تقي زاده

تقي زاده

Les forces d'occupation israéliennes poursuivent leurs offensives contre la bande de Gaza, en dépit d’un cessez-le-feu annoncé en octobre 2025, blessant plusieurs Palestiniens, dont des enfants à travers la bande assiégée.

Un Palestinien a été tué par les forces d'occupation israéliennes à l’est de Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, tandis qu’un enfant a été blessé par des tirs de mitrailleuse depuis une grue, dans la rue Yafa, dans le quartier d’al-Tuffah, à l’est de la ville de Gaza, ce samedi 8 août, a rapporté la chaîne d'information libanaise Al Mayadeen.

Quatre autres personnes ont également été blessées, dont certaines grièvement, par des tirs de chars israéliens près de la route régionale, dans le village d'al-Mawasi du gouvernorat de Rafah.

Dans le sud de Khan Younès, une jeune fille de 13 ans a été blessée par des tirs des forces israéliennes depuis des véhicules militaires tandis que trois personnes ont été blessées dans la localité de Hamad, dans le nord.

Des véhicules militaires israéliens ont par ailleurs ouvert le feu sur la périphérie nord du camp de réfugiés d’al-Bureij, dans le centre de la bande de Gaza.

Israël a tué plus de 73 000 personnes à Gaza

Le ministère de la Santé de Gaza affirme que deux Palestiniens ont été tués et six autres blessés et hospitalisés au cours des dernières 48 heures, à la suite des attaques israéliennes.

Le ministère a précisé que de nombreuses dépouilles se trouvaient toujours sous les décombres ou sur les routes, tandis que les ambulances et les équipes de la Défense civile demeuraient dans l’incapacité de les atteindre. Une situation qui témoigne de l’ampleur de la crise humaine qui prévaut dans l’ensemble de la bande assiégée.

 

Téhéran n’assouplira pas les restrictions imposées au transit par le détroit d’Ormuz tant que Washington ne changera pas véritablement son comportement, a fait savoir le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de la République islamique d’Iran (CSSN), Mohammad Bagher Zolghadr, dans un message publié ce samedi 8 août.

D’après ses termes, le CSSN ne fait aucune concession susceptible de porter atteinte aux droits du peuple iranien, que ce soit dans la guerre ou dans les négociations.

Dans son message diffusé à l’occasion de la Journée nationale du journaliste, M. Zolghadr a énuméré six conditions principales que l’Iran considère comme indispensables à la réouverture du détroit d’Ormuz, parmi lesquelles figurent l’engagement des États-Unis à s’abstenir de menacer ou d’insulter les croyances sacrées de la nation iranienne, la cessation définitive de toute agression contre l’Iran et ses alliés régionaux, à savoir l’Irak, le Liban, la Palestine et le Yémen, la levée du blocus naval et de toutes les sanctions, le retrait des forces américaines des zones proches de l’Iran, le déblocage des avoirs iraniens gelés, ainsi que le versement de réparations pour les dommages résultant des deux guerres d’agression.

Le secrétaire du CSSN a affirmé que ces conditions correspondent aux revendications exprimées par des millions d’Iraniens descendus dans les rues pour soutenir leur gouvernement et leur pays depuis le début de l’agression, le 28 février.

 

Le porte-parole de l’armée iranienne affirme que l’ordre iranien dans le détroit d’Ormuz est irréversible, avertissant que les États-Unis n’ont d’autre choix que d’accepter la situation actuelle. 

Le général de brigade Mohammad Akraminia a déclaré, ce samedi 8 août, qu’un ordre iranien régissait actuellement cette voie maritime stratégique et que les forces armées resteraient fermement engagées à le stabiliser.

« Aujourd’hui, un ordre iranien prévaut dans le détroit d’Ormuz, et les forces armées de la République islamique d’Iran maintiendront leur position jusqu’à ce que cet ordre soit pleinement consolidé », a-t-il déclaré.

« L’ordre iranien régissant le détroit d’Ormuz est irréversible et les États-Unis n’ont d’autre choix que d’accepter la situation actuelle ; sinon, ils encourront des coûts bien supérieurs à ceux qu’ils ont connus par le passé. », a prévenu le général iranien.

Larry Sanger remet en cause l’impartialité de Wikipédia et affirme que des acteurs étatiques, financiers et privés sont impliqués, depuis des années, dans la manipulation de certains contenus. Le cofondateur de la plateforme cite notamment la CIA et estime que l’anonymat des contributeurs a facilitée des interventions qui sont, toutefois, difficiles à identifier, à contrôler et à mesurer.

« Ce que nous pouvons établir comme un fait, sur la base de toutes sortes de preuves, c’est que la CIA, le service de renseignement américain, a déjà modifié Wikipédia », dévoile-t-il, lors d’un entretien accordé au quotidien allemand Berliner Zeitung.

M. Sanger alerte que le système d’édition anonyme a facilité ce type d’intervention en compliquant l’identification des personnes et des intérêts à l’origine de certaines modifications.  

D’après le développeur américain, des entreprises spécialisées dans la gestion de crise ont simultanément instrumentalisé la plateforme numérique. Par exemple, Wiki-PR a généré des millions de dollars en modifiant des articles d’encyclopédie pour le compte de ses clients.

À évoquer que Sanger avait participé avec Jimmy Wales au lancement de Wikipédia en 2001, avant de quitter le projet l’année suivante. Depuis, il critique régulièrement le fonctionnement de l’encyclopédie, qu’il accuse de s’être éloignée de son principe initial de neutralité. Il affirme également que des acteurs disposant d’importants moyens financiers orientent depuis longtemps certains contenus.

« Ceux qui sont prêts à payer pour diriger les articles de Wikipédia dans une certaine direction le font depuis de nombreuses années. Nous ne connaissons tout simplement pas l’ampleur de ce phénomène », met-il en garde.

Ses critiques dépassent les cas de la CIA ou de Wiki-PR. Se référant à des informations publiées par le Bureau du Journalisme d’Investigation, il évoque que Portland Communications avait réécrit des pages sur Wikipédia concernant des gouvernements étrangers, des milliardaires et des fonds souverains, y compris des actifs liés au Qatar et à la Libye.

Par ailleurs, la couverture du génocide en cours à Gaza fait l’objet d’intenses combats éditorialistes, vu que les factions administratives dominantes contrôlent strictement les paramètres narratifs et excluent les points de vue géopolitiques alternatifs.

Cette infiltration dans Wikipédia menace non seulement l’impartialité des informations concernant les faits passés, mais elle influence gravement aussi les contenus à concevoir dans le futur, dans une ère où l’intégration de l’intelligence artificielle s’accélère.

La catastrophe provient du fait que des systèmes comme Grokipedia d’Elon Musk et les principaux moteurs de recherche intègrent directement les données de Wikipédia pour entraîner leurs modèles de langage. Cependant, ces modèles d’IA ne développent pas de capacités de vérification indépendantes, mais reproduisent strictement leurs données déjà manipulées.

 

Le président iranien Massoud Pezeshkian a assuré que le peuple iranien restera jusqu’au bout derrière la décision prise par le Leader de la Révolution islamique et commandant en chef des forces armées iraniennes, l’Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei.

S’exprimant ce samedi 8 août lors d’une conférence de presse M. Pezeshkian a rendu hommage au Leader martyr de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi qu’aux personnes tuées lors de la récente agression américano-israélienne.

« Les commandants de guerre savent mieux que vous et moi s’il faut combattre ou non. Ils connaissent leurs propres capacités. C’est le Leader qui décide et, quelle que soit la décision qu’il prendra, nous resterons à ses côtés jusqu’au bout », a déclaré M. Pezeshkian.

