تقي زاده
Les démarches du Prophète pour construire la société Musulmane selon le Martyr Motahhari
Note:
L’histoire est un bon lit pour l’étude de la vie des générations précédentes et en tirer les leçons. Grâce à cette étude, l’homme accède aux expériences tant douces qu’amères qui lui font un fonds initial pour dessiner son itinéraire vers le bonheur et la perfection.
L’étude de l’histoire des nations a, en général, ses bénéfices citées dans les textes islamiques, mais faire la connaissance de la civilisation islamique, étant celle la plus grande et la plus documentée, est un pas effectif pour l’analyse des pensées et les actes du Prophète et des Imams et les ouvriers du bien mais aussi pour profiter à perfectionner leurs affaires individuelles et sociales.Pour ce qui suit, il s’agit des textes choisis des oeuvres du Martyr Motahhari pour reconnaître la manière de la vie du Prophète et de sa méthode à établir la culture et la civilisation islamiques et le perfectionnement de différentes institutions familiales sociales et politiques,
Mots clés: Prophète « Sira » – Sociétés musulmanes – Politique – Famille
Le terme arabe « Sayr » veut dire : « marche » ou « allée » mais le terme « Sira » signifie « allure » et « style de comportement ». C’est ce dernier qui nous importe et nous voulons connaître. Ceux qui se sont donnés à rédiger les livres du « Sira », en effet n’ont qu’écrit que la marche et le cours de la vie du Prophète et non pas «l’ allure » ni son style de comportement. Les livres tels que « Al-Sira-t-ul-Nabawia» constituent, par conséquent, le « Sayr » du Prophète, mais non son « Sira » car ces livres ne présentent pas le style ou la méthode du comportement du Prophète.
Certains ne visent pas un objectif précis dans leur vie, Il y a d’autres qui le visent, mais ils manquent de méthode pour l’atteindre. Mais pour les gens qui ont en fait un style et une méthode de marche dans leur vie, sans aucun doute, le Prophète de l’Islam est au sommet de ceux qui suivent l’objectif de leur vie en suivant une méthode suprême et précise. Il était un prédicateur, un guide politique, un guide social, un directeur, un juge, un époux ayant de nombreuses épouses, un compagnon pour ses disciples, Il avait en même temps des ennemis très hostile. Comment le Prophète effectuait-il alors ses rôles sous chacun de ses titres. Voici ce que nous voulons étudier dans cet article :
1. Combat contre l’injustice
A l’époque de l’ignorance, il s’est co-allié avec un groupe de gens qui combattaient l’injustice et l’oppression pour protéger la cause des opprimés.
C’était un pacte qui avait été conclu dans la maison d’Abdullah ibn Gad’an, l’une des personnalités importante de la Mecque. Le pacte s’appelait « Hilf-Ul-Fuzul ». Le Prophète le mentionnait même après sa mission prophétique en disant qu’il ne vou-lait jamais l’abroger et se déclarait toujours prêt à s’engager dans un pacte pareil[i][1].
2. Aversion pour l’inactivité et le chômage
Il avait de l’aversion pour l’inactivité et le chômage, Il disait :
« Ô Allah, je cherche un refuge auprès de Toi contre la paresse et la faiblesse ».
Il encourageait les musulmans à travailler, et disait :
« La dévotion d’Allah a soixante-dix parts dont l’une est le gain licite (Halal) ».
3. Traitement des esclaves
Il était très tendre et doux envers les esclaves. Il disait aux gens:«Ceux-ci sont vos frères. Nourrissez-les par les mêmes nourri-tures que vous consommez et habillez-les par les mêmes habits que vous mettez. Ne leur imposez pas les travaux épuisa-bles, contribuez dans les travaux dont vous les chargez.»
Il disait :
« Ne les appelez pas « esclave » ou « servante », des termes qui signifient votre possession sur eux, car la possession est uniquement à Allah. C’est Lui qui est le Possesseur Absolu dont nous sommes tous les possédés, mais appelez-les par « Fata » ou « Fatat » signifiant « jeune homme » ou « jeune femme » et par allusion « homme libre » ou « femme libre ». Sa religion qu’il établira fournit tous les prépa-ratifs pour octroyer la liberté totale des esclaves. Le Prophète déclara le commerce d’esclaves comme le pire métier, en disant que les vendeurs des esclaves sont les gens les pires auprès d’Allah.
4. Encouragement à la propreté
Il était très intéressé par la propreté et la bonne odeur. Il se parfumait et le conseillait aux autres. Il ordonnait à ses disciples de maintenir leur corps et maisons propres et parfumés. Il les faisait faire l’ablution du vendredi et se parfumait avant de se présenter à la prière du vendredi.
5. Traitement et Fréquentation
Il avait un visage doux et ouvert. Il précédait tout le monde en saluant les gens, même les enfants, Il n’allongeait jamais ses pieds devant les gens, Il ne s’appuyait sur aucun appui en présence des autres, Il s’asseyait souvent sur ses deux jambes. En s’asseyant devant les autres, il formait un cercle pour que sa réunion n’ait pas de places hautes ou basses et que chacun dispose d’une place égale par rapport aux autres. Il demandait ses compagnons et prenait de leurs nouvelles s’ils s’absentaient durant trois jours maximum, Il allait les voir lorsqu’ils tombaient malades. Il les assistait en cas de problème.
Dans ses réunions lorsqu’il prenait la parole, il ne s’adressait jamais à une seule personne, mais il partageait ses regards. Il avait de l’aversion à s’asseoir pour attendre le service des autres. Il disait :
« Allah ne veut pas celui qui voit une distinction ou une suprématie pour lui-même envers les autres.»
6. Simplicité et Ascétisme
La simplicité et l’ascétisme faisaient part des principes de sa vie. Il mangeait simplement, s’habillait simplement et marchait simplement. Il mettait à terre son tapis, qui était en principe une natte. Il trayait la chèvre de ses propres mains. Il montait sur une monture à nue et empêchait les gens de l’escorter à pied.[ii][2] Sa nourriture était souvent composée de pain et de dattes. Il réparait ses chaussures et ses vêtements lui-même, en toute simplicité. Il n’était pas pour la philosophie de la pauvreté. Il considérait la fortune et l’argent nécessaire pour le bien de la société et pour dépenser dans les chemins licites. Il disait :
«نعم المال الصالح للرجل الصالح»[iii][3]
« Que c’est bien la bonne fortune pour les bons hommes ». Il disait aussi :
«نعم العون علي تقوي الله الغني»[iv][4]
« La fortune est une bonne assistance pour protéger la piété ».
En s’assemblant avec ses disciples, il ordonnait aux gens de s’asseoir aux endroits vides sans leur déterminer un point précis. En pénétrant dans les salles de réunions, il n’aimait pas que les gens se lèvent à son arrivée. S’ils se levaient il leur ordonnait de s’asseoir. Un jour, un des musulmans, pauvrement habillé, entra dans le cercle de réunion du Prophète et se plaça à côté d’un des riches. Ce dernier se plaça, selon l’habitude de l’époque de l’ignorance et ainsi prit ses distances à cet homme. En voyant cela, le Prophète s’adressa au riche pour lui dire : « Pour quelle raison as-tu agis ainsi ? Avais-tu peur qu’une partie de ta richesse joigne cet homme? »
- « Non, Prophète d’Allah ! »
« Tu craignait qu’une partie de ta fortune s’adhère à lui ? »
- « Non, Prophète d’Allah ! »
« Pourquoi as-tu agis ainsi ? »
« J’ai eu tort, j’ai mal fait. Pour réparer cette faute, j’offrirai tout à l’heure et en votre présence, la moitié de ma fortune à ce frère musulman.» On demanda alors à ce dernier de recevoir l’offre présenté, mais il refusa par crainte de recevoir une morale comme celle de l’homme riche[v][5].
7. Volonté et Résistance
Il était d’une volonté et d’une résistance sans pareil. Cela était aussi transmis à ses disciples. La période de vingt trois ans de sa mission est pleine de leçons de patience et de résistance. Il était confronté à plusieurs reprises à des conditions où tout lien d’espoir se coupait, mais il ne cédait pas, même pour un instant, à une pensée d’échec ou porter atteinte à sa foi qui ne faisait l’objet d’aucune peur.
8. Leadership, Gestion et Consultation
Bien que tous ses ordres aient été immédiatement suivis, que ses disciples par la foi qu’ils avaient en lui, lui disaient : « Nous nous jetterons, sur ton ordre, dans le feu pour nous brûler ou dans l’eau pour nous noyer », il n’agissait jamais à la manière des dictateurs. Il consultait ses compagnons et demandait leurs avis dans les affaires à propos desquelles il n’y avait pas d’ordre provenant d’Allah. Il respectait la personnalité de ses disciples. Quand à la guerre de Badr, il s’est mis à consulter le problème du commencement de la guerre mais aussi sur le champ de la guerre et la manière de traiter les otages. Quand à la guerre d’Uhud, il a demandé une consultation sur le problème de combattre en dehors ou à l’intérieur de la Médine. Il a également consulté ses disciples avant l’éclatement des deux guerres d’Ahzabi et de Tabuk. Le Prophète consultait ses disciples même s’il n’en avait aucun besoin. Ceci, en premier ressort, pour que les autres apprennent le principe de consulter leurs entourages, et en second ressort, pour que le fait de consulter les gens leur donnent de la valeur et de la personnalité. Prenons le fait que l’un d’eux, par sa conviction, ne consulte pas ses disciples, qu’est-ce que ces derniers vont avoir comme sentiment ? Ils diront, sans doute : « Nous ne sommes que des outils non vivants et sans âmes dans l’administration de ce guide. Mais si ces gens se trouvent au cours et au sein de la décision, ils retrouveront un sentiment et une personnalité et suivront mieux leur chef. Allah (Qu’Il soit Exalté) avertit toutefois son Prophète en cas de doute et d’hésitation:
«و شاورهم في الأمر فإذا عزمت فتوكل علي الله»[vi][6]
« La consultation ne doit causer l’hésitation. Elle se fait avant la décision. Mais cette dernière, une fois prise doit être stricte et plus de questions sur les discussions ou autres suggestions. Parmi les autres caractères du Prophète, en tant que guide de la communauté musulmane, qui lui servaient de facteurs d’influence sur les musulmans, il faut citer sa tendresse. Le pardon qu’il accordait à ses disciples, mais aussi le pardon qu’il demandait à Allah (Qu’Il soit Exalté) pour sa « Umma». C’est la vérité qu’Allah décrit ainsi :
«فبما رحمة من الله لنت لهم و لو كنت فظّاً غليظ القلب لانفضوا من حولك فاعف عنهم و استغفر لهم و شاورهم في الأمر فإذا عزمت فتوكّل عليالله»[vii][7]
« Je sais bien que ceux-ci vont bientôt se détruire, mais Allah veut que le travail de son serviteur soit solide et bien fait ».[viii][8]
9. Ordre et discipline
Ces deux facteurs dominaient ses affaires, partageaient son temps et le conseillaient. Influencé par lui, ses disciples respectaient bien cet ordre.
Il arrivait parfois qu’il ne divulguait pas certaines décisions afin que l’ennemi n’apprenne pas son intention. Parfois il décrétait un trajet à suivre mais il sortait sans savoir la destination. Ils l’apprenaient alors juste au dernier moment. Il ordonnait parfois à un groupe de sortir vers un point en donnant ordre de mission à leur commandant de l’ouvrir plus tard, après l’arrivée à un point précis. Alors les gens sortaient sans être au courant de la destination finale. C’était ainsi que les espions des ennemis restaient sans information et il les surprenait souvent.
Il aimait que tout le travail soit solide et bien fait. Lors de l’enterrement de son disciple, Sa’d Ibn Ma’az, il déplaça et arrangea les pierres et les briques de sa tombe.
10. Accueil à la critique et aversion à la flatterie
Il se confrontait parfois aux objections de certains disciples. Il disait : « Versez de la poussière aux visages des flatteurs. »
11. Posséder les conditions et les critères de la direction
Il assemblait toutes les conditions et les critères de direction. Nous en citons :
Le sens et la capacité du diagnostique, un caractère strict, manque de doute et d’hésitation, le courage d’accueillir les conséquences éventuelles de ses décisions et démarches, le sens de la prévision et de la prudence, la capacité de supporter des critiques, la connaissance des gens et de leurs aptitudes à leur confier des pouvoirs en fonction de leur susceptibilité, utilisation de la manière douce quant aux problèmes individuels et d’un caractère rude et solide quant aux questions fondamentales, le respect de la personnalité des disciples, leurs prise en compte, l’éducation de leurs aptitudes rationnelles et affectives, éviter la dictature et l’obéissance aveugle, l’humilité et la simplicité, l’intérêt envers la formation et les activités organisées et les mise en ordre des sources humaines. Il disait : « Si vous voyagez à trois, choisissez l’un d’entre vous en tant que chef. Il fonda un organisme spécial à la Médine. Il désigna un groupe de secrétaires, chacun ayant une tâche déterminée, certains rédigeaient le Coran révélé, d’autres enregistraient les contrats des gens, d’autres remplissaient les cahiers des impôts et de charité (sadaqât).
Nous trouvons les repères de tous les faits cités dans les sources historiques tels que : Tarikh Y’aqubi[ix][9], At-Tanbih wa-l-A’sraf de Mas’udi[x][10] et Tabaqat de Ibn Sa’d.[xi][11]
12. Méthode de prédication
Pour prédire l’Islam, il suivait une méthode facile. Il s’appuyait sur l’aspect de
nouvelle plutôt que celui de la crainte et de la menace.
Selon Ibn Hishâm, le prophète, en délégant Mo’âz ibn Gabal au Yémen[xii][12] pour la prédication de l’Islam et l’appel des gens, lui dit :
«يا معاذ بشّر و لا تنفّر، يسّر و لا تعسّر»[xiii][13]
« O Mo’az attire les gens en semant la bonne nouvelle et ne sème pas l’aversion, prends le facile et ne prends pas le difficile. »
Un autre aspect de la méthode de la prédication du Prophète de l’Islam est l’égalité. Il adoptait une adresse égale à tout le monde. Cela se déroulait dans une société ignorante où une grande discrimination de race et de classe dominait.
13. Encouragement à l’acquisition de la science
Il encourageait l’acquisition de la science. Il faisait des enfants des disciples en leur apprenant à lire et à écrire. Il ordonnait à certains de ses disciples d’apprendre la langue syriaque. Il disait : « Il est obligatoire à tout Musulman de chercher la Science.[xiv][14] Il disait d’ailleurs : « Prenez la sagesse là où vous la trouverez, même auprès d’un associateur d’Allah ou un hypocrite.[xv][15] Il dit encore : « Suivez la Science, même si cela nécessite de voyager jusqu’en Chine[xvi][16] (qui était considéré à l’époque le point le plus éloigné des territoires arabes). Ces confirmations et ces encouragements causèrent l’initiative à la recherche des sciences par les musulmans, dans une vitesse sans pareille. Ils effectuèrent des recherches, traduisirent les oeuvres scientifiques des autres nations. Ils devinrent un cercle de connexion pour les anciennes civilisations grecques, romaines, persanes, égyptiennes, indiennes et ils firent naître la civilisation islamique.
14. Pacte de fraternité entre les musulmans
Lorsque les immigrants sont venus de la Mecque à la Médine, le Prophète conclut un pacte de fraternité entre eux. Chaque musulman choisissait son frère et parfois c’était le Prophète qui choisissait l’un pour l’autre.[xvii][17] Le Prophète, après avoir conclu la fraternité entre les musulmans, choisit Ali comme son frère.[xviii][18]
15. Réparation des irrégularités de la société
Il prêtait beaucoup d’attention à enlever les différences et les mauvaises habitudes qui auraient pu, peu à peu, s’instaurer dans la société. Il voulait que toute concurrence à la société soit vers les liens, selon le Coran :
«فاستبقوا الخيرات»[xix][19]
A) Collaboration dans les travaux
Le Prophète voyageait avec ses disciples. Le midi ils se sont arrêtés à un endroit et décidèrent d’égorger un mouton pour préparer la nourriture. Chacun assuma une tâche, soit égorger le mouton, le décortiquer, le cuire etc. Le Prophète assuma également la tâche du ramassage du bois de chauffage. Les disciples lui supplièrent de se reposer et de leur confier tous les travaux. Il répondit :
«إنّ الله يكره من عبده أن يراه متميّزاً بين أصحابه»
« Allah n’aime pas voir son serviteur avoir un privilège quelconque par rapport aux autres. » La formule de ce pacte se trouve dans le livre Maf’atih-ul Gan’an. La conclusion de ce pacte est recommandée à la fête de « Al Ghadir. Cette conclusion marque les droits mutuels entre les deux parties de manière à ne pas oublier les liens des uns aux autres lors de leur supplications, intercéder entre eux le jour du jugement dernier, donner préférences entre eux pour les biens.
B) Son mariage avec Zaynab
L’ex-époux de Zayd ibn Harita était l’esclave adopté par le Prophète.[xx][20]Au début, il était un esclave que le Prophète avait libéré. Les parents de Zayd avaient appris la nouvelle de la présence de leur fils à la Médine, ils vinrent le chercher. Le Prophète le libéra et lui donna le choix entre partir avec les parents ou rester avec lui. Il adopta le second choix. C’est de cette façon qu’il fut adopté par le Prophète. Il lui portait une grande affection et puis il tomba Martyr dans la guerre du Mouta.
Le Prophète demanda la main de sa cousine Zaynab bin Gahsh. Cette dernière et son frère Abdullah ibn Gahsh se sont beaucoup réjouis de recevoir le délégué du Prophète d’Allah, car ils savaient que la demande concernait le Prophète lui-même. En apprenant la vérité, ils se sont fâchés et Zaynab dit : « Moi, la petite fille d’Abul-Muttablib, une noble femme qurayshite, me marier à un esclave libéré? Cela est contre ma position et mon rang social. »
Le Prophète lui envoya un message lui répondant que l’Islam a déjà aboli tous ces orgueils, que Zayd est un musulman et que les musulmans sont égaux et chacun est l’équivalent de l’autre. En recevant ce message, elle donna son accord pour le mariage, mais ce mariage n’était pas fondé par la satisfaction de coeur. Zaynab affichait toujours une mauvaise humeur et Zyad se plaignait de cela auprès du Prophète et lui demandait la permission de divorcer. Finalement il a divorcé. Alors, c’est Allah (Qu’Il soit Exalté) qui ordonna à son Prophète d’épouser Zaynab. Or, c’était un acte très fortement haï, condamné et détesté à l’époque et ressemblait à un mariage avec sa propre fille. Mais sur l’ordre d’Allah (Qu’Il soit Exalté) le Prophète s’est soumis à ce mariage.
C) Mariage de Ghuwaybir et Dulfâ
Guwaybir était l’un des hommes de Soffa.[xxi][21] Un jour, le Prophète s’adressa à lui pour lui dire : « Si tu te mariais, cela assouvirait ton besoin sexuel et tu trouverais une femme qui t’assisterait également dans les affaires ici-bas et dans l’au-delà.
