تقي زاده

تقي زاده

Par Ivan Kesic

La place Naqsh-e Jahan à Ispahan est l’un des espaces urbains historiques les plus remarquables au monde, incarnant la grandeur de la dynastie safavide et servant de pièce maîtresse culturelle et architecturale.

La place mesure environ 560 mètres de long et 160 mètres de large, ce qui en fait l’une des plus grandes places publiques historiques au monde, deuxième après la place Tiananmen de Pékin en termes de superficie.

Les principaux monuments autour de la place comprennent deux mosquées spectaculaires, le palais royal et la porte du bazar, tous entourés d’arcades à deux étages abritant des boutiques du bazar.

La place Naqsh-e Jahan est une grande place publique au cœur d’Ispahan, l’une des plus grandes places urbaines du monde et un chef-d’œuvre de l’architecture iranienne et islamique.

Commandée par le Shah Abbas Ier safavide au début du XVIIe siècle, la place est bordée d’arcades à deux étages et flanquée de quatre édifices monumentaux.

Ces bâtiments comprennent la mosquée Cheikh Lotfollah à l’est, le palais Ali Qapu à l’ouest, la porte Qeysariyeh au nord et la mosquée de l’Imam au sud.

Cet ensemble architectural minutieusement conçu représente l’apogée de l’urbanisme safavide et formait le noyau culturel, politique de la capitale safavide.

Outre son nom traditionnel, Naqsh-e Jahan (qui signifie « image du monde »), elle est aussi appelée Place du Shah en référence à Abbas Ier. De son nom officiel actuel, elle est désormais connue sous le nom de Place de l’Imam.


Palais Ali Qapu sur la place Naqsh-e Jahan

Le cœur de la nouvelle capitale

La place Naqsh-e Jahan, le cœur d’Ispahan, est devenue la pièce maîtresse du projet urbanistique du shah Abbas Ier lorsqu’il a fait de la ville sa nouvelle capitale dans les années 1590.

Alors que l’ancien bazar de la ville prospérait depuis des siècles autour de la vieille place (Meydan-e Kohneh), la vision urbanistique ambitieuse du Shah Abbas Ier opéra une transformation radicale en déplaçant le centre névralgique du commerce et du pouvoir vers sa nouvelle place magistralement conçue, Naqsh-e Jahan.

Initiée en 1602, cette réalisation architecturale s’articulait autour d’une majestueuse arcade à un étage composée d’arches et de portiques ouvrant sur la place royale.

La place elle-même était ceinturée par environ 200 boutiques sur deux niveaux, chacune d’environ cinq mètres de haut. Le niveau inférieur abritait deux boutiques par unité, tandis que l’étage supérieur (bala khaneh) en comptait quatre plus petites. Originellement pavées de marbre, ces surfaces ont progressivement agrémentées de carreaux colorés et de pierres décoratives lors de modifications ultérieures.

Contrairement à l’ancien marché qui servait la population générale, ce nouveau complexe commercial ciblait délibérément la cour safavide, les dignitaires de l’élite et les fonctionnaires en visite, ce qui lui valut l’appellation distinctive de « bazar royal ».


Vue aérienne de la place Naqsh-e Jahan 

Chef-d’œuvre architectural et urbain

La place défie les schémas urbains iraniens traditionnels, qui manquent généralement de vastes espaces ouverts et sont souvent constitués d’un ensemble de bâtiments densément regroupés le long de bazars linéaires.

D’une superficie de 560 mètres sur 160 mètres, son vaste espace de 9 hectares est orné de carreaux émaillés et de peintures, élevant même ses galeries commerciales au rang de merveilles artistiques.

La mosquée Imam, orientée vers la Mecque, illustre la brillance architecturale de l’époque safavide avec ses mosaïques vibrantes et son imposant iwan doté de deux minarets.

Le palais Ali Qapu, porte d’entrée des jardins royaux et de Chaharbagh, possède un portail élancé et une terrasse ombragée soutenue par de fines colonnes.

La porte Qeysariyeh s’ouvre sur le vaste bazar d’Ispahan, tandis que la mosquée Cheikh Lotfallah, autrefois sanctuaire royal privé, est aujourd’hui vénérée comme un joyau architectural.

Au fil du temps, à mesure que la place Naqsh-e Jahan prospérait, le bazar de l’ancienne place perdait de son importance, ses fonctions étant entièrement absorbées par le grand centre commercial d’Abbas Ier.

