تقي زاده
Rencontre d'un groupe d'oulémas chiites et sunnites avec l'ayatollah Hakim
Un groupe d'oulémas chiites et sunnites et d'imams de la prière en commun des mosquées de l'Irak ont rencontré l'ayatollah Mohammad Saïd al-Hakim à la ville sainte de Najaf.
L'ayatollah Hakim souhaitant l'unité au sein de la communauté musulmane a déclaré: faisant attention aux conditions actuelles du monde, nous avons besoin de sobriété et modération dans nos pourparlers et dialogues.
Ce grand docte chiite a dit: les savants et sages musulmans ont beaucoup essayé pour présenter la réalité de l'Islam et ont accompli leur devoir; mais malheureusement les extrémistes de nos jours sont en train d'augmenter leurs activités et cela cause beaucoup de problèmes à la communauté musulmane.
L’Iran a réussi à copier les drones US
L’Iran produit avec succès ses propres drones qui sont des copies d’un drone américain capturé auparavant, écrit Daily Mail se référant au commandant des forces aériennes iraniennes Ali Fadavi.
Les informations sur le clonage de drones américains sont apparues encore en décembre 2012, deux semaines après la capture d’un drone US Scan Eagle réalisée par les militaires iraniens.
La censure israélienne dissimule le destin d'un détenu
Des médias locaux ont révélé pour la première fois les informations de la chaîne de télévision australienne ABC sur un Australien qui s'est pendu après avoir été détenu au secret en Israël.
Les médias ont ainsi pu rapporter que ABC a révélé mardi qu'un Australien s'appellant Ben Zygier, recruté par le Mossad, les services de renseignements israéliens, s'était pendu dans sa cellule de prison près de Tel-Aviv en décembre 2010.
Ce Monsieur X serait arrivé en Israël sous le nom de Ben Alon. Il aurait ensuite vécu une dizaine d'années en Israël avant son arrestation.
La censure avait imposé un black-out total interdisant aux médias israéliens de citer ABC. Après la levée de cette mesure, les médias n'ont toutefois pas été autorisés à donner des détails autres que ceux révélés par ABC.
Ce silence imposé par le régime israélien avait été brisé par trois députés arabes d'opposition, qui profitant de leur immunité parlementaire, ont posé mardi au Parlement des questions orales sur cette affaire au ministre de la Justice Yaakov Neeman.
Ce prisonnier a été détenu sous un nom qui n'est pas le sien. Etes-vous au courant ? Confirmez-vous le fait que ce ressortissant australien s'est suicidé en prison sous un faux nom sans qu'il soit révélé qu'il était détenu en Israël ? a demandé le député arabe israélien Ahmed Tibi.
La dirigeante du parti Meretz (gauche) Zehava Galon a, elle, demandé au ministre s'il considérait normal que le bureau du Premier ministre (Benjamin Netanyahu) invite les dirigeants des principaux médias à éviter la publication d'une information susceptible d'embarrasser Israël.
Une fois de plus certains parlementaires n'hésitent à se solidariser avec l'ennemi et profitent de leur immunité parlementaire pour violer la censure, a-t-il dit tout en affirmant ne rien savoir sur le fond de cette affaire.
En Australie, le chef de la diplomatie Bob Carr a ordonné un examen de l'affaire. Il a affirmé qu'il n'hésiterait pas à demander des explications à Israël sur ce qui s'est passé tout en précisant que ses services n'avaient pas été contactés par la famille de Ben Zygier et qu'il n'y avait eu aucune demande d'asssistance consulaire durant la période de sa détention présumée.
La Russie livre toujours des systèmes de défense antiaérienne à la Syrie
Russie continue de livrer des systèmes de défense antiaérienne à la Syrie, a déclaré mercredi le directeur de l'agence publique russe chargée des exportations d'armes Rosoboronexport, cité par les agences russes.
LaIl n'y a pas de sanctions (du Conseil de sécurité de l'ONU frappant la Syrie, NDLR). Nous continuons de remplir nos engagements sur les contrats de la vente d'équipements militaires, a souligné Anatoli Issaïkine, en précisant qu'il s'agissait de systèmes de défense antiaérienne et non d'avions.
