تقي زاده
Al Thani : Le monde doit mettre fin à la politique du deux poids, deux mesures envers Israël
Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères qatari, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, a qualifié l’attaque israélienne de la semaine dernière contre Doha de « terrorisme d’État », exhortant la communauté internationale à cesser d’appliquer la politique du deux poids, deux mesures et à punir Israël pour ses crimes.
Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani a fait ces remarques lors d’un discours prononcé dimanche 14 septembre, dans le cadre d’une réunion préparatoire du sommet arabo-islamique à Doha, en réponse aux frappes israéliennes contre les dirigeants du mouvement de résistance palestinien Hamas dans la capitale qatari le 9 septembre.
« La violation continue du droit international par Israël est manifeste dans l’attaque contre Doha et elle peut être qualifiée de terrorisme d’État », a-t-il déclaré, ajoutant que l’agression israélienne nuirait à la voie de dialogue.
Le haut responsable qatari a pourtant insisté que les pratiques israéliennes ne parviendront pas à freiner les efforts de médiation déployés par le Qatar auprès de l’Égypte et des États-Unis dans le but de mettre fin à la guerre à Gaza.
Mardi 9 septembre, le régime israélien a lancé des missiles sur un quartier résidentiel de Doha, ciblant les dirigeants du Hamas, qui s’étaient, en effet, réunis pour discuter d’une proposition de cessez-le-feu à Gaza présentée par le président américain Donald Trump.
Les forces yéménites lancent une nouvelle attaque de drone sur l'aéroport israélien de Ramon
Les forces armées yéménites ont mené une nouvelle opération de drone contre des cibles israéliennes dans les territoires occupés, en soutien aux Palestiniens de la bande de Gaza, dans le contexte de la guerre génocidaire qui ravage ce territoire assiégé.
Dans un communiqué publié dimanche 14 septembre, l’armée du régime sioniste a indiqué que les forces yéménites avaient lancé un drone en direction de l’aéroport de Ramon, près de la ville Eilat. Elle a également prétendu avoir « intercepté » ce drone.
Dans ce droit fil, les médias en hébreu ont indiqué que des sirènes d’alerte avaient été activées dans le campement de Be'er Ora, à proximité de l’aéroport.
Cette attaque survient moins d’une semaine après que l’armée yéménite a revendiqué une série de frappes de drones contre l’aéroport international Ben Gourion de Tel-Aviv, l’aéroport de Ramon et une installation sensible de la ville de Dimona, dans le désert du Néguev, à l’aide de trois engins de fabrication locale.
Le porte-parole de l’armée yéménite, le général de brigade Yahya Saree, a annoncé, dans un discours télévisé le 8 septembre, que l’opération avait atteint ses objectifs.
France : les agriculteurs dénoncent un flot des importations internationales qui ne servent pas les intérêts des Français
Dans une interview avec le Journal du Dimanche (JDD), Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, premier syndicat agricole français, a interpellé le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu et appelé à la mobilisation « contre le traité du Mercosur et des importations qui ne servent pas les intérêts des Français ».
Dans une interview publiée ce dimanche 14 septembre, Arnaud Rousseau, président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) a appelé à une « grande journée d’action » le 25 septembre « dans tous les départements ». Il est, toutefois, à noter que la mobilisation est prévue en réalité le vendredi 26 septembre par la FNSEA ; bien que son président ait évoqué le jour précédent, dans son entretien.
Cette mobilisation se fera contre « le Mercosur, les taxes imposées par Donald Trump et le flot des importations internationales qui ne respectent pas les normes qui sont les nôtres », explique le dirigeant. « À l’image des œufs ukrainiens : tous ces produits qui entrent sur notre territoire et que nous ne voulons pas voir dans nos assiettes, car ils sont dangereux pour la santé et pour l’environnement ! », poursuit-il.
Soudan : des frappes de drones visent des positions militaires et des infrastructures civiles dans le sud
Des attaques de drones menées par les paramilitaires ont visé dimanche des positions de l’armée et des infrastructures civiles dans le sud du Soudan.