 

La réouverture du détroit d’Ormuz dépendra de l’acceptation totale par les États-Unis des conditions de l’Iran et de la fin de l’ingérence américaine dans les négociations régionales, a affirmé le général de brigade Hossein Mohebi, porte-parole du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI).

S’exprimant ce samedi 8 août, lors d’une cérémonie dans la ville méridionale de Bandar Abbas, à l’occasion de la Journée nationale du Journaliste, le général Hossein Mohebi a déclaré : « La réouverture du détroit d’Ormuz est soumise aux mécanismes et conditions spécifiques de la République islamique d’Iran et ne concerne en rien les négociations entre l’Iran et Oman ».

« Pour nous, le détroit d’Ormuz n’est pas simplement une voie navigable économique ; mais un élément de notre puissance géopolitique et stratégique », a poursuivi le général iranien, promettant que le détroit ne serait ouvert qu’une fois les conditions de l’Iran acceptées.

Les États-Unis doivent cesser de s’ingérer dans les négociations régionales, a déclaré le haut responsable avant de revenir sur les conséquences de la guerre et son impact sur les marchés mondiaux, décrivant un changement majeur dans la dynamique du pouvoir dans les conflits modernes.

 

Le récent décès d’un détenu salvadorien dans un centre de détention de la police américaine de l’immigration s’ajoute à un bilan déjà alarmant. Au moins 56 personnes seraient mortes après leur arrestation par l’ICE depuis janvier 2025, soit presque autant que durant les sept années précédentes.

La situation est d’autant plus préoccupante qu’elle illustre un phénomène qui a pris une ampleur nationale depuis le retour de Donald Trump au pouvoir en janvier 2025. Il avait fait de la lutte intensive contre l’immigration l’un des principaux chevaux de bataille de sa campagne.

Et pour cause : en moins de deux ans, au moins 56 personnes interpellées par l’ICE sont décédées, soit presque autant que durant l’ensemble des sept années précédentes. Parmi ces 56 décès, 49 sont survenus dans des centres de détention pour migrants.

Entre 2018 et 2024, environ huit personnes arrêtées par la police américaine de l’immigration mouraient en détention chaque année. Entre le 20 janvier et le 3 août 2026, cette macabre moyenne est grimpée à 28 décès par an.

Les États-Unis n’avaient pas connu de chiffres comparables depuis 2020. La crise du Covid-19 avait alors durement touché les populations migrantes détenues dans les centres de l’ICE. La gestion de la pandémie par la première administration Trump avait été très largement critiquée et les services chargés de la répression de l’immigration illégale avaient eux aussi essuyé de nombreuses critiques. Au total, 18 migrants détenus avaient perdu la vie en 2020, dernière année du premier mandat de Donald Trump.

Depuis son retour à Washington en 2025, le bilan est sans appel. Au terme de sa première année, 33 personnes interpellées, arrêtées ou détenues par l’ICE avaient perdu la vie. En 2026, le sinistre décompte s’élève déjà à 23 morts alors que le mois d’août ne fait que commencer.

L’augmentation des arrestations de migrants au cours des deux dernières années peut certes entraîner mécaniquement une hausse du nombre de décès parmi les personnes détenues. Mais les statistiques témoignent également d’une augmentation drastique du taux de mortalité dans les centres de détention.

« Alors que la population en détention a augmenté de près de 80 %, le nombre de décès, lui, a plus que triplé. Le taux de mortalité a augmenté de 140 % », rapporte Brian Root, responsable à Human Rights Watch (HRW). Les conditions de détention particulièrement difficiles et le manque d’accès aux soins seraient notamment en cause.

 

En condamnation de la doctrine militaire des États-Unis, le président iranien a choisi l’anniversaire des bombardements atomiques américains des deux villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki pour rejeter la mentalité politique sous-jacente à Washington affirmant qu’une rhétorique similaire continue, aujourd’hui encore, de constituer une menace pour les nations souveraines et les infrastructures civiles.