Israël menace la Syrie d'un nouveau raid aérien!
Le directeur de l'Institut d'étude sécuritaire nationale d'Israël a menacé de frapper, à nouveau, la Syrie, si "celle-ci envoie de nouveaux convois d'armes au Hezbollah".
Amos Yadlin, cité par le "Washington Post" affirme qu'"Israël agira, à chaque fois qu'il sera en possession des informations concernant l'envoi d'armes et de munitions de la Syrie au Liban". "Il existe quatre sortes d'armements dont Israël ne peut tolérer le transfert vers le Hezbollah : le système de défense anti-aérien sophistqiué, les missiles balistiques, les missiles modernes côte-mer et les armes chimiques". "Il va sans dire que les frappes contre la Syrie seront dangereuses et que nosu devons, à chaque fois, évaluer les risques". Cette semaine, l'aviation israélienne a violé, à des dizaines de reprises, le ciel libanais. Trois incursions, en l'espace de deux jours, ont eu lieu.
Nouveau drone "lance-roquettes" iranien en phase finale de construction
Le ministre iranien de la Défense a déclaré que la construction du tout nouveau drone lance-roquettes iranien est dans sa phase finale et sera dévoilé en juin 2013.
Le général de brigade Ahmad Vahidi, qui parlait, samedi soir, à la télévision iranienne, en évoquant la capacité des drones iraniens, a ajouté que la production du tout nouveau drone offensif lance-roquettes, Air-Air, est dans sa phase finale.
Le général Vahidi a réitéré que l’Iran produit, à présent, 20 différents types de drones de reconnaissance, offensifs, à haute altitude, et de longue endurance, dits "HALE".
Le ministre iranien de la Défense a précisé que les drones iraniens de reconnaissance sont capables de survoler les positions de l’ennemi et de transmettre des images de haute qualité de leurs mouvements.
Partout en Iran: La grande fête de 22 Bahman
La grande marche de 22 Bahman vient d'être commencée simultanément à Téhéran et dans toutes les villes du pays.
Le peuple veut faire comprendre, une nouvelle fois, aux Arrogants, que le corps en acier de la Révolution islamique et ses fidèles de 70 millions d’âmes ne reculeront pas d’un iota, sous toutes les sanctions et pressions possibles et imaginables.
"Le cher peuple vigilant et résistant de l’Iran participera, avec autorité, demain 22 Bahman, marquant le jour anniversaire de la victoire de la Révolution islamique, à une grande marche, et déjouera, encore une fois, les complots de l’ennemi visant à séparer le peuple de son gouvernement et de sa Révolution", a souligné le Guide suprême, en allusion à l’importance de la participation à la grande marche du 22 Bahman.
Simultanément au 34ème printemps de la liberté, le peuple iranien ont participé, massivement, en rangs serrés, aujourd'hui (dimanche) à la grande marche du 22 Bahman, pour renouveler son allégeance à la Révolution, aux idéaux du défunt fondateur de la Révolution et au Guide suprême.
Comment les salafistes détruisent le patrimoine de l’islam?
Zaouias, cimetières, mosquées : ces derniers mois, la destruction de lieux saints musulmans par des groupes proches ou issus de la mouvance salafiste a connu une hausse inquiétante. Aucun lieu ne semble épargné, pas même à La Mecque, où le gouvernement saoudien aurait démoli des sites religieux, officiellement par crainte de l’apostasie.
ombouctou, Tunis, Marrakech. Depuis plusieurs mois, la liste des attaques par des mouvements salafistes de sites du patrimoine mondial protégés par l’UNESCO ou d’anciens mausolées soufis ne cesse de s’allonger.
En Tunisie, la zaouia Saïda Manoubia, près de Tunis, ou celle qui est dédiée au saint Abdelkader Jilani, vieille de ۲۳۰ ans, ont déjà été endommagées. Dernière destruction en date : l’incendie d’un mausolée à Sidi Bou Saïd. Selon les associations soufies de Tunisie, il s’agirait de la ۳۵e destruction en huit mois.
