تقي زاده
Les ennemis savent que la moindre action contre l’Iran les exposera à une riposte encore plus dévastatrice (Général Pakpour)
Le commandant en chef du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) affirme que l’Iran doit doter ses missiles de la technologie furtive afin d’améliorer leur capacité à pénétrer le système antimissile israélien.
« Si nous parvenons à doter nos missiles de la technologie furtive, nous serons certainement en mesure d’accroître encore leur taux de pénétration à travers le bouclier de défense du régime sioniste », a déclaré dimanche 7 décembre le général de division Mohammad Pakpour, lors d’une cérémonie tenue à l’université militaire Imam Hossein à l’occasion de la Journée des étudiants.
Il a fait référence à l’agression israélo-américaine contre l’Iran à la mi-juin, soulignant qu’Israël et les États-Unis pensaient que le martyre de nos hauts commandants entraînerait une défaillance sur le terrain. « Mais c’était une grave erreur de calcul », a-t-il ajouté.
Le général Pakpour a expliqué qu’immédiatement après sa nomination, suite à l’assassinat de son prédécesseur, les forces du CGRI, en coopération avec l’armée de terre, ont lancé des contre-attaques intenses et décisives contre le régime sioniste.
Selon lui, Tel-Aviv pensait que l’Iran ne tirerait que cinq ou six missiles le premier jour de la guerre. Cependant, les forces armées ont immédiatement lancé des opérations de grande envergure, tirant une salve de drones et de missiles balistiques contre des cibles du régime sioniste.
Soulignant la fermeté de la riposte de Téhéran à l’attaque américaine contre trois installations nucléaires iraniennes, Pakpour a déclaré que, pendant les derniers jours du conflit, l’Iran avait décidé de répondre proportionnellement au nombre de bombes utilisées par les Américains.
« La dernière nuit de la guerre, la base aérienne d’Al-Udeid au Qatar, la base américaine la plus importante de la région, a été la cible de 14 missiles iraniens », a-t-il rappelé.
« La NSS sert avant tout les intérêts israéliens », dit le porte-parole du ministère iranien des A.E.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a qualifié la nouvelle Stratégie de sécurité nationale (NSS) des États-Unis de « document conçu essentiellement pour servir les intérêts du régime israélien ».
Baghaï s’est exprimé lors d’une conférence de presse dimanche, deux jours après la publication par l’administration Trump de sa « Stratégie de sécurité nationale 2025 ».
Il a estimé que la NSS mettait à nu les mêmes objectifs que les administrations précédentes ont longtemps poursuivis sous couvert des droits de l’homme et de la démocratie.
Le document de 33 pages indique que l’Asie de l’Ouest n’est plus la priorité stratégique absolue de Washington, qui reconnaît que son intérêt pour la région découle principalement de ses réserves énergétiques.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé que le document révélait deux objectifs fondamentaux de Washington pour l’Asie de l’Ouest : garantir son accès aux ressources énergétiques et assurer la sécurité du régime israélien.
Les États-Unis doivent reconnaître le droit de l'Iran à l'énergie nucléaire pacifique (Araghchi)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, affirme que les États-Unis n'ont toujours pas démontré leur volonté de mener de « véritables négociations sérieuses », réitérant que Washington doit d'abord reconnaître le droit de l'Iran à l'énergie nucléaire pacifique, en vertu du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).
Dans une interview exclusive accordée, samedi 6 décembre, à l'agence de presse japonaise Kyodo, le chef de la diplomatie iranienne a déclaré que les installations nucléaires de la République islamique avaient été « bombardées, détruites et gravement endommagées » lors de la guerre israélo-américaine non provoquée et illégale menée contre le pays en juin.
M. Araghchi a souligné que ces attaques constituaient « peut-être la plus grande violation du droit international » jamais commise contre une installation protégée et surveillée par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Les forces armées béninoises déjouent une tentative de coup d'État contre le président Talon
Cotonou s’est réveillée ce dimanche 7 décembre au son des détonations, quand un groupe de militaires a attaqué la résidence de Patrice Talon, alors qu’il s’y trouvait.