Aujourd’hui, ce bazar reste l’un des exemples les mieux préservés des marchés urbains islamiques d’avant le XXe siècle, son histoire étant profondément liée à l’essor de la place emblématique d’Ispahan.


Mosquée Imam sur la place Naqsh-e Jahan

Centre de vie culturelle et sociale

La place Naqsh-e Jahan était animée par la vie safavide, accueillant des matchs de polo (chogân), des défilés militaires et des cérémonies publiques. Sous ses arcades s’activaient des marchands, tandis que des musiciens animaient les balcons surplombant le bazar.

Les récits historiques, comme ceux de Jean Chardin du XVIIe siècle, le décrivent comme un centre dynamique de commerce, d’art et d’interaction sociale, où convergent marchands, poètes et voyageurs.

Le talar d’Ali Qapu était relié aux salles du trône où les dirigeants recevaient les dignitaires, consolidant ainsi le rôle de la place comme épicentre socioculturel de l’Iran.

La conception de la place a mis à mal les structures de pouvoir décentralisées, renforçant l’autorité d’Abbas Ier par sa grandeur et son accessibilité.

Aujourd’hui, il sert de lieu de rassemblement pour les habitants et les touristes, qui viennent profiter de ses jardins et de ses fontaines, avec des festivals culturels occasionnels et d’autres événements.

Depuis 1979, il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, comme premier site iranien avec Persépolis et Chogha Zanbil, reconnu pour son importance historique et architecturale.                  

La Commission européenne s’apprête à imposer mercredi des sanctions à Israël. Cette décision intervient alors que l’armée israélienne intensifie son offensive terrestre dans la ville de Gaza, causant des pertes civiles massives et une destruction généralisée.

Lors d’un point de presse tenu mardi 16 septembre, la porte-parole de la Commission, Paula Pinho, a confirmé que « demain mercredi, lors de la réunion du Collège, les commissaires adopteront un ensemble de mesures sur Israël ».

Le plan de sanctions comprend deux volets principaux : la suspension partielle de l’accord d’association euro-méditerranéen entre l’UE et Israël, concernant certains aspects commerciaux, et des sanctions ciblées contre les ministres extrémistes du régime israélien ainsi que les colons responsables d’attaques contre des civils palestiniens.

La haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, et le commissaire au Commerce, Maros Sefcovic, fourniront davantage de précisions lors d’une conférence de presse prévue mercredi.

 

L'Espagne a annulé lundi un contrat d'une valeur de près de 700 millions d'euros avec Israël sur fond de la guerre génocidaire menée par le régime israélien à Gaza.

L'accord d'un montant de près de 700 millions d'euros, prévoyait l'achat par l'Espagne de lance-roquettes conçus par Elbit Systems, un fabricant d'armes israélien.

Cette décision fait suite à l’annonce, la semaine dernière, du Premier ministre Pedro Sanchez, qui a déclaré que son gouvernement allait « consolider dans la loi » l’interdiction de vente ou d’achat d’équipements militaires à Israël, en raison de l’offensive israélienne à Gaza.

Une mobilisation d'ampleur est attendue, jeudi 18 septembre, huit jours après le mouvement citoyen « Bloquons tout ». L’intersyndicale a lancé cet appel à la grève pour protester contre les budgets proposés par les gouvernements successifs.

Les autorités s'attendent à une mobilisation plus importante pour la journée du 18 septembre que lors du mouvement « Bloquons tout », le 10 septembre dernier. Plusieurs secteurs ont déjà annoncé se mobiliser, à l’instar des transports et de l’éducation.

L’intersyndicale avait prévu cette journée de mobilisation avant l’arrivée de Sébastien Lecornu à Matignon. Elle est pourtant maintenue, y compris après que plusieurs représentants ont été reçus par le Premier ministre vendredi 12 et lundi 15 septembre. En effet, les syndicats veulent « battre le fer pendant qu’il est chaud, envoyer l’ensemble du musée des horreurs du budget Bayrou aux oubliettes de l’Histoire et imposer nos priorités », expliquait ce week-end Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT.


 
mardi, 16 septembre 2025 21:55

Une réflexion sur la création de ce monde

Une réflexion sur la création de ce monde.

 

 

Les signes qui nous entourent dans ce vaste univers, se réfèrent tous à l'unité et à la cohérence avec lesquelles il a été créé. Allah nous ordonne, dans plusieurs versets, de réfléchir, de nous poser des questions : comment sommes- nous venus à la vie ? Par quel moyen ? Après la mort, où allons-nous ? y a-t-il une vie après cette vie présente ? Et d'autres questions du même genre . 

Je commence par ce verset : « Certes, dans la création des cieux et de la terre, dans l'alternance de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue en mer, chargé de choses profitables aux gens, dans l'eau qu'Allah fait descendre du ciel, par laquelle Il rend la vie à la terre une fois morte et y répand des bêtes de toute espèce, dans la variation des vents, et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre, en tout cela il y a des signes, pour un peuple qui raisonne », Sourate al –Baqara, 164. Ce verset apporte de hauts principes. Tout d'abord il nous ordonne de méditer sur cette création, sur tous ses minutieux détails, sur cette parfaite intégralité, à qui rien n' échappe.    

Les plus intéressés par ces questions sont bien sûr ceux qui sont dotés de raison. Tout phénomène qui a lieu devant eux suscite leur interrogation, leur réflexion et leur admiration. Ils cherchent donc une réponse. Ce mouvement parfait et continuel de la Terre, le relais entre la nuit et le jour, montrent évidemment un Créateur Sage, qui a mis toute chose à sa place. C'est une adoration silencieuse qui donne à l'homme la clé pour comprendre ces signes en se référant à l'existence d'un Créateur Digne d'adoration.

Dans la sourate al-Imran, nous lisons ces deux versets : « En vérité, dans la création des cieux et de la terre, dans l'alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d'intelligence. Qui, debout, assis, couchés sur leurs côtés, invoquent Allah et méditent sur la création des cieux et de la terre (disant): «Notre Seigneur! Tu n'as pas créé cela en vain. Gloire à Toi! Garde-nous du châtiment du Feu ».

 Beaucoup de hadiths sont rapportés dans ce sens. Il est rapporté que l'Imam al-Sadĩq (as) a dit : « Une heure de réflexion vaut mieux que l'adoration d'une année complète ». Chaque personne est en mesure d'accomplir les actes d'adoration exotériques ; la prière, le jeûne, le pèlerinage, donner de l'aumône, car ils n'exigent que peu de temps pour les accomplir, et ils ne demandent aucune préparation spirituelle, alors que peu de gens consacrent du temps pour une adoration ésotérique plus sollicitée.       

Dès que l'homme arrive à se libérer des chaînes de cette vie, il parvient à comprendre la vérité de ce monde et de son existence. Par conséquent, il se rendra compte que son existence sur cette terre a un but qu'il doit atteindre. Ce discours parle à toute l'humanité, car l'objectif est de renforcer le principe de l'Unicité d'Allah, et de demander à ceux qui rejettent l'idée d'un Créateur de réfuter ces signes et ces vérités. Le monde a vécu une période difficile avant la venue de l'Islam, car l'ignorance a dominé au profit de ceux qui ont voulu égarer l'instinct humain.

Ces derniers ont pensé qu'ils pouvaient asservir la raison humaine, afin de la contrôler par l'ignorance passée et actuelle, que tous sont visés, à l'exception de ceux qui voient en Allah leur un refuge invincible.

Le Coran nous demande d'observer notre création, cette unité entre l'âme et le corps, et comment notre âme domine notre corps : « Nous leur montrerons Nos signes dans l'univers et en eux-mêmes, jusqu'à ce qu'il leur devienne évident que c'est cela (le Coran), la vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute chose ? », sourate Fussilat, verset 53. Le fait de méditer ces signes doivent nous fournir une énergie, une spiritualité et une sécurité, car l'homme, lorsqu'il ne croit pas en Allah, craint toute chose autour de lui, la pauvreté, la maladie, le déplacement et la mort. Lorsqu'Allah sera présent dans sa vie, il sera rassuré car aucun mal ne pourra le toucher, sans que ce ne soit la volonté d'Allah.

Ces versets nous sont prescrits afin de nous débarrasser de tout stress, de toute inquiétude qui perturbe notre vie. Ils sont un remède pour toute âme accablée et perdue, car ils font sortir l'homme d'une situation de malaise à une autre dans laquelle il sentira un véritable bien-être.

Une autre question que le Coran aborde, c'est de blâmer ceux qui ne sont pas attentifs aux signes de la création qui les entourent : « Et dans les cieux et sur la terre, que de signes auprès desquels les gens passent, en s'en détournant! », sourate Youssef, 105. En fait, ces derniers se montrent orgueilleux, sans se rendre compte des conséquences dangereuses auxquelles leurs faits les ont conduit. Allah dit : « J'écarterai de Mes signes ceux qui, sans raison, s'enflent d'orgueil sur terre. Même s'ils voyaient tous les miracles, ils n'y croiraient pas », sourate al-Araf', 146.

L'homme doit toujours être prudent, attentif et analyser avec une grande observation chaque signe, qu'il soit petit ou grand, visible ou invisible. Beaucoup de scientifiques ont été guidés à croire en Allah, lorsqu'ils ont observé la venue d'événements qui violent les lois de la nature. Leur sagesse les a guidé à réfléchir à ces événements qui n'ont jamais été créés par eux-mêmes ni sans l'intervention d'une force qui dispose de tout.

Tout cela doit être investi pour le profit de l'homme. Ainsi, chaque fois que son discernement augmente, il s'ouvre sur des vérités absolues de cette création. Même sa manière d'agir, de réfléchir changent en mieux, car Allah nous demande d'êtres sublimes dans cette vie. Cette sublimité ne sera obtenue que par le progrès réalisé au niveau spirituel et corporel. L'homme ne régresse que lorsqu'il désactive la force de sa raison, par lui-même ou par des forces qui ne veulent que l'asservir et le priver de cette grâce qu'Allah lui accorde.

Méditons ces deux versets, sourate la-Zumar : « qui prêtent l'oreille à la Parole, puis suivent ce qu'elle contient de meilleur. Ce sont ceux-là qu'Allah a guidés et ce sont eux les doués d'intelligence! » et sourate Qaf : «Il y a bien là un rappel pour quiconque a un cœur, prête l'oreille tout en étant témoin. ». Suivre la raison constitue le meilleur moyen de salut, car elle guide à la bonne voie, afin de gagner le consentement d'Allah dans ce bas-monde.  

 

Jaafar Sadeq Abbas

https://imamhussain.org/french/34478

 

امام حسن مجتبی علیه السلام: 
" عَلَيكُم بِالفِكْرِ فَاِنَّهُ حَياةُ قَلبِ البَصيرِ وَ مَفاتيحُ أبواب الحِكمَةِ "*
Imam Hassan al-Mujtaba (as):
Que la réflexion soit sur vous, Réfléchissez…!
Car elle est sans aucun doute la source de vie du cœur clairvoyant, et la clé des portes de la sagesse…!?

**Let contemplation be upon you…!** 
*For it is undoubtedly the lifeblood of the insightful heart, and the key to the gates of wisdom…!* ?

 

 

 

Ilām al-Dīn", vol. 1, p. 297

Par Hoda Yaq

Le 3 mars 2025, Mahdieh Esfandiari, une universitaire iranienne de 39 ans vivant à Lyon, une ville du centre-est de la France, a été arrêtée par des agents de sécurité français après une descente surprise à son domicile.

Sa famille a décrit l’incident comme un cas d’enlèvement ou de prise d’otage, affirmant que les policiers étaient arrivés à l’improviste, l’avaient emmenée dans une camionnette et l’avaient détenue sans inculpation ni assistance juridique pendant des mois.

Pendant plus de 50 jours, elle s’est vu refuser tout accès téléphonique, être maintenue à l’isolement et empêchée de contacter sa famille et ses amis. Cette situation a perduré jusqu’à la mi-avril.

Selon les échanges de Mahdieh avec sa famille, son interrogatoire en garde à vue mené par la police française s’est rapidement transformé en torture psychologique systématique. On lui a retiré son hijab (voile islamique), comme l’a également révélé sa sœur dans une récente interview à Press TV.

 

Elle n’avait d’autre choix que d’utiliser son drap pour se couvrir la tête chaque fois qu’elle faisait ses prières quotidiennes, et elle était également soumise à une fouille corporelle par des officiers français de sexe masculin.

Malgré des mois passés à l’isolement sans voir le ciel ni la lumière du soleil, les autorités françaises ont refusé de lui rendre son hijab, lui refusant même quelques minutes sous les rayons du soleil

Cette arrestation ne relevait ni d’une affaire pénale ni d’une atteinte aux droits civiques. Aucune preuve d’acte répréhensible n’a jamais été produite, et les accusations portées contre elle – formulées vaguement comme « apologie du terrorisme » – ne reposent sur aucun fondement factuel ou juridique, ce qui rend l’affaire hautement suspecte.

Le seul « crime » qu’elle a commis est d’avoir défendu les droits des Palestiniens de Gaza, qui ont été soumis à un holocauste moderne par le régime israélien, avec le soutien de la France.