Au Maroc, qui n’est pas épargné non plus, c’est un site archéologique de plus de ۸ ۰۰۰ ans qui a été détruit le ۱۷ octobre. Ce type de phénomène n’est pas nouveau : on se souvient de la célèbre destruction par les talibans des Bouddhas de Bamyan, en mars ۲۰۰۱ en Afghanistan.
Riyad et la destruction du patrimoine musulman
Mais, fait significatif, il semble ne plus se limiter à des cibles occidentales ou non musulmanes. « Ces mouvements sont axés sur une lecture littéraliste du Coran. Il s’agit des salafistes qui vont casser les zaouias et les stèles funèbres dans les cimetières musulmans. Ces gens suivent les Compagnons du Prophète et leur combat contre le paganisme. Ils sont contre la ‘ibâda (« adoration », réservée à Dieu seul en islam, et que les salafistes reprochent aux soufis de pratiquer à l’égard de leurs saints, ndlr) », explique Khadija Mohsen Finan, enseignante à l’université Paris-I et spécialiste du Maghreb.
Pourtant, cette pratique ne se réduit pas aux seuls mouvements salafistes. L’Arabie Saoudite elle-même, qui jouit pourtant du statut de gardien des Lieux saints de l’islam, procéderait sur son territoire à la destruction de tout un ensemble de lieux précieux du patrimoine musulman. Ainsi, comme le revèle The Telegraph, « la maison d’une des femmes du Prophète a été démolie pour faire place à des toilettes publiques ». Une destruction qui aurait commencé il y a dix ans, d’après The Independent, par la démolition à la dynamite d’« une mosquée qui appartenait au petit-fils du Prophète ». Outre les raisons religieuses précédemment invoquées, des considérations économiques liées à la maximisation de l’exploitation financière de son espace touristique motiveraient Riyad.
Salafisme contre soufisme populaire
En Tunisie, cette lecture de l’islam vient heurter d’autres conceptions plus populaires de l’islam. « Ces actions de destruction ne sont pas du tout populaires en Tunisie, poursuit Khadija Mohsen Finan, les gens sont contre. Il y a un islam populaire qui est celui des zaouias », dit-elle.
Plus au sud, au Mali, les habitants de Tombouctou, décrétée capitale culturelle du monde musulman en ۲۰۰۶, sont, eux aussi, confrontés à ce type de menace. Des mausolées qui figurent au patrimoine de l’Unesco et la mosquée Sidi Yahya, ont déjà été endommagés par des groupes radicaux.
Lazare Eloundou Assomo, spécialiste à l’UNESCO des questions du patrimoine au Mali, témoigne. « Ce patrimoine qui célèbre des saints qui ont joué un rôle important dans l’âge d’or de Tombouctou a été fortement détruit en partie », raconte-t-il. « Une partie de l’histoire de l’Afrique et la compréhension de la manière dont elle s’est appropriée la religion de l’islam sont parties en fumée », confie-t-il.
La conséquence de ces destructions rejaillit par ailleurs négativement pour l’ensemble des sites à protéger dans ce pays soumis à des problèmes sécuritaires. « La situation globale dans le Nord fait qu’il n’y a plus de conservation de ce patrimoine dans son ensemble », précise Lazare Eloundou Assomo. « Il s’agit de mosquées en terre qui ont besoin d’entretien régulier mais cet entretien n’est plus possible aujourd’hui », fait-il remarquer.
* les opinions exprimées n'engagent que l'auteur
France: mosquée de Provins profanée
Six croix gammées dessinées au feutre rouge, sur les portes d'entrée et la façade de la mosquée de Provins, en Seine-et-Marne, ont été découvertes, samedi 8 février, par des fidèles.
Une profanation qui intervient une semaine après celle de la mosquée d’Ozoir-la-Ferrière, située dans le même département.
Manuel Valls a condamné de son côté « avec force cet acte intolérable ». Il a déclaré comprendre et partager « l'émotion de la communauté musulmane et tient à lui faire part de son entier soutien », selon un communiqué du ministère de l’Intérieur.