Les frappes de dimanche ont visé le quartier général de la 18ᵉ division de l’armée soudanaise, ainsi que des dépôts de carburant sur la rive ouest du Nil, à l’est de la ville de Kosti, contrôlée par l’armée, dans l’État du Nil Blanc selon des sources militaires.
D’autres frappes ont été menées contre la base aérienne et l’aéroport de Kenana, situés au sud-est de Kosti, et la centrale électrique d’Oum Dabakir, à l’est de la ville.
Des témoins présents à Kosti ont fait état de puissantes explosions retentissant pendant les attaques, dont la responsabilité n’a pas été immédiatement revendiquée.
L'armée israélienne mène une incursion terrestre dans le sud de la Syrie
Les forces israéliennes ont mené une invasion terrestre dans la province de Deraa, située au sud-ouest de la Syrie, et ce malgré les discussions en cours concernant ce que les responsables syriens ont présenté comme un « accord de sécurité ».
L’agence de presse syrienne SANA a rapporté que cette incursion s’est produite dimanche 14 septembre, précisant que les troupes israéliennes ont également mené des raids dans les localités de Saysoun et Jamlah. Ces zones sont situées à proximité de la ligne de cessez-le-feu établie en 1974, laquelle sert de frontière de facto entre les deux parties.
Cette escalade intervient dans un contexte où Israël poursuit par ailleurs ses raids aériens sur plusieurs sites de la capitale syrienne, Damas.
La dernière incursion terrestre survient précisément un jour après l’annonce faite par le président autoproclamé de la Syrie, Abou Mohammed al-Jolani, concernant l’ouverture de discussions avec Israël pour rétablir l’accord de 1974, établi après la guerre de 1973 entre les deux parties.
Dégradation de la note souveraine française: les réactions politiques s'enchaînent
La dégradation de la note de la France par l’agence de notation Fitch n'est pas allée non sans provoquer des réactions politiques différentes. Si Marine Le Pen (RN) a fustigé « l’incompétence toxique» du macronisme, Jean-Luc Mélenchon (LFI) a pour sa part appelé à «en finir avec la Macronie et ses politiques nuisibles ».
La note souveraine française a été abaissée vendredi soir par l'agence de notation Fitch. Elle est passée de AA- à A+. La France se voit sanctionnée pour son instabilité politique persistante, couplée à des incertitudes budgétaires qui contrarient l'assainissement des comptes publics très dégradés.
« Bayrou a provoqué la note Fitch en dévalorisant la France comme Premier ministre pendant 15 jours. Il faut en finir avec la Macronie et ses politiques nuisibles pour la France et son peuple », a lancé ce 13 septembre sur X le leader de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon.
Un message faisant référence aux multiples interventions alarmistes de François Bayrou, au cours de l’été, sur l’état des finances publiques.
L'Institut Weizmann, dévasté par les récentes frappes iraniennes, est confronté à un isolement croissant à l'échelle internationale
Les récentes frappes de missiles iraniennes menées en juin dernier en réponse à la guerre des 12 jours imposée par le régime sioniste, ont dévasté l’Institut Weizmann d'Israël, détruisant 50 laboratoires.
Dans une interview accordée à la chaîne israélienne Channel 12, le directeur du Conseil scientifique de l'Institut Weizmann d'Israël, a révélé que le centre de recherche avait subi de lourdes destructions lors des représailles iraniennes et qu'il était désormais confronté à un isolement croissant de la part de la communauté universitaire internationale.
Davidzon a déclaré que l'institut avait été frappé directement par deux missiles iraniens, causant « d'énormes dégâts aux capitaux, aux matériaux et aux résultats expérimentaux, qui ne peuvent être reproduits ».
Il a confirmé que 50 laboratoires avaient été entièrement détruits, laissant de nombreux étudiants et chercheurs sans équipement ni résultats pour poursuivre leurs travaux.
