apparition) de l’Imâm et d’être prêt à l’aider. Il doit aussi préparer le terrain de l’apparition de l’Imâm avec la croyance et ses bonnes œuvres. Cette idée est liée à une parole du Prophète citée dans la tradition chiite, selon laquelle « Attendre le secours est (une forme d’) adoration », « Attendre patiemment le
soulagement est un acte d’adoration. » [17]
*Iran Encyclopedia Compiling Foundation (Bonyâd-e Dânesh-Nâmeh Negâri Irân).
Sources :
- Kolayni, Abi Ja’afar Mohammad Yaghoub ibn Eshâgh, Osoul Kâfi, avec le commentaire de Seyyed Mahmoud Ketâbtchi, Enteshârât Elmiyeh Eslâmieh, vol. 1 et 2.
- Mustadrak Safinat al-Bihâr, tome 2
- Majlessi. Mohammad Bâqer, Bihâr al-Anwâr, vol. 13, 51, 52, et 97.
- Ziyârat Jâme’, Rajab Borsi, Mashâriq al-Anwâr, éd. Beyrouth, chap. XX, p. 39.
-Misbâh al-Mutahajjid.
- Kamâl al-Din wa Tamâm al-Ni’ma.
- Qomi, Abbâs, Kollyât-e Mafâtih al-Jinân, Enteshârât Mashreghayn, Qom, 1384.
- Kamâl al-Din, vol. 2.
- Wassa’il al-Shi’a, vol. 7.
Notes
[1] Kolayni, Abi Ja’afar Mohammad Yaghoub ibn Eshâgh, Osoul Kâfi, avec le commentaire de Seyyed Mahmoud Ketâbtchi, Enteshârât Elmiyeh Eslâmieh, vol. 1, p. 527, 88 ; Mustadrak Safînat al-Bihâr, tome 2, p. 147.
[2] Kolayni, Osoul al-Kâfi, avec le commentaire de Seyyed Mahmoud Ketâbtchi, éd. Elmiyeh Eslâmieh, vol. 1, hadith no. 8, p. 252.
[3] Ibid., hadith no. 9, p. 252.
[4] Ibid., hadith no. 10, p. 252.
[5] Kolayni, Osoul al-Kâfi, avec le commentaire de Seyyed Mahmoud Ketâbtchi, éd. Elmiyeh Eslâmieh, vol. 1, hadith no. 12, p. 252
[6] Ziyârat Jâme’ ; Rajab Borsi, Mashâriq al-Anwâr, éd. Beyrouth, chap. XX, p. 39.
[7] Kolayni, Osoul al-Kâfi, avec le commentaire de Seyyed Mahmoud Ketâbtchi, éd. Elmiyeh Eslâmieh, vol. 1, p. 184.
[8] Majlessi, Mohammad Bâqer, Behâr al-Anwâr, vol. 52, p. 135.
[9] Misbah al-Mutahajjid, p. 680.
[10] Kamâl al-Din wa Tamâm al-Ni’ma, tome 4, p. 483.
[11] Qomi, Abbas, Kolyât-e Mafâtih al-Jinân, Enteshârât Mashreghayn, Qom, 1384, p. 883.
[12] Mafâtih al-Jinân, Du‘â’ Nimeh Shabân, p. 296.
[13] Ibid. pp. 863-864.
[14] Qomi, Abbâs, Kolyât-e Mafâtih al-Jinân, Enteshârât Mashreghayn, Qom, 1384, pp. 883-887.
[15] Qomi, Abbâs, Kolyât-e Mafâtih al-Jinân, Enteshârât Mashreghayn, Qom, 1384, pp. 320- 322.
[16] Majlessi, Mohammad, Bâqer, Behâr al-Anwâr, vol. 52, p. 135.
[17] Ibid. vol. 52, p. 145.
La Revue de Téhéran



















