La parole d’Achoura et l’appel de l’Imam Al-Hussein (p) : Soyez libres dans ce monde!

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La parole d’Achoura et l’appel de l’Imam Al-Hussein (p) : Soyez libres dans ce monde!
La parole d’Achoura et l’appel de l’Imam Al-Hussein (p) : Soyez libres dans ce monde!
La perte, c’est le jour du Jugement

 

Allah, le Très Haut, dit dans son Noble Livre : ((Dis :  » A qui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre ? « . Dis :  » A Allah !  » Il s’est prescrit à Lui-même la Miséricorde. Il vous rassemblera sûrement au Jour de la Résurrection, dont la venue ne fait aucun doute. Ceux qui se sont perdus eux-mêmes, ceux-là ne croient pas !)) [6:12].Il dit aussi  dans un autre verset: ((Mais ceux dont les œuvres seront légères, ceux-là auront causé eux-mêmes leur propre perte parce qu’ils auront méprisé Nos signes.)) [7:9] Et aussi : ((Vous, adorez qui vous voulez en dehors de Lui !  » Dis :  » Les perdants sont ceux qui seront perdus, eux-mêmes et leurs familles, le Jour de la Résurrection. Cela n’est-il pas la perte évidente ? « .))[39:15]

 

Dans ces versets, comme dans d’autres, Allah souligne la question de la perte ou du gain de soi et des siens, Il indique que la vraie perte est celle qui a lieu le jour du Jugement puisqu’elle ne sera plussuivie de gain, alors que la perte dans cette vie pourrait en être suivie dans une autre situation ou dans un autre moment. Allah veut que l’’homme prenne cela en considération en planifiant chaque aspect de sa vie : ses appartenances, ses activités, ses positions et même ses paroles, partant de la nécessité de distinguer le gain dela perte dans ce monde ci pour savoir satisfaire Allah.


Etre avec l’Imam Al-Hussein (p), c’est gagner dans l’Autre monde !

 

Ainsi, nous remarquons dans la cause d’Achoura, comment sont répartis les modèles humains, à partir de la question de la perte dans cette vie ou le jour du Jugement. En fait, qu’ils aient été jeunes ou vieux, les compagnons de l’Imam Al-Hussein (p) croyaient profondément en Allah et envisageaient la situation à partir de leurs principes et leurs engagements en tant que croyants de sorte qu’ils pratiquaient l’adoration à Karbala dans tous leurs actes et toutes leurs positions :Ils vivaient Allah dans leurs esprits et leurs cœurs.En fait, le récit Husseinite peint cette situation, il décrit les compagnons de l’Imam Al-Hussein (p), qui, la veille de leur massacre, s’attendaient impatiemment à la rencontre avec Allah,présent dans leurs cœurs et leurs esprits. Parmi eux, il y avait ceux qui priaient debout, assis, agenouillés ou prosternés ainsi que ceux qui récitaient les versets du Coran. Physiquement, ils étaient présents sur terre mais ils vivaient spirituellement déjà avec Allah. L’imam Al-Hussein (p) était pour eux l’Imam à qui l’obéissance est une obligation divine et dont l’amour partait de l’amour divin, partant du fait que le croyant qui aime Allah aime aussi Ses Adorateurs. Ainsi, il agit comme eux et considère leurs combats comme étant ses propres combats, parce que l’Imam est une incarnation vivante, ouverte sur le Message dans toutes ses paroles et ses actions, du fait que l’Imamat est le prolongement spirituel et actif du Message.Ainsi, les paroles et les actes de l’Imam infaillible représentent une législation en Islam.

 

Nous remarquons également àKarbala , l’adoration, synonyme de foi et d’amour passionné pour Allah, ainsi que la proximité de Lui, de la part de ces croyants, exposés aux flèches des ennemis, le jour d’Achoura ; l’un d’eux s’est adressé à l’Imam Al-Hussein (p) à midi pour lui dire : «  Je n’aimerai pas quitter ce monde avant d’avoir fait la prière ». L’Imam Al-Hussein (p) et ses compagnons l’ont faite, malgré les circonstances, Ce qui indique que ce groupe husseinite pensait à Allah avant de ne penser à soi.


Al-Hurr Ibn Yazid : Un modèle de la liberté humaine

 

Parmi les compagnons de l’Imam Al-Hussein (p), nous nous trouvons devant une personnalité qui a profité de la vie dans toutes ses dimensions, ses aspirations et ses positions,  elle qui lui était ouverte dans son passé, le lui était pareillement dans son avenir, en fait, la principauté lui était promise. Nous parlons d’Al-Hurr Ibn Yazid Ar-Riyahi, ce chef qui fut le premier commandant de mille soldats, envoyés par le régime omeyyade pour entraver la marche de l’Imam Al-Hussein (p) et le porter captif à Koufa, chez Ibn-Ziyad. Il fut attendri à l’égard de l’Imam Al-Hussein (p), parce qu’il portait des valeurs morales et spirituelles aux profondeurs de soi, même si sa mission lui imposait d’agir autrement. Sa morale a finalement remporté la victoire sur la mission qui lui était confiée. Ainsi, lorsque L’Imam (p) lui avait adressé des paroles dures, il n’a pas répliqué et a trouvé un compromis, celui que l’Imam Al-Hussein (p) s’engage dans un chemin qui ne l’amènera pas à Médine ni à Kufa, il en fut ainsi.

