تقي زاده
Le Hamas met en garde contre une dangereuse escalade après les frappes israéliennes qui ont tué 28 Palestiniens à Gaza
Les frappes israéliennes, parmi les plus meurtrières depuis le début, le 10 octobre, de la trêve à Gaza, ont fait 14 morts à Gaza-ville et 14 dans la région de Khan Younès (sud), a indiqué la Défense civile palestinienne.
« Les bombardements et les morts ont recommencé. Ils ne nous laissent même pas le temps de respirer », déplore Ahraf Abou Sultan, 50 ans, tout juste rentré à Gaza-ville pour réparer sa maison détruite après avoir été déplacé un an dans le sud du territoire.
« Il n’y a aucun espoir pour la vie à Gaza », se lamente Nivine Ahmed, déplacée sous une tente à Khan Younès. « Nous avons entendu le bruit des explosions et vu la fumée s’élever. Les gens couraient et les sirènes des ambulances retentissaient ».
Le Hamas a dénoncé dans un communiqué ces nouvelles atrocités du régime sioniste les qualifiant d’une « escalade dangereuse ».
Le groupe a souligné que le régime israélien avait tué plus de 300 Palestiniens depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu au début du mois dernier.
États-Unis : black-out sur les chiffres de l'emploi, l’incertitude économique s'accroît
Aux États-Unis, l'annulation inédite du rapport sur l'emploi d’octobre, en raison du shutdown, plonge économistes et investisseurs dans une zone d’incertitude à l’approche des décisions cruciales de la Fed.
Le marché du travail américain évoluera en zone d’ombre un peu plus longtemps que prévu. Le Bureau of Labor Statistics (BLS) a confirmé mercredi que le rapport mensuel officiel sur l’emploi du mois d’octobre ne sera jamais publié, conséquence directe du shutdown fédéral qui a paralysé l’administration pendant 43 jours, du 1er octobre au 12 novembre.
Dans une mise à jour exceptionnelle de son calendrier statistique, le BLS indique que le rapport apparaît désormais comme « annulé », faute d’avoir pu mener les enquêtes nécessaires. « Les données ne peuvent pas être collectées rétroactivement », explique l’agence, précisant que l’absence de budget a conduit les fonctionnaires en charge du sondage sur le chômage au chômage technique.
Le gouvernement fédéral avait averti qu’un tel scénario était possible, mais c’est la première fois depuis des décennies qu’un mois complet d’indicateurs-clés disparaît ainsi des radars économiques. Le niveau de chômage d’octobre ne sera donc jamais connu.
« Aucune justification logique » : l’Iran rejette les allégations de Trump sur des négociations nucléaires
Téhéran a catégoriquement rejeté toute idée de négociations avec les États-Unis, réfutant les allégations du président américain Donald Trump selon lesquelles des pourparlers étaient déjà en cours.
« Pour l’heure, il n’existe aucun processus de négociation entre l’Iran et les États-Unis », a déclaré mercredi à Téhéran le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.
Il a rappelé la position adoptée depuis longtemps par l’Iran selon laquelle s’engager avec les États-Unis est illogique tant qu’ils continuent de privilégier la pression militaire à la diplomatie.
« Tout comme l’a souligné à maintes reprises le ministre des Affaires étrangères, dialoguer avec une partie qui ne croit pas au respect mutuel et qui se vante des agressions militaires contre l’Iran n’a aucune justification logique », a-t-il déclaré, faisant référence à l’agression américano-israélienne de 12 jours contre l’Iran en juin dernier juste avant le sixième cycle de négociations nucléaires prévu entre l’Iran et l’administration Trump en vue de trouver une alternative à l’accord nucléaire de 2015.
Le 18 novembre, Donald Trump a déclaré aux journalistes à la Maison-Blanche qu’il pensait que Téhéran était prêt à conclure un accord. S’exprimant aux côtés du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, il a déclaré : « Je suis tout à fait ouvert à cette possibilité, nous sommes en discussion avec eux et nous entamons un processus. »
« Ce serait une bonne chose de conclure un accord avec l’Iran », a-t-il dit laissant entendre que le soutien saoudien pourrait faciliter les négociations.
Téhéran a fustigé l’approche politique de l’AIEA concernant son programme nucléaire
Ce mercredi 19 novembre, la mission permanente de la République islamique d’Iran auprès des organisations internationales à Vienne a publié une note concernant le dernier rapport du directeur général de l’agence, Rafael Grossi, affirmant que le Conseil des gouverneurs de l’AIEA a adopté une approche politique à l’égard du programme nucléaire iranien.
Dans une note intitulée Accord de garantie du TNP avec la République islamique d’Iran, la mission de la RII a fait part de l’impact de l’agression illégale et non provoquée des États-Unis et d’Israël contre l’Iran sur la situation, notamment sur les procédures de mise en œuvre de l’Accord de garantie généralisée (sigle anglais : CSA).
Cependant, peut-on lire dans le texte, le directeur général de l’AIEA n’a pas condamné les actes d’agression israélo-américains contre les installations nucléaires iraniennes placées sous la supervision de l’agence nucléaire onusienne, même si ces frappes ont rendu plus complexes les inspections de l’Agence elle-même.
Dans cette note, la mission permanente de l’Iran a déploré le fait que ni l’AIEA ni son directeur général ne donnent suite à la demande de l’Iran visant à condamner et agir contre l’agression, conformément aux résolutions 533 et 444 de la Conférence générale, ainsi qu’au Statut de l’Agence internationale de l’énergie atomique.
Livraisons d’armes de l’OTAN destinées à l’Ukraine détournées vers Israël
Les livraisons de TNT à destination de l’Ukraine en provenance de ses alliés de l’OTAN ont été perturbées, les fournitures étant détournées vers Israël pour sa guerre génocidaire contre la bande de Gaza, a révélé le journal ukrainien The Kyiv Independent, citant un rapport publié mardi 18 novembre par l’organisation Mouvement de la jeunesse palestinienne.
Des munitions censées être livrées à l’Ukraine, mais dont, une partie — d’une valeur de 147 millions de dollars — a été réservée à Israël après une décision du gouvernement américain, en décembre 2023.
« Des dizaines de milliers de ces bombes et obus d’artillerie ont été exportés par les États-Unis vers Israël, où ils ont été largement utilisés lors de la guerre dans la bande de Gaza », indique le rapport.
Le Hamas récuse une frappe israélienne contre un de ses centres au Liban
Le Hamas affirme qu’une frappe aérienne meurtrière sur le plus grand camp de réfugiés palestiniens du Liban a tué plusieurs civils non armés et rejette les allégations israéliennes selon lesquelles l’attaque visait l’un des centres d’entraînement du groupe de résistance.
Une frappe israélienne contre le camp d’Aïn al-Hilweh, près de Saïda, dans le sud du Liban, mardi soir, a fait au moins 14 morts et plusieurs blessés, dont des écoliers, selon le ministère libanais de la Santé.
Des témoignages locaux ont décrit des scènes macabres, avec des corps démembrés éparpillés près de la mosquée Khalid Ibn al-Walid, tandis que les blessés étaient transportés d’urgence vers les hôpitaux de Saïda.
L’attaque visait un « camp d’entraînement du Hamas » servant à planifier et à mener des attaques a prétendu l’armée du régime israélien qui recourt systématiquement à ce genre d’allégations sans fondement.
Président du Niger : la France a décidé de mener une guerre totale contre nous
Lors de sa visite aux camps des zones de défense n°3 et n°6 dans la région de Maradi, le président du Niger, Abdourahamane Tiani a rendu hommage aux efforts des Forces de défense et de sécurité de son pays et a évoqué des manœuvres sournoises occidentales visant les infrastructures pétrolières nigériennes.
En présence des militaires, il a rendu hommage aux efforts des Forces de défense et de sécurité (FDS) qui ont valu « un temps d’accalmie » au peuple nigérien, le chef de l’État a pointé des manœuvres sournoises planifiées par la France contre le pays, et en particulier dans la zone frontalière entre Katsina et Gobir, visant les installations d’hydrocarbures.
« C’est une guerre totale que la France a décidé de nous livrer, parce que nous avons choisi de prendre notre destin en main », a accusé le président nigérien, ajoutant qu’« aucune puissance étrangère ne versera son sang pour défendre les Nigériens : c’est aux Nigériens eux-mêmes de protéger leur terre ».
Le président Tiani a salué les sacrifices des FDS face aux menaces et aux agressions des groupes armés, démontrant que le Niger ne cédera aucun millimètre de son territoire.
Dans sa tournée à travers le pays, notamment à Arlit, Zinder et Dosso, le chef de l’État a réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir les forces armées.
« Derrière chaque soldat se tiennent son épouse et l’ensemble du peuple nigérien. L’État continuera à vous soutenir pour que vos missions connaissent de plus en plus de succès », a-t-il affirmé, assurant que l’État continuera à soutenir pleinement les forces déployées, non seulement par la fourniture d’équipements et de formation, mais aussi par l’accompagnement moral et institutionnel.
Plus tôt en novembre, le président du Niger, Abdourahamane Tiani, avait condamné le soutien apporté aux groupes armés dans le Sahel par les pays occidentaux. Il avait fait cette déclaration lors d’une visite au camp militaire Agali, dans la région de Dosso. Il avait accusé des puissances occidentales, dont la France, de mener une guerre indirecte contre la Confédération des États du Sahel (AES). Il avait à l’époque évoqué un vaste complot impliquant des États voisins, des services de renseignement étrangers et des parties internationales, œuvrant pour faire échouer le projet confédéral sahélien.
Attaques armées et enlèvements au Nigeria : des fidèles tués et des écolières kidnappées
Au Nigeria, les attaques meurtrières des derniers jours et des enlèvements massifs illustrent les défis sécuritaires auxquels ce pays africain fait face et rappellent que la crise reste incontrôlable. En l’espace de deux jours, des hommes armés ont attaqué une église évangélique dans le Centre, et un lycée pour filles dans le Nord-Ouest, faisant plusieurs morts.
Dans la nuit du mardi 18 novembre, des hommes armés ont pris d’assaut une église, dans la ville d’Eruku, dans l’État de Kwara, tuant au moins trois personnes et enlevant le pasteur ainsi que plusieurs fidèles, a annoncé mercredi la police du Nigeria.
L’attaque a été filmée par une caméra de l’église qui enregistrait la messe. La vidéo, qui a suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux où elle a été diffusée, montre une vingtaine de fidèles interrompant leurs prières au son de détonations d’armes à feu provenant de l’extérieur de l’église. Des cris d’enfants y sont entendus.
Ensuite, un homme armé chasse les fidèles cachés derrière des rideaux et des meubles de l’église tandis que plusieurs autres dérobent les sacs et les effets personnels abandonnés sur les bancs, pendant que les tirs se poursuivent.
« Les policiers, en collaboration avec des vigiles, ont rapidement réagi aux coups de feu provenant de la périphérie de la ville, ce qui a poussé les malfaiteurs à s’enfuir dans la brousse », a expliqué la police de l’État de Kwara dans un communiqué diffusé dans la nuit.
Pour sa part, le gouverneur de l’État de Kwara, AbdulRahman AbdulRazaq, a demandé que des renforts de sécurité supplémentaires soient déployés de toute urgence.
Le fléau des enlèvements
Au cours de la décennie écoulée, les écoles du nord du Nigeria sont devenues des cibles privilégiées des groupes armés, qui procèdent souvent à des enlèvements afin d’obtenir des rançons ou de négocier avec le gouvernement.
Lundi encore, un enlèvement massif d’élèves a été perpétré, dans la nuit du 16 au 17 novembre, dans l’État de Kebbi par un gang criminel, faisant un mort et un blessé.
La police nigériane a annoncé le meurtre du directeur adjoint de l’école secondaire publique pour filles de Maga et l’enlèvement de 25 lycéennes par des hommes armés. Un agent de sécurité a également été blessé. Les assaillants ont envahi l’établissement, échangé des tirs avec les policiers en poste, puis ont escaladé la clôture pour pénétrer dans les dortoirs et enlever de force plusieurs jeunes filles, ensuite emmenées dans la brousse.
Une équipe composée de policiers, soldats et milices civiles a été déployée et passe au peigne fin les itinéraires empruntés par les bandits et la forêt voisine afin de retrouver les élèves et d’arrêter les auteurs de cet « acte ignoble », a déclaré la police de Kebbi.
Les forces armées nigérianes sont toujours à la recherche de la vingtaine de lycéennes kidnappées.
À ce propos, le commissaire à l’information de l’État de Kebbi, Alhaji Yakubu Ahmed a indiqué que l’une des lycéennes a pu s’échapper lorsqu’elle a été traînée de force, il en reste donc 24 pour le moment.
Provinces côtières des pays riverains de la Caspienne; coopération économique et environnementale
Les participants à la première réunion des gouverneurs des provinces côtières des pays riverains de la mer Caspienne ont appelé à élargir la coopération économique, à améliorer les infrastructures de transport et à renforcer la protection environnementale de cette zone stratégique.
Cette conférence de deux jours, intitulée La Caspienne, pont d’amitié et de développement régional, s’est tenue du 18 au 19 novembre 2025 dans la ville de Rasht, capitale de la province de Guilan, dans le nord de l’Iran.
L’événement était organisé par le gouverneur de la province de Guilan et a réuni des gouverneurs, de hauts responsables régionaux ainsi que des représentants des régions côtières de l’Iran, du Kazakhstan, de la République d’Azerbaïdjan, de la Russie et du Turkménistan.
Au deuxième jour de la conférence, les participants ont échangé sur divers sujets avant de faire le déplacement jusqu’à la province de Guilan et en évaluer les capacités logistiques et touristiques. Ils ont aussi visité différentes régions de la province, notamment la ville portuaire d’Anzali, ainsi que la zone franche de la Caspienne.
L'Iran avertit que l'adoption par l'ONU de la résolution américaine sur Gaza rend légitime l'occupation
L'Iran a critiqué une résolution rédigée par les États-Unis et adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU, qui impose un mécanisme de tutelle étrangère sur la bande de Gaza, avertissant qu'elle porterait atteinte aux droits fondamentaux du peuple palestinien.
Dans un communiqué publié mardi, le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué que les rédacteurs de la résolution avaient « délibérément ignoré » le rôle central de l'ONU et des résolutions antérieures concernant la Palestine.
La résolution 2803, adoptée lundi, approuve la création d'une « Force internationale de stabilisation (FIS) » à Gaza, selon un plan en 20 points élaboré par le président américain Donald Trump, visant à mettre fin à la guerre génocidaire menée depuis deux ans par Israël contre les Palestiniens dans ce territoire assiégé.



















