تقي زاده

تقي زاده

Les autorités nigériennes ont validé et enrichi le projet de feuille de route de la deuxième année de l’Alliance des États du Sahel (AES), à l’issue d’une réunion tenue à Niamey en présence des ministres concernés et du Comité national de l’AES, a annoncé le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Zeine.

Le document examiné avait été transmis par le Burkina Faso, qui assure actuellement la présidence tournante de la Confédération. Les discussions ont porté sur les axes structurants de la future programmation annuelle, articulée autour de trois piliers majeurs : défense et sécurité, diplomatie et développement.

« Nous avons donné les orientations nécessaires, validé certaines propositions, procédé à des corrections et formulé d’autres suggestions, y compris des reformulations lorsque cela s’imposait », a précisé le Premier ministre nigérien.

Du 24 au 26 février, des réunions de hauts fonctionnaires et de ministres de l’AES sont prévues au Burkina Faso afin d’examiner notamment les propositions soumises par le Mali. À l’issue de ces concertations, une feuille de route consolidée sera présentée au Collège des Chefs d’État pour validation formelle.

 

Citant l’Autorité des affaires des prisonniers et des libérés, le Centre palestinien d’information a déclaré que l’administration de la prison israélienne d’Ofer prive les prisonniers palestiniens de jeûner et de rompre le jeûne aux horaires corrects avec l’arrivée du mois de Ramadan, dans le cadre d’une « politique punitive systématique ».

L’Autorité a ajouté, dans un communiqué samedi soir, que l’administration de la prison s’abstient d’informer les prisonniers des horaires des appels à la prière de l’aube et du coucher de soleil, les empêchant ainsi de pratiquer correctement le jeûne et aggravant leurs souffrances quotidiennes.

Dans le même contexte, l’avocat palestinien, Khaled Mahajneh, a affirmé dans un entretien avec la radio Voix de la Palestine que les prisonniers détenus dans la prison de Gilboa ont commencé le mois de Ramadan sans aucun préavis de l’administration pénitentiaire, certains n’apprenant le début du mois que lors de leur comparution devant les tribunaux israéliens.

Mahajneh a expliqué que les autorités israéliennes cherchent à effacer toute manifestation de joie religieuse chez les prisonniers, transformant les fêtes religieuses en un outil supplémentaire de torture psychologique, ce qui ajoute une souffrance supplémentaire à leurs familles à l’extérieur des prisons.

Il a ajouté que les prisonniers entrent dans le Ramadan sans repas de suhoor (repas avant l’aube), tandis que l’iftar (rupture du jeûne) devient une « longue épreuve », soulignant qu’ils sont obligés depuis plus de deux ans de rompre le jeûne avec des quantités très limitées de nourriture, insuffisantes pour couvrir leurs besoins minimums.

Des prisonniers libérés ont précédemment transmis un message des détenus de la prison d’Ofer, demandant aux imams des mosquées des villages voisins d’élever la voix lors de l’adhan afin qu’ils puissent connaître les horaires de prière, alors que l’administration les prive délibérément de cette information.

Plus de 9 300 prisonniers palestiniens, dont environ 350 enfants, se trouvent actuellement dans les prisons du régime d'occupation, dans des conditions qualifiées de sévères, incluant torture, privation de nourriture et négligence médicale, ce qui a entraîné la mort de dizaines de prisonniers, selon des organisations palestiniennes et israéliennes de défense des droits de l’homme.

Le Somaliland offre aux États-Unis un accès minier exclusif et des bases militaires en quête de reconnaissance

Les responsables de la région séparatiste du Somaliland ont proposé à Washington l’exploitation de ses ressources minières et l’établissement de bases militaires sur ce territoire, en échange d’obtenir une reconnaissance internationale qui lui fait toujours défaut.

Khadar Hussein Abdi, le ministre de la présidence, a déclaré que le Somaliland était prêt à accorder aux États-Unis un droit exclusif d’accès à ses mines ainsi que la possibilité d’y implanter des installations militaires.

« Nous sommes prêts à accorder aux États-Unis le droit d’accéder aux mines et d’y établir des bases militaires », a-t-il affirmé, précisant que cette mesure visait à obtenir l’aval de la communauté internationale.

La mission iranienne auprès de l'ONU avertit qu'une agression militaire américaine contre l'Iran aurait des conséquences régionales catastrophiques et promet une réponse décisive conformément au droit international.