En droit français, toute détention de plus de 48 heures sans mandat judiciaire est illégale. Pourtant, Esfandiari a passé 200 jours derrière les barreaux pour des accusations vaguement définies d’« atteinte à la sécurité nationale ».

 

Aucune preuve concrète n’a jamais été apportée pour étayer ces allégations fallacieuses. Son cas est en violation flagrante des garanties inscrites dans le Code de procédure pénale français et dans la Convention européenne des droits de l’homme.

Après sept mois, il est devenu évident que l’arrestation et les accusations contre Esfandiari sont des accusations sans fondement et fausses, et que Paris a l’intention de l’utiliser comme levier dans un échange de prisonniers avec l’Iran, en échangeant sa liberté contre des ressortissants français détenus à Téhéran pour espionnage.

Les défenseurs des droits de l’homme avertissent que la France arrête désormais arbitrairement des citoyens iraniens sur son sol simplement pour obtenir des concessions diplomatiques de la part de la justice iranienne – pour garantir la libération de ses espions condamnés en Iran.

La France se revendique haut et fort garante de la liberté d’expression dans le monde. Depuis l’affaire Charlie Hebdo de 2015, les présidents français successifs ont multiplié les caricatures satiriques, y compris celles insultant le prophète de l’islam, au nom de la laïcité (sécularisme d'État)

 

Pourtant, lorsque les pro-Palestiniens à Paris protestent contre les politiques pro-israéliennes du gouvernement français qui soutiennent le génocide en cours à Gaza, en portant des pancartes, en scandant des slogans et en organisant des sit-in, ils sont accueillis par des gaz lacrymogènes, des arrestations massives et des enquêtes criminelles de plusieurs années pour « extrémisme violent ».

Le ministre français de l’Intérieur a publiquement déclaré que les rassemblements pro-palestiniens dans le pays constituaient une menace pour l’ordre public.

Il est tout à fait remarquable que le gouvernement de Paris considère les caricatures dénigrant l’islam comme une forme d’expression protégée, tandis que la solidarité politique avec les Palestiniens devient un délit d’ordre public.

Le soutien affiché de la France aux « droits » des femmes iraniennes révèle une autre contradiction flagrante. Lors des émeutes, dites « Femme, Vie, Liberté » de 2022 en Iran, des parlementaires français se sont coupé les cheveux en public en « solidarité » avec les femmes iraniennes, et des groupes de femmes ont organisé des spectacles partiellement dénudés dans les rues pour « défendre » la dignité des femmes iraniennes.

Et pourtant, aujourd’hui, ce même gouvernement a fabriqué des accusations contre une femme « iranienne » qui n’a commis aucun crime et qui a été soumise à des mois de torture physique, psychologique et émotionnelle dans une prison française.

L’arrestation et l’incarcération d’Esfandiari révèlent de manière flagrante le double langage et les doubles standards flagrants dans l’approche de la France en matière de liberté d’expression et même de liberté des femmes.

Cela révèle que la liberté d’expression n’est tolérée que lorsqu’elle correspond aux intérêts politiques du gouvernement français. Toute critique de l’Occident ou d’Israël est rapidement et brutalement réprimée.

Dans un tel contexte, une femme iranienne dissidente peut devenir une monnaie d’échange dans les jeux politiques de la France. Il ne s’agit pas de protéger les droits humains, mais de réduire au silence et de détruire toute voix qui ose contester la propagande occidentale, le tout sous couvert d’État de droit.

Le cas d’Esfandiari met en évidence la violation flagrante des droits de l’homme et l’absence totale de véritable liberté d’expression en Occident, y compris en France.

Ce qu’on appelle la « liberté d’expression » n’est rien d’autre qu’une façade, qui s’est effondrée face à des cas comme celui d’Esfandiari et de nombreux autres militants des droits de l’homme comme Rima Hassan et Shahin Hezami.

Aujourd’hui, sous le couvert de la liberté d’expression, le gouvernement français non seulement ne parvient pas à défendre l’humanité et la liberté des individus, mais condamne avec une hypocrisie éhontée les défenseurs de la dignité humaine et les critiques du génocide le plus scandaleux de l’histoire aux peines les plus sévères.

Hoda Yaq est une écrivaine et militante des droits de l’homme basée à Téhéran.

(Les opinions exprimées dans cet article ne reflètent pas nécessairement celles de Press TV)

Lors du sommet arabo-islamique d’urgence à Doha au Qatar, le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que les frappes israéliennes du 9 septembre contre le Qatar ont montré qu’aucun pays arabe ou musulman n’est à l’abri des actes d’agression du régime.

