تقي زاده
La biographie de Fatima Zahra(AS)
La fille du Noble Prophète (p) Fâtima az-Zahrâ' (p)
La fille du Noble Prophète Muhammad (p) est Fâtima az-Zahrâ'. Sa mère est la Dame Khadîja (p), Mère des Musulmans. Son mari est Amir al-Mu'minîn, le leader successeur du Prophète; ses fils et petits-fils sont des Imâms (p).
La Dame Fâtima (p) est née le 20 jumâdâ II, quarante cinq ans après la naissance du Prophète (P). Elle est morte le Mardi 3 jumâdâ II, en l'an 11 de l'Hégire à la fleur de l'âge, à 18 ans (selon plusieurs Hadiths célèbres). Ses funérailles et enterrement furent conduits par l'Imâm 'Alî (p) à Médine.
Dans sa piété, son culte et sa Noblesse, elle était à l'exemple de son père. Beaucoup de versets coraniques furent révélés à sa louange.
Le Noble Prophète (P) avait l'habitude de la considérer comme "La Dame des femmes des mondes", de l'aimer et de la respecter tellement que chaque fois qu'elle entrait dans la chambre du Noble Prophète, celui-ci se levait pour l'accueillir, la faisait asseoir à sa place et même baisait sa main.
On entendait souvent le Noble Prophète (P) dire: "Allah est content de ce qui contente Fâtima et se met en colère contre ce qui la courrouce".
Le Noble Prophète (P) dit aussi: "Quatre femmes sont les meilleures, entre toutes, dans le Paradis: Asiyâ fille de Muzâhim, Maryam, fille de 'Imrân, (la mère de 'Issa- Jésus (p)), Khadîja, fille de Khuwaylid, et Fâtima, fille de Muhammad (p)".
Lorsqu'on demanda à 'Aicha (la femme du Prophète (P) ) "Qui était la plus aimée du Noble Prophète?" Sa réponse fut: "Fâtima". Et lorsqu'on lui demanda encore: "et qui était le plus aimé du Prophète parmi les mâles?", elle répondit: "Le mari de la Dame Fâtima", c'est-à dire 'Alî, fils d'Abû Tâlib (p).
Le Noble Prophète (P) a déclaré: "En vérité, c'est Allah qui m'a ordonné de marier Fâtima à 'Alî (p)".
Elle donna à Amîr al-Mu'minîn (Commandeur des Croyants) 'Alî (p) cinq enfants:
L'Imâm al-Hassan (p),
L'Imâm al-Hussein (p),
La Dame Zaynab,
La Dame Umm Kulthûm.
Le Noble Prophète (P) dit: "Tout enfant suit la famille de son père, sauf la progéniture de Fâtima, dont je suis l'ancêtre et la source" (Tous les enfants de Fâtima sont la progéniture du Prophète (P) ).
Il est un fait bien connu que le Noble Prophète (P) avait un amour profond pour sa fille chérie, la Dame Lumière, Fâtima az-Zahrâ'. Cela peut être corroboré par d'innombrables versets coraniques et Hadiths. Cette dévotion extrême n'était pas due seulement au lien de descendance directe et de sang entre le Prophète et sa fille, mais tenait aux vertus incomparables que celle-ci possédait et qui furent exaltés et chéries par Allah.
Sourate al-Insân (l'homme)
La totalité de la Sourate "al-Insân" fait la louange et le panégyrique des "Gens de la Maison", c'est-à-dire l'Imâm 'Alî, Fâtima az-Zahrâ' et leur deux fils: l'Imâm al-Hassan et l'Imâm al-Hussein (p). Elle décrit leur piété et la place élevée et vénérée qu'Allah leur réserve.
Cette sourate dépeint également la faiblesse générale de l'homme et sa complète léthargie, la différence entre l'enchantement réel du Paradis, l'acceptation et l'approbation des prières accomplies par les Gens de la Maison, et la déclaration d'Allah à l'adresse du Noble Prophète Muhammad (p). Et ce faisant, elle marque la distinction des "Gens de la Maison" parmi lesquels la position de la Dame de Lumière, Fâtima az-Zahrâ' n'est pas moins que celle d'un pivot.
Le verset (âyah) de la Mubâhala (Exécration reciproque)
Quelques ecclésiastiques chrétiens, sous la direction de l'Evêque de Najrân, vinrent à Médine du vivant du Noble Prophète (P) et passèrent chez lui pour débattre et défendre leur conception déformée de la propre existence du Prophète 'lssâ (Jésus) (p), ainsi que de ses enseignements. Ce débat traîna en longueur et dura plusieurs jours.
Enfin le verset (âyah) de la Mubâhala (exécration réciproque) fut révélé au Noble Prophète (P). Dans ce verset, il reçut l'ordre de dire aux ecclésiastiques de Najrân qu'il amènerait ses propres fils et qu'ils devraient eux aussi faire de même, qu'il amènerait ses femmes et qu'ils devraient eux aussi amener les leurs, qu'il viendrait enfin lui-même et qu'ils devraient pouvoir faire descendre le courroux d'Allah sur ceux qui étaient les menteurs.
Le Noble Prophète Muhammad (P) amena avec lui à l'endroit où se déroula la Mubâhala, l'Imâm 'Alî, sa fille Fâtima az-Zahrâ' et ses petits-fils, l'Imâm al-Hassan et l'Imâm al-Hussein (p) et invita les ecclésiastiques de Najrân à amener les leurs, afin d'invoquer ainsi la colère d'Allah. Mais les ecclésiastiques de Najrân s'abstinrent de s'engager dans cette entreprise et établirent ainsi leur position de menteurs dans l'histoire.
A cette occasion, le Noble Prophète (P) amena sa propre progéniture, c'est-à-dire "Les Gens de la Maison" pour confirmer ainsi leur grandeur et leur supériorité sur les autres. Cela signifie en outre que pour toute occasion semblable, ils constituent les âmes exaltées qui peuvent être mises en avant pour montrer l'extrême distinction qu'Allah et Son Prophète leur attachent. Là aussi la position de la Dame Fâtima est centrale et principale, comme celle de son mari et de ses enfants.
Allah le Tout-puissant dit dans le Saint Coran: "Si quelqu'un te contredit après ce que tu as reçu en fait de science, dis: Venez! Appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, nous-mêmes et vous-mêmes: nous ferons alors une exécration réciproque en appelant une malédiction de Dieu sur les menteurs". (Coran III, 61)
Le verset de Tathîr (Purification)
"ô vous, les gens de la Maison! Dieu veut seulement éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement" (Coran, XXXIII, 33).
Ce verset est la louange des Gens de la Maison (p). Il fut révélé alors que le Noble Prophète (P) se trouvait dans la maison de son épouse 'Um Salamâ, la mère de la "Sincérité". Le Noble Prophète (P) portait un manteau sur ses épaules.
Il demande que l'on amène les Membres de Sa Maison ('Alî, Fâtima, al-Hassan et al-Hussein).
Et lorsque ceux-ci arrivèrent, il les enveloppa de son manteau et dit: "O Allah! Ce sont les membres de ma famille. Envoie Tes bénédictions sur moi et sur ma progéniture"; puis il récita le verset de Tathîr précité. Cette distinction est décrite dans le Hadith du Manteau (al-qisâ') aussi; et à partir de là les personnes qui se trouvèrent sous ce Manteau seront appelées "les Gens du Manteau" (Ahl al-kisâ').
Ce Hadith a été rapporté par les Traditionalistes sunnites, ce qui ne laisse aucun doute sur son authenticité absolue. Là encore, la position de Fâtima az-Zahrâ' est des plus enviables selon les propres termes du Hadith du Manteau précité.
La Magnifique Naissance de la plus Grande Dame du Paradis
FATIMA ZAHRAH (AS)
"Fatima est une partie de moi, elle est la lumière de mes yeux et le fruit de mon cœur et de mon esprit... elle est un ange à existence humaine."
Le Prophète d'Allah (Que la paix soit sur lui et sa famille), alors que cinq ans avaient passé depuis le début de la prophétie. Vivait dans les pires conditions. L'Islam était alors isolé et la petite minorité de musulmans qui s'était constituée, dès le départ, subissait alors de violentes pressions.
Les milieux de la Mecque étaient obscurs et sinistres en raison de l'athéisme, de l'idolâtrie, de l'ignorance et des mythes, des guerres tribales arabes, de la souveraineté de la force et de l'extrême misère des populations. Le Prophète de l'Islam (Que la paix soit sur lui), quant à lui, n'avait de pensées que pour l'avenir, un avenir qui promettait d'être brillant derrière ces nuages noirs et ténébreux; cet avenir qui, par le biais des moyens ordinaires et de l'apparence, ne se serait pas facilement laissé deviner et même que, peut-être, cela se serait avéré impossible. Ce fut en cette même année que le Prophète fut amené à vivre un grand événement; il eut le privilège, par ascension et sur ordre de Dieu, de voir le Royaume des Cieux et, conformément au verset 23 de la sourate T.H.,
"..Pour te montrer certains de nos plus grands signes", le plus grand signe de Dieu, lui fut montré au plus haut du plus haut des Cieux. Son grand esprit devint alors encore plus grand et il se proposa d'accepter une mission encore plus lourde et plus prometteuse à la fois. Dans un récit, rapporté tant par les chiites que par les sunnites c'est-à-dire que les uns et les autres sont unanimes sur l'authenticité de ce récit il est dit: Le Prophète, (Que la paix soit sur lui), la nuit de son ascension, fut conduit au Paradis. L'Ange Gabriel lui donna le fruit de l'arbre du bonheur et, alors que le Prophète (Que la paix soit sur lui) revenait sur terre, de ce fruit du Paradis naquit l'embryon de Fatima Zahra (Salut sur elle). Dans un hadith il est rapporté que le Prophète (Que la paix soit sur lui), en raison de ses origines, aimait à embrasser Fatima (Salut sur elle). Un jour, sa femme Aicha, lui reprochant son attitude à l'égard de son enfant, lui demanda : "Pourquoi embrasses-tu tellement ta fille ?". Le Prophète (que la paix soit sur lui) de répondre : "A chaque fois que, j'embrasse Fatima me vient d'elle l'odeur du Paradis éternel." C'est ainsi que, à partir du vingtième jour de Djamadiolsâni (sixième mois de l'année lunaire des musulmans), le monde poursuivit sa marche dans l'attente de la grande et heureuse naissance de Fatima, conçue de la pure essence du fruit du Paradis, fille d'un homme comme le Prophète (Que la paix soit sur lui) et d'une femme dévouée et généreuse comme Khadîdja, sa mère.
C'est ainsi que furent démenties toutes les critiques et toutes les accusations lancées au Prophète par les opposants qui lui reprochaient de ne pas avoir de "descendant pour la succession"; et, comme nous révèlent- les versets de la sourate "L'Abondance", c'est ainsi que Fatima devint la source brillante pour la continuation de la génération du Prophète et des Saints Imams, et pour le meilleur et le plus grand bien des musulmans à travers les siècles et le temps, jusqu'au jour de la Résurrection.
Cette Dame du Paradis avait neuf noms, tous plus significatifs les uns que les autres :
1. Fatima (qui a sevré son enfant).
2. Sedigah (femme sincère).
3. Tahereh (pure).
4. Mobarakeh (sainte).
5. Zakyeh (vertueuse).
6. Razyeh (satisfaite).
7. Marzieh (louable).
8. al-Mouhadathah : celle à qui les anges ont parlé.
9. Zahra (brillance), dont chacun témoigne de ses qualités et des bienfaits de son immense fertile existence. Il est suffisant de dire que, dans son célèbre nom, Fatima, est caché la plus grande des bonnes nouvelles pour ceux qui la suivent sur son chemin puisque la racine du nom "Fatima" est "fatma" qui signifie "rompre" ou "sevrer",Selon un hadith, il est rapporté que le cher Prophète de l'Islam (Que la paix soit sur lui) dit un jour à l'Imam Ali (Salut à lui): "Sais-tu pourquoi ma fille s'appelle Fatima?"
L'Imam Ali lui répondit : "Je vous en prie, dites-le moi."
Le Prophète lui dit : "C'est parce qu'elle et ses chiites (partisans) et ceux qui suivent son école seront exempts du feu de l'enfer."
D'entre tous ses noms, " Zahra " aussi a une précieuse signification et un éclat particulier. Il fut demandé au sixième imam, Imam Sadegh (Salut à lui) : "Pourquoi Fatima s'appelait-elle aussi Zahra ?"
Il répondit :
" Parce que Zahra signifie brillance et que Fatima était telle que, quand elle se tenait dans le Mihrab, la lumière qu'elle dégageait était visible par tous les gens des Cieux, de la même façon que la lumière des étoiles est visible par les gens de la Terre. C'est pour cette raison qu'elle fut aussi appelée Zahra !"
Lorsque Khadîdja, femme de prestige qui était connue de tous et surnommée la Grande Dame, se maria avec le Prophète de l'Islam (Que la paix soit sur lui), alors toutes les femmes de la Mecque cessèrent d'avoir des relations avec elle et dirent :
"Elle s'est mariée avec un jeune, indigent et orphelin, ce qui lui retire de sa personnalité !"
Cette situation persistait encore, même à l'époque où Khadîdja portait en elle le fœtus d'un enfant qui n'était autre que Fatima Zahra. Au moment de la venue au monde de l'enfant, elle envoya quelqu'un chercher les femmes de Qoraich. Elle leur fit dire de venir à son aide en ces heures sensibles, pénibles et douloureuses et de ne pas l'abandonner.
Mais, elle se retrouva seule devant la réponse froide et amère de ces dames qui lui rétorquèrent :
"Tu n'as pas écouté ce que nous avions à te dire et tu as épousé cet orphelin, fils de Abou Taleb, qui n'avait pas de fortune, et bien, nous ne viendrons pas t'assister ! "
Khadîdja, qui avait une foi profonde, fut considérablement peinée par ce message hideux et uni, mais la lumière de l'espoir se fit dans le fond de son cœur et elle comprit que son Dieu ne la laisserait pas seule en de telles circonstances. Elle se retrouva donc seule, allongée au milieu de la pièce, dans les moments les plus difficiles et les plus insoutenables de l'accouchement, et pas une femme n'était venue à son chevet pour la soutenir. Elle eut le cœur serré et les vagues mugissantes de la non sociabilité des gens vinrent molester sa pure sensibilité quand, soudain, une lueur naquit à l'aube de son esprit. Elle ouvrit les yeux et vit, là, quatre femmes qui se tenaient debout, près d'elle. Elle fut prise d'inquiétude, mais l'une des quatre femmes l'interpella et lui dit :
"N'aie pas peur et ne sois pas triste. Ton Dieu Généreux nous a envoyé à ton secours ! Nous sommes tes sœurs. Moi, je suis Sarah. Elle, c'est Assia elle est la femme de Pharaon et sera une de tes amies au Paradis. Voici Marie, la fille d' Imran et la quatrième que tu vois là. C'est la sœur de Moise ben Emran; elle s'appelle Koltsoum ! Nous sommes venues pour être tes amies et t'assister en cet instant. "
Elles restèrent près d'elle jusqu'au moment où Fatima, la Dame de l'Islam, ouvrit les yeux sur le monde.
Oui, il en fut ainsi conformément à :
"Les anges descendent sur ceux qui disent : Notre Seigneur est dieu et qui persévèrent dans la rectitude; ne craignez pas, ne vous affligez pas; accueillez avec joie la bonne nouvelle du Paradis qui vous a été promise." (Coran 41, verset 30)
Mais, en plus des anges, en ces instants de bonheur, toutes les femmes prestigieuses du monde se hâtèrent pour venir assister Khadîdja, femme de foi et de résistance.
La joyeuse naissance de son enfant contenta à un tel point le Prophète (Que la paix soit sur lui), que sa langue se délia pour faire les éloges et les louanges de Dieu, tandis que la langue des malveillants qui l'avaient surnommé "Abtar" (sans descendance) fut coupée pour toujours.
Dieu avait annoncé la nouvelle de cette grande naissance, riche en bienfaits, à son Prophète, dans la sourate " L'Abondance ", en lui disant :
"Oui, nous t'avons accordé l'abondance. Prie donc ton Seigneur et sacrifie toi ! Celui qui te hait : Voilà celui qui n'aura jamais de Postérité !" (Coran 108, versets 1,2 et 3)
As Salam alayky ya bint Rassoulillah(sas)
Hadith du jour
Al-ladhīna āmanū wa taṭmaʾinnu qulūbuhum bi-dhikri Allāh. ʾAlā bi-dhikri Allāhi taṭmaʾinnu al-qulūb.
Ceux qui ont cru et dont les cœurs se tranquillisent à l’évocation d’Allah. N’est-ce point par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs ?
لِيَنْصُرِ الرَّجُلُ أَخاهُ ظالِما أَوْ مَظْلُوما إِنْ كانَ ظالِما فَيَنْهاهُ فَإِنَّهُ لَهُنُصْرَةٌ وَإِنْ كانَ مَظْلوما فَيَنْصُرُهُ؛
« Que l’homme soutienne son frère, qu’il soit injuste ou victime d’injustice. S’il est injuste, qu’il l’en empêche, car cela est (véritablement) une forme de soutien ; et s’il est victime d’injustice, qu’il l’aide. »
Nahj al-Fasâha, n° 2422
*Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui et sa famille) a dit :*
« Le pardon accroît l'honneur du serviteur. Pardonnez donc, et Allah vous honorera. »*
(Mizanul Hikmah, Vol. 3, 2013)
Combien de regards ont conduit au regret !
Le coup d'œil d'une personne est l'éclaireur de son cœur
Quiconque son regard est partout, son regret s'augmente.
Certes le clairvoyant n'est autre que celui qui entend puis réfléchit, qui regarde puis médite, prend exemple et se sert des leçons de la vie.
Celui qui aide le mensonge a opprimé la vérité.
Certes le clairvoyant n'est autre que celui qui entend puis réfléchit, qui regarde puis médite, prend exemple et se sert des leçons de la vie.
Ghurar ul-Hikam Wa Durât ul-Kalim
و امّا حَقُّ الزَّوجَةِ فَأَنْ تَعلَمَ أَنَّ الله عَزّوَجَلّ جَعَلَها لَکَ سَکَناً و اُنساً فَتَعلَمَ أَنَّ ذلِکَ نِعمةً مِنَ اللهِ عَلَیکَ فَتُکرِمُها وَ تَرفِقُ بِها.
Imam Zayn al-ʿAbidîn (paix sur lui) dit :
«Quant au droit de l’épouse, sache que Dieu, le Tout-Puissant, l’a faite pour toi un lieu de tranquillité et de réconfort. Sache donc que cela est une faveur de Dieu envers toi ; honore-la donc et traite-la avec douceur et bienveillance.»
(Makârim al-Akhlâq, p. 420)
لا تَطلُبُوا الهُدی فی غَیرِالقُرآنِ فَتَضِلّوا.
« Ne cherchez pas la guidance ailleurs que dans le Coran, car vous vous égareriez. »
Amâlî Ṣadûq, p. 438.
◾️قالَت فاطِمَةُ الزّهراء (عليهاالسلام): حُبِّبَ اِلَىَّ مِنْ دُنْياكُمْ ثَلاثٌ: تِلاوَةُ كِتابِ اللّه ِ وَ النَّظَرُ فىوَجْهِ رَسُولِ اللّه ِ صلي الله عليه و آله وَالْأِنْفاقُ فىسَبيلِ اللّه ِ.
