تقي زاده
L’Iran remporte 81 médailles aux Jeux de la Solidarité Islamique de Riyad
L’Iran a brillamment conclu les sixièmes Jeux de la Solidarité Islamique à Riyad, terminant la compétition multisports de 20 jours avec 81 médailles et confirmant son statut de favori de cette prestigieuse vitrine sportive du monde musulman.
Les Jeux se sont déroulés officiellement du 6 au 21 novembre, certaines compétitions ayant débuté dès le 3 novembre. Organisé dans la capitale saoudienne, l’événement a réuni des athlètes du monde islamique dans un calendrier chargé et riche en médailles.
Sous la bannière « Ambassadeurs de la Force » et le slogan « L’Espoir de l’Iran », l’équipe iranienne, composée de 190 athlètes, a participé à 20 disciplines et a réalisé un palmarès équilibré : 29 médailles d’or, 19 d’argent et 33 de bronze, se classant ainsi troisième au classement général.
La Turquie a dominé le tableau des médailles, tandis que la lutte pour la deuxième place s’est jouée à un cheveu près entre l’Iran et l’Ouzbékistan.
Les deux pays ont remporté 29 médailles d’or, mais l’Ouzbékistan a pris l’avantage grâce à un plus grand nombre de médailles d’argent. Le nombre de médailles d’or remportées par l’Iran est d’autant plus remarquable que le nombre d’épreuves était réduit cette année : seulement 270 médailles d’or étaient en jeu, contre 379 à Konya en 2021.
Statistiquement, l’Iran a raflé 10,74 % de toutes les médailles d’or, soit une progression notable par rapport aux 10,29 % obtenus à Konya. Malgré un nombre d’épreuves plus restreint, l’Iran a non seulement égalé son total de médailles d’or de 2021, mais a également amélioré sa domination proportionnelle, témoignant de l’efficacité et de la qualité de sa délégation.
L’équipe nationale féminine iranienne de handball a remporté une médaille de bronze historique, la toute première médaille du pays dans cette discipline aux Jeux de la Solidarité Islamique et la première dans un tournoi international officiel. Cette place sur le podium a constitué l’un des moments forts de la présence iranienne à Riyad.
Les porte-drapeaux de la cérémonie d’ouverture, Maryam Barbod (judo) et Alireza Moeini (haltérophilie), ont donné le ton. Barbod a remporté la première médaille iranienne, le bronze, tandis que Moeini a décroché deux médailles d’argent et une de bronze, apportant un élan crucial dès le début.
L'Iran déclare la fin de l'accord du Caire après l'adoption par l'AIEA d'une résolution occidentale
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que la République islamique d'Iran considère désormais l’accord du Caire avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) comme caduc, à la suite de l’adoption d’une résolution anti-iranienne par le Conseil des gouverneurs de l’Agence.
Jeudi 20 novembre, le Conseil des gouverneurs de l’AIEA a approuvé de justesse la résolution rédigée par la troïka européenne (Allemagne, France et Royaume-Uni) et les États-Unis – par 19 voix contre 3 et 12 abstentions – qui exhorte Téhéran à faire rapport « sans délai » sur son stock d’uranium enrichi et les installations endommagées lors de l’agression perpétrée par le tandem israélo-américain en juin, sans toutefois mentionner la coopération de longue date de l’Iran avec l’Agence.
M. Araghchi a condamné cette décision, qualifiant la résolution d’« illégale et injustifiée ». Il a indiqué que la mesure avait été adoptée « sous la pression de ces quatre pays », malgré l’opposition ou l’abstention de 15 membres du Conseil.
Cet acte, a-t-il précisé, porterait atteinte à la « crédibilité et à l’indépendance » de l’AIEA et perturberait la coopération de l’Agence avec l’Iran.
La bande de Gaza enregistre 20 000 enfants tués à cause des attaques israéliennes (Save The Children)
La bande de Gaza a enregistré le nombre le plus élevé d’enfants tués par les armes et les explosifs militaires, a indiqué l’organisation non gouvernementale Save The Children, jeudi 20 novembre.
Dans un rapport, intitulé « Enfants et blessures par explosion : l’impact dévastateur des armes explosives sur les enfants », l’ONG Save The Chidren a révélé que les armes et explosifs militaires ont tué le plus grand nombre d’enfants dans le monde en 2024, la bande de Gaza figurant parmi les zones les plus touchées.
Selon l’ONG, au moins 20 000 enfants ont été tués à Gaza depuis le déclenchement de la guerre génocidaire par le régime israélien en octobre 2023. D’après l’organisation, ce bilan dépasse largement les chiffres observés dans toutes les autres régions du monde.
« À mesure que les guerres s’étendent de plus en plus aux zones urbaines, le nombre d’enfants victimes augmente », a affirmé l’ONG.
Par ailleurs, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a, de son côté, annoncé plus tôt cette année que le régime israélien était responsable directe de plus de 50 000 enfants de Gaza tués ou blessés.
L’Iran condamne l'entrée illégale du Premier ministre israélien en Syrie, la qualifiant de « provocation »
L’Iran a fermement condamné l’entrée illégale en territoire syrien du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et de plusieurs autres hauts responsables du régime sioniste, et a dénoncé un militarisme persistant et une quête d’hégémonie qui constituent de graves menaces pour la paix et la sécurité régionales.
Dans un message publié ce jeudi 20 novembre sur X, le ministère iranien des Affaires étrangères, cité par son porte-parole Esmaïl Baghaï, a qualifié de provocation la présence des autorités israéliennes en Syrie.
Mercredi, Netanyahu s’est rendu dans la zone tampon occupée par Israël dans le sud de la Syrie, accompagné notamment des membres du cabinet : le ministre des Affaires militaires, Israel Katz, le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, le chef d’état-major des forces armées, Eyal Zamir, et le directeur du Shin Bet, David Zini.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne a condamné cette visite, la décrivant comme une nouvelle violation flagrante du droit international.
Cette visite survient alors que des informations circulent sur des pourparlers directs ces derniers mois entre Israël et l’administration syrienne dirigée par Hayat Tahrir al-Cham (HTC), visant à aboutir à ce qui est présenté comme un accord de sécurité.
L’Occident a de fait soutenu HTC, qui a cherché à normaliser ses relations avec Israël, alors même que Tel-Aviv a répondu à ces ouvertures par des agressions répétées et l’occupation continue du territoire syrien.
L’ingérence de Netanyahu intervient peu après une rencontre à Washington entre le chef du régime syrien, Abou Mohammed al-Jolani, et le président américain Donald Trump, signalant une trajectoire dangereuse où les États-Unis semblent prêts à sacrifier la Syrie pour faire avancer leur propre agenda géopolitique.
Israël a utilisé des armes à sous-munitions prohibées dans le sud du Liban (The Guardian)
Une enquête publiée mercredi 19 novembre par le journal The Guardian a révélé que le régime israélien a « utilisé des armes à sous-munitions largement prohibées » durant sa récente agression contre le Liban.
L’enquête s’appuie sur des photos de restes de munitions israéliennes dans le sud du Liban, examinées par six différents experts en armement.
Comme l'indique le rapport, les images montrent les restes de deux types d'armes à sous-munitions israéliennes trouvées à des endroits différents : au sud du fleuve Litani, à Wadi Zebqine, Wadi Berghoz et Wadi Deir Siryane.
À noter que les armes à sous-munitions dispersent des petites bombes de manière aléatoire sur plusieurs dizaines de mètres ; certaines n’explosent pas lors de l’impact et deviennent ainsi des mines terrestres. L'utilisation, la production, le transfert et le stockage de ces armes sont interdits par la Convention sur les armes à sous-munitions des Nations unies de 2008. Israël n’est pas signataire de cette convention, contrairement au Liban.
Les images des débris de la première arme à sous-munitions ont été authentifiées comme étant une munition antipersonnel M999 Barak Eitan de 155 mm produite par l'entreprise d’armement Elbit Systems en 2019.
Les photos des restes de la deuxième confirment une autre arme de fragmentation : missile guidé Raam Eitan de 227 mm, un nouveau type d'arme à sous-munitions développé par Elbit Systems.
En France, les partis politiques réagissent aux propos choquants du chef d’état-major des armées
Une indignation générale sur la scène politique français a été provoquée jeudi 20 novembre en réaction à l’intervention choquante du général d’armée aérienne Fabien Mandon, chef d’état-major des armées françaises qui a appelé le pays à « accepter de perdre nos enfants » et prioriser la production de défense pour se préparer à d’éventuels conflits.
Dans des messages distincts, des responsables français ont réagi aux déclarations du général Mandon. Ils dénoncent un discours « délirant » et jugent que l’orateur « dépasse son rôle ».
Mardi, lors du Congrès des maires de France, Mandon a exhorté les Français à se préparer à de futurs conflits, en déclarant qu’il fallait « accepter de perdre nos enfants ».
« Ce qui nous manque, et c’est là que vous avez un rôle majeur à jouer, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que nous sommes », a-t-il indiqué.
Toute tentative de désarmer le Hezbollah ne ferait que renforcer l'ennemi, affirme un député libanais
Un député libanais a catégoriquement rejeté les projets de désarmement du Hezbollah, alors que les frappes israéliennes s’intensifient au Liban malgré le cessez-le-feu. Il a averti que de telles tentatives ne feraient que renforcer le régime de Tel-Aviv.
« Le gouvernement libanais appelle le Hezbollah à déposer les armes alors que les attaques de l’ennemi israélien se poursuivent et que le régime sioniste occupe notre territoire. Le gouvernement de Beyrouth aide en réalité l’ennemi », a déclaré mercredi soir Hussein Jashi, membre du bloc Fidélité à la Résistance – l’aile politique du Hezbollah au Parlement libanais.
Il a exhorté les autorités libanaises à demander au Comité du mécanisme de surveillance de la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu de s’acquitter de ses responsabilités en mettant un terme aux attaques israéliennes contre les zones résidentielles et les civils, et de déposer une plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU concernant cette agression.
« L’ennemi sioniste continue de commettre des crimes, des assassinats et des actes de terrorisme contre le Liban, considérant ces pratiques comme un moyen d’atteindre ses objectifs agressifs », a-t-il déploré.
Le député libanais a ajouté qu’Israël tentait de contourner la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU par des attaques continues après la trêve.
Recourir à la force contre l’Iran ne donne absolument rien (conseiller du Leader)
Un conseiller de haut rang du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, a adressé un message clair à Washington, avertissant que le recours à la force par l'administration Trump ne contraindrait jamais l'Iran à changer de cap.
« S’il [Donald Trump] adopte une approche constructive, il verra la même chose de la part de l’Iran. Pour ce faire, ils doivent s’abstenir de tout recours à la force contre l’Iran. Ils l’ont déjà tentée et savent désormais que la force est inefficace », a déclaré Kamal Kharrazi, conseiller de haut rang du Leader de la Révolution islamique, lors d'une interview détaillée accordée à CNN mardi.
Il a fait référence à des décennies de recours à des mesures économiques coercitives contre l’Iran notamment sous l’administration Trump pour dérouter la RII de son chemin légitime.
Le responsable a affirmé que l'étendue des dégâts était encore en cours d'évaluation mais que les activités essentielles, notamment dans le secteur médical, se poursuivaient.
Kharrazi a ensuite souligné que la République islamique est capable de répondre à toute confrontation, que ce soit avec les États-Unis ou le régime israélien.
Il a toutefois rappelé dans le même temps que la République islamique restait également ouverte à la diplomatie sur la base du respect mutuel, de l'égalité et d'un programme convenu au préalable, conditions que les États-Unis n'étaient pas encore prêts à remplir.
« Nous avons toujours été prêts au dialogue diplomatique », a-t-il déclaré. « Mais le président Trump ne croit pas à la diplomatie et préfère le recours à la force pour atteindre ses objectifs. »
Le conseiller a exhorté l'administration Trump à « adopter une approche positive » envers l'Iran, affirmant que toute mesure constructive recevrait une réponse positive de Téhéran, mais seulement si Washington renonçait aux menaces et aux pressions.
France : mobilisation agricole à Arras contre l’accord UE-Mercosur lors de la visite de Macron
Plusieurs groupes d'agriculteurs se sont rassemblés ce mercredi 19 novembre aux abords d’Arras (Pas-de-Calais) pour dénoncer l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et les pays du Mercosur, au moment même où le président Emmanuel Macron était présent dans la ville pour un débat avec des citoyens sur les enjeux démocratiques à l’ère numérique.
Dans plusieurs déclarations publiques, les représentants de la Coordination rurale et de la FDSEA ont alerté sur les conséquences de l’accord pour l’agriculture française. Cité par la presse locale, Stéphane Bleuzé, de la Coordination rurale du Nord, a dénoncé l’arrivée de produits « qui ne seront pas aux normes », estimant que les exploitants français subiraient une concurrence inéquitable. « On est complètement démunis, abandonnés, il n’y a pas de direction », a pour sa part déploré Benoît Gilbert.
L'Espagne enquêtera sur Meta pour des violations de la vie privée sous Android
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a annoncé mercredi qu'une enquête allait être lancée sur Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, et que le Parlement espagnol convoquerait ses responsables afin de clarifier si l'entreprise a violé la vie privée de millions d'utilisateurs via un système caché.
« Meta devra rendre des comptes au Congrès des députés, au siège du Parlement national, sur cette affaire », a assuré le leader socialiste lors de son intervention mercredi lors d'un forum à Madrid.
« Nous allons convoquer les responsables de l'entreprise et des experts à la Commission des affaires économiques et de la transformation numérique du Congrès des députés pour qu'ils clarifient ce qui s'est passé (...), pour qu'ils garantissent que les droits et les libertés des citoyens et citoyennes n'ont pas été violés de manière systématique et massive », a-t-il ajouté.
Cette « enquête exhaustive » s'appuiera sur les recherches menées par des experts espagnols, néerlandais et belges qui ont révélé que Meta « aurait utilisé pendant près d'un an un mécanisme caché permettant de suivre l'activité web des utilisateurs de dispositifs Android », a expliqué le gouvernement espagnol dans un communiqué.
Ce système aurait collecté des données sur les pages que l'utilisateur visitait dans le navigateur et les associait à son identité dans les applications Facebook et Instagram, même lorsqu'il utilisait le mode incognito de navigation ou un VPN.
Meta a déclaré qu'elle collaborerait avec les autorités espagnoles sur cette question.



