Guwaybir répondit : « Ô Prophète, personne ne voudrait devenir ma femme. Je suis totalement démuni, je n’ai ni noblesse, ni liens familiaux, ni fortune. Quelle femme désirerait alors devenir mon époux? » Le Prophète lui répondit alors :
«يا جويبر،إنّ الله قد وضع بالإسلام من كان في الجاهليّة شريفاً، و شرّف من كان في الجاهليّة وضيعاً، و أعزّ بالإسلام من كان في الجاهليّة ذليلاً»
« Ô Guwaybir, l’Islam a rabaissé celui qui était considéré noble à l’époque de l’ignorance et rehaussé celui était ignoble et l’Islam a rendu l’honorabilité à celui qui était considéré vil à l’époque de l’ignorance.
«فالناس اليوم كلّهم ـ أبيضهم و أسودهم و قرشيهم و عربيهم و عجميهم ـ من آدم، و إن آدم خلقه الله من طين»
Mais aujourd’hui les gens sont tous les gens d’Adam, qu’ils soient blancs, noirs, qurayshites, arabes et non arabes. Ils sont tous d’Adam et Adam est crée d’argile.
Ô Guwaybir, l’homme le plus aimé auprès d’Allah est l’homme le plus obéissant à Lui. Personne parmi les immigrants ni d’entre les partisans n’a une suprématie sur toi, sauf par sa piété. » Puis le Prophète lui dit : « Va chez Zyad Ibn Lubayd al-Ansari et dit lui que le Prophète m’a envoyé pour demander la main de ta fille.
Guwaybir est allé chez Zyad ibn Lubayd pour lui transmettre ce message. Zyad était parmi les nobles des Ansar (Médinois partisans du Prophète), et un nombre de gens de sa tribu étaient chez lui. Guwaybir a demandé la permission d’entrer et qu’on lui accorda.
Il s’est assis et s’est adressé à Zyad pour lui dire : « Je suis porteur d’un message de la part du Prophète. Devrais-je vous le dire ouvertement ou secrètement?»
- « Mais le message du Prophète est un honneur pour moi. Dis le moi ouvertement bien sur. »
- « Le Prophète d’Allah m’a envoyé pour te demander la main de ta fille. Donne-moi ta réponse pour que je la transmette au Prophète.
- Tout étonné, Zyad demanda : « Est-ce que le Prophète t’a envoyé pour demander la main de ma fille ? »
- « Mais est-ce possible que je puisse apporter une fausse parole du Prophète? »
- « Mais, dans nos coutumes, nous ne donnons jamais nos filles à ceux qui ne sont pas des Ansars et de notre rang social. Pars maintenant et je viendrai moi-même voir le Prophète. »
Guwaybir a quitté Zyad en réfléchissant d’une part aux paroles du Noble Prophète de l’Islam qui disait que l’Islam a anéanti les rivalités racistes et les variétés d’origine et se rappelant d’autre part des paroles de Zyad qui disait que dans leur coutumes, ils ne donnaient pas leurs filles à ceux qui ne n’ont pas leur équivalence économique et sociale. Mais en quittant la maison il chuchotait :
« Par Allah, le Coran n’a pas été descendu et la prophétie de Mohammad n’a pas été annoncé pour affirmer cela ».
Guwaybir chuchotait ces mots en sortant et Dulfâ l’a entendu. Elle transmis la nouvelle à son père et dit : « Par Allah, Guwaybir ne ment pas. Ne le laisse pas rentrer désespéré chez le Prophète. Envoie quelqu’un pour le chercher. Zyad a accepté de le faire revenir.
Il s’est rendu en personne devant le Prophète et lui a dit : « Puissent mon père ou ma mère vous être sacrifiés. Ghuwaybir m’a rapporté votre message, mais ce n’est pas dans nos coutumes de donner notre fille à celui qui n’est pas de notre rang social. Le Prophète a répondu :
«يا زياد، جويبر مؤمن و المؤمن كفو المؤمن، و المسلمة كفو للمسلمة»[xxii][22]
« Ô Zyad, Guwaybir est un croyant. Le croyant équivaut à un croyant et la femme musulmane équivaut à une femme musulmane. N’empêche pas le mariage de ta fille par ces imaginations. » Zyad entra et raconta tout l’événement à sa fille Dulfâ qui dit : « Je devrais être satisfaite car c’est le Prophète qui a envoyé cet homme. »
Zyad prit la main de Guwaybir et fait entrer dans sa tribu et a donné sa fille à ce pauvre noir. Après la fête du mariage, Guwaybir avec la pleine joie de vrais croyants, a pris part au Jihad et est tombé en Martyr.[xxiii][23]
D) Lutte contre l’ignorance
Il ne cherchait pas à profiter de l’ignorance et des points faibles des gens. Au contraire, il luttait contre les points faibles et cherchait à les éliminer en éclairant les gens. Nous citons le cas du décès du nourrisson du Prophète Abraham, fils de Maria Qibtia (la Copte).
Le Prophète aimait ce petit qui mourût à l’age de dix-huit mois. Cela toucha le Prophète. Il a même pleuré. Il a dit : « Le coeur est très touché, les larmes descendent mais nous ne dirons rien contre la satisfaction d’Allah. » La tristesse du Prophète d’Allah touche aussi les musulmans. Le même jour, une éclipse solaire tombe sur les musulmans qui sans aucun doute cet événement était la manifestation du décès du bébé. Cette théorie a été propagé dans tout Médine et les musulmans la racontèrent de bouche en bouche, ce qui a renforcé la foi des musulmans envers leur Prophète.
Mais le Prophète ne veut pas profiter de l’ignorance. Il cherche à réveiller les gens et à les revivifier en s’appuyant sur leurs connaissances. Comme Allah l’a ordonné :
«ادع إلي سبيل ربّك بالحكمة و الموعظة الحسنة و جادلهم بالّتي هي أحسن»
« Appelle vers le chemin de ton Seigneur avec sagesse et belle exhortation. Discute avec eux le mieux possible ».[xxiv][24]
Le Prophète a donc annoncé clairement que l’éclipse tombé ne correspondait pas au décès du nourrisson.
E) Encouragement à la liberté
Il a lutté longtemps contre l’idolâtrie dans le but de libérer la pensée des gens.
«و يضع عنهم إصرهم و الأغلال الّتي كانت عليهم»[1][25]
Il leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux.
Il y a aujourd’hui plusieurs nations qui sont considérées comme symboles de la liberté mais le Coran les appelle les jougs, que l’homme par ses propres mains, met sur ses mains, mais aussi sur sa pensée, son coeur et son âme.
Après la guerre de Badr, on a amené les otages devant le Prophète. Ils étaient enchaînés et le Prophète a souri en les voyant. Ils ont dit : « Nous ne comptions pas que vous nous blâmiez en nous voyant ainsi capturés. Le Prophète leur a dit : « Il ne s’agit pas de blâme ni de moquerie, c’est parce que je trouve que par ces chaînes on vous tire vers le paradis. »
Nous voyons que, même après le Prophète, les troupes musulmanes, pour conquérir les autres territoires, grâce à la formation héritée du Prophète, ne se mettaient pas à massacrer les Nations, ne les forçaient même pour autant pas à accepter la religion. L’objectif principal des troupes islamiques était de combattre les rois et souverains qui enchaînaient les Nations. Quant aux Nations elles-mêmes, elles leur donnaient le choix de se convertir à l’Islam ou maintenir leur religion et payer le « jizya » qui était la capitation ou une sorte d’impôt représentant les frais de la sécurité que le gouvernement islamique allait être censé d’assurer.
F) Lutte contre le racisme et le tribalisme
Tous les historiens avouent que le Prophète rappelait à diverses reprises et à différentes occasions :
«أيّها الناس، كلّكم لآدم، و آدم من تراب. لا فضل لعربي علي عجمي إلّا بالتقوي»[xxv][26]
« Ô hommes ! Vous êtes tous d’Adam et Adam est fait d’argile. Aucun arabe n’a aucune suprématie sur nul non arabe sauf par sa piété.»
Il dit :
«ليدعنّ رجال فخرهم بأقوام؛ إنّما هم فحم من فحم جهنم، او ليكوننّ أهون علي الله من الجعلان الّتي تدفع بأنفه النتن»[xxvi][27]
« Que ceux qui se rivalisent leurs races et leurs origines, arrêtent de le faire. Ceux qui agissent ainsi, chacun d’eux sera en fait un charbon des charbons de l’enfer ou ils seront auprès d’Allah moins précieux que les cafards qui repoussent les saletés par leur nez. »
Le Prophète accueillait Salman al-Fârsi aussi chaleureusement qu’Abu Dar al-Ghafâri, Miqdâd ibn Aswad al Kindi ou Ammâr ibn Yâsir. Parmi ceux-ci Salman avait pu précéder les autres. C’est pourquoi il a obtenu la médaille d’honneur de la « Maison »:
«سلمان منّا أهل البيت»[xxvii][28]
« Salmân est quelqu’un de notre maison »
Le Prophète faisait beaucoup attention à ce que les rivalités tribales et le sectarisme, qui produisaient des réactions auprès des gens, ne se revivifient plus. Au cours de la guerre d’Uhud, un jeune perse donna un coup à un ennemi et dit avec orgueil : « Reçois ceci de moi, garçon persan ». Une fois entendu, le Prophète sentit le danger et lui dit : « Pourquoi tu n’as pas dit « Moi je suis le garçon d’Ansar ?»[xxviii][29] Le Prophète dit ailleurs :
«ألا إنّ العربيّة ليست بأب والد، و لكنّها لسان ناطق، فمن قصر به عمله لم يبلغ به حسبه»[xxix][30]
« Sachez que ce n’est pas la langue arabe qui donne un enfant arabe et noble. » L’arabe n’est qu’une langue avec laquelle on parle. Celui dont les actes ne lui suffisent pas, ni son rang ni ses ascendances ne peuvent lui faire récupérer ses défauts. Allamé Maglisi, le cheikh Kulaini raconte dans son oeuvre ‘Ar-rawdatumin al Kâfi’ : « Un jour Salman al-Fârsi et certains disciples du Prophète s’étaient assis dans la Mosquée. Un propos autour des ascendances a débuté. Chacun prononça certaines idées mais à son tour, Salman al-Fârsi, grâce à l’éducation islamique acquise, au lieu de parler de ses descendances, se présenta ainsi :
« Je m’appelle Salmân, fils d’un serviteur d’Allah, j’étais égaré mais Allah le Sublime m’a guidé grâce à Mohammad, j’étais pauvre, Allah m’a enrichi grâce à Mohammad, j’étais une personne appartenant à un autre, Allah m’a libéré grâce à
Mohammad. Voici ma parenté et ma lignée. Entre temps le Prophète est entré et une fois qu’il appris les détails de la discussion, il dit :
«يا معشر قريش، إنّ حسب الرجل دينه، و مروثته خلقه، و أصله عقله»[xxx][31]
« Ô Qurayshites ! La gloire de chacun est dans sa religion, sa magnanimité est dans sa morale et son origine est sa Nation.... »
Le Prophète leur a fait comprendre de mettre leur honneur par rapport à la religion, la morale et la nation au lieu de le mettre en rapport à des os pourris.