En effet, Israël a tenté d’assassiner les dirigeants du mouvement de résistance palestinien Hamas alors qu’ils discutaient d’une proposition américaine de cessez-le-feu dans la bande de Gaza.

M. Pezeshkian a déclaré que l’agression éhontée d’Israël visait à saper les efforts diplomatiques pour mettre fin au génocide à Gaza.

Il s’agit de « pur terrorisme » et d’un acte d’« agression contre la diplomatie », a-t-il précisé.

« Ces frappes prouvent que le régime d’occupation ne connaît aucune contrainte morale ni juridique. L’attaque de Doha a transformé de nombreuses équations et pensées erronées ; aucun pays arabe ou musulman n’est à l’abri de l’agression du régime de Tel-Aviv », a-t-il fait remarquer avant d’ajouter :

« Demain, cela pourrait être n’importe quelle capitale arabe ou islamique. Le choix est clair : nous devons nous unir ».

Le président iranien a également souligné que les frappes sur Doha démontraient le désespoir et l’impuissance d’Israël : « Cet acte d’agression est le résultat inévitable de décennies d’impunité accordée à Israël par certaines puissances occidentales par le biais de leur aide diplomatique, militaire et financière. »

« Le régime israélien a bombardé plusieurs pays musulmans en 2025. Chaque attaque et agression de ce régime est justifiée par la légitime défense, et chaque fois, cela entraîne des réponses ambiguës de la part des pays occidentaux et des condamnations creuses. »

 

Téhéran a proposé à l’agence nucléaire des Nations unies une résolution exigeant une interdiction mondiale des attaques militaires contre les installations nucléaires, en réaction aux frappes non provoquées d’Israël et des États-Unis contre ses sites.

Ces remarques ont été formulées ce lundi 15 septembre par le directeur de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Mohammad Eslami, qui se trouve à Vienne, capitale de l’Autriche, pour participer à la 69e Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Lors de son discours M. Eslami a qualifié l’attaque contre les installations nucléaires pacifiques de l’Iran et le manque de professionnalisme de l’AIEA sur cette question d’« exemple du deux poids, deux mesures ».

À ce propos, il est à rappeler qu’Israël a lancé, le 13 juin, une agression flagrante et non provoquée contre l’Iran, déclenchant une guerre qui a duré 12 jours et qui a fait plus de mille morts dans le pays, dont des commandants militaires de haut rang, des scientifiques nucléaires, ainsi que des civils.

Le 22 juin, les États-Unis se sont joints à l’agression, en prenant pour cible trois sites nucléaires iraniens, à savoir Fordow, Ispahan et Natanz, en grave violation du Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et du droit international.

Trois jours plus tard, le Parlement iranien a adopté à l’unanimité une loi obligeant le gouvernement à suspendre toute coopération avec l’AIEA. Depuis lors, les inspecteurs de l’Agence se voient interdire l’accès aux installations nucléaires du pays.

 

Ce lundi 15 septembre, le président iranien, Massoud Pezeshkian, qui s’est rendu à Doha afin de participer à la réunion d’urgence arabo-islamique, s’est entretenu avec l’émir du Qatar, le Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani.

La réunion d’urgence des dirigeants des pays musulmans et la Ligue arabe s’est tenue à Doha, afin discuter des crimes incessants commis par le régime israélien, notamment sa récente frappe sur Doha, qui a pris pour cible les dirigeants du mouvement de résistance palestinien Hamas.

Pékin a rejeté les pressions américaines destinées à restreindre sa coopération énergétique et commerciale avec Moscou, dénonçant les tentatives d’intimidation économique. La Chine a affirmé que ses échanges commerciaux avec la Russie sont parfaitement légaux.

« Aucune critique ne se justifie à cet égard », a rétorqué Pékin, mettant en garde contre des mesures de rétorsion en cas de sanctions.

Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a réagi à l’appel de Washington exhortant les pays du G7 et de l’OTAN à sanctionner Pékin afin de le contraindre à jouer un rôle actif dans le règlement de la crise ukrainienne.

La Chine prendra des mesures de rétorsion fermes si, sous la pression des États-Unis, l’OTAN tente d’imposer des droits de douane à la République populaire au prétexte de ses achats de pétrole russe, a-t-il menacé.

Il a mis l’accent sur le fait que la coopération économique, commerciale et énergétique de la Chine avec ses partenaires à travers le monde, y compris la Russie, est légale et ne devrait susciter aucune critique.