Il y a quatre-vingt-un ans, les États-Unis employaient deux bombes nucléaires contre le Japon, le 6 août 1945 à Hiroshima et le 9 août 1945 à Nagasaki. Ces bombardements, épisodes ultimes de la Seconde Guerre mondiale, marquent le premier usage d’armes nucléaires en temps de guerre.

Le 6 août 1945, un bombardier B-29 américain larguait « Little Boy » sur Hiroshima, tuant 140 000 personnes environ. Trois jours plus tard, un second bombardement atomique faisait 70 000 victimes. L'énorme bombe au plutonium « Fat Man » sera déposée sur un chariot sur l'île de Tinian avant d'être chargée sur un B-29 Bockscar puis larguée sur la ville japonaise de Nagasaki. Ces chiffres incluent les personnes ayant survécu aux explosions initiales, mais décédées ultérieurement, à cause de leur exposition aux radiations.

Dans un message publié ce samedi 8 août sur la plateforme de médias sociaux X, Massoud Pezeshkian a qualifié les frappes nucléaires de 1945 de « parmi les plus grands crimes contre l’humanité ».

« Ceux qui rejettent cette horreur doivent également condamner la même mentalité qui règne à Washington et qui menace aujourd’hui d’anéantir des nations et de détruire des infrastructures civiles », a-t-il écrit, concluant son message en martelant : « Plus jamais ça ».

 

L’Iran appelle à la plus grande convergence et à une coopération régionale accrue des pays musulmans, insistant sur la nécessité de s’appuyer sur les capacités régionales pour exclure toute ingérence étrangère.

« Lorsque les musulmans s'unissent, nous pouvons affronter de front tous les défis posés par des acteurs extérieurs malveillants », a écrit vendredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dans un message sur X.

« Il est temps de compter sur nous-mêmes et d'adopter une véritable fraternité », a-t-il ajouté. 

Les déclarations de M. Araghchi interviennent alors que la République islamique d’Iran continue de prôner une approche régionale de la sécurité dans le golfe Persique, plutôt que de s’appuyer sur des puissances militaires extérieures.

Vendredi également, Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, a souligné que la sécurité dans le golfe Persique devait être assurée par les pays de la région eux-mêmes, avec la participation de tous les États régionaux.

Les responsables iraniens ont salué le rôle des journalistes dans la lutte contre la désinformation et la guerre psychologique, soulignant l’importance des médias dans la préservation de la conscience publique et de l’unité nationale.

Le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholam-Hossein Mohseni-Ejei, a déclaré samedi, dans un message marquant la Journée nationale des journalistes, que les journalistes engagés s’étaient tenus aux côtés du pays pendant les jours les plus difficiles de l’année écoulée.

« Des journalistes engagés à travers le pays, faisant preuve de courage et de sens des responsabilités, ont préservé les frontières de la connaissance publique et de la cohésion nationale et, sur le front de la guerre cognitive, ont fait face aux tentatives de l’ennemi visant à déformer la réalité, diffamer et semer la division », a déclaré M. Ejei.

« À l’heure où le monde entier, empreint d’infidélité et d’arrogance, a imposé une guerre existentielle à notre Iran bien-aimé, l’importance du travail des journalistes est plus que jamais comprise », a-t-il ajouté.

Il est à rappeler que la Journée des journalistes en Iran est célébrée le 8 août, en mémoire du journaliste Mahmoud Saremi, tué lors de l’attaque terroriste du 8 août 1998 contre le consulat général d’Iran à Mazar-e-Sharif, en Afghanistan.

« Un bastion pour la sauvegarde de la vérité »

Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a décrit les médias comme une ligne de front dans la défense de la vérité dans un message adressé à l’occasion de la Journée nationale des journalistes. 

« La plume est le prolongement de l’épée de la justice, et les médias sont un rempart pour la sauvegarde de la vérité », a déclaré M. Ghalibaf.