Dans une lettre envoyée jeudi 19 février au secrétaire général de l’ONU et au président du Conseil de sécurité, l’ambassadeur et représentant permanent de l’Iran auprès des Nations Unies, Amir Saïd Iravani, a souligné que le renforcement actuel des moyens et équipements militaires américains, combiné à une rhétorique « belliqueuse » de Washington, ne devait pas être considéré comme un simple message politique.

Il a averti que les récentes déclarations du président américain Donald Trump signalent un risque réel d'agression militaire contre l'Iran, susceptible d'entraîner des conséquences catastrophiques dans toute la région.

Certes, soutient-il, la République islamique d’Iran n’initiera aucune guerre, mais qu’elle répondra pourtant fermement à tout acte d’agression contre le pays.

« La République islamique d’Iran a déclaré à plusieurs reprises, au plus haut niveau, qu’elle ne recherche ni la tension ni la guerre et qu’elle n’initiera aucune guerre », indique la lettre.

« Toutefois, en cas d’agression militaire, l’Iran répondra de manière décisive et proportionnée, exerçant ainsi son droit inhérent de légitime défense en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations Unies », précise-t-elle.

 

Des diplomates iraniens, chinois et russes se sont réunis pour passer en revue les derniers développements des négociations nucléaires indirectes entre l’Iran et les États-Unis qui se sont tenues plus tôt cette semaine à Genève.

Jeudi soir, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a indiqué sur X avoir rencontré les ambassadeurs russe et chinois à Téhéran, respectivement, Alexey Dedov et Cong Peiwu. 

« Lors d’une réunion conjointe avec les ambassadeurs de la Fédération de Russie et de la République populaire de Chine, nous avons discuté des derniers développements concernant les négociations nucléaires à Genève, ainsi que de certaines questions bilatérales », a-t-il écrit.

 

Médecins sans frontières (MSF) continuera à travailler à Gaza « aussi longtemps que possible », a déclaré à l'AFP son chef de mission pour la Palestine, Filipe Ribeiro, à quelques jours de la fin prévue des activités de l'ONG dans le territoire, décidée par Israël.

Israël avait annoncé le 1er février que l'ONG internationale devrait avoir quitté le territoire palestinien au plus tard le 28 février, après son refus de fournir la liste détaillée de ses employés palestiniens.

MSF avait dénoncé cette décision comme un « prétexte » visant, selon elle, à « empêcher l'aide humanitaire » dans la bande de Gaza, dévastée par deux ans de guerre par Israël. 

« Pour le moment, nous travaillons encore à Gaza et nous avons l'intention de poursuivre nos opérations aussi longtemps que possible », a affirmé Filipe Ribeiro lors d'un entretien, tout en soulignant que la mesure israélienne avait d'ores et déjà un impact sur les activités de l'ONG.

« Depuis début janvier, nous ne sommes plus en capacité de faire entrer du personnel international à Gaza. Les autorités israéliennes nous interdisent toute entrée à Gaza, mais aussi en Cisjordanie », a-t-il indiqué, ajoutant que le personnel étranger actuellement à Gaza quitterait le territoire à la fin du mois et ne serait pas remplacé.

 

Le mouvement de colons israéliens radicaux, « Jeunes des collines », a revendiqué sur sa chaîne Telegram, mercredi 18 février, plus de 60 attaques en un mois dans 33 villages palestiniens en Cisjordanie.

Sous forme d’une liste, ils présentent leurs actions comme le « bilan de la lutte contre l’ennemi arabe ». Le bilan évoque 12 maisons brûlées, 29 voitures incendiées, 40 Palestiniens blessés ainsi que « des centaines de vitres de voitures brisées » et « des centaines d’oliviers arrachés ».

Cinq attaques sont mentionnées dans le village de Mikhams, près de Ramallah, dont la communauté bédouine voisine a quitté les lieux en février en se disant harcelée. Le ministère palestinien de la Santé, basé à Ramallah, a déclaré qu’un jeune homme de 19 ans était mort de ses blessures après y avoir été blessé par balle par des colons, mercredi.

Des documents divulgués révèlent des inquiétudes au sein du ministère israélien de la « Justice » concernant les binationaux combattant pour ce régime

Des documents examinés par Declassified UK révèlent que des responsables israéliens ont demandé un avis juridique afin de savoir si des ressortissants britanniques servant dans l'armée pourraient faire l'objet de poursuites en vertu du droit britannique à leur retour au pays.