Les forces armées béninoises ont réussi à neutraliser une tentative de coup d’État contre le président béninois Patrice Talon au cours du week-end, ont indiqué les autorités.
Le ministre béninois de l’Intérieur, Alassane Seidou, a annoncé dimanche qu’un groupuscule de soldat avait été mis en échec dans sa tentative de prise de pouvoir dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
« Au petit matin de ce dimanche 7 décembre 2025, un groupuscule de soldats a engagé une mutinerie dans le but de déstabiliser l’État et ses institutions. Face à cette situation, les Forces armées béninoises et leur hiérarchie, fidèles à leur serment, sont restées républicains. Leur riposte a permis de garder le contrôle de la situation et de faire échec à la manœuvre », a déclaré le ministre dans sa courte allocution télévisée, avant d’appeler les populations à « vaquer normalement à leurs occupations ».
En novembre, 57 actes d’agression israéliens contre des journalistes palestiniens ont été recensés en Cisjordanie et à Gaza
Alors que la campagne génocidaire perpétrée par Israël à Gaza se poursuit malgré le cessez-le-feu, transformant l'enclave en un champ de ruines sous un déluge de bombes et un blocus total, le régime israélien intensifie une stratégie tout aussi systématique : réduire au silence, par la terreur et la violence, toute voix cherchant à documenter ses crimes de guerre contre le peuple palestinien.
Les forces israéliennes et des colons illégaux ont commis 57 violations et agressions contre des journalistes en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza au mois de novembre, a indiqué samedi 6 décembre le Syndicat des journalistes palestiniens (PJS).
Le syndicat a affirmé que ces violations reflètent « une escalade systématique continue visant à empêcher les équipes médiatiques d’accomplir leurs missions professionnelles ».
Dans son rapport mensuel, le Comité pour les libertés de la presse de l’organisation a précisé que ces violations incluent « des schémas dangereux visant directement le travail journalistique et mettant en péril la vie des journalistes ».
Les pertes de l'UE dues aux sanctions contre la Russie arrivent à près de 1 600 milliards d'euros
À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les mesures coercitives unilatérales célébrée le 4 décembre, la Russie a vivement critiqué les sanctions occidentales, affirmant que les Européens ont perdu 1 600 milliards d’euros, tout en échouant à déstabiliser l’économie russe.
Le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé dans un communiqué qu’entre 2022 et 2025, l’économie européenne a perdu jusqu’à 1 600 milliards d’euros à cause des sanctions anti-russes; tandis que l’économie russe a fait preuve d’une grande stabilité et d’une bonne capacité d’adaptation, rapporte l’agence de presse russe TASS, le 6 décembre.
Le communiqué a qualifié l’application de mesures coercitives unilatérales d’obstacle majeur à la formation d’un ordre mondial polycentrique juste et équitable. Le ministère russe a souligné que ces mesures constituent l’un des principaux instruments de la politique néocoloniale de l’Occident, dont l’objectif est de conserver une domination « qui lui échappe », de « priver les pays de la majorité mondiale de leur droit à un choix politique indépendant » et de « freiner leur développement technologique et industriel ».
En d’autres termes, l’Occident cherche à « continuer à vivre aux dépens des pays du Sud et de l’Est, en cherchant à les rendre obéissants à sa volonté », a noté le ministère russe des Affaires étrangères, ajoutant que la Russie « avec ses partenaires, membres responsables de la majorité mondiale, continue à lutter contre les mesures coercitives unilatérales illégitimes et les autres manifestations du néocolonialisme afin d’établir au plus vite une architecture multipolaire juste, libre du diktat des sanctions et de la contrainte ».
Israël a commis 57 violations et agressions contre des journalistes palestiniens en un seul mois de novembre (Rapport)
Les forces israéliennes et des colons illégaux ont commis 57 violations et agressions à l'encontre des journalistes en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza durant le mois de novembre 2025, a indiqué samedi 6 décembre, le Syndicat des journalistes palestiniens.