Selon saphirnews, le Rassemblement des Musulmans de France (RMF) a exprimé « sa totale solidarité aux responsables de la mosquée ainsi qu’à l’ensemble de la communauté musulmane de Provins », dans un communiqué daté du dimanche ۹ février. « Le RMF exhorte les Pouvoirs publics à prendre toutes les dispositions nécessaires pour arrêter les coupables et protéger la sacralité des lieux de culte musulman », conclut-elle.
« Les services de police ont débuté leurs investigations afin d'identifier et d'interpeller le ou les auteurs et les présenter à la justice », affirme de son côté le ministère de l'Intérieur, rappelant que « les pouvoirs publics se montreront toujours particulièrement fermes avec ceux qui souhaitent attenter au pacte républicain ».
Cependant, les auteurs des actes islamophobes ne sont inquiétés que très rarement jusqu'à présent alors même que les attaques envers les personnes physiques et institutions musulmanes ont fortement progressé ces dernières années.
Les responsables du lieu de culte profané ont immédiatement porté plainte. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Melun.
Qui sont les personnes visées par le terme" nos fils… nos femme… nous-mêmes" dans la Sourate Âle 'Imrân, 3 : 61?
«Si quelqu'un te contredit après ce que tu as reçu en fait de Science, dis : "Venez ! Appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, nous-mêmes et vous-mêmes: nous ferons alors une exécration réciproque en appelant la Malédiction d'Allah sur les menteurs."» Sourate Âle 'Imrân, 3 : 61
Il s'agit d'un événement historique immortel, que les historiens et les mufassir ont relaté, et qui a mis en évidence l'immunité de la Famille du Prophète 'Ali, Fatima, al-Hassan et al-Husayn aux yeux d'Allah, et sa place sublime dans la Ummah.
Cet événement, comme nous le rapportent les historiens et les exégètes, est la "Mubâhalah". Il a eu lieu lorsqu'une délégation [1] 26 de Chrétiens de Najrân crut pouvoir discuter avec le Prophète et tenter de le contredire.
Alors, Allah ordonna à Son Messager, dans ce Verset, d'appeler 'Ali, Fatima, al-Hassan et al-Husayn, et de se diriger avec eux vers la vallée, et de demander aux Chrétiens de convoquer leurs fils et leurs femmes pour venir avec eux, afin de prier Allah de faire descendre Sa Malédiction sur les menteurs d'entre les deux parties.
Selon al-Zamakh-charî, dans "Al-Kach-châf":
«Lorsque le Prophète les [les Chrétiens] appela à l'invocation de l'exécration [2], ils dirent : "Attendez, que nous nous concertions."
Puis, lorsqu'ils entreprirent leur concertation, ils demandèrent à leur vicaire : "O 'Abdul Maçih ! Qu'en penses-tu ?" Celui-ci répondit: "O assemblée des Chrétiens ! Muhammad est un Prophète Envoyé .... Par Allah ! Aucun peuple n'a jamais affronté un Prophète dans une invocation d'exécration sans que périssent ses vieillards, et sans qu'il ne soit privé de ses enfants ! Si vous le faites, vous périrez tous .... Préservez donc la paix avec cet homme, et rentrez chez vous." Lorsque le Prophète revint, en étreignant al-Husayn et en tenant la main d'al-Hassan, laissant Fatima marcher derrière lui, et 'Ali derrière elle, et qu'il dit à ces derniers : "Si j'invoque Allah, dites : Amîn !", l'archevêque de Najrân s'écria : "O assemblée des Chrétiens ! Je vois des visages par lesquels si Allah voulait déplacer une montagne, Il le pourrait ! N'invoquez pas l'exécration d'Allah, sinon vous périrez et aucun Chrétien ne restera à la surface de la terre jusqu'au Jour du Jugement !" Sur ce, les Chrétiens dirent au Prophète : "O Abû-l-Qâsim28 ! Nous avons décidé de ne pas te provoquer en invocation d'exécration, de t'approuver pour ta Religion, et de rester fidèles à la nôtre." Le Prophète leur dit : "Si vous refusez l'invocation de l'exécration, convertissez-vous donc à l'Islam, et vous aurez les devoirs et les droits des Musulmans." Comme ils
refusaient son offre, il leur dit : "Je vous combats donc !" Ils répondirent : "Nous ne pouvons pas combattre les Arabes. Mais nous concluons avec toi un traité de réconciliation en vertu duquel tu t'abstiendras de nous attaquer, de nous menacer et de nous détourner de notre religion, et nous t'offrons en contrepartie deux mille dalmatiques, mille au mois de Çafar, et mille autres au mois de Rajab, ainsi que trente cuirasses ordinaires en fer." Le Prophète accepta l'offre de réconciliation et dit: "Par Celui Qui tient mon âme entre Ses mains! Le dépérissement planait sur les gens de Najrân. S'ils avaient invoqué l'anathème, ils auraient été transformés en singes et en porcs, et la vallée aurait éclaté en feu autour d'eux. Allah aurait déraciné Najrân ses habitants, et même les oiseaux juchés sur la cime des arbres.Avant l'écoulement d'une année, tous les Chrétiens auraient péri."»