La Vénérable Fatima Zahraa (Paix soit sur Elle) a dit : Dans votre monde, il existe trois choses qui Me plaisent ; [à savoir] la récitation du Livre de Dieu, regarder le visage du Messager de Dieu (Paix soit sur Lui et les Gens immaculés de Sa famille), et dépenser dans le chemin de Dieu.
?Waqâye' Al-Ayyâm, p 295
La Vénérable Fatima Zahra (Paix sur elle) a dit : Certes, tout bonheur et pure vérité du bonheur c'est le fait qu'un homme aime Ali Ibn Abi Taleb pendant sa vie et après son décès.
?Charh Nahj Al-Balagheh Ibn Abi Al-Hadid, vol 2, p 449
لَيْسَ مِنّا مَنْ لَمْ يُحاسِبْ نَفْسَهُ فى كُلِّ يَوْمٍ
فَاِنْ عَمِلَ خَيْرا اسْتَزادَ اللّهَ مِنْهُ وَ حَمِدَ اللّهَ عَلَيْهِ
وَ اِنْ عَمِلَ شَيْئا شَرّا اسْتَغْفَرَ اللّهَ وَ تابَ اِلَيْهِ؛
N’est pas des nôtres celui qui ne s'interroge pas chaque jour.
S’il a fait le bien, qu’il demande à Dieu de l’augmenter et Le remercie ;
et s’il a commis le mal, qu’il demande pardon à Dieu et se repente.
Al-Ikhtiṣâṣ, p. 26–27
Quand Fatima entrait chez son père, Le Noble Prophète (sawas)
> عائشة قالت:
> «ما رأيت أحدًا كان أشبه كلامًا وحديثًا برسول الله ﷺ من فاطمة، وكانت إذا دخلت عليه قام إليها، فأخذ بيدها فقبّلها، وأجلسها في مجلسه، وكان إذا دخل عليها قامت إليه، فأخذت بيده فقبّلته، وأجلسته في مجلسها.»
> Aïcha a dit :
> *« Je n’ai jamais vu quelqu’un dont la parole et la manière de parler ressemblaient autant à celles du Messager d’Allah ﷺ que Fatima. Lorsqu’elle entrait chez lui, il se levait pour elle, lui prenait la main, l’embrassait et la faisait asseoir à sa place. Et lorsqu’il entrait chez elle, elle se levait pour lui, lui prenait la main, l’embrassait et le faisait asseoir à sa place. »*
- Références :
- **Sunan al-Tirmidhi**, hadith n°3872
(Classé *hasan sahih* par al-Tirmidhi)
- Également rapporté dans **Musnad Ahmad** et d’autres recueils avec des variantes proches.
-- Portée spirituelle :
Ce récit met en lumière :
- L’amour profond et réciproque entre le Prophète ﷺ et sa fille Fatima (as).
- Le respect mutuel, illustré par le fait de se lever, d’embrasser la main, et d’offrir sa place.
- La noblesse de Fatima (r.a), dont la parole et la démarche rappelaient celles du Prophète ﷺ et sa position particulière auprès du Messager d'Allah (sawas).
Ce hadith est souvent cité dans les sermons et les ouvrages sur les vertus des Ahl al-Bayt, dans les milieux sunnites et chiites.
**Quand Fatima entrait…**
*(Poème inspiré du hadith authentique)*
Quand Fatima entrait, douce et lumineuse,
Le Prophète se levait, l’âme joyeuse.
Il prenait sa main avec tendresse,
L’embrassait, plein de délicatesse.
Il lui offrait sa place, son sourire,
Comme on honore un cœur à chérir.
Et quand lui-même franchissait sa porte,
Fatima se levait, l’âme forte.
Elle prenait sa main, la baisait,
Et dans son cœur, l’amour vibrait.
Elle l’asseyait là, à sa place,
Comme on accueille un roi de grâce.
Leur lien était fait de lumière,
De respect pur, d’amour sincère.
Un père, un Noble guide, un cœur immense,
Et une fille, perle de l’innocence, exemple parfaite
Le monde n’a vu que peu d’instants
Aussi beaux, aussi rayonnants.
Car dans ce geste simple et vrai,
Brillait l’éclat du ciel en secret.
Quel collier béni : L’histoire du collier de Fatima Zahra(as)
Il était une fois un pauvre homme qui se rendit auprès du Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sa famille) pour lui demander de la nourriture, des vêtements convenables et un peu d’argent afin de rembourser ses dettes. Le Prophète (sawas) dit à Bilal :
« Conduis cet homme chez ma fille Fatima, elle l’aidera. »
Bilal accompagna donc le pauvre chez Fatima Zahra (paix sur elle) et lui raconta son histoire. Fatima, émue par sa situation, détacha son collier et le remit à Bilal en disant :
« Donne ce collier à mon père. Il saura comment résoudre ce problème. »
Le Prophète (sawas) prit le collier et dit à ses compagnons :
Ammar ibn Yassir se leva, acheta le collier, puis donna au pauvre des vêtements, de la nourriture et de l’argent pour rembourser ses dettes. Ensuite, il appela son serviteur et lui dit :
« Apporte ce collier à la maison de Fatima et dis-lui que c’est un cadeau. Je te donne également à elle en tant que serviteur. »
Le serviteur apporta le collier à Fatima Zahra et dit :
« Ammar m’a offert à vous en même temps que ce collier. »
Fatima Zahra, pour l’amour de Dieu, affranchit le serviteur. Ému, celui-ci s’exclama :
**« Quel collier béni ! Il a nourri un affamé, habillé un homme sans vêtements, remboursé des dettes, et affranchi un esclave. »**
Les hadiths concernant les femmes dans les sources chiites et sunnites
1. **Le respect envers les femmes**
> *« Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur envers sa famille, et je suis le meilleur d’entre vous envers ma famille. »*
**Source chiite :** *Al-Kāfī*, vol. 5, p. 23
2. **La mère, porte du Paradis**
> *« Le Paradis est sous les pieds des mères. »*
**Source chiite :** *Al-Kāfī*, vol. 2, p. 159
_(Ce hadith est également rapporté dans les sources sunnites, montrant un consensus sur la valeur de la mère.)_
3. **Élever des filles est une bénédiction**
> *« Celui qui a une fille et ne l’humilie pas, ne la préfère pas à ses fils, et la traite avec bonté, Dieu le fera entrer au Paradis. »*
**Source :** *Wasā’il al-Shī‘a*, vol. 21, p. 483
4. **La femme comme dépôt sacré**
> *« La femme est un dépôt auprès de l’homme. Qu’il craigne Dieu dans la manière dont il la traite. »*
**Source :** *Tuhaf al-‘Uqūl*, p. 26
5. **L’égalité spirituelle**
> *« Les femmes sont les sœurs des hommes. »*
**Source :** *Man lā yaḥḍuruhu al-Faqīh*, vol. 3, p. 443
6. **La douceur dans le foyer**
> *« Le croyant le plus parfait dans sa foi est celui qui a le meilleur comportement, et le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur envers sa femme. »*
**Source :** *Al-Kāfī*, vol. 2, p. 74
Ces hadiths, transmis dans les recueils chiites comme *Al-Kāfī* de Shaykh al-Kulayni, *Tuhaf al-‘Uqūl* de Ibn Shu‘ba al-Harrani, ou *Wasā’il al-Shī‘a* de Shaykh al-Hurr al-‘Āmilī, montrent que le Prophète (p) a constamment encouragé la justice, la tendresse et la reconnaissance envers les femmes, en particulier dans le cadre familial et spirituel.
Hadiths chiites en faveur des femmes
1. **Le respect envers les femmes**
> *L’Imam Ali (as) a dit :*
*« Les femmes sont des fleurs, elles ne sont pas faites pour être utilisées comme servantes. »*
**Source :** Nahj al-Balâgha, lettre 31 (conseils à son fils Imam al-Hasan)
2. **La mère, figure centrale**
> *L’Imam Jafar
*« Le Paradis est sous les pieds des mères. »*
**Source :** Al-Kāfī, vol. 2, p. 159
3. **Élever des filles est une bénédiction**
> *L’Imam as-Sâdiq (as) a dit :*
*« Celui qui a trois filles ou trois sœurs, ou deux filles ou deux sœurs, et qui entretient de bonnes relations avec elles, leur fait du bien et craint Dieu à leur sujet, entrera au Paradis. »*
**Source :** Al-Kāfī, vol. 2, p. 219
4. **L’égalité spirituelle**
> *L’Imam Ali (as) a dit :*
*« La femme est un être humain comme l’homme. Elle a droit à la même dignité, à la même foi, et à la même récompense. »*
**Source :** Ghurar al-Hikam, hadith n° 8705
5. **La douceur dans le foyer**
> *L’Imam Muhammad al-Bâqir (as) a dit :*
*« Le meilleur des hommes est celui qui est le meilleur envers sa famille, et je suis le meilleur d’entre vous envers ma famille. »*
**Source :** Al-Kāfī, vol. 5, p. 23(Hadith semblable rapporté du Prophète (p))
Ces hadiths issus des sources chiites montrent une profonde reconnaissance de la valeur morale, éducative et spirituelle des femmes, en particulier dans leur rôle de mères, d’éducatrices et de piliers du foyer. Les Imams insistent sur la douceur, la justice et la bienveillance à leur égard.
Hadiths en faveur des femmes
1. **Bienveillance envers les femmes**
> *« Soyez bons envers les femmes. La femme a été créée d’une côte, et la partie la plus courbée de la côte est sa partie supérieure. Si tu veux la redresser, tu la brises, et si tu la laisses, elle reste courbée. Soyez donc bons envers les femmes. »*
Source :** Sahih al-Bukhari, n°3331 ; Sahih Muslim
> *« Qu’un croyant ne déteste pas une croyante. S’il déteste un de ses traits, il en appréciera un autre. »*
**Source :** Sahih Muslim, n°1469
> *« N’interdisez pas aux femmes de se rendre à la mosquée, mais leurs maisons sont meilleures pour elles. »*
**Source :** Sunan Abi Dawud, n°567
> *« Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur envers sa femme. »*
**Source :** Sunan al-Tirmidhi, n°3895 ; authentifié par al-Albani
**Éducation des filles récompensée**
> *« Celui qui élève deux filles jusqu’à leur maturité viendra le Jour de la Résurrection avec moi (comme cela) » — et il joignit ses doigts.*
**Source :** Sahih Muslim, n°2631
**Femmes et spiritualité**
> *« Les femmes sont les sœurs des hommes. »*
**Source :** Sunan Abi Dawud, n°236
Ces hadiths montrent que le Prophète (p) a constamment encouragé la justice, la tendresse et la reconnaissance envers les femmes, que ce soit dans le cadre familial, spirituel ou social.
Hadith du jour
La sagesse( hikma) de l'Ayyami Fatimiyya
La sagesse( hikma) de l'Ayyami Fatimiyya
L'Ayyami Fatimiyya est l'occasion de reconnaître et de faire connaître Hazrat Fatima (que la paix soit sur elle).
L'ayatollah Javadi Amuli dit :
« La sainte Marie (que la paix soit sur elle) est vénérée par nous tous, mais où est Hazrat Marie (que la paix soit sur elle) ? Où est Hazrat Fatima (que la paix soit sur elle) ?
Pleurons autant que nous le pouvons ; ces larmes sont appropriées, mais elles ne constituent qu'un aspect de la question.
Si nous pouvons faire connaître Hazrat Fatima (que la paix soit sur elle) à l'échelle mondiale, comme Hazrat Marie (que la paix soit sur elle), alors nous aurons accompli une partie de notre devoir.
Lors de l'Ayyami Fatimiyya, pleurer, faire le deuil et porter le deuil sont le commencement et la première étape de notre devoir. »
Malgré les distorsions, Hazrat Marie (que la paix soit sur elle) est connue au sein des communautés chrétiennes et juives, et même parmi les non-croyants. Elle est reconnue comme un modèle de chasteté, de vertu et d'esprit divin.
Hazrat Fatima (que la paix soit sur elle) n'est pas reconnue à sa juste valeur, même parmi les musulmans. Elle demeure opprimée.
Les autorités politiques de l'époque, puis les systèmes taghuti, ont délibérément contribué à maintenir Fatima (que la paix soit sur elle) dans l'ombre.
Fatima (que la paix soit sur elle) doit être promue et reconnue dans le monde entier.
L'Ayyami Fatima (que la paix soit sur elle) devrait se consacrer à la reconnaissance et à la promotion de Fatima.
Si l'Ayyami Fatima (que la paix soit sur elle) se limite au deuil, aux larmes et au chagrin, cela banalisera Fatima (que la paix soit sur elle) et la maintiendra dans l'oubli.
Si les dimensions intellectuelles, pieuses, spirituelles, politiques et saintes de la vie de Fatima (que la paix soit sur elle) sont mises en lumière, l'Ayyami Fatima (que la paix soit sur elle) aura atteint son but.
Il convient de souligner que Fatima (que la paix soit sur elle) était une personne accomplie, d'une sainteté remarquable, et que son rayonnement international l'a rendue célèbre dans le monde entier, faisant d'elle une femme exemplaire.
Nos érudits devraient prendre en compte ces points ; que ce soit à la télévision, dans les programmes consacrés à Fatima, dans les mosquées ou lors de conférences, l'accent devrait être mis sur les questions d'ordre intellectuel et d'envergure mondiale concernant Fatima (que la paix soit sur elle), plutôt que sur les événements historiques.
Que Dieu nous accorde son intercession.
L'ISTIDRAJ , Un mot coranique : un éxposé doctrinal et irfānī
L'ISTIDRAJ OU L'ÉGAREMENT GRADUEL DES SAINTS DE SATAN :
un éxposé doctrinal et irfānī
1. Définition générale
Le terme istidrāj (استدراج) provient de la racine « d-r-j » signifiant « faire descendre progressivement, attirer degré après degré ».
Dans le discours coranique et spirituel, il désigne un processus par lequel Dieu accorde des faveurs apparentes, matérielles ou psychiques, à une personne qui s’enfonce dans l’égarement, non par approbation, mais comme moyen d’épreuve et de dévoilement intérieur.
L’istidrāj n’est donc pas une “grâce”, mais un leurre divin, un voile qui permet à la personne de persister dans l’illusion de sa propre autosuffisance jusqu’à la manifestation de la vérité de son âme.
2. Fondement coranique
Plusieurs versets établissent clairement le principe :
1. « Nous les attirons graduellement vers la perdition par des faveurs qu’ils ignorent »
(سَنَسْتَدْرِجُهُم مِنْ حَيْثُ لَا يَعْلَمُونَ)
[Cor. 7:182].
2. « Quand ils oublièrent ce qui leur avait été rappelé, Nous leur ouvrîmes les portes de toute chose… puis Nous les saisîmes soudainement. »
[Cor. 6:44].
Dans cette logique, l’abondance (richesse, influence, succès) peut être un signe de dérive, si elle est dissociée de la lucidité spirituelle.
3. L’istidrāj dans l’irfān chiite
Les maîtres de l’irfān insistent sur la dimension psychique de l’istidrāj.
Il n’est pas seulement économique ou politique. Il peut se produire dans :
les états spirituels (aḥwāl),
les ouvertures mystiques (futūḥāt),
les perceptions subtiles,
les kashf (découvertes de l’invisible),
les karāmāt (apparitions de pouvoirs).
Les awliyā’ d’Allāh possèdent des signes de proximité, mais les états extraordinaires ne sont jamais considérés comme une preuve d’élévation.
Un pouvoir psychique ou visionnaire peut au contraire être :
une illusion de l’âme,
une ruse du nafs,
un souffle satanique,
ou un istidrāj voilant la véritable pauvreté ontologique.
Notion centrale : la « pseudospiritualité »
Les irfānī considèrent que le plus grand istidrāj est intérieur, quand le chercheur croit avoir atteint la station de la sincérité alors qu’il est dominé par le nafs al-ammāra.
Ce point est souligné par :
Mullā Ṣadrā : les illuminations imaginatives non purifiées sont « le plus dangereux des voiles ».
Imam Khomeini : le faux kashf est pire que l’ignorance simple, car il donne à l’ego une “preuve” pour se pérenniser.
ʿAllāmah Ṭabāṭabā’ī : certaines “lumières” perçues par le cœur sont en réalité des ténèbres raffinées.
4. Mécanisme spirituel de l’istidrāj
Il comporte quatre étapes :
1. Désir du nafs
La personne développe un attachement excessif à une chose : réussite, influence, reconnaissance, pouvoir spirituel.
2. Obtention apparente
Dieu lui accorde ce qu’elle désire, sans qu’elle rencontre d’obstacles. Cet afflux est perçu comme un signe d’acceptation.
3. Expansion de l’illusion
La personne attribue son succès à sa “station”, à ses “mérites”, ou à son “savoir”.
Elle perd la vigilance intérieure (murāqaba).
4. Manifestation du réel
L’épreuve véritable surgit : chute morale, perte brutale, dévoilement intérieur douloureux.
L’homme réalise alors que la facilité dont il bénéficiait n’était pas une grâce, mais un mécanisme disciplinaire.
5. Différence entre karāma et istidrāj
Les maîtres disent :
“La karāma augmente la crainte du cœur. L’istidrāj augmente la confiance en soi.”
6. Indices irfānī de l’istidrāj
Les maîtres chiites retiennent plusieurs signes :
1. Absence de crainte de Dieu malgré l’abondance.
2. Multiplication d’états intérieurs sans transformation éthique.
3. Revendication de pouvoirs, visions, inspirations.
4. Facilité excessive dans la vie mondaine.
5. Absence d’effort intérieur (mujāhada).
6. Incapacité à accepter la critique.
7. Isolement du chemin de la Sharīʿa et de la Wilāya des Ahl al-Bayt.
7. L’istidrāj des puissants et des élites
Dans l’exégèse de Ṭabāṭabā’ī, l’istidrāj touche aussi :
✓les dirigeants politiques,
✓les élites intellectuelles,
✓les savants religieux,
✓les “maîtres spirituels” autoproclamés.
Elle consiste notamment en :
l’accumulation de pouvoir et de visibilité sans légitimité intérieure.
Plus l’individu s’enfonce dans cette illusion, plus ses “succès” deviennent eux-mêmes les instruments de son dévoilement final.
8. Dimension eschatologique
Pour les irfānī, l’istidrāj est un phénomène majeur de la fin des temps :
✓prolifération de faux maîtres,
✓illusions spirituelles,
✓pouvoirs psychiques sans purification,
✓facilité matérielle pour les oppresseurs,
✓confusion entre luminosité imaginaire et lumière réelle.
Les textes indiquent que, dans la période ultime, l’apparition de pouvoirs extraordinaires chez les égarés fait partie des signes.
Apprenez la meilleure invocation de pardon, le sens de cette invocation
قال رسول الله صلی الله علیه و آله :
اللَّهُمَّ أَنْتَ رَبِّي لاَإِلَهَ إِلَّا أَنْتَ خَلَقْتَنِي وَأَنَا عَبْدُكَ وَعَلَى عَهْدِكَ وَأَبُوءُ بِنِعْمَتِكَ عَلَيَّ وَأَبُوءُ لَكَ بِذَنْبِي فَاغْفِرْ لِي إِنَّهُ لاَيَغْفِرُ الذُّنُوبَ إِلَّا أَنْتَ.