 

Cet homme pensait à Allah, Sa carrière et sa mission ne l’ont pas empêché de le faire. Il se distinguait des autres pour sa spiritualité et sa moralité, parce qu’il représentait l’humanité libre qui pensait et analysait les dimensions profondes des questions qu’elle affrontait, il n’était pas esclave de ses ambitions ni de ses désirs, ce qui l’aurait empêché de penser aux alternatives qu’il a.Il était libre, parce que la liberté est celle de la pensée objective et rationnelle qui prend en considération les probabilités de gain et de perte, les avantages et les inconvénients de toute question. Al-Hurr n’était pas à l’aise dans sa position, même s’il pouvait en profiter dans ce monde. Il pensait à Allah, il a dépassé toute cette obscurité matérielle qui s’adressait à ses ambitions et le conduisait vers les ténèbres des ambitions, des désirs et de la vie mortelle.

 

Il partait d’une lumière qui illuminait son cœur et son esprit, s’ouvrant ainsi s’ouvrant ainsi à l’avenir et optant pour la décision la plus difficile. Il ne s’agissait pas pour lui d’une décision en relation avec ses besoins matériels, mais plutôt avec son destin, sa vie et sa mort, en relation avec une position pour laquelle il se détachera de tout ce qui le lie à cette vie mortelle : les richesses, les chefferies, les rêves et les ambitions.

 

Il a donc fini par choisir l’option difficile: Il a renoncé à la richesse et au pouvoir et choisi la mort pour la vérité et la justice. Cette option était tellement difficile qu’il s’était mis à trembler au moment où  le combat venait d’être engagé. Le voyant dans un tel état, un soldat lui a dit : « Tu trembles alors que je te considère comme le plus courageux parmi les habitants de Koufa ? ». – « Je ne tremble pas de lâcheté ou de peur, mais je me force à choisir entre le Paradis ou l’Enfer et par Allah, je ne laisserai pas le Paradis même si on me coupait en morceaux ou si on me brûlait ! », l’Enfer étant du côté d’ Ibn Sa’d et d’ Ibn Ziyâd et le Paradis du côté de l’Imam al-Hussein (p). Puis, honteux de ses actes et repentant, il a rejoint le camp de l’Imam (p)   qui l’avait reçu parmi ses compagnons, tous prêts à mourir pour défendre leur grande cause.

 

Tout comme son grand père, le Messager d’Allah (P), l’Imam Al-Hussein (p) cherchait l’homme libre qui sait choisir et décider. Par son débat avec les soldats d’Ibn Sa’d, il voulait les libérer de leur servitude au pouvoir tyrannique et éveiller en eux la volonté libre. C’est le rôle de l’Islam, que traduit le Hadîth de  l’Imam Ali (p) lorsqu’il dit : « Ne sois pas l’esclave d’un autre alors qu’Allah t’a créé libre ». La liberté est une partie intégrante de l’humanité de l’être et l’Imam Al-Hussein (p) était fier de ses compagnons car ils étaient libres  tout comme lui, le Maître des libres dans le monde.

 

Lorsqu’Al-Hurr est tombé en martyr, l’Imam (p) l’a consacré combattant libre pour la cause d’Allah en disant : « Tu est Hurr ( Libre) tout comme ta mère t’avait nommé, libre dans ce monde-ci et bienheureux dans l’Autre monde ».

 

Ibn Sa’d :

 

Lorsque ce monde ci est préféré à l’Autre monde

 

De l’autre côté, nous observons les personnes que le poète Al-Farazdaq avait décrit en disant à l’Imam Al-Hussein (p) : « Leurs cœurs sont pour toi mais leurs épées sont adressées contre toi ». En fait, leurs épées étaient au service de leur égoïsme et de leurs ambitions nous observons aussi Omar Ibn Sa’d qui avait un lien de parenté avec l’Imam Al-Hussein (p), mais il avait hésité, tout comme Al-Hurr Ibn Yazid. Le poste de gouverneur de Riyy  lui était promis s’il allait combattre l’Imam Al-Hussein (p). Après avoir longuement hésité entre le Paradis et l’Enfer, il a opté pour le deuxième choix, perdant ainsi le premier. Il a dit à ce propos :

 

« Dois-je abandonner le poste de gouverneur de Riyy alors qu’il est mon grand souhait,

 

ou dois-je pécher en tuant al-Hussein ? ».


La leçon d’Achoura : Choisir la liberté

 Achoura s’étend dans le temps avec la tristesse et le drame. Mais elle nous incite toujours à ne pas nous incliner  devant la tyrannie et l’oppression  , à être libres comme l’Imam Al-Hussein (p), sa famille et ses compagnons. Être libres ne se limite pas à l’être seulement au niveau politique. Il faut l’être dans la lutte du juste contre l’injuste et dans la piété face aux péchés. C’est se contrôler,  et ne pas laisser l’âme incitatrice au mal régner sur nos âmes. C’est participer à la célébration de la mémoire de l’Imam Al-Hussein (p) en lui prêtant serment d’allégeance contre les démons humains ou non humains.

 

Lorsque  l’Imam Al-Hussein (p) a dit : « Soyez libres dans ce monde-ci » et lorsque les Imams (p) ont demandé à leurs partisans de célébrer la mémoire d’Achoura, ils ont voulu former  une masse de partisans du Message. L’Imam Al-Hussein(p)  cherche toujours ses partisans, les partisans de l’Islam et de la liberté dans toutes les époques. Soyons donc ses partisans,  et non pas ceux des autres.
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