تقي زاده
l'Iran lance chaque année 6 satellites dans l'espace
Vendredi 17 octobre, lors d’un discours précédant la prière collective à Ispahan, Vahid Yazdanian président de l'Institut iranien de recherche spatiale a souligné que « la technologie de fabrication et de lancement de satellites entièrement iraniens progresse à un rythme soutenu, et les perspectives de ce secteur sont prometteuses. »
Il a rappelé qu’au cours des années 1990, les efforts pour construire et lancer des satellites n’avaient pas abouti, « mais la détermination et les efforts des scientifiques iraniens ont porté leurs fruits dans les années 2000, avec le succès du premier lancement spatial. »
M. Yazdanian a précisé que les satellites actuellement en orbite contribuent au développement des communications, « ce qui a un impact direct sur la qualité de vie des citoyens. »
Il a ajouté que « le renforcement de la sécurité nationale ainsi que de l’écosystème économique du pays figure également parmi les effets positifs de l’industrie spatiale. »
Selon lui, « les avancées dans ce domaine s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à améliorer les conditions de vie de la population, et cet objectif reste fermement poursuivi. »
Le président de l’Institut de recherche spatiale a insisté sur le fait que « l’objectif principal de la conception et du lancement de satellites est de mettre ces technologies au service de l’amélioration des services publics. »
Il a enfin affirmé que « bien que les sanctions aient constitué un obstacle majeur au développement de cette industrie, l’Iran a réussi à les surmonter et à atteindre l’autosuffisance. »
Échec du scénario hybride: émergence d’une dissuasion iranienne intégrée
Robert Maillard, Paris
Au début du mois de janvier, un scénario hybride classique a été activé contre l’Iran. Son objectif était clair : transformer des manifestations initialement pacifiques en un cycle de violence incontrôlable, susceptible de dégénérer en guerre civile larvée. Ce type de schéma, déjà observé dans d’autres théâtres, vise à créer un chaos intérieur servant de prélude politique et médiatique à des frappes aériennes dites « préventives ».
Mais en Iran, le mécanisme n’a pas fonctionné. Les manifestations pacifiques n’ont pas basculé dans l’insurrection armée, les mécontentements sociaux n’ont pas atteint le seuil critique attendu par les services secrets occidentaux, et l’État iranien, bénéficiant du soutien de la population, a conservé la maîtrise du tempo sécuritaire. Le scénario de déstabilisation interne, censé ouvrir la voie à une escalade extérieure, s’est ainsi heurté à un mur de résistance.
L’un des éléments clés de cet échec réside dans la neutralisation des capacités de communication satellitaire, et plus précisément dans la coupure effective de Starlink. Cette coupure a eu un impact stratégique majeur : elle a rompu la coordination en temps réel, désorganisé les relais logistiques et informationnels QG-éléments armés, et isolé les éléments opérant sur le terrain de leurs soutiens extérieurs. Privés de communication sécurisée, les réseaux censés amplifier la contestation et la transformer en confrontation ouverte ont perdu leur capacité d’action.
Plus encore, cette rupture a signifié une réalité cruciale : les États-Unis ne disposent plus d’un canal fiable pour piloter, synchroniser ou ajuster leurs leviers d’influence internes. Ce verrou technologique ayant sauté, cette spectaculaire performance de l'industrie militaire iranienne a profondément modifié l’équilibre de la situation.
Déception stratégique et démonstration de force théâtrale
Face à cet échec, la réaction américaine a été double : frustration stratégique et démonstration enragée de puissance.
L’incapacité américaine à provoquer une implosion interne en Iran a conduit à une mise en scène militaire marquée par l’annonce de déploiements massifs de troupes dans la région: porte-avions, bombardiers stratégiques, rotations accélérées, l’objectif étant visiblement moins opérationnel que psychologique. Il s’agissait de compenser le cuisant échec du levier hybride par une pression visible, destinée à restaurer une crédibilité érodée aux yeux des amis et des ennemis et à reprendre l’initiative narrative.
Cette posture américaine, largement théâtrale, ne modifie cependant ni l’échec initial ni la transformation en profondeur du rapport de force qui semble avoir nettement tourné en faveur de l'Iran.
La question centrale devient alors celle-ci : quelle sera la riposte iranienne en cas d’escalade réelle ? Contrairement aux lectures traditionnelles, cette riposte pourrait ne pas se limiter au ciblage des bases américaines dans la région, ni même aux seules frappes contre les installations de l’énergie laquelle est à même de faire grimper les cours du brute jusqu’aux 400 dollars le baril.
A en juger les déclarations des autorités politiques et militaires iraniennes, la stratégie iranienne est sur le point de prendre une dimension offensive. Cette stratégie telle qu’elle se dessine vise à déplacer le centre de gravité du conflit. La dissuasion ne repose plus uniquement sur l’attrition régionale contre les forces américaines et alliées, mais sur la capacité à franchir un seuil stratégique supérieur : l’extension potentielle du champ de confrontation au‑delà du théâtre régional. Mais comment ?
Le signal balistique et la continuité du programme spatial iranien
C’est dans ce contexte qu’apparaît l’information — largement passée inaperçue— d’un essai balistique iranien à très longue portée, dont l’impact aurait été lieu en Sibérie (Russie). Interprété comme un test discret, cet épisode prend une dimension particulière non comme une démonstration publique, mais comme un signal stratégique indirect, adressé moins aux opinions publiques, qu’aux états-majors. Cette hypothèse ne peut être dissociée d’un autre facteur majeur qu’est la montée en puissance continue du programme spatial iranien.
Depuis plusieurs années, l’Iran démontre une capacité croissante à concevoir, à produire et à mettre en orbite basse des satellites qu’il fabrique lui‑même. Ces lancements, longtemps perçus comme marginaux ou expérimentaux, s’inscrivent désormais dans une trajectoire technologique cohérente, cumulative et irréversible.
La mise en orbite basse implique la maîtrise d'éléments critiques : propulsion multi‑étages, trajectoires balistiques exo‑atmosphériques, séparation des étages, précision inertielle et contrôle des phases de vol. Or, ces compétences constituent le socle technique commun aux lanceurs spatiaux et aux missiles balistiques intercontinentaux. La différence entre les deux ne relève pas de la faisabilité, mais de la doctrine d’emploi.
En effet, cette progression ne s’est pas faite en isolement. Elle s’est accompagnée d’une coopération technique et opérationnelle avec la Russie, en particulier dans le domaine spatial. Cette collaboration, peu détaillée publiquement, agit comme un accélérateur discret : partage d’expertise en propulsion, retours d’expérience sur les marges d’erreur, assistance dans la gestion des échecs et des corrections de trajectoire.
Dans ce cadre, un essai balistique de très longue portée — même imparfait, même non revendiqué — ne constituerait pas une rupture soudaine, mais l’aboutissement logique d’un continuum technologique reliant programme spatial national et capacité balistique stratégique.
Le « signal sibérien », s’il est lu comme tel, ne serait donc pas un accident isolé, mais l’effet collatéral d’une montée en capacité rendue possible par l’articulation entre autonomie industrielle iranienne et partenariats stratégiques eurasiens.
En ce sens, l'élément central de l'actuelle stratégie de Téhéran n’est pas la réussite ou l’échec d’un tir de missile à longue portée, mais l’ambiguïté volontaire qu’il entretient. En ne revendiquant pas officiellement une capacité intercontinentale tout en multipliant les démonstrations spatiales, l’Iran construit une dissuasion fondée sur le doute.
Ce flou oblige les planificateurs américains à intégrer une hypothèse désormais crédible : celle d’un basculement rapide d’un programme spatial civil‑militaire vers une capacité balistique stratégique pleinement opérationnelle.
Le test supposé auquel fait référence certaine presse occidentale, ne vise pas, dans cette lecture, à convaincre l’opinion publique, mais à déséquilibrer les calculs stratégiques adverses. Il s’agissait moins de montrer que de laisser deviner, moins d’affirmer que de contraindre à anticiper.
La dissuasion iranienne ne s'astreint plus au sol ni au souterrain où reposent d'immenses cités balistiques. Elle s’étend désormais à un troisième espace, l’orbite basse, devenue un prolongement naturel du champ stratégique.
Montagnes fortifiées, villes souterraines, plateformes mobiles et lanceurs spatiaux forment un ensemble cohérent, résilient et difficilement neutralisable et dans cette architecture, l’ICBM n’est pas présenté comme une arme revendiquée, mais comme une option latente, intégrée à un écosystème technologique global.
Pour lancer une guerre, Trump se devra donc se rappeler de ce que la dissuasion iranienne n’est plus seulement défensive ou régionale. Elle est devenue intégrée, multidomaine et fondée sur l’incertitude, ce qui en constitue paradoxalement la force principale.
Robert Maillard est un écrivain et analyste militaire basé à Paris.
Larijani : les meneurs des émeutiers ont été identifiés, certains arrêtés
Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien affirme que les forces de sécurité ont identifié les instigateurs des récentes émeutes et en ont arrêté plusieurs, soulignant que la nation iranienne a toujours fait preuve d'une ferme résistance lorsque son identité nationale est menacée.
S'exprimant lundi lors d'un événement local, Ali Larijani a déclaré qu'après l'échec de l'ennemi à pousser les gens dans la rue lors de l'agression américano-israélienne de juin, celui-ci avait tenté de transformer les griefs économiques et les manifestations pacifiques en violence de rue.
Fin décembre, l'Iran a été le théâtre de manifestations sporadiques liées aux problèmes économiques, manifestations qui ont rapidement été détournées par des émeutiers incités par les dirigeants américains et israéliens et aidés par leurs agents espions sur le terrain.
M. Larijani a déclaré que le président américain Donald Trump avait ouvertement indiqué qu'une action militaire suivrait toute crise sociale interne, décrivant cela comme un changement de tactique des États-Unis visant à affaiblir l'unité nationale avant une frappe militaire.
L’objectif des émeutes en Iran était d’entraîner les États-Unis dans une nouvelle guerre contre le pays (Araghchi)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que des groupes terroristes liés à l’étranger ont dégénéré les récentes manifestations en émeutes violentes dans le but de provoquer une nouvelle agression militaire américaine contre l'Iran.
S'exprimant lors d'une conversation téléphonique, lundi 26 janvier, avec son homologue sri-lankais, Vijitha Herath, M. Araghchi a abordé l'état actuel des relations bilatérales entre les deux pays, ainsi que les développements régionaux et internationaux.
Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré que les manifestations pacifiques des Iraniens les 8 et 9 janvier avaient été instrumentalisées à des fins violentes et terroristes, soulignant le caractère organisé et terroriste de ces actes, dont l'objectif était d'entraîner les États-Unis dans une nouvelle guerre contre la République islamique d'Iran.
M. Araghchi a également salué le soutien du gouvernement sri-lankais à la République islamique face à une résolution anti-iranienne à la suite des récentes émeutes, y voyant un signe de l'approche indépendante, équilibrée et amicale du Sri Lanka à l'égard de Téhéran.
Le Hamas affirme avoir rempli toutes ses obligations en vertu de l'accord de cessez-le-feu à Gaza
Un haut responsable du Hamas affirme que le mouvement de résistance a rempli toutes ses obligations en vertu de l'accord de cessez-le-feu à Gaza après avoir remis le corps du dernier captif israélien présent sur le territoire assiégé.
Husam Badran a déclaré lundi que tous les captifs israéliens, vivants et morts, avaient été remis conformément à l'accord. Le responsable du Hamas a souligné que la livraison du corps du dernier captif à Gaza a dépouillé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de tous les prétextes qu'il utilisait pour retarder la mise en œuvre de l'accord.
Il a exhorté les médiateurs à intensifier leurs efforts et à faire pression sur Israël pour qu'il mette pleinement en œuvre ses engagements. Badran a averti que les manœuvres dilatoires persistantes d'Israël compromettaient les perspectives de maintien du cessez-le-feu à Gaza.
Il a souligné que le régime israélien devait être contraint de retirer ses forces de Gaza, d'autoriser l'entrée de l'aide humanitaire et d'ouvrir le point de passage de Rafah dans les deux sens. Auparavant, le Hamas avait publié un communiqué confirmant que le groupe avait déployé des efforts considérables pour retrouver le corps du dernier captif et avait fourni aux médiateurs les informations nécessaires de première main, ce qui a contribué à la découverte du corps.
Le mouvement souligne que cette mesure s'inscrit dans le cadre de l'engagement total de la Résistance envers les exigences de la première phase de l'accord de cessez-le-feu, puisqu'elle a rempli toutes ses obligations de manière claire et responsable.
Le groupe français Capgemini aide la police fédérale américaine ICE à localiser les migrants
Le groupe français de services numériques Capgemini, a décroché des contrats pour l'ICE, la très controversée police anti-immigration américaine, portant notamment à identifier et localiser des immigrants, selon une enquête de France Télévisions, le groupe public audiovisuel français.
Entreprise du CAC 40, Capgemini emploie environ 350 000 personnes dans le monde et dispose d’une filiale aux États-Unis, installée à proximité de Washington. Cette entreprise collabore avec plusieurs administrations fédérales, dont le ministère de la Santé, le ministère des Anciens Combattants et le département de la Sécurité intérieure, auquel l’ICE est rattachée.
