تقي زاده

تقي زاده

À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les mesures coercitives unilatérales célébrée le 4 décembre, la Russie a vivement critiqué les sanctions occidentales, affirmant que les Européens ont perdu 1 600 milliards d’euros, tout en échouant à déstabiliser l’économie russe.

Le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé dans un communiqué qu’entre 2022 et 2025, l’économie européenne a perdu jusqu’à 1 600 milliards d’euros à cause des sanctions anti-russes; tandis que l’économie russe a fait preuve d’une grande stabilité et d’une bonne capacité d’adaptation, rapporte l’agence de presse russe TASS, le 6 décembre.

Le communiqué a qualifié l’application de mesures coercitives unilatérales d’obstacle majeur à la formation d’un ordre mondial polycentrique juste et équitable. Le ministère russe a souligné que ces mesures constituent l’un des principaux instruments de la politique néocoloniale de l’Occident, dont l’objectif est de conserver une domination « qui lui échappe », de « priver les pays de la majorité mondiale de leur droit à un choix politique indépendant » et de « freiner leur développement technologique et industriel ».

En d’autres termes, l’Occident cherche à « continuer à vivre aux dépens des pays du Sud et de l’Est, en cherchant à les rendre obéissants à sa volonté », a noté le ministère russe des Affaires étrangères, ajoutant que la Russie « avec ses partenaires, membres responsables de la majorité mondiale, continue à lutter contre les mesures coercitives unilatérales illégitimes et les autres manifestations du néocolonialisme afin d’établir au plus vite une architecture multipolaire juste, libre du diktat des sanctions et de la contrainte ».

 

Les forces israéliennes et des colons illégaux ont commis 57 violations et agressions à l'encontre des journalistes en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza durant le mois de novembre 2025, a indiqué samedi 6 décembre, le Syndicat des journalistes palestiniens.

Le syndicat a affirmé que ces violations reflètent « une escalade systématique continue visant à empêcher les équipes médiatiques d’accomplir leurs missions professionnelles ».

Dans son rapport mensuel, le Comité pour les libertés de la presse de l’organisation a précisé que ces violations incluent « des schémas dangereux visant directement le travail journalistique et mettant en péril la vie des journalistes ».

Selon le rapport, deux journalistes ont été blessés par des balles réelles et des balles en plastique à Tulkarem et à Gaza, alors qu’ils couvraient des événements sur le terrain.

 

Le Premier ministre qatari a réaffirmé samedi que le cessez-le-feu dans la bande de Gaza ne pourrait être considéré comme complet qu'après le retrait total des forces israéliennes de la zone. 

Le cessez-le-feu en vigueur depuis près de deux mois dans la bande de Gaza ne sera pas complet tant que les troupes israéliennes ne se seront pas retirées du territoire palestinien, conformément au plan de paix soutenu par Washington et l'ONU, a déclaré samedi 6 décembre le Premier ministre qatari, médiateur dans ce conflit.

« Nous sommes maintenant à un moment critique… Nous ne pouvons pas encore considérer qu'il s'agit d'un cessez-le-feu, car celui-ci ne pourra être complet qu'après le retrait total des forces israéliennes et le retour à la stabilité à Gaza », a déclaré le Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdulrahman Al Thani, lors du Forum de Doha, une conférence diplomatique annuelle qui se tient dans la capitale de cet État du littoral du golfe Persique.

 

Deux jeunes Palestiniens ont été tués par les forces de l’armée israélienne lors d’une attaque à la voiture bélier visant un point de contrôle installé par le régime dans la ville d’al-Khalil, au sud de la Cisjordanie occupée. 

Dans un communiqué publié samedi 6 décembre, l’armée israélienne a prétendu que ces deux jeunes hommes menaient une attaque contre un point de contrôle à al-Khalil avant d'être visés et tués; elle affirme qu'un de ses soldats, appartenant au 202e bataillon de la brigade de parachutistes, a été légèrement blessé lors de l’incident.

 

Alors que quatre pays européens — l’Espagne, les Pays-Bas, l’Irlande et la Slovénie — ont affirmé leur engagement en faveur de la Palestine en se retirant du concours Eurovision 2026, certains États membres de l’Union européenne, dont la France, ont choisi de soutenir Israël, ce qui a incité plusieurs députés à critiquer la position de leurs pays et à condamner ce choix.

Rima Hassan, députée européenne franco-palestinienne, a dénoncé la position de la France, rappelant que « la position de Paris est au service des intérêts israéliens avant d’être au service des intérêts de sa nation ».

Ses remarques font suite aux déclarations du ministre français des Affaires étrