تقي زاده

تقي زاده

Au moins une personne a été tuée lorsque l’armée israélienne a lancé une attaque au Sud-Liban, transgressant une nouvelle fois l’accord de cessez-le-feu de 2024.

L’Agence nationale de presse officielle libanaise (NNA), citant les autorités locales, a rapporté qu’un drone israélien a ciblé dimanche soir un véhicule entre les villages de Toulin et Burj Qalaouiyeh dans le district de Bint Jbeil de la province de Nabatieh.

La victime a été identifiée comme un résident de la région de Majdal Selm.

L’armée israélienne a prétendu plus tard dans un communiqué avoir tué un membre du mouvement de résistance Hezbollah dans le sud du Liban.

Le porte-parole de l’armée d'occupation, Avichay Adraee, a déclaré dans un message sur X que les forces israéliennes avaient frappé la région de Nabatieh dimanche. Mohammad Ali Yassin, impliquée dans la production et le développement d’armes, a trouvé la mort lors de cette attaque, a également prétendu l’armée israélienne.

Cette nouvelle survient après qu’une personne a été tuée et deux autres blessées vendredi lors de frappes aériennes israéliennes sur le sud du Liban, dans le village d’Aitaroun, a indiqué l’ANI.

Une source anonyme des services de renseignements de l’armée libanaise a indiqué que la personne tuée était un membre du Hezbollah, du nom de Hussein Khalil Mansour.

Le Hezbollah et Israël échangent des tirs depuis le 8 octobre 2023, un jour seulement après que l’entité sioniste a lancé une guerre génocidaire contre la bande de Gaza à la suite d’une opération surprise menée par le Hamas.

Le mouvement de résistance libanais a promis de poursuivre ses attaques de représailles tant que le régime israélien poursuivait sa guerre à Gaza.

Le régime israélien a transformé le conflit en une guerre à grande échelle en septembre 2024, tuant plus de 4 000 Libanais et en blessant environ 17 000, pour la plupart des femmes et des enfants.

Bien qu’un cessez-le-feu ait été conclu en novembre 2024, Israël mène des frappes quasi quotidiennes dans le sud du Liban, prétendant faussement viser les activités du Hezbollah, tout en violant l’accord.

 

Selon le baromètre annuel du Secours populaire, 20 % des Français se considèrent en situation de précarité. Difficultés alimentaires, factures impayées et renoncement aux loisirs marquent une situation sociale préoccupante, malgré une légère amélioration liée au ralentissement de l’inflation.

Le Secours populaire, à l’occasion de ses 80 ans, a publié son baromètre annuel « Pauvreté – précarité », réalisé avec Ipsos, révélant une réalité alarmante : un Français sur cinq se juge précaire.

« La précarité s’ancre dans le quotidien, touchant tous les aspects de la vie », déplore Henriette Steinberg, secrétaire générale de l’association, auprès de l’AFP. Si le taux de précarité recule légèrement (20 % en 2025 contre 24 % en 2024) grâce à un ralentissement de l’inflation, la situation reste « très préoccupante ».

Les chiffres sont éloquents : 31 % des Français peinent à s’offrir une alimentation saine pour trois repas quotidiens, 39 % rencontrent des difficultés à payer leurs factures d’électricité et 49 % ne partent jamais en vacances. Plus grave, 25 % sautent un repas par jour et la moitié renonce à chauffer son logement par manque d’argent.

La précarité touche particulièrement les jeunes, avec 56 % d’entre eux incapables de financer des loisirs. Camille Peugny, sociologue, souligne dans le journal L’Humanité que la précarité alimente « un sentiment d’atteinte à la dignité » et s’inscrit dans une transmission intergénérationnelle des inégalités. « Les jeunes pauvres sont souvent issus de familles pauvres », observe-t-il également.

En 2024, le Secours populaire a aidé 3,7 millions de personnes en France, proposant une aide alimentaire et des activités pour briser l’isolement. L’association note une hausse de l’entraide, notamment entre jeunes et personnes âgées. Sa campagne « Copain du monde » vise à soutenir les enfants pour construire une solidarité future. Au niveau européen, 28 % de la population se déclare précaire, un constat partagé dans neuf autres pays.

Face à cette crise, la Fédération des acteurs de la solidarité appelle à une « mobilisation collective ». Henriette Steinberg, elle, insiste : « Un pays doit prendre en compte ses citoyens les plus fragiles ». Alors que le taux de pauvreté a atteint un record en 2023, selon l’Insee, l’urgence d’agir pourrait s’imposer aux autorités politiques françaises dans un contexte politique délicat.

 

Les Nations Unies ont une fois de plus exprimé leur vive préoccupation face aux conditions de vie désastreuses à Gaza, dans un contexte d’intensification des bombardements israéliens.

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a averti que le territoire a été réduit à un « terrain vague », impropre à la vie humaine.

L'agence a ajouté qu'Israël a lancé une offensive à grande échelle dans le nord de Gaza, en particulier dans la ville de Gaza, où des milliers de personnes ont cherché refuge dans des camps.

L'UNRWA a déclaré que les attaques incessantes d'Israël ont forcé des milliers de personnes à se réfugier dans des abris surpeuplés et des tentes de fortune sans eau potable, sans installations sanitaires ni sécurité.

 

Le directeur du service extérieur de la radiodiffusion de la République islamique d'Iran (IRIB) a condamné les frappes ciblées du régime israélien contre les journalistes, affirmant que les missiles ne peuvent faire taire le cri des médias indépendants pour la justice.

Ahmad Norouzi a fait ces déclarations lors d'un discours prononcé lors de la 62e Assemblée générale et des réunions associées de l'Union de radiodiffusion Asie-Pacifique (ABU) à Oulan-Bator, en Mongolie, dimanche.

Il a condamné le silence international face à l'assassinat de journalistes palestiniens par
Israël dans la bande de Gaza et à l'attaque du régime israélien contre le siège de l'IRIB à Téhéran, la capitale iranienne, le 16 juin, qui a coûté la vie à deux journalistes.

« Il est essentiel de former un groupe de travail juridique pour soutenir et défendre l’immunité des médias », a déclaré M. Norouzi.

Plus de 80 ONG, dont Oxfam et la Ligue des droits de l’Homme, appellent les États, en particulier européens, à interdire toute activité commerciale avec les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés. Dans un rapport, elles pointent du doigt des entreprises comme Carrefour, JCB, Barclays et Siemens, accusées de soutenir indirectement la colonisation et la crise humanitaire qui en découle.

Des ONG ont appelé lundi 15 septembre les États et entreprises, notamment européens, à mettre fin à leur « commerce avec les colonies illégales » d’Israël dans les territoires occupés palestiniens.

Plus de 80 organisations, parmi lesquelles la Ligue des Droits de l’Homme et Oxfam, publient pour l’occasion un rapport intitulé « Commerce avec les colonies illégales : comment les États et entreprises étrangères permettent à Israël de mettre en œuvre sa politique de colonisation illégale ».

Leur campagne cible nommément des entreprises et institutions qui « par le maintien de leurs activités commerciales avec les colonies illégales, contribuent directement à la crise humanitaire causée par l’occupation prolongée d’Israël ».

 

L'annonce de l'arrêt définitif du Tour d'Espagne a été applaudi comme une victoire par les manifestants pro-palestiniens.  « Cette Vuelta, c'est la Palestine qui la gagne », ont-ils chanté.

L’étape finale de La Vuelta a été annulée dimanche après que des manifestations pro-palestiniennes ont perturbé la course dans le centre de Madrid en signe de protestation contre la participation d’une équipe israélienne.

La 80ᵉ édition du principal événement cycliste espagnol a été interrompue à environ 57 kilomètres de l’arrivée, alors que des manifestants occupaient les rues prévues pour le parcours, rapporte l’agence EFE.

Cette étape, longue de 103,6 kilomètres entre Alalpardo et Madrid, devait se conclure par un sprint cérémoniel à travers la capitale.

Les autorités espagnoles estiment que plus de 100 000 personnes ont pris part aux manifestations. Certains manifestants brandissant des banderoles anti-Israël ont partiellement bloqué la route et contraint les coureurs à s'arrêter.

 

Un rapport officiel indique que plus de 20 000 blessés ont été recensés parmi les forces israéliennes, parallèlement à une augmentation des cas de suicide dans le contexte de la guerre génocidaire dans la bande de Gaza.

Le Département de la réadaptation du ministère israélien de la Guerre a recensé plus de 20 000 blessés parmi les forces israéliennes depuis le 7 octobre 2023, dont plus de moité souffrent de troubles mentaux et 18 suicides pour la seule année 2025.

Selon le ministère de la Guerre, environ 56 % des personnes prises en charge par les centres de réadaptation pendant la guerre souffrent de stress post-traumatique et d'autres troubles mentaux.

Les données publiées par le Département révèlent que la moitié des blessés parmi les forces israéliennes ont moins de 30 ans, 92 % sont des hommes et 64 % sont des réservistes.

Environ 45 % des patients souffraient de blessures physiques, tandis que 56 % sont soignés pour des problèmes psychologiques.

Le budget du Département a augmenté de 53 % au cours des deux dernières années pour atteindre 8,3 milliards de shekels (2,49 milliards de dollars), dont 4,1 milliards (1,2 milliard de dollars) alloués aux soins de santé mentale.

 

Par Ghorbanali Khodabandeh

La France vient d’entrer dans une nouvelle période d’incertitude politique après l’effondrement du gouvernement Bayrou, qui a suivi l’échec programmé du vote de confiance au Parlement lundi soir. Une crise qui menace aussi le rôle de l’Hexagone comme moteur de l’UE.

Ce cinquième changement de Premier ministre en moins de deux ans ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire de l’instabilité qui marque la vie politique française sous le second quinquennat d’Emmanuel Macron.

Le 9 septembre, Emmanuel Macron a nommé le septième Premier ministre de son mandat. Il s'agit de Sébastien Lecornu, ministre de la Défense depuis 2022. Cette nomination intervient dans un contexte de forte tension politique et sociale, marqué par la montée d’un mouvement inédit baptisé « Bloquons tout ».

À l'appel de syndicats, de collectifs et de mouvements citoyens, de nouvelles mobilisations ont été organisées partout en France. Salaires, services publics, écologie ou démocratie : des revendications multiples se cristallisent dans la rue, où s'exprime une colère sociale qui refuse de s'éteindre.

Mais la crise dépasse largement la seule politique budgétaire : elle révèle une rupture de confiance entre les Français et leurs dirigeants, alimentant une colère qui pourrait redessiner le paysage politique à l’approche de la présidentielle de 2027.

Lecornu à Matignon : un choix macroniste qui provoque une onde de choc politique

La nomination le 9 septembre 2025 au poste de Premier ministre de Sébastien Lecornu, fidèle d’Emmanuel Macron, suscite des réactions virulentes. Le RN et la gauche dénoncent une provocation, tandis que la droite espère des compromis dans un Parlement sans majorité.

Le choix de Sébastien Lecornu, ministre des Armées depuis 2022, comme nouveau Premier ministre par Emmanuel Macron a provoqué une onde de choc politique. Annoncée le 9 septembre 2025 pour remplacer François Bayrou après sa chute, cette nomination divise profondément les forces politiques françaises. À 39 ans, cet élu normand, proche du président, est perçu comme une figure de continuité dans un contexte de crise institutionnelle.

Marine Le Pen, chef de file du Rassemblement national (RN), n’a pas mâché ses mots, qualifiant cette nomination de « dernière cartouche du macronisme bunkérisé». Sur X, elle prédit un échec rapide, misant sur une nouvelle dissolution et l’arrivée de Jordan Bardella à Matignon.

Le RN, par la voix de Laure Lavalette, menace déjà d’opposer un veto à tout budget qui ne refléterait pas ses priorités. À gauche, les réactions sont tout aussi acerbes. Mathilde Panot (LFI) dénonce une « provocation », évoquant le passé du nouveau Premier ministre face aux Gilets jaunes et aux crises sociales tandis que Jean-Luc Mélenchon fustige : « Lecornu, l'homme qui a cédé devant Trump et promis 5% du PIB à l'OTAN et aux USA, et cautionné le grand n'importe quoi en Ukraine ».

Marine Tondelier (Écologistes) évoque un « non-respect des Français », tandis que le socialiste Philippe Brun y voit une « gifle pour le Parlement ». LFI, par la voix de son coordinateur national Manuel Bompard, annonce même une motion de censure dès l’ouverture de la session parlementaire.

En nommant un proche, Emmanuel Macron rejette la nouvelle donne issue des législatives de 2024. Alors que le président n'est soutenu que par 15 %, selon un sondage du Figaro, Lecornu hérite d’une Assemblée fragmentée en onze groupes, sans majorité.

La passation de pouvoir avec Bayrou marque le début d’une tâche ardue pour Lecornu. Dans un climat d’impopularité record pour Emmanuel Macron, cette nomination pourrait précipiter une nouvelle crise si les compromis nécessaires ne sont pas trouvés.

Depuis le pari manqué d’Emmanuel Macron avec les législatives anticipées de 2024, la vie politique française est paralysée par un gouvernement issu de la troisième force du scrutin, laissant de nombreux électeurs se sentir ignorés malgré une participation record. Cette frustration se traduit désormais par de nouveaux mouvements de contestation, avec des appels à « tout bloquer » cette semaine et des grèves annoncées dans la santé et les transports.

« Bloquons tout » et les Gilets Jaunes: l'histoire se répète ?

Le 10 septembre, le mouvement « Bloquons tout » a rassemblé des dizaines de milliers de personnes à travers la France dans le cadre d'une grande mobilisation antigouvernementale. Un scénario qui rappelle un mouvement initié en 2018, pendant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron.

« Bloquons tout ! » – c'est sous ce slogan national que des manifestations contre la politique budgétaire du gouvernement dirigé par le Premier ministre François Bayrou, qui a déjà démissionné, ont eu lieu dans toute la France. Le mouvement, lancé cet été sur les réseaux sociaux, a été repris par certains syndicats et partis politiques, et a attiré de nombreux participants.

Outre les transports ferroviaires, les restrictions ont touché les aéroports : le syndicat Sud Aérien a appelé à la grève et au blocage des infrastructures. La décision a été prise en signe de protestation contre le budget de François Bayrou, qui a entraîné une détérioration des conditions de travail dans le secteur aérien. Le syndicat CGT Air France a lui aussi soutenu le mouvement et y a participé. 

Les syndicats du secteur industriel, de leur côté, ont appelé à descendre dans la rue. En particulier, la section chimique de la Confédération générale du travail (CGT) a indiqué que l'objectif des manifestations était de défendre « l'augmentation des salaires », de contester « l'interdiction des sept jours de carence » demandée par le gouvernement, « l'interdiction des exonérations de cotisations sociales », la suppression des franchises médicales et forfaitaires, ainsi que deux jours fériés.

80 000 policiers et gendarmes, appuyés par des hélicoptères, des drones et des véhicules blindés ont été mobilisés sur l'ordre du ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, qui avait ordonné aux forces de l'ordre de se déployer à proximité d'infrastructures stratégiques telles que les raffineries, les gares et les rocades.

Une crise politique qui coûte cher : comment la paralysie fragilise l’économie française

La France paie le prix d’une instabilité politique chronique : croissance réduite à peau de chagrin, consommation étouffée, investissements gelés et dette publique devenue un fardeau écrasant. Sans cap budgétaire ni accord politique, le pays s’enlise dans une spirale où chaque mois d’incertitude fragilise un peu plus son avenir économique.

Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, la France traverse une instabilité politique inédite qui se traduit par une facture économique lourde. L’incapacité des gouvernements successifs à tenir face à une Assemblée fragmentée a plongé le pays dans un climat d’incertitude prolongé. Résultat : trois Premiers ministres en un peu plus d’un an et une visibilité quasi nulle sur l’avenir économique, aussi bien pour les entreprises que pour les familles.

Cette instabilité a déjà un coût chiffré. Selon l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques), cette crise politique a entraîné une perte de croissance évaluée à 0,1 point de PIB en 2024 et 0,3 point en 2025, soit environ 12 milliards d’euros. Quant à la progression du produit intérieur brut (PIB), elle ralentit nettement : +1,4 % en 2023, +1,2 % en 2024, et seulement +0,6 % attendus en 2025.

Les entreprises, faute de visibilité, reportent leurs projets d’embauche et d’investissement. Ainsi, l’investissement a reculé de –1,1 % en 2024, après une faible hausse de +0,4 % en 2023. Du côté des ménages, la prudence domine : le taux d’épargne a atteint 18,9 % au deuxième trimestre 2025, un niveau inédit depuis 1979 (hors Covid). Conséquence : la consommation, qui représente plus de 50 % du PIB, est quasi à l’arrêt. À ces blocages internes s’ajoutent les tensions géopolitiques et commerciales, notamment la remise en place de droits de douane par le président américain Donald Trump.

La situation budgétaire accentue encore les inquiétudes. En 2024, le déficit public s’est élevé à 5,8 % du PIB, tandis que la dette a atteint 113,9 % du PIB, soit 3 345,4 milliards d’euros fin mars 2025. Ainsi, la France paie de plus en plus cher pour financer cette dette. La charge annuelle atteindrait 67 milliards d’euros en 2025, avec une trajectoire qui pourrait culminer à 170 milliards d’euros d’ici 2030.

Certains économistes avertissent qu'une nouvelle dissolution ou un budget censuré pourrait provoquer une panique des investisseurs, entraînant une flambée incontrôlée des taux d’intérêt.

Pendant que l’économie française s’affaiblit et que les indicateurs passent au rouge, le président Emmanuel Macron accorde davantage d’attention à l'Ukraine, multipliant les annonces d’aide. Une telle rhétorique tranche avec la réalité intérieure : ménages devenus prudents, entreprises paralysées, dette en pleine explosion et classe politique incapable de s’entendre.