Les enseignements du Prophète contre les rivalités orgueilleuses et racistes ont impressionné les coeurs des musulmans, surtout ceux des non arabes. C’était pourquoi les musulmans (tant arabes que non arabes) prenaient l’Islam comme leur appartenant et ils ne le considéraient pas étranger. C’est pourquoi les injustices des califes omeyyades ou abbassides n’ont pas pu rendre les musulmans non arabes septique envers l’Islam. Tout le monde savait que l’Islam était une chose et les actes des califes autre chose. Les objections des musulmans contre les musulmans étaient à cause de l’administration du califat qui ne suivait pas les ordres de l’Islam dessinés par le Prophète lui-même et maintenu par l’Ahl ul-Bayt qui étaient les gens de la maison, présent parmi les gens pour une durée de deux cent cinquante ans.
16. Le Prophète et la défense des fondements de l’Islam
Un groupe de la tribut de Taqif est venu chez le Prophète pour dire : «Nous sommes prêts pour nous convertir à l’Islam, mais nous avons trois conditions. Nous vous demandons de les accepter :
1. Permets-nous de continuer à adorer nos idoles une année de plus.
2. Permets-nous de nous abstenir de prier car cela nous est difficile. (La prière est fondée sur l’humilité devant Allah et cela était en pleine opposition avec l’orgueil des arabes).
3. Permets que notre grand idole ne soit pas cassé par nous.
Le Prophète a répondu : « J’accepte votre dernière suggestion, mais l’admission des autres conditions est impossible.
Si le Prophète acceptait le renouveau ou la prolongation de l’idolâtrie pour une année de plus, cela voudrait dire la confirmation de l’idolâtrie, même s’ils le demandaient pour une année ou vingt-quatre heures. Il était impossible de l’accepter, même s’ils demandaient de ne pas prier pour une durée de vingt-quatre heures, car le fait de ne pas prier accordé par un Prophète est impossible auprès du Prophète d’Allah.
BIBLIOGRAPHIE
Pour rédiger cet article, les sources suivantes ont été utilisées :
1. SIRA DU PROPHETE
2. REVELATION ET PROPHETIE
3. VINGT PROPOS
4. EPOPEE DE L’IMAM HOSSEIN (P.)
5. CONNAISSANCE DU CORAN
6. FIN DE LA MISSION DIVINE
7. MEMORIAL DES JUSTES
8. A PROPOS DE LA REVOLUTION ISLAMIQUE
9. MARTYR MOTAHARY : OEUVRES COMPLETES
Notes de références
[1][1]. Ibn Abial-Hadid , Sarh Nahj-ul-Balâqa Tome 15 p.203 , Ibn Hisâm As-Sira Tome 1 p.87.
[xxxi][2]. Le Commandant des Croyants ‘Ali (P.), sur la route de Koufa, entra dans la ville « d’Anbar » dont les habitants étaient iraniens. Ils se mirent à courir devant sa monture. L’Imam leur dit : « Cet acte vous fait du tort ici bas autant que de malheur dans l’au-delà et ne donne aucun intérêt aux gens. » La voie de l’éloquence – mots courtes numéro 37
[xxxii][3]. Al-Mahajjat-ul-Bayza’ – Tome 6 p, 44
[xxxiii][4]. Wassaél-us-Sia – Tome 12 p.16 – Kafi Tome 5 p. 71
[xxxiv][5]. Usul-e-Kafi – Tome 2 p. 260 – Le chapitre “Fazl U-Fuqara-el-muslemin” “Vertu des pauvres musulmans.
[xxxv][6]. Al Imran 159
[xxxvi][7]. Ibid.
[xxxvii][8].Bihâr ul-Anw’ar – Tome 22 p. 107
[xxxviii][9].Bihâr ul-Anw’ar – Tome 22 p.107
[xxxix][10]. Mas’udi Al-Tanbih wa l-Asrâf – P. 245 -246
[xl][11]. Ta baqät ibn Sa’d – Tome 2 p. 10 – 38
[xli][12]. Le Yémen est l’un des territoires ouverts et sans guerre grâce à la méthode sage de l’appel du Prophète de l’Islam.
[xlii][13]. Dans le texte exact de ce hadith, les vertus impératifs sont adressées à deux personnes
[xliii][14]. Bihârul-Anwar – Tome 1 p. 177.
[xliv][15]. Bihârul-Anwar – Tome 1 p, 97 – 99 avec une petite différence.
[xlv][16]. Bihâr ul-Anw’ar – Tome 16 p. 197
[xlvi][17]. La conclusion du pacte de fratérnité est possible même aujourd’hui. La
[xlvii][18]. Mosnad Ahmad ibn Hanbal - P. 560 – Sahih Bukhari – Tome 5 – p. 23.
[xlviii][19]. Baqara 148
[xlix][20]. Avant l’Islam il était l’esclave de Hadiga, Elle l’offrit au Prophète, Celui-ci le libéra.
[l][21]. Il s’agissait d’un plafond qu’on avait installé juste à côté de la Mosquée du Prophète à la Médine pour héberger un certain nombre de musulmans démunis. Ils étaient de bons musulmans, soumis aux ordres du Prophète et prêts à protéger la cause de l’Islam à tout moment. C’était le Prophète et les musulmans qui menaient leur vie.
[li][22]. Kâfi - Tome 5 p. 430 – 431
[lii][23]. Bihär ul-Anw’ar – Tome 22 – p. 118-121
[liii][24]. Sourate Nahl – Verset 125
[liv][25]. Sourate A’raf – Verset 157
[lv][26]. Tuhaf ul Uqul – P. 34 – Sira d’Ibn Hishâm – Tome 2 p. 414.
[lvi][27]. Sunan Abi Dawud – Tome 2 p. 624 – kanz ul-Ummâl de Muttaqi al-Hindi – Tome 1 p. 251
[lvii][28]. Bihâr al Anw’ar – Tome 10 p. 123.
[lviii][29]. Sunan d’Abi Dawud – Tome 2 p. 625
[lix][30]. Bihâr ul Anwâr – Tome 21 p. 137
[lx][31]. Ar-Rawdatu min al-Kâfi – Tome 8 – Hadith 203
Les questions de l’environnement à travers le Coran et la Sunna
PRÉFACE
Conformément à l'intérêt qu'elle accorde à la diffusion, à la promotion et à l'assimilation correcte de la civilisation islamique, et partant de la volonté d'accroître sa contribution aux différents volets de la vie moderne, l'Organisation islamique pour l'Éducation, les Sciences et la Culture - ISESCO - a inscrit dans son Plan d'Action 1998-2000 un projet intitulé "Faire connaître le patrimoine islamique et traiter les questions d'actualité".
Ce projet vise à vulgariser et à analyser ce patrimoine, selon une approche moderne. Il apporte un éclairage sur les questions et notions équivoques. Il aborde, aussi, les problèmes socioculturels de l'heure, ainsi que leurs conséquences économiques et politiques, et ce à la lumière des principes islamiques universels à vocation humaniste. Enfin, le projet propose des réponses aux questions et à la problématique de ces phénomènes socioculturels.
Par ailleurs, un de ses volets consiste à préparer une série de quinze études destinées à présenter l'approche islamique du questionnement des sociétés modernes. Ces études seront traduites et publiées, sous forme d'opuscules, en trois versions arabe, française et anglaise. Leur diffusion sera aussi assurée à travers la base de données islamique. Celle-ci a été mise au point par l'ISESCO, dans le but de mettre en ligne, grâce au réseau Internet, des informations sur l'Islam en tant que religion et civilisation.
Dans ce cadre, l’Organisation islamique se réjouit de présenter l’ouvrage intitulé "Études sur l'environnement: analyse de certains problèmes d'un point de vue islamique". Il a pour ambition de mettre en lumière les principes de l'Islam relatifs à l'environnement et à son assainissement. D'ailleurs, une des conclusions les plus remarquables de cet ouvrage montre comment la pollution, dans les sociétés modernes, est due à la négligence de ces principes.
A ce propos, nous aimerions remercier les auteurs de la présente étude, en l'occurrence Dr Ahmad Ar-Raïsouni, Dr Farouk Hamada et Dr Ahmad Al-Kadmiri, qui ont su si bien présenter la conception islamique du sujet abordé.