Poursuivant son interprétation du Verset de Mubâhalah, et l'exaltation de la position sublime des Ahl-ul-Bayt, en prenant le hadith de 'Ayechah pour témoin, il écrit :
«Si le Prophète a fait passer leur invocation avant lui-même, c'est pour attirer l'attention sur leur position sublime, leur place proche [d'Allah], et pour montrer qu'ils ont la primauté sur soi-même, et qu'on a le devoir de se sacrifier pour eux. Il y a dans tout cela une preuve des plus solides de la Vertu des Gens du manteau Ahl al-Kisâ' [3]. et une indication évidente de la véracité de la prédication du Prophète, car personne parmi les amis de l'Islam ou parmi ses détracteurs n'a prétendu qu'ils [les Chrétiens de Najrân] ont répondu positivement à l'invitation du Prophète.» [4]
L'événement met face à face le camp de la Foi et celui du polythéisme. Ceux qui représentaient le camp de la Foi représentaient naturellement l'avant-garde de la Bonne Direction, le sommet de la Ummah, le meilleur d'elle-même, et dont lequele Coran a défié les ennemis de l'Islam, et que ce sont leurs adversaires qu'il a traités de menteurs passibles de l'Anathème et de la Torture : «... en appelant la Malédiction d'Allah sur les menteurs.»
Sans la garantie de leur intégrité et de leur véracité, Allah ne leur aurait pas conféré un tel honneur, et le Saint Coran ne les aurait pas considérés comme tels.
Al-Fakhr al-Râzî a noté, dans son "Tafsîr al-Kabîr" le même récit qu'avait relaté al-Zamakh-charî. La concordance totale de leurs exégèses en ce qui concerne ce point est à cet égard significative. Après avoir rapporté ce que al-Zamakh-charî avait relaté, al-Râzî commente :
«Sachez que l'authenticité de ce récit fait l'unanimité des exégètes [mufassir] et des rapporteurs de hadith.» [5]
Al-'Allâmah al-Tabâtabâ'î, parlant de la signification de ce Verset et affirmant que les personnes qu'il désigne -celles par lesquelles Allah a défié Ses ennemis- sont le Messager d'Allah, 'Ali, Fatima, al-Hassan et al-Husayn, a écrit :
«Les rapporteurs de hadith l'ont transmis et admis [ce fait] unanimement. Les auteurs des recueils Jâmi' l'ont établi dans leurs recueils; parmi eux, citons Muslim, dans son "Çahîh", al-Tirmithî, etc. De même, les historiens l'ont confirmé.
Puis les exégètes ont tenu unanimement à le citer et à le faire figurer dans leurs exégèses, sans aucune réserve ni objection. Parmi eux, il y a de nombreux rapporteurs de hadith et d'historiens, comme al-Tabarî, Abû-l-Fidâ', Ibn Kathîr, al-Çiyûtî et bien d'autres.»
Il y a donc unanimité chez les exégètes pour préciser l'identité des Ahl-ul-Bayt, affirmer l'obligation de les aimer et souligner leur position sublime dans la Ummah.