La crise politique française menace l'influence du pays dans l'UE

La paralysie politique en France ébranle l’Union européenne : l’instabilité chronique et les coupes budgétaires impopulaires affaiblissent l’influence de Paris et pèse sur l’avenir du bloc.

En effet, les conséquences dépassent largement Paris et touchent également Bruxelles. Pendant des décennies, la France se targuait d’incarner la stabilité dans l’Europe, notamment face aux gouvernements italiens à répétition. Cette comparaison s’est désormais inversée. L’Italie, ancien « homme malade de l'Europe », sous Giorgia Meloni projette une image de solidité, tandis que la France est en proie à la paralysie politique et à la surveillance financière.

La dette publique française s’élevait à 113 % du PIB en 2024, avec un déficit de 5,8 %. L’Italie, malgré un endettement global plus lourd, a enregistré un déficit limité à 3,4 % sur la même période. Les deux pays sont soumis à la « procédure de déficit excessif » de la Commission européenne, mais les analystes estiment que Rome progresse plus vite que Paris dans la consolidation de ses finances.

Cela se reflète aussi à Bruxelles, où le tandem franco-allemand qui pilotait traditionnellement la politique de l’UE montre des signes d’essoufflement : Berlin est freiné par ses propres contraintes budgétaires, tandis que Paris est paralysé par ses crises politiques. L’Italie, en revanche, sous la houlette de Meloni, achève les démarches nécessaires pour sortir de la procédure de déficit excessif et commence déjà à projeter son influence sur les affaires européennes.

À Bruxelles, les partenaires européens s’interrogent de plus en plus sur la capacité de la France à tenir ses engagements à Bruxelles alors que la scène politique nationale est paralysée. Les marchés aussi s’inquiètent : les taux d’emprunt de long terme de la France ont récemment atteint leur plus haut niveau depuis 2008, traduisant les doutes sur la capacité du gouvernement à maîtriser ses dépenses.

La crise ne se résume donc pas à la chute d’un Premier ministre supplémentaire. Elle met en lumière une fracture profonde entre les citoyens français et leurs institutions politiques, une fracture qui pourrait redéfinir le rôle du pays en Europe, tout en renforçant les forces radicales à l’intérieur.

Ghorbanali Khodabandeh est un journaliste et analyste politique iranien basé à Téhéran.

Le mouvement de résistance palestinien Hamas a fermement condamné la récente attaque d’Israël contre le Qatar, exhortant les pays arabes et musulmans à adopter une position unifiée contre les actes d’agression du régime occupant. 

Basem Naïm, membre du bureau politique du Hamas, a lancé cet appel dans un communiqué dimanche 14 septembre, alors que les ministres des Affaires étrangères des pays arabes et musulmans participaient au sommet arabo-musulman d’urgence à Doha pour discuter de la récente attaque israélienne contre les dirigeants du Hamas sur le sol qatari.

Le haut responsable du Hamas a appelé les dirigeants régionaux présents au sommet de Doha à boycotter Israël, à l’isoler politiquement et économiquement et à intenter des poursuites judiciaires contre les responsables israéliens devant les tribunaux internationaux pour mettre fin à la guerre génocidaire à Gaza.

Naïm a également souligné que l’attaque israélienne visant l’équipe de négociation du Hamas à Doha avait eu lieu au moment même où celle-ci évaluait une nouvelle proposition de cessez-le-feu à Gaza.

 

Le ministère iranien des Affaires étrangères a vigoureusement rejeté les allégations « infondées » portées contre la République islamique par les membres du Mécanisme de réponse rapide (MRR) du Groupe des Sept (G7) et ses membres associés.

Les États membres du Mécanisme de réponse rapide du G7, ainsi que les membres associés du groupe (Australie et Nouvelle-Zélande), ont accusé l'Iran, dans un communiqué publié vendredi, de mener une « répression transnationale et d'autres activités malveillantes ».

Dans un communiqué publié dimanche 14 septembre, le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné les allégations du G7, les qualifiant de sans fondement et de simple tentative de détourner l’attention, soulignant que porter de fausses accusations contre des personnes chargées de protéger la sécurité nationale de l’Iran constitue une déformation flagrante de la réalité.

Il a qualifié l’approche du G7 de tentative malhonnête des mêmes entités dont les actions illégales et déstabilisatrices dans diverses régions, notamment en Asie de l’Ouest, ont alimenté l’anarchie et intensifié l’insécurité.