Nous n'oublions pas de remercier, également, Dr Najat Sebti qui en a assuré la traduction fidèle en français.
Avec sa publication, nous espérons avoir été à la hauteur des attentes du public.
Nous implorons Allah de nous gratifier de Sa sollicitude, de nous guider sur la bonne voie et de généraliser les bienfaits de la présente publication.
Dr Abdulaziz Othman Altwaijri
Directeur Général de l’Organisation islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture -ISESCO
Introduction
Les questions de l’environnement et les problèmes écologiques retiennent de plus en plus l’attention du monde, surtout à notre époque après que l’homme a vu se développer son savoir faire aux dépens de la sagesse et de la raison et après que les problèmes de l’environnement sont devenus une réalité incontournable qui menace la vie actuelle et future de l’homme, tant que celui-ci ne recourra pas intelligemment à sa conscience pour revenir sur son comportement destructeur du milieu naturel.
Il est par ailleurs évident que si l’homme s’était conformé aux prescriptions et aux orientations de l’Islam dans le domaine de l’environnement, il se serait libéré de tous les facteurs et de toutes les causes qui le compromettent.
C’est que le Tout Puissant, en permettant l’existence humaine sur terre, sait ce qui lui est profitable et ce qui lui est néfaste et peut la mener à la disparition. Dieu dit : « Ne connaît-Il pas ceux qu’Il a créés alors qu’il est le Subtil, l’Informé » (La Royauté, v : 14).
L’Islam a traité, sans entrer dans les détails, toutes les questions de l’environnement dans leur totalité et leur globalité. Dieu dit en effet dans son Livre : « Nous n’avons dans le Livre omis aucune chose.» (Les Troupeaux, v : 38), ainsi que : « Ensuite, nous t’avons placé sur une voie (procédant) de l’ordre. Suis-la donc … » (L’Agenouillée, v : 17).
La Sunna de son côté, a traité le problème de l’environnement à partir des “Hadithes” du Prophète (P.S) en reprenant les enseignements contenus globalement dans la révélation, comme le spécifie Dieu dans ce verset : «Il (le Prophète) ne parle pas par propre impulsion. C’est seulement là une révélation qui lui a été transmise …» (L’Étoile, v : 4).
L’Organisation Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture, visant à diffuser la pensée islamique pour en faire une réalité quotidienne à travers des études approfondies dans ce domaine, et utilisant pour cela une rédaction accessible à tous, m’a fait l’honneur en me chargeant de rédiger cette recherche autour du thème de l’environnement à travers le Coran et la tradition du Prophète.
Cette étude se divise en 3 chapitres :
- Le premier chapitre aborde la notion d’environnement selon son acception naturelle et civilisationnelle d’un point de vue de l’Islamique.
- Le deuxième chapitre se propose de démontrer le miracle divin dans la création de l’environnement.
- Dans le troisième chapitre seront traités certains problèmes écologiques quant à leurs causes et en tant que résultats des interactions entre les éléments des deux systèmes naturel et civilisationnel, ainsi que le point de vue de l’Islam et de la Sunna à leur égard de sorte que si l’homme s’était conformé aux prescriptions et aux enseignements de ces deux sources islamiques, il aurait pu éviter tous les problèmes de l’environnement auxquels nous assistons aujourd’hui.
Je prie Dieu de réserver aux responsables de l’ISESCO leur juste rétribution ici-bas et dans l’au-delà et de leur accorder le succès dans leur œuvre profitable au service de l’Islam et des Musulmans dans la diffusion de la culture islamique.
J’invoque aussi le Tout Puissant et lui demande d’inscrire ce modeste travail parmi mes bonnes actions le jour du Jugement dernier.
Dr Mohammad Assayed Jamil
CHAPITRE PREMIER
LA NOTION D’ENVIRONNEMENT D’UN POINT DE VUE ISLAMIQUE
A. La notion d’environnement
L’Environnement se définit comme étant le milieu ou l’espace où évolue l’être humain, comportant des phénomènes naturels et civilisationnels(1)sur lesquels il agit et dont il subit l’influence, lui permettant d’assurer sa subsistance, son habitat son habillement, ses soins et où il entretient par ailleurs des relations avec ses semblables et les autres espèces qui vivent sur la terre(2). Un éminent savant en matière d’environnement(3)pense que l’environnement se constitue d’un certain nombre de conditions et de matières ainsi que des interactions qui se produisent à l’état où se trouve la vie.
- Les conditions comportent les phénomènes climatiques déterminés par la température, l’humidité et la lumière ainsi que les phénomènes physiques comme l’attraction terrestre.
- Les matières renvoient à la constitution de la terre et ce qu’elle contient comme sol, eaux, faune et flore …
- Les interactions sont d’ordre physique, chimique et biologique en relation avec la croissance des espèces vivantes.
Ces interactions peuvent être ponctuelles comme celles qu’entretient l’individu avec son milieu, ou bien cycliques comme les cycles éolien et hydraulique. Les zones d’interaction peuvent être délimitées comme elles peuvent être aussi étendues à toute une sphère biologique comme l’atmosphère où se concentrent les gaz, l’hydrosphère comportant les richesses en eau de la terre et la lithosphère constituée elle, de la croûte terrestre. En d’autres termes, l’environnement comporte les trois dimensions: écologique, socio-économique et culturelle (système des valeurs) c’est pourquoi, en réalité, l’homme vit dans un environnement formé de trois domaines(4)qui interagissent, influent les uns sur les autres.
Le domaine biologique
C’est le milieu naturel que Dieu a créé et où l’homme représente une espèce vivante parmi tant d’autres.
Le domaine conçu par l’homme
Il comporte tout ce que l’homme a réalisé et conçu dans son environnement.
Le domaine social
Il s’agit là des systèmes qui organisent la vie socio-économique des êtres humains comme leurs traditions, leurs institutions administratives, législatives et socio-économiques.
L’environnement est en outre considéré comme formant un système fonctionnel, dont les éléments organiques ou non, complémentaires et interdépendants interagissent. Ce système dispose de ressources et de réserves ainsi que d’énergies et de matières essentielles qui fonctionnent d’une manière naturelle. Mais quand l’équilibre écologique est perturbé par l’action de l’homme, l’écosystème tendra d’abord à s’auto rééquilibrer. Ainsi par exemple, par alternance, la flore aura tendance à générer une population végétale stable selon les énergies dont elle dispose. Cette stabilité dans le système écologique traduit par ailleurs l’équilibre dynamique entre les ressources énergétiques et la matière ainsi qu’entre leurs productions.
A partir de cette définition, l’environnement se constitue des deux systèmes(5)que sont l’environnement naturel et l’environnement civilisationnel.
L’environnement naturel
Il comprend le sol, l’eau et les gaz ainsi que la faune, la flore et les diverses relations naturelles qui résultent des interactions entre les éléments du système naturel où évolue la créature humaine.
L’environnement civilisationnel
On entend par là les systèmes conçus par l’homme dans son milieu naturel comme l’organisation de la cité et du monde rural tels que : l’habitat, les rues, les centres industriels, le technologie, l’agriculture, les institutions sociales et économiques ainsi que toutes les activités visant à assurer les besoins de l’homme dans sa vie, mais aussi tous les moyens auxquels il recourt pour résoudre les problèmes résultant des rapports qu’il entretient avec son milieu naturel.
Il est bien difficile, voire impossible, d’établir une distinction entre ces deux environnements. L’homme en effet, depuis qu’il est apparu sur terre et à travers les différentes étapes de l’évolution de sa civilisation, n’a pas manqué d’influer sur la majorité, sinon sur tous les systèmes naturels dans les rapports qu’il a entretenus avec eux et par les transformations qu’il leur a fait subir. En contre partie, et en tant que créature organique, l’être humain compte sur les différentes ressources de l’environnement pour assurer ses besoins vitaux tels que la lumière, la température, l'habitat, l'eau la nourriture, l’air etc.
"Quel est le meilleur verset dans le Coran?"
Avant d'aborder la question principale, je dois dire que le Coran lui-même est le meilleur livre et surtout les livres célestes. Tous les versets sont au plus haut niveau de perfection et de la transcendance. Par conséquent, nous ne pouvons pas différencier entre eux disant qu'un verset est meilleure et plus grande mesure que les autres versets et d'autres. Les versets entiers du Coran sont pleins de miracles, pleine de lumière et plein de conseils. Par conséquent, nous ne pouvons pas pointer un verset en disant: absolument, c'est mieux dans tous les aspects des autres versets du Coran.
En attendant, il convient de noter qu'il est possible que certains des versets ou sourates du Coran pourrez profiter de plus grande importance d'un aspect particulier d'autres versets et sourates. Par exemple, certains des sourates du Coran Sourate Yusuf est plus beau en termes d'être magnifiquement construites et les comptes historiques. De même, certains des sourates du Coran ont été décrits et désignés comme "Umm al-Kitab" (Mère du Livre) et «Qalb al-Quran» (Cœur du Coran), etc, indiquant la supériorité de ceux sourates sur d'autres sourates.