Lorsque les deux Versets précités confèrent la qualité de Pureté aux Ahl-ul-Bayt -'Ali, Fatima, al-Hassan et al-Husayn- nous devons comprendre que cette Pureté s'applique à la totalité de leur être, la Pureté de la pensée, de l'âme, de la conscience et de la conduite. Une Pureté qui exclut toute souillure, tout élément contaminé et étranger à l'esprit de l'Islam. Leur Pureté s'identifie à celle de l'Islam dans toute son originalité et s'incarne dans leur pensée, leur conduite, leurs sentiments. Par conséquent, l'Islam qu'ils prêchent est à l'abri de toute contamination, de toute intrusion, de toute erreur et de toute déviation, Allah les ayant purifiés et dépouillés de tout péché, et ayant établi leur Droiture et leur Intégrité. C'est pour préserver la Pureté de l'Islam et permettre aux Musulmans de ne pas s'écarter de ses Enseignements, que le Saint Coran a rendu obligatoire l'amour et l'obéissance envers eux.
Dans le Verset de Mubâhalah, Allah défie, par les Ahl-ul-Bayt, les détracteurs de l'Islam. Et c'est parce qu'ils occupent une position privilégiée auprès de Lui qu'Il ordonne au Saint Prophète de se mettre à la tête de cette constellation pure pour lancer un défi aux ennemis d'Allah, un défi que personne ne saurait oser relever, puisque lancé par une élite de gens pieux dont la Prière de demande Du'â' est à coup sûr exaucé et entendu par Allah. Car Allah ne refuse pas la demande de ceux qu'Il a tant privilégiés, purifiés et rapprochés de Lui.
Dans ce Verset, il y a des détails linguistiques auxquels il est impératif de s'arrêter et qu'il est indispensable d'expliquer dans leur contexte précis si l'on veut éviter toute confusion et tout malentendu. Le Verset parle de "nous-mêmes", de "nos femmes" et de "nos fils", et le Prophète a amené 'Ali, Fatima, al-Hassan et al-Husayn. Si le Prophète n'était pas sorti précisément avec ces quatre personnes, on aurait pu penser que "nos femmes" désigne les épouses du Prophète en général, "nos enfants", Fatima et les autres filles du Prophète, et "nous-mêmes", le Prophète tout seul. Mais, en sortant avec ces quatre personnes, à l'exclusion de toute autre, le Prophète a écarté toute ambiguïté et nous a fait savoir que l'élite et l'avant-garde des femmes de la Ummah, c'est Fatima, que l'élite des fils des Musulmans sont bien al-Hassan et al-Husayn -que le Saint Coran a établis comme étant les fils du Prophète. Enfin, le Saint Coran a considéré 'Ali comme faisant partie du Prophète lui-même "nous-mêmes".
Note:
[1] La délégation se composait du vicaire, 'Abdul Maçih qui était l'émir des Chrétiens de Najrân, leur conseiller et leur porte-parole, du Sayyed qui était leur administrateur, d'Abû Hâtam ibn 'Alqamah leur archevêque. Voir "Al-Fuçûl al-Muhimmah", Ibn al-Çabbâgh al-Mâlikî, Introduction.
[2] Dans son tafsîr "Al-Kach-châf", al-Zamakh-charî écrit : «Puis nous invoquons l'exécration en disant : "Que l'Exécration d'Allah soit sur le menteur d'entre nous et vous."»
[3] Le terme "Ahl al-Kisâ'" les Gens du Manteau désigne ceux qui se sont réunis avec le Saint Prophète sous son manteau lorsque le Verset : «O vous, les Gens de la Maison ! Allah veut seulement éloigner de vous la souillure, et vous purifier totalement.», est descendu à leur propos. Ce sont 'Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn, comme nous l'avons déjà vu.
[4] Al-Zamakh-charî, "Tafsîr al-Kach-châf", Sourate Âl 'Imrân, Verset 61. La même affirmation se trouve dans "Tafsîr al-Tha'âlibî", qui cite Muhâhid et al-Kalbî.
[5] Al-Fakhr al-Râzî, "Al-Tafsîr al-Kabîr", le Verset de Mubâhalah



