منبع:معاني الأخبار، صفحه ۱۴۰.
et sa famille) a dit :**
*« Apprenez la meilleure invocation de pardon. »*
> Tu m’as créé, et je suis Ton serviteur.
> Je reste fidèle à Ton alliance et à Ta promesse autant que je le peux.
> Je reconnais les bienfaits que Tu m’as accordés,
> et je reconnais mes péchés devant Toi.
> Pardonne-moi, car nul autre que Toi ne pardonne les péchés.
Ce hadith que l’on nomme Sayyid al-Istighfâr, le maître suprême de la demande de pardon, n’est pas uniquement une formule à réciter, mais un miroir dans lequel l’âme découvre son vrai visage. C’est une confession totale, une reconnaissance de l’origine, de la faiblesse, de la servitude et de l’espérance. Aucun mot n’y est superflu, aucune phrase n’est anodine. Celui qui le prononce avec un cœur vivant ne fait pas que lire un texte : il dépose son âme, il renouvelle son pacte avec son Créateur, il retourne à son origine première. C’est comme une âme qui retrouve le chemin de sa maison après s’être perdue dans les détours du monde. C’est la parole de celui qui sait qu’il a besoin, qu’il n’est qu’un serviteur, et que toute élévation véritable ne vient pas de ses efforts mais de la grâce divine.
« Allâhumma anta rabbî, lâ ilâha illâ anta » : cette ouverture est comme une clef, un cri, un rappel du sens de la vie. Tu es mon Seigneur, je ne suis pas libre, je ne suis pas indépendant, je suis façonné par Ta volonté. Toute adoration commence par cette vérité : reconnaître un seul Maître, un seul Créateur, un seul Protecteur. Celui qui commence sa journée avec ces mots ne marche pas à la dérive, car il sait qu’il y a un centre dans son existence. Ce centre, c’est Dieu. Le monde peut s’agiter, les gens peuvent changer, les émotions peuvent vaciller, mais si le cœur se rappelle : Tu es mon Seigneur, il retrouve un axe, un sens, une lumière qui ne s’éteint pas. Les savants disent que celui qui dit cette phrase sincèrement brise les chaînes invisibles qui l’attachent à la vanité, au regard des autres, aux illusions de puissance. Ce n’est plus l’homme qui règne, mais Dieu. Ce n’est plus l’égo qui commande, mais l’adoration. La vie commence réellement à partir de cette reconnaissance : Tu es mon Seigneur.
« Khalaqtanî wa anâ ‘abduk » : Tu m’as créé, je suis Ton serviteur. Ici, l’homme renonce à cette illusion moderne qui prétend que l’être humain est maître de son destin, auteur absolu de sa vie, juge ultime de son bien et de son mal. Non. Je suis créé, je n’ai pas choisi ma venue au monde, je n’ai pas choisi mon cœur, je n’ai pas choisi ma mort. Tout en moi est signe d’une dépendance profonde. Mais cette dépendance ne m’humilie pas, elle me libère. Car le vrai esclavage n’est pas l’adoration de Dieu, mais l’adoration du désir, des passions, des regards humains, des ambitions sans fin. Je suis Ton serviteur, ce n’est pas une tristesse, c’est un soulagement. C’est la fin de la compétition. C’est la fin de la comparaison. C’est la fin de l’angoisse de devoir prouver que je vaux quelque chose. Je suis Ton serviteur, donc Tu m’as déjà donné une valeur. Je n’ai pas besoin de la chercher ailleurs. Tu m’as créé, donc Tu connais ma faiblesse. Tu es mon Maître, donc Tu ne me rejetteras pas si je reviens à Toi.
« Wa anâ ‘alâ ‘ahdika wa wa‘dika mastata‘t » : je suis sur Ton pacte et Ta promesse autant que je le peux. Ici l’homme reconnaît qu’il n’est pas parfait, qu’il fait des efforts, mais que ses efforts sont limités. Il ne dit pas : Je suis parfait dans mon serment. Il dit : Autant que je peux. Il y a dans cette formule une immense tendresse divine. Dieu ne demande pas la perfection, Il demande la sincérité. Il ne demande pas la performance, Il demande l’effort. Il ne demande pas l’absence de péchés, Il demande le retour après les péchés. Le pacte est vivant lorsque le cœur vit, même si les actes faiblissent. Et la promesse divine est constante lorsque l’homme progresse, même s’il chute. Les portes du paradis ne sont pas réservées à ceux qui n’ont jamais fauté, mais à ceux qui n’ont jamais cessé de revenir. L’important n’est pas de ne jamais tomber, mais de ne jamais rester à terre. Dans ce mastata‘t il y a le souffle de l’humanité : le cœur qui se fatigue, le corps qui s’essouffle, les faiblesses qui reviennent. Mais tant que l’humble effort continue, le chemin reste ouvert. Celui qui avance d’un pas, Dieu vient à lui à grande vitesse. Celui qui vient en marchant, Dieu vient à lui en courant. C’est la loi de la miséricorde.
« A‘ûdhu bika min sharri mâ sana‘tu » : Je cherche refuge auprès de Toi contre le mal que j’ai fait. Ici l’homme ne se cache pas derrière des excuses. Il ne dit pas : j’ai été poussé, influencé, trompé. Il dit : ce que j’ai fait. Il assume. Il sait que la liberté implique une responsabilité. Mais cette responsabilité ne l’écrase pas, elle le conduit à la porte de la miséricorde. Reconnaître son mal, ce n’est pas s’enfermer dans la culpabilité, c’est préparer le pardon. C’est dire : je sais que j’ai failli, mais je sais aussi que Tu es plus grand que mes fautes. Je ne me déplace pas vers Toi avec un dossier vierge, mais avec une âme blessée. Je ne viens pas avec des justifications, mais avec une demande. Je ne veux pas effacer l’histoire, je veux que Tu la transformes. Je veux que ma faiblesse devienne le terrain où Ta grâce se manifeste.