1. Le Saint Prophète de l'Islam (PSLF) a dit:
«أَنَّ النَّبِیَّ(ص) قَالَ لِجَابِرٍ أَ لَا أُعَلِّمُکَ أَفْضَلَ سُورَةٍ أَنْزَلَهَا اللَّهُ فِی کِتَابِهِ قَالَ (بَلَى) عَلِّمْنِیهَا فَعَلَّمَهُ الْحَمْدَ أُمَّ الْکِتَاب»1
Il est rapporté par Jabir (qu'Allah le bénisse) que Rasulullah (PSLF) a dit: "O Jabir, mieux vous informer sur sourate révélée dans le Coran," Jabir a dit: "Ô Messager d'Allah, s'il vous plaît me renseigner!" Le Messager d'Allah (BPD) a dit: "C'est Fatiha tul Kitab"
2. Il est rapporté par l'Imam Ja'far Sadiq (AS) a dit:
« عَنْ أَبِی عَبْدِ اللَّهِ (ع) قَالَ: إِنَّ لِکُلِّ شَیْءٍ قَلْباً وَ إِنَّ قَلْبَ الْقُرْآنِ یس....»2
"Tout a un cœur et le cœur du Coran est la sourate Yasin"
3. Le Saint Prophète (PSLF) a rapporté que dit:
«َانَّ النَّبِیَّ (ص) لِکُلِّ شَیْءٍ عَرُوسٌ وَ عَرُوسُ الْقُرْآنِ الرَّحْمَن»3
"Tout a une épouse, et l'épouse du Coran est la sourate Al- Rahman.
4. L'auteur de Majma ' al -Bayan raconte une tradition dans laquelle le Saint Prophète (PSLF) introduit le verset 30 de la Sourate Al-Shura est le meilleur verset du Coran :
«َ ما أَصابَکُمْ مِنْ مُصیبَةٍ فَبِما کَسَبَتْ أَیْدیکُمْ وَ یَعْفُوا عَنْ کَثیر»4
"Et vous souffrez tout malheur est le résultat de ce que vous avez vous-mêmes commis, mais Il pardonne beaucoup."
Le texte de la tradition est la suivante:
«و روی عن علی(ع) أنه قال، قال رسول الله(ص) خیر آیة فی کتاب الله هذه الآیة یا علی ما من خدش عود و لا نکبة قدم إلا بذنب و ما عفا الله عنه فی الدنیا فهو أکرم من أن یعود فیه و ما عاقب علیه فی الدنیا فهو أعدل من أن یثنی على عبده»5
Imam Ali (AS) a dit: «Le Messager d'Allah (PSLF) a déclaré que le meilleur verset dans le Coran est ce verset (verset 30 de la Sourate Al-Shura) Oh Ali, aucune blessure et aucun tombe sur le sol. sauf pour punir les pécheurs dans l'au-delà, comme il a pardonné dans ce monde et Il est plus juste que la double satisfaction pour la même infraction."
Comme vous pouvez le voir, c'est par la miséricorde du Seigneur que ce verset est considéré comme plus important que d'autres versets.
Remarques:
‘Ayyashi, Muhammad bin Mas’ud, Tafsir al-‘Ayyashi, vol.1, p. 20.
Ibn Babvayh, sawab al-A’maal wa Iqab al-A’maal, p.111.
Al-Kaf’ami, Ibrahim bin Ali, Al-Mesbah Lil-Kaf’ami (Jannatul Amaan al-Waquiyah), p. 446
Al-Shura, 30
Tabarsi, Fazl bin Hassan, Majma’ ul-Bayan fi Tafsir al-Quran, vol. 9, p. 47.
Yaalon: le Hezbollah peut frapper tout "Israël"
Le vice-Premier ministre israélien, Moshé Yaalon, a déclaré mercredi soir que le «Hezbollah possède des dizaines de milliers de missiles dont certains de longue portée, capables d’atteindre n’importe quel point en Israël».
Le dirigeant israélien a indiqué que «la prochaine guerre avec le Liban sera différente de celle de 2006».
«La prochaine guerre sera longue et différente de tous les autres conflits qu’ « Israël » a livrés dans le passé», a-t-il conclu.
Dans ce contexte, des sources occidentales ont rapporté que le Hezbollah a renouvelé ses stocks de roquettes et de missiles antichars, a renforcé sa capacité antiaérienne et s'est équipé de missiles terre-mer pour frapper des cibles navales.
Le Hezbollah est, selon les spécialistes occidentaux, en mesure de mobiliser en cas de conflit 50 000 à 60 000 combattants dont 2 000 à 2 500 militaires professionnels, soit autant d'hommes que l'armée libanaise.
Iran : Fabius est inquiet!
Le ministère français des Affaires étrangères a exprimé jeudi sa préoccupation face au manque de coopération de Téhéran avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) concernant son programme nucléaire.
"Le refus persistant de l'Iran de finaliser ses discussions avec l'AIEA pour faire toute la lumière sur les finalités de son programme nucléaire est très préoccupant", a déclaré le porte- parole du Quai d'Orsay, Philippe Lalliot, soulignant les efforts déployés par l'organisme international pour avancer dans son enquête sur les visées du programme nucléaire iranien.
"Malheureusement, l'Iran n'a pas saisi les occasions de ses réunions avec l'Agence pour s'engager enfin dans une démarche de coopération et de transparence", a estimé le haut diplomate français.
"A l'inverse, nous constatons que l'Iran a annoncé l'installation de centrifugeuses de nouvelle génération sur le site de Natanz (centre), destinées à accélérer son programme d'enrichissement de l'uranium", a-t-il encore regretté.
M. Lalliot a, en outre, appelé Téhéran à coopérer avec l'AIEA "en vertu de ses obligations internationales", citant à l'appui de ses propos les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et du Conseil des gouverneurs de l'AIEA adoptées en novembre 2011 et en septembre 2012.
La résistance du people syrien: un exemple pour la résistance des peuples indépendants
Lors d’une rencontre avec les chefs des commissions des affaires étrangères et de la sécurité nationale du parlement syrien, le chef de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du parlement islamique iranien a déclaré : « La résistance du peuple syrien servira de modèle pour la résistance des nations indépendantes face aux puissances mondiales.
Selon le bureau de la presse du parlement islamique iranien, les chefs des commissions des affaires étrangères et de la sécurité nationale du parlement syrien en visite en Iran à la tête d’une mission parlementaire de haut rang ont rencontré Alaeddin Boroujerdi, chef de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du parlement islamique iranien.
Faisant allusion à ce que le peuple syrien est le gagnant de la crise actuelle en Syrie et qu’il traversera les conditions difficiles actuelles en toute honneur, Broujerdi a indiqué : « La république islamique d'Iran est sérieuse dans sa position de défendre le peuple et la souveraineté nationale de la Syrie comme axe de la résistance face au régime sioniste et restera aux côtés de la nation syrienne. »
« Le parlement iranien soutient toute action en soutien à la Syrie face aux complots fomentés par ses ennemis », a-t-il souligné.
Faisant allusion à ce que le peuple iranien suit avec vigilance et sensibilité les évolutions syriennes et la résistance courageuse du peuple syrien, le chef de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du parlement islamique iranien a précisé : « La résistance du peuple syrien est un exemple à suivre pour la résistance des peuples indépendants face aux puissances mondiales. »
« Toute solution à la crise syrienne, sans obtenir l’accord du gouvernement syrien sera vouée à l’échec », a-t-il ajouté.
Les deux parties ont mis l’accent, au cours de cette rencontre, aux consultations étroites des commissions des affaires étrangères et de la sécurité nationale des parlements des deux pays.
Lors de ces entretiens, Mohammad Sobhi Abolchamat, chef de la commission de la sécurité nationale et Mme Fadya Dib, chef de la commission des affaires étrangères du parlement syrien ont remercié les soutiens apportés par la république islamique d'Iran à la Syrie durant la crise qui secoue le pays depuis 20 mois, soulignant : « Les relations stratégiques irano-syriennes représentent le principal axe de la résistance face au régime sioniste. »
Imam Khamenei: Le Centre islamique de Qom est la visualisation de cinquante années d’efforts et de la lutte
Imam Khamenei: Le Centre islamique de Qom est la visualisation de cinquante années d’efforts et de la lutte
Pendant les années difficiles de la lutte contre le régime du taghut (régime du Shah), tout le monde pouvait entendre les messages courageux du centre islamique de Qom.
L’imam Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique, dans un message à l’occasion de la conférence des professeurs des centres islamiques sur les cinquante années d’activités scientifiques, culturelles et politiques du centre d’enseignement islamique de Qom, lu par l’Hodjat-ol-islam Mohamadi Golpaygani, responsable du bureau du Guide suprême, a déclaré :
“ Au nom de Dieu, clément et miséricordieux,
Cette conférence est un évènement important et une façon de montrer notre reconnaissance pour cinquante ans de travail sincère des religieux dans les milieux scientifiques islamiques. Ce centre a été créé dans les conditions les plus difficiles et pour répondre à un besoin pressant, et à diverses époques, sous la dictature (du shah) et sous la République islamique, a continué une lutte sacrée et difficile.
Pendant les années difficiles de la lutte contre le régime du taghut (régime du Shah), tout le monde pouvait entendre les messages courageux du centre islamique de Qom et ni les menaces, ni les arrestations, ni les condamnations à l’exil n’ont pu venir à bout de la résistance des religieux révolutionnaires de ce centre spirituel.
Après la victoire de la Révolution islamique et l’instauration de la République islamique d’Iran, les membres de ce centre ont été présents dans de nombreuses activités politiques, scientifiques, de recherches et de Djihad. L’image exceptionnelle de ces centres et des grandes références religieuses, dans les responsabilités religieuses et politiques, a fait qu’une grande partie du peuple d’Iran considère leurs déclarations dans ces domaines, comme des références.
Aujourd’hui, après cinquante ans d’expérience politique et révolutionnaire, ce centre est confronté à de nouveaux défis et à de nouveaux besoins. Ce centre sera renforcé par ses efforts, sa créativité et son courage et par la sincérité et la bonne foi qui le caractérisent. Aujourd’hui, les jeunes qui ont été formés dans ces centres ont le regard fixé sur des horizons lointains et de grandes ambitions.