D'après des documents divulgués et consultés par Declassified UK, des responsables israéliens ont sollicité en secret des conseils sur les implications juridiques de la présence de ressortissants britanniques dans l'armée israélienne.

Les documents, émanant du ministère israélien de la « Justice » et publiés par le site Web de partage de fichiers Distributed Denial of Secrets ( DDoS ) mettent en lumière les craintes que les ressortissants britanniques servant dans l’armée israélienne puissent faire l'objet de poursuites pénales en Grande-Bretagne.

Alarmés par les critiques formulées dans les médias par un ancien ministre du gouvernement conservateur, les responsables israéliens ont sollicité l'avis de puissants cabinets d'avocats afin de déterminer les risques juridiques encourus par les soldats étrangers servant dans leur armée.

Les conseils portaient spécifiquement sur la question de savoir si les ressortissants britanniques « peuvent servir dans des armées étrangères » et s’ils seraient « en danger lors de leur retour au Royaume-Uni ».

Des conseils supplémentaires ont été demandés concernant le statut juridique des ressortissants allemands, français, belges, espagnols et sud-africains au sein de l'armée israélienne.

Cette révélation fait suite à une enquête de Declassified qui a dévoilé que plus de 50 000 ressortissants étrangers ont servi pour Israël pendant la guerre génocidaire de Gaza, soit près de 10 % de ses effectifs totaux.

Ces chiffres incluaient plus de 6 000 Français et plus de 2 000 Britanniques, sans compter ceux venant des États-Unis, de Russie, d'Ukraine et d'Allemagne.

 

Le mouvement de résistance palestinien Hamas a fermement condamné la convocation, aux États-Unis, du « Conseil de la paix » pour Gaza.

Dans un communiqué publié jeudi, le Hamas a affirmé que toute décision politique ou tout accord concernant Gaza devait reposer sur un arrêt total de l’agression israélienne.

Il a également réaffirmé la nécessité de lever le siège imposé à Gaza et de garantir aux Palestiniens leur droit à la liberté et à l’autodétermination.

Un haut responsable iranien affirme que Téhéran et Le Caire ont définitivement décidé d’échanger des ambassadeurs, estimant que les relations bilatérales sont entrées dans une phase avancée et en expansion, en vue d'intensifier l'engagement diplomatique et la coordination bilatérale sur les questions régionales. 

Dans une interview accordée à la chaîne qatarie Al Jazeera, le chef de la Section des intérêts iraniens en Égypte, Mojtaba Ferdosipour, a déclaré jeudi 19 février que « la décision d’échanger les ambassadeurs a effectivement été prise, et ma nomination au rang d'ambassadeur en témoigne ». 

Soulignant la volonté politique au plus haut niveau des dirigeants des deux pays, le diplomate iranien a affirmé que seul le calendrier de l’annonce officielle restait à régler.

« Environ 70 % des points de vue des deux pays sur les dossiers régionaux se sont rapprochés », a-t-il précisé, faisant allusion aux entretiens téléphoniques quasi hebdomadaires entre les ministres des Affaires étrangères iranien et égyptien. 

Le chef de la Section des intérêts iraniens en Égypte a qualifié les relations entre les deux parties de profondes et d'étendues, puisant leur origine dans des efforts diplomatiques considérables de ces dernières années.

Évoquant la tenue de plus de 15 réunions entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, M. Ferdosipour a ajouté que des réunions ont également eu lieu à différents niveaux, notamment entre les ministres de la Santé, de la Justice, du Tourisme et de l’Énergie.

Certains accords conclus, a-t-il affirmé, sont entrés dans la phase finale, tandis que d’autres sont encore en cours d’examen.

Par ailleurs, M. Ferdosipour a annoncé la création d’un comité de consultation politique conjoint entre Téhéran et Le Caire, précisant que deux réunions avaient déjà eu lieu dans le cadre de ce mécanisme.

Lors des réunions du comité mixte, des questions telles que la coopération entre les institutions judiciaires des deux pays, l’échange de prisonniers et la signature de protocoles d’accord juridiques ont été abordées, et une part importante des discussions a été consacrée à la coordination conjointe sur les développements régionaux.