Le syndicat a affirmé que ces violations reflètent « une escalade systématique continue visant à empêcher les équipes médiatiques d’accomplir leurs missions professionnelles ».
Dans son rapport mensuel, le Comité pour les libertés de la presse de l’organisation a précisé que ces violations incluent « des schémas dangereux visant directement le travail journalistique et mettant en péril la vie des journalistes ».
Selon le rapport, deux journalistes ont été blessés par des balles réelles et des balles en plastique à Tulkarem et à Gaza, alors qu’ils couvraient des événements sur le terrain.
Le cessez-le-feu à Gaza reste incomplet sans un retrait total de l'armée israélienne (Premier ministre qatari)
Le Premier ministre qatari a réaffirmé samedi que le cessez-le-feu dans la bande de Gaza ne pourrait être considéré comme complet qu'après le retrait total des forces israéliennes de la zone.
Le cessez-le-feu en vigueur depuis près de deux mois dans la bande de Gaza ne sera pas complet tant que les troupes israéliennes ne se seront pas retirées du territoire palestinien, conformément au plan de paix soutenu par Washington et l'ONU, a déclaré samedi 6 décembre le Premier ministre qatari, médiateur dans ce conflit.
« Nous sommes maintenant à un moment critique… Nous ne pouvons pas encore considérer qu'il s'agit d'un cessez-le-feu, car celui-ci ne pourra être complet qu'après le retrait total des forces israéliennes et le retour à la stabilité à Gaza », a déclaré le Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdulrahman Al Thani, lors du Forum de Doha, une conférence diplomatique annuelle qui se tient dans la capitale de cet État du littoral du golfe Persique.
Israël tue deux Palestiniens à al-Khalil et intensifie ses raids en Cisjordanie
Deux jeunes Palestiniens ont été tués par les forces de l’armée israélienne lors d’une attaque à la voiture bélier visant un point de contrôle installé par le régime dans la ville d’al-Khalil, au sud de la Cisjordanie occupée.
Dans un communiqué publié samedi 6 décembre, l’armée israélienne a prétendu que ces deux jeunes hommes menaient une attaque contre un point de contrôle à al-Khalil avant d'être visés et tués; elle affirme qu'un de ses soldats, appartenant au 202e bataillon de la brigade de parachutistes, a été légèrement blessé lors de l’incident.
Les députés européens fustigent la position de leurs pays concernant la participation d’Israël à l’Eurovision 2026
Alors que quatre pays européens — l’Espagne, les Pays-Bas, l’Irlande et la Slovénie — ont affirmé leur engagement en faveur de la Palestine en se retirant du concours Eurovision 2026, certains États membres de l’Union européenne, dont la France, ont choisi de soutenir Israël, ce qui a incité plusieurs députés à critiquer la position de leurs pays et à condamner ce choix.
Rima Hassan, députée européenne franco-palestinienne, a dénoncé la position de la France, rappelant que « la position de Paris est au service des intérêts israéliens avant d’être au service des intérêts de sa nation ».
Ses remarques font suite aux déclarations du ministre français des Affaires étrangères, Jean Noël Barrot, selon lequel Paris soutenait la présence d’Israël au concours et s’opposait au boycott annoncé par plusieurs pays.
Par la suite, Rima Hassan a accusé le ministre français de « se coucher lamentablement après avoir très probablement reçu quelques coups de fil de l’ambassade d’Israël ».
Elle a estimé que cette ligne diplomatique « est menée en notre nom » et a conclu : « Pas un jour ne passe sans que vous nous fassiez honte ».
Du côté de la Belgique, Marc Botenga, député du Parlement européen, a dénoncé la position ambiguë de son pays sur la participation d’Israël à l’Eurovision 2026, et a appelé les autorités belges à boycotter le régime en se retirant du concours.



