Les occasions et l’espoir sont des bienfaits divins, qui ont été donnés à ce grand peuple à cause de son mérite. L’art de ce centre et de l’association des professeurs des centres islamiques, est d’avoir pu utiliser au maximum, ce capital divin dans les activités religieuses et révolutionnaires, et de préparer un avenir brillant avec la réalisation des promesses de Dieu qui a dit dans le Coran :
أَلَمْ تَرَ كَیْفَ ضَرَبَ اللّهُ مَثَلاً كَلِمَةً طَیِّبَةً كَشَجَرةٍ طَیِّبَةٍ أَصْلُهَا ثَابِتٌ وَفَرْعُهَا فِی السَّمَاء، تُؤْتِی أُكُلَهَا كُلَّ حِينٍ بِإِذْنِ رَبِّهَا...
Que les grâces et le salut divins vous accompagnent
Seyed Ali Khamenei
Février 2013
L'Iran réagit aux déclarations du chef de la diplomatie saoudienne
L'Iran a réagi, par la voie de son porte-parole du Ministère iranien des Affaires étrangères...
aux récentes déclarations attribuées au Ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud Al-Fayçal qui avait parlé de la tentative iranienne de se doter de l'arme nucléaire. « Ces sont des déclarations, dénuées de tout fondement. Les activités iraniennes en matière de nucléaire sont, purement, pacifiques » c'est en ces termes que le porte-parole de la diplomatie iranienne a réagi aux propos de Saoud al-Fayçal.
« Membre du TNP, traité de non-prolifération nucléaire, la République islamique d'Iran s'estime engagée à tous les engagements et il n'y pas lieu d'aucune inquiétude » a-t-il précisé.
Bahreïn: affrontements entre le peuple et la police/ un mort et quelques blessés
Un manifestant a été tué et d'autres blessés jeudi lors d'affrontements avec la police dans des villages chiites à Bahreïn, selon l'opposition, au deuxième anniversaire du soulèvement maté dans ce pays du Golfe Persique.
Des centaines de manifestants sont descendus dans la rue tôt dans plusieurs villages chiites, selon des témoins, pour protester contre le gouvernement et commémorer le soulèvement animé par la majorité chiite réclamant des réformes politiques dans cette monarchie dirigée par une dynastie sunnite.
Les manifestants répondaient à un appel à la grève générale et à la désobéissance civile jeudi, lancé par le "Collectif du 14 février", un groupe clandestin radical qui orchestre la mobilisation via les réseaux sociaux.
Hussein al-Jaziri est mort après avoir été grièvement blessé, notamment à la poitrine, par des tirs à la chevrotine lors d'affrontements entre forces anti-émeutes et manifestants dans le village de Daih, a annoncé la principale formation de l'opposition chiite, Al-Wefaq.
Selon AFP, le ministère de l'Intérieur a confirmé un décès. "Un blessé, âgé de 16 ans, a été prononcé mort à son admission à l'hôpital Salmaniya" à Manama, a indiqué le ministère sur Twitter sans donner de détail. L'affaire a été confiée au parquet, a-t-il ajouté.
Dans un communiqué, le Wefaq a dénoncé "un recours excessif à la force" de la part des autorités qui répriment les manifestations "sauvagement et en faisant usage de toutes sortes d'armes".
Les forces anti-émeutes ont fait usage de gaz lacrymogène et tiré à la chevrotine contre les manifestants, qui lançaient des pierres et des cocktails Molotov en direction des policiers, déployés en force autour des villages chiites, ont indiqué des témoins faisant état de plusieurs blessés.
"Le peuple veut la chute du régime", "A bas Hamad", le roi de Bahreïn, scandaient les protestataires dans plusieurs villages chiites, dont Sitra, Barbar et Bilad al-Qadim, dont ils ont bloqué les accès par des pneus enflammés, des troncs d'arbres ou des bennes à ordures, selon des habitants.
Autour de Sanabes, proche banlieue de Manama, les forces de sécurité sont intervenues pour empêcher des dizaines de manifestants de marcher sur la "Place de la Perle", symbole du soulèvement du 14 février 2011, ont indiqué des témoins.
Le "Collectif du 14 février" a prévu une marche jeudi sur cette place, dont le monument central a été totalement rasé par les autorités peu après la répression en mars 2011 d'un mois de contestation.
L'opposition réclame notamment une monarchie constitutionnelle, un gouvernement issu d'élections et la fin de la discrimination confessionnelle.
Le chef de la police, Tarek al-Hassan, a averti dès mercredi dans un communiqué que des renforts policiers avaient été déployés dans le pays, invitant la population à "ne pas se joindre (...) aux activités illégales!!!"
Les nouveaux affrontements ont eu lieu malgré la tenue, mercredi, d'une deuxième séance du dialogue national entre l'opposition et le gouvernement.
Ce dialogue, entamé dimanche dans le but de sortir le pays de l'impasse politique dans laquelle il est plongé depuis deux ans, doit se poursuivre dimanche prochain, ont indiqué les autorités.
La contestation s'est soldée par 80 morts selon la Fédération internationale des droits de l'Homme, et plusieurs dirigeants de l'opposition sont emprisonnés.
Amnesty international a réclamé jeudi la libération de ces opposants. "Il est temps que les personnes détenues uniquement pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression soient libérés et que le harcèlement d'autres militants cesse", a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, responsable d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, dans un communiqué.
L'UNICITÉ "TAWHID" DANS L'ECOLE D'AHL-UL-BAYT
«Le premier pas vers la Religion, c'est la Connaissance d'Allah ;
la perfection de cette Connaissance, c'est croire en Son Unicité ; et la perfection de la croyance en Son Unicité, c'est Lui être fidèle.»(226)
«Allah n'accepte pas un acte que l'on accomplit sans le connaître, ni un savoir sans action. Car celui qui connaît, sa connaissance le conduit à l'action ; celui qui n'a pas d'action n'a donc pas de connaissance. La Foi est faite de parties complémentaires.»(227)
L'Unicité (Tawhîd) est le fondement de la compréhension et de la pensée en Islam. Elle est l'axe du Savoir et de l'Action. En un mot, elle est le point de départ et la base de la Législation, des Valeurs, de la Morale et du mode de pensée.
Le concept de "l'Unicité" fait partie du Fondement de la Civilisation islamique, qui se distingue par sa couleur "unicitaire" :
«L'Onction d'Allah ! Et qui peut donner meilleure onction qu'Allah ? C'est Lui Que nous adorons.» (Sourate al-Baqarah, 2 : 138)
C'est l'onction "unicitaire" qui distingue la Civilisation islamique des civilisations obscurantistes, et qui lui confère ses qualités missionnaires spécifiques. Et c'est cette onction "unicitaire" qui assigne à la conduite et à la pensée du Musulman un caractère distinctif.
Le Noble Coran et la Sunnah sont la source de la pensée et du mode de pensée doctrinal. Ils nous ont expliqué clairement la Doctrine de l'Unicité, montré l'Existence d'Allah, défini Ses Qualités de Perfection et démontré Sa Sainteté absolue. Dès lors, les fondements et les racines de cette Doctrine se sont parachevés, et les premiers Musulmans y ont cru après l'avoir apprise du Saint Prophète et du Coran.
L'Islam s'est répandu, les conquêtes musulmanes se sont multipliées, des peuples et des nations de civilisations et de philosophies obscurantistes, appartenant à la Perse, à l'Inde, à la Chine, etc. ont embrassé l'Islam.
De même, des adeptes du christianisme et du judaïsme déviés, et des gens ayant subi l'influence de la philosophie et de la théologie chrétiennes et juives sont entrés en Islam. En outre, des idées et des conceptions philosophiques grecques et autres ont été transposées en Islam. Il s'en est suivi que des controverses et des doutes se sont manifestés, et que des superstitions et des notions occidentales ont frayé un chemin dans la Doctrine islamique à travers cette infiltration civilisationnelle destructrice. La Doctrine "unicitaire" s'est trouvée ainsi troublée au sein de la catégorie des spécialistes de la Doctrine et des différentes questions qui y ont trait, ainsi que de la philosophie et de ses différentes branches, tels le problème de la fatalité et du libre arbitre dans la conduite humaine, le problème de l'extrémisme et de l'incarnation, de l'interprétation de "l'Ascension" et du "Voyage Nocturne". Tout ceci a provoqué des brouilles dans les idées et a conduit à la naissance de groupuscules et de courants doctrinaux égarés et déviés de la Doctrine "unicitaire". Les Imams d'Ahl-ul-Bayt, les uléma et les penseurs islamiques ont eu ainsi à s'engager dans une lutte de civilisation et de pensée très acharnée dont nous subissons encore de nos jours les traces évidentes -malgré la disparition de certains de ces groupuscules et courants égarés-, lutte qui a laissé des effets à la fois positifs et négatifs sur la pensée doctrinale, sur l'orientation de la pensée et du tafsîr des questions de la Doctrine. Dans cette lutte, les Imams d'Ahl-ul-Bayt -en raison de la pureté de leur Entendement, de la perfection de leur Connaissance des Sciences de la Chari'ah, de leur Savoir concernant Allah, et de leur assimilation intégrale du Livre d'Allah et de la Sunnah de Son Prophète- ont joué un rôle prépondérant dans la réfutation des soupçons, le rejet des équivoques, la dénonciation des courants égarés et déviés, et la défense du concept pur et originel de "l'Unicité".
Nous avons encore de nos jours, entre nos mains, les transcriptions des débats des Imams d'Ahl-ul-Bayt, leurs hadith et leur tafsîr de Versets qui traitent de "l'Unicité", s'évertuent à dissiper les équivoques de la pensée, à indiquer la Bonne Voie vers une compréhension adéquate de l'Islam authentique, à déjouer les tentatives de s'écarter de la signification réelle des Versets et d'en interpréter les apparences au gré des caprices personnels et des préjugés de la pensée égarée et déviée, ou selon une compréhension incertaine et hésitante. Leur méthode de compréhension du Livre d'Allah et leur Connaissance d'Allah ont permis la cristallisation de l'unité intellectuelle cohérente de la Doctrine de l'Unicité.
Quiconque étudie les Sciences de la Doctrine de "l'Unicité" et approfondit sa compréhension de l'unité de la structure doctrinale, ses branches et ses problèmes, conformément à la méthode de l'Ecole d'Ahl-ul-Bayt et à sa vision, constatera que la structure doctrinale et civilisationnelle gravite, dans sa totalité, autour de la Doctrine de "l'Unicité", et que celle-ci repose sur "la démonstration de la Perfection Absolue d'Allah, de Son dépouillement de tout manque et de la négation de tout associé, de tout semblable, de tout équivalent et de tout opposé à Lui."
L'Imam 'Alî a fixé les fondements de ce courant "unicitaire" lorsqu'il a déclaré :
«L'Unicité [Tawhîd] consiste à ne pas confondre quelqu'un avec Allah, et la Justice à ne pas L'accuser.»(228)
Dans un grand nombre de hadith, de débats et de déclarations, les Imams d'Ahl-ul-Bayt se sont appliqués à établir le bien-fondé de la Doctrine "unicitaire" et à réfuter les contestations et les doutes soulevés par les Mubtilîn(229) et les Zanâdiqah(230), tels qu'al-Dîdhânî, Ibn Abî al'Awjâ', Ibn al-Muqaffa', ainsi que par les athées, les Ghulât(231), les Mujassemah(232), les Mufawwadhah(233), les Jabarites(234)
, etc.
Nous allons maintenant passer en revue une partie de ces Principes "unicitaires", qui traduisent la Doctrine du Saint Coran et dessinent les fondements de la Science et de la Pensée "unicitaires" dans toute leur pureté et toute leur originalité.
Selon l'Imam Jafar al-Çâdiq, l'Imam 'Alî ibn Abî Tâlib a dit : «Connaissez Allah par Allah Lui-Même, le Messager par le Message, les Tuteurs(235)par la Commanderie du Bien, la Justice et la Bienfaisance...»(236)
Al-Fath ibn Yazid rapporte ce que l'Imam 'Alî ibn Mûsâ al-Redhâ lui a dit à propos de la Connaissance d'Allah :
«Lorsque je lui ai demandé ce qu'est la moindre connaissance [qu'il faut avoir], il m'a répondu : "Reconnaître qu'il n'y a de Dieu que Lui, qu'Il n'a ni semblable ni pareil, qu'Il a toujours existé, qu'Il est Immuable, Existant, Nécessaire et sans égal.''.»(237)
Lorsque Nafî' ibn al-Azraq a demandé à l'Imam Muhammad al-Bâqir : «Dis-moi quand Allah a été ?», l'Imam lui a répondu : «Mais quand n'était-Il pas pour que je t'informe de quand il était ? Gloire à Celui Qui a toujours existé, et qui existe toujours. Il est Unique et Impénétrable. Il n'a ni compagne ni enfant.»(238)
Selon l'Imam al-Çâdiq, un docteur a demandé à l'Imam 'Alî : «O Commandeur des Croyants ! Quand ton Seigneur a-t-il existé ?». L'Imam 'Alî lui a répondu : «Malheur à toi ! On demande : "Quand a-t-il existé" à propos de quelqu'un qui n'a pas toujours existé. Mais quand il s'agit de Quelqu'Un Qui existe depuis toujours, on ne demande pas "quand a-t-il existé", car Il existait avant "l'avant" sans avant, et après "l'après" sans après. Il n'a pas non plus une destination finale pour que Son But soit terminé.» «Es-tu donc un Prophète ?» demanda le docteur. Il a dit : «Malheur à toi ! Je ne suis qu'un des serviteurs du Messager d'Allah !»(239)
L'Imam Muhammad al-Bâqir a dit :
«Evitez absolument de vous interroger sur Allah ! Mais si vous voulez connaître Sa Grandeur, regardez la grandeur de Sa Création.»(240)
L'Imam Ja`afar al-Çâdiq a fait un jour la recommandation suivante à l'un de ses Compagnons, Muhammad al-Çâdiq :
«O Muhammad ! Les gens persistent à vouloir une explication rationnelle à tout, même lorsqu'ils parlent d'Allah . Lorsque vous entendez parler ainsi, dites : "Il n'y a de Dieu qu'Allah l'Unique, Qui n'a pas de semblable."»(241)
L'Imam Muhammad al-Bâqir disait :
«Parlez de tout sauf de l'Essence Divine.»(242)
Lorsqu'on demanda à l'Imam 'Alî : «Où Allah était-Il avant de créer le ciel et la terre ?» il répondit : «"Où" est un adverbe interrogatif de lieu. Or Allah a toujours existé, sans avoir besoin de lieu.»(243)
On a également demandé à l'Imam 'Alî :
«O Commandeur des Croyants ! As-tu vu ton Seigneur lorsque tu t'es mis à l'adorer ?» «Malheur à toi ! Je n'aurais pas adoré un Seigneur si je ne l'avais pas vu !» rétorqua l'Imam 'Alî. «Comment l'as-tu vu ?» insista son interlocuteur. «Les yeux ne peuvent l'atteindre par la vue, mais les coeurs le voient à travers les vérités de la Foi.»(244)
Muhammad ibn Hakîm raconte :
«Abû-l-Hassan Mûsâ ibn Ja'far a écrit à mon père : "Allah est trop Transcendant, trop Sublime et trop Grand pour qu'on puisse atteindre Sa Substance. Qualifiez-Le donc par les Attributs qu'Il s'est donné, et abstenez-vous du reste."»(245)
Al-Mufal-Dhal raconte :
«Lorsque j'ai demandé à Abâ-l-Hassan de m'expliquer l'Attribut [d'Allah], il m'a dit : "Ne dépassez pas ce qui est écrit dans le Coran."»(246)
'Abdur-Rahmân ibn 'Atik al-Qaçîr raconte :
«Lorsque j'ai écrit, sous la dictée de 'Abdul Malik ibn A'yan, à Imam Jafar al-Çâdiq : "Il y a en Iraq un groupe de gens qui décrivent Allah par l'image et la forme. Pourrais-tu donc -qu'Allah te protège - m'exposer la Doctrine juste de l'Unicité [Tawhîd] ?", il m'a répondu: "Tu as -qu'Allah te couvre de Sa Miséricorde- posé une question sur l'Unicité [Tawhîd] et ce qu'en ont dit ceux qui t'avaient précédé.
Allah - Qui n'a pas de semblable- Le Très-Haut, Celui Qui entend et Qui voit tout, est au-dessus de toutes les descriptions qu'en font les descripteurs et les anthropomorphistes qui dénigrent Allah. Sache donc -que la Miséricorde d'Allah soit sur toi- que la Doctrine correcte de l'Unicité [Tawhîd] consiste en les Attributs d'Allah -Le Très-Haut, Le Puissant- qui figurent dans le Coran. Renie donc toute fausseté attribuée à Allah - Il est Très-Haut - et tout anthropomorphisme. Allah, L'Immuable, est au-dessus des descriptions(247). N'allez pas au-delà de ce qui figure dans le Coran. Autrement vous vous égareriez après avoir été éclairés."»(248)
Concernant l'Unicité de l'Essence Divine et la négation de tout anthropomorphisme, Hamzah ibn Muhammad a écrit :
«Lorsque j'ai demandé à Imam Mussa al-Kâdhim de me parler du "corps" et de l'"image" [d'Allah], il m'a répondu : "Gloire à Celui auquel rien n'est semblable, et Qui n'a ni corps ni image."»(249)
Ainsi, ce qui précède nous montre que l'Unicité selon l'Ecole des Ahl-ul-Bayt reflète avec exactitude l'esprit et la lettre du Saint Coran concernant ce concept. Tout ce que les Ahl-ul-Bayt disent à propos de l'Unicité est une paraphrase des Versets coraniques. Ils ont ainsi sauvegardé l'intégrité de la Doctrine de l'Unicité, et réfuté les faussetés, les équivoques et les erreurs dont souffrait la pensée islamique à cette phase de la vie de la Ummah. De même, leurs déclarations et mises au point ont constitué une réplique tranchante aux Ghulât(250), aux Mufawwadhah, aux Mujassemah, et à ceux qui affirmaient qu'Allah est dissous dans une partie de Sa Création ou qu'Il est fusionné avec Sa Création. Elles devront également suffire à clarifier la pensée de tous ceux qui sont tombés dans les brouillards en confondant la Doctrine pure des Ahl-ul-Bayt avec les bêtises des Ghulât etc. qui se sont injustement réclamés des Ahl-ul-Bayt et que ceux-ci ont justement combattus.
Ceci dit, une mise au point s'impose à ce propos : les diviseurs des rangs de la Ummah, et ceux qui pêchent dans les eaux troubles, exploitent souvent la simplicité des Musulmans non avertis pour les induire en erreur en les laissant croire perfidement que l'Ecole d'Ahl-ul-Bayt -dont le trait le plus saillant est l'attachement aux Enseignements purs du Saint Coran et de la Sunnah - se confond avec les groupes et les groupuscules égarés (Ghulât, Mufawwadhah, etc.) qui se sont réclamés indûment des Ahl-ul-Bayt, lesquels les ont rejetés et ont rejeté leurs idées sans ménagements.



