D’après des documents consultés par France Télévisions dans des bases de données publiques de contrats fédéraux américains, Capgemini fournit des prestations à l’ICE. Parmi celles-ci figure notamment la gestion d’« un centre d’appels destiné aux victimes de crimes commis par des étrangers », un dispositif mis en place sous la présidence de Donald Trump.
L’enquête indique également qu’en novembre, le groupe français a répondu à un nouvel appel d’offres de l’ICE portant sur des services d’identification et de localisation des immigrants, une pratique connue sous le nom de « skip tracing ». Capgemini aurait obtenu la plus grande part de ce marché, dont le montant total peut atteindre jusqu’à 365 millions de dollars.
C'est écrit noir sur blanc : plus la société française localisera de migrants, plus elle pourra empocher d'argent. Les bonus financiers, en effet, sont basés sur le taux de réussite dans la vérification des adresses des étrangers.
Selon l’enquête, Capgemini mentionnait jusqu’à récemment ce type de partenariat sur son site internet, indiquant que le groupe « travaille étroitement pour aider à réduire les délais et les coûts dans l’expulsion de tous les étrangers illégaux des États-Unis ». Cette mention a ensuite été retirée, comme l’a relevé l’Observatoire des multinationales, une organisation française indépendante spécialisée dans l’analyse des activités des grandes entreprises.
Le Hezbollah condamne l’assassinat par Israël du journaliste d’Al-Manar
Le mouvement de résistance libanais Hezbollah a vivement condamné l'assassinat « perfide » par Israël du journaliste de la chaîne de télévision libanaise Al-Manar, Ali Nour al-Deen.
Également l'imam de mosquée, le journaliste Ali Nour al-Deen a été tué en martyr lors d’une frappe de drone sur la région d'Al-Housh, dans le district de Tyr (sud), lundi 26 janvier.
Dans un communiqué, le bureau des relations-médias du Hezbollah a qualifié l’attaque de « crime de guerre », déclarant que ce nouvel assassinat vient d’« alourdir encore le bilan des crimes commis par l’ennemi, déjà responsable de crimes brutaux contre les journalistes, les civils et l’humanité tout entière ».
Le mouvement de résistance libanais a décrit al-Deen comme étant un « journaliste et imam martyr », et mis en garde contre l’assassinat systématique des journalistes par le régime israélien dans le but de faire taire les médias, en violation flagrante de la liberté d’expression.
Le Hezbollah a exhorté les médias libanais et internationaux, les syndicats et les organisations de défense des droits de l’homme à condamner l'assassinat et à exiger la fin de cette « barbarie sioniste ».
« Nous appelons tous les journalistes, le ministère de l'Information, les médias, les syndicats, les institutions, ainsi que les personnalités politiques et intellectuelles, à agir et à faire entendre leur voix avec force sur toutes les tribunes locales, arabes et internationales – notamment dans les domaines des droits de l’homme, juridiques et humanitaires – afin de mettre un terme à cette barbarie sioniste », indique le communiqué.
Le mouvement de résistance a, par ailleurs, présenté ses condoléances à la famille d'al-Deen et à la communauté médiatique libanaise.
France : vers une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans
Après des années de controverse sur les dégâts des réseaux sociaux sur la santé mentale et physique des mineurs et les techniques de régulation, l’Assemblée nationale française vient d’adopter un texte interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
Le texte, porté par la députée macroniste Laure Miller et soutenu par le président du groupe Renaissance Gabriel Attal, prévoit également l’interdiction de l’usage des téléphones portables dans les lycées. Au Palais Bourbon, le sujet fait quasiment l’unanimité.
Dans la nuit de lundi à mardi, les députés ont adopté par 130 voix contre 21 la proposition de loi de la députée macroniste Laure Miller visant à interdire l’utilisation des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
Pour protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux, le texte entend également proscrire l’utilisation des téléphones portables dans les lycées. « Le but est de protéger la santé mentale de nos jeunes car l’on se rend compte que les réseaux sociaux façonnent de plus en plus leur esprit », explique la parlementaire de la Marne.
Selon les députés, les réseaux sociaux, et en particulier TikTok, peuvent avoir un effet délétère sur la santé psychologique des jeunes, favorisant l’anxiété, la dépression ou encore le harcèlement en ligne.
Le texte devra maintenant être examiné au Sénat, et ce « dans les semaines à venir », a promis la ministre française du Numérique Anne Le Hénanff. S’il est définitivement adopté, la France serait le premier pays européen à imposer une telle limite d’âge pour l’accès aux réseaux sociaux.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte international où plusieurs pays cherchent à réguler l’usage des réseaux sociaux chez les mineurs.