« Abû’u laka bi ni‘matika ‘alayya, wa abû’u bi dhanbî » : je reconnais Tes bienfaits sur moi, et je reconnais mon péché. Cette phrase est magnifique : elle lie la gratitude et la repentance. Elle dit que le souvenir des bienfaits réveille le sentiment de honte. Quand je me rappelle ce que Tu m’as offert – la vie, la santé, la foi, les parents, les occasions, la protection, les lumières dans la nuit – alors je me demande comment j’ai pu T’oublier par moment. Ce contraste éveille la pudeur intérieure. Pourtant cette pudeur n’est pas désespoir, elle est chemin vers la reconnaissance. Je sais que Tu m’as comblé, je sais que mes péchés ne méritent pas cette générosité, mais je sais aussi que Tu redistribues Tes dons même après les fautes. La vraie reconnaissance consiste à admettre que nous ne sommes pas à la hauteur des bienfaits. Celui qui voit les grâces de Dieu devient humble. Celui qui voit ses fautes devient lucide. Et celui qui unit les deux devient proche. Le cœur élevé est celui qui navigue entre deux océans : la gratitude et la repentance.
« Faghfir lî fa-innahû lâ yaghfiru adh-dhunûba illâ anta » : Pardonne-moi, car nul ne pardonne les péchés excepté Toi. Ici, la logique finale de l’adoration apparaît : Dieu est le seul refuge. Tous les autres refuges sont illusoires. On ne peut pas effacer ses fautes avec l’argent. On ne peut pas racheter ses erreurs avec l’orgueil. On ne peut pas compenser ses manquements par d’autres fautes. Le seul chemin pour guérir l’âme est le pardon divin. On peut cacher aux hommes ses erreurs, mais on ne peut pas les effacer de son cœur. Le cœur humain a besoin d’une eau pure, celle du pardon. Celui qui implore ainsi, s’il meurt le jour ou la nuit après l’avoir prononcé, entre au paradis. Pourquoi ? Parce qu’il est revenu avec conscience, avec humilité, avec sincérité. Il ne s’est pas cru innocent, il s’est cru dépendant. Et la dépendance sincère est la clé de l’entrée au Jardin.
Ce hadith nous apprend que le salut ne réside pas dans la perfection, mais dans l’attachement à la miséricorde divine. Dieu ne demande pas à l’homme d’être sans erreur, mais d’être sans orgueil. L’ambition religieuse n’est pas de devenir un être pur aux yeux du monde, mais un être vrai aux yeux de Dieu. La valeur ne réside pas dans l’image que les gens ont de nous, mais dans l’aveu que l’on fait devant Dieu. Celui qui récite cette invocation chaque matin et chaque soir ne fait pas qu’ouvrir et fermer sa journée : il redéfinit sa vie entière. C’est comme s’il plaçait son cœur dans un sanctuaire invisible. Les occupations de la journée peuvent s’agiter, les émotions peuvent s’élever, les soucis peuvent frapper, mais le cœur restera accroché à un fil invisible : le fil qui le relie à Celui qui pardonne. Celui qui ouvre sa journée avec cette parole commence avec l’aveu de la servitude. Celui qui termine avec elle finit avec la reconnaissance d’avoir pu vivre par la grâce. C’est une armure, une lumière, un parfum que l’on porte dans l’âme.
La religion n’a jamais voulu qu’on se croie parfaits. Elle a voulu que l’on soit vrais. Elle n’a jamais attendu que l’on soit sans péché, mais que l’on soit sans arrogance. La vraie purification n’est pas celle du corps, mais celle de l’orgueil intérieur. Dieu aime les repentants non parce qu’ils sont faibles, mais parce qu’ils ne cachent pas leur faiblesse. Il aime ceux qui reviennent parce qu’ils ont une connaissance profonde de ce qu’ils sont et de ce qu’Il est. Ce hadith révèle l’équilibre parfait : la repentance n’est pas désespoir, c’est espérance ; ce n’est pas honte, c’est éveil ; ce n’est pas défaite, c’est renaissance. Il ne faut pas craindre de tomber, il faut craindre de ne plus se relever. Et tant que le souffle dure, la porte reste ouverte. La nuit peut être longue, mais l’aube existe. Le péché peut être lourd, mais la miséricorde est plus vaste. Le cœur peut avoir erré, mais il peut retrouver la direction. Il n’y a que celui qui abandonne qui perd. Mais celui qui revient, celui qui prononce cette invocation avec tout son être, celui-là marche déjà vers le paradis, même s’il trébuche, même s’il pleure, même s’il doute. Car Dieu n’appelle pas celui qui est parfait, Il appelle celui qui frappe à la porte. Et chaque frappe sincère est déjà une réponse.
Femmes musulmanes : faits marquants et inspirants
Place de Fatima al-Zahra
Le Guide suprême a présenté **Dame Fatima al-Zahra** comme *une femme céleste et complète*, modèle intemporel pour toutes les femmes de l’humanité.
Il a évoqué ses vertus : l’adoration, le don de soi, la patience face à l’épreuve, la défense de la vérité, la clairvoyance politique et la gestion exemplaire de la famille.
Vision islamique de la femme
L’islam, a-t-il affirmé, confère à la femme **une dignité et un rang élevés**.
Le Coran mentionne que l’homme et la femme sont créés d’une même essence et égaux devant la foi et les bonnes actions.
Les différences naturelles entre les deux sexes ne signifient pas inégalité mais **complémentarité** dans la construction de la société et de la famille.
Droits des femmes
Les femmes doivent bénéficier d’une **égalité de valeur et de reconnaissance** dans leur travail et dans leurs droits sociaux :
- Salaire équitable pour le même travail,
- Assurance sociale et soutien aux femmes chefs de famille,
- Congés spécifiques liés à la maternité.
Dans la sphère familiale, le droit essentiel de la femme est **l’amour et la tendresse**.
Le Guide a souligné la nécessité d’éliminer toute forme de **violence domestique** et a rappelé que la femme est la **responsable de gestion du foyer**, non une exécutante.
Critique de la culture occidentale
L’Ayatollah Khamenei a vivement critiqué la culture occidentale et capitaliste qui, selon lui, **réduit la femme à un objet de consommation** et détruit l’institution familiale.
Ce modèle, présenté sous le nom de “liberté”, conduit en réalité à la décadence morale et à la solitude spirituelle.
Message aux médias
Les médias doivent diffuser la **vision authentique de l’islam sur la femme**, et non reproduire les narrations erronées des puissances occidentales.
Cette approche spirituelle et respectueuse de la femme, a-t-il ajouté, est la voie la plus efficace pour **attirer les cœurs du monde vers l’islam**.
À la fin:
Il a salué les **progrès remarquables des femmes iraniennes** dans l’éducation, la science, la santé et le service public, les qualifiant d’historiquement sans précédent en Iran.
Le discours s’est clos sur un appel à approfondir la compréhension du rôle sacré et actif de la femme dans la société islamique.



