Ailleurs dans ses remarques, Davidzon a souligné que l'Institut, longtemps perçu comme l'une des institutions scientifiques israéliennes les plus connectées à l'international, est désormais de plus en plus boycotté par les universités et les centres de recherche étrangers.
« Tout ce qui a été construit au fil des décennies s'effondre à cause de la guerre à Gaza », a-t-il déclaré. « Même nos amis proches nous disent qu'ils ne peuvent plus travailler avec Weizmann. »
Crise politique en France : les mauvais sondages se suivent et se ressemblent pour l’exécutif
Le nouveau Premier ministre français Sébastien Lecornu demeure mal vu dans l’opinion publique depuis son arrivée à Matignon, tandis qu’Emmanuel Macron est, lui, en chute libre, ce qui témoigne de la défiance envers le nouveau couple exécutif.
Un dernier baromètre Ipsos/BVA pour La Tribune Dimanche révèle que le nouveau locataire de Matignon ne recueille pas les faveurs des Français et que la très forte défiance à l’encontre d’Emmanuel Macron se confirme.
Le taux d’opinions défavorables des Français à l’égard de Sébastien Lecornu est de 40 %. Ce dernier bénéficie cependant du doute, au regard des 74 % d’opinions défavorables de François Bayrou en juillet dernier.
Avec seulement 16 % d’opinions favorables (contre 40 % d’opinions défavorables), le Premier ministre fait en effet moins bien que son prédécesseur François Bayrou (20 %) lors de sa nomination et il est même nettement distancé par Gabriel Attal (37 %), Michel Barnier (34 %) et Élisabeth Borne (27 %).
De plus, 60 % des Français pensent qu’il ne parviendra pas à un compromis avec des partis de l’opposition, dont le PS, pour faire adopter le budget 2026.
« La différence fondamentale, c’est que Sébastien Lecornu n’est pas très connu; les Français n’ont donc pas d’opinion suffisamment construite sur lui », estime Mathieu Gallard, directeur d’études chez Ipsos France.
Larijani appelle les États musulmans à prendre des mesures communes contre la folie d’Israël
Dans un message publié ce samedi 13 septembre sur X, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de la République islamique d’Iran (CSSN), Ali Larijani, a appelé les pays musulmans à former « un quartier général conjoint des opérations » pour contrer la folie du régime israélien à l’encontre du peuple palestinien.
Le plus haut responsable sécuritaire de la RII a affirmé qu’une telle décision suffirait à inquiéter le « maître » de cette entité, en faisant référence au président américain Donald Trump.
Dans son poste, il a ajouté que cette mesure contraindra le président des États-Unis à modifier promptement ses directives au régime israélien sous le prétexte de « rétablir la paix dans le monde » et de remporter le « prix Nobel » !
M. Larijani a écrit que les pays musulmans n’avaient jusqu’à présent rien fait pour les musulmans affamés et opprimés en Palestine et doivent prendre au moins une décision, même modeste, pour éviter leur propre annihilation.
Les relations entre l'Iran et la Tunisie témoignent de l'engagement de Téhéran à élargir ses « liens forts avec le monde musulman »
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que les relations entre l’Iran et la Tunisie constituaient un « exemple brillant » de l’engagement de Téhéran à élargir ses liens forts avec le monde musulman sur la base « d’intérêts communs et du respect de la souveraineté nationale ».
Araghchi a fait ces déclarations dans une note intitulée « Des liens indestructibles ; vers un avenir commun pour l’Iran et la Tunisie » publiée dans les médias tunisiens.
La publication fait suite à sa visite dans le pays d’Afrique du Nord, où il a rencontré le président Kais Saied et le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti pour discuter de questions bilatérales.
La Tunisie, a-t-il déclaré, occupe une « position élevée et spéciale » dans la politique étrangère de l’Iran, notant que les liens entre les deux pays, qui sont enracinés dans l’histoire, sont basés sur « la fraternité, le respect mutuel, de profondes similitudes religieuses et culturelles et des objectifs internationaux communs ».



