En Europe, la question de l’âge minimal pour accéder aux plateformes numériques fait l’objet de discussions au sein de l’Union européenne, tandis qu’en Australie, certaines restrictions similaires sont déjà en vigueur. Les experts appellent néanmoins à rester vigilants sur la mise en œuvre pratique du texte, notamment pour la vérification de l’âge des utilisateurs et la protection des données personnelles.
Plusieurs associations de parents ont salué le projet de loi, tandis que certains groupes d’opposition s’interrogent sur son efficacité réelle et ses limites en matière de liberté d’accès à l’information.
Cisjordanie : plus de 37 000 Palestiniens déplacés en 2025, dans un contexte de violences record des colons
Plus de 37 000 Palestiniens ont été déplacés en 2025 en Cisjordanie occupée, un chiffre record alors que la violence des colons israéliens atteint des niveaux sans précédent, a averti l’ONU lundi, sur la base de nouvelles données de son bureau humanitaire.
« Le territoire palestinien a connu des niveaux record de déplacements et de violences de colons », a déclaré le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’une conférence de presse, se référant à une nouvelle publication du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
L’année dernière, plus de 37 000 Palestiniens ont été déplacés, principalement à cause « d’opérations menées dans les camps de réfugiés », a précisé M. Dujarric.
Dans le nord de la Cisjordanie, l’OCHA rapporte également plus de 1 800 attaques de colons israéliens contre des Palestiniens, ayant provoqué des victimes et des dégâts, un chiffre « le plus élevé jamais enregistré par l’ONU et marquant la neuvième augmentation annuelle consécutive », a-t-il ajouté.
Une nouvelle guerre américano-israélienne contre l'Iran embrasera toute la région (secrétaire général du Hezbollah)
Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Naïm Qassem, a averti Donald Trump et Benjamin Netanyahu que « le Hezbollah ne restera pas neutre si l’Iran est menacé ».
Ce lundi, lors d’un grand rassemblement public de solidarité avec la République islamique, le peuple iranien et le Leader de la Révolution, le cheikh Naïm Qassem a prononcé un discours.
« Le Hezbollah au Liban, dirigé par le Velayat Faqih, est animé d’une foi inébranlable. La menace proférée par Trump contre l’imam Khamenei est perçue comme une menace pour des dizaines de millions de fidèles de ce grand guide, et même davantage », a-t-il déclaré.
Il a souligné que « le moindre impudence » envers l’Ayatollah Khamenei signifierait la perte de stabilité et de sécurité dans la région et dans le monde. « Nous considérons cette menace comme une menace directe contre nous-mêmes et nous avons tout le pouvoir de prendre les mesures que nous jugerons appropriées afin de la contrer. »
Évoquant l’hostilité de longue date des États-Unis envers la République islamique d’Iran, Naïm Qassem a indiqué que « les États-Unis ne peuvent tolérer l’existence d’un pays libre et indépendant qui puisse servir de référence et de modèle aux musulmans et aux opprimés du monde ».
« L’instauration de la République islamique et la victoire de la Révolution en Iran ont porté un coup dur aux États-Unis et à Israël. Les États-Unis ont lancé une guerre de huit ans contre l’Iran en se servant de l’Irak ; ils ont dépensé des millions de dollars pour tenter de renverser la République islamique, mais ils ont finalement échoué », a-t-il noté.
Il a par ailleurs rappelé que l’Iran avait tenu bon lors de la guerre des Douze Jours en juin 2025 et avait su déjouer les conspirations du tandem États-Unis/Israël grâce aux directives de l’Ayatollah Khamenei. « Mais si cela devait se reproduire, une guerre contre l’Iran embraserait toute la région », a-t-il averti.
Au sujet des récents événements qui ont secoué l’Iran, le secrétaire général du Hezbollah a précisé : « L’ennemi a cherché à mettre en œuvre son projet d’anéantissement de l’Iran en exploitant la grogne générale due aux problèmes économiques, il a eu recours à des saboteurs et a incité aux manifestations ; les agitateurs ont pris pour cible les forces de sécurité et la population, et ont endommagé des mosquées, des véhicules et des bâtiments. »
Le chef de la Résistance libanaise a conclu en soulignant que « le Hezbollah ne resterait pas neutre si les États-Unis et Israël attaquaient l’Iran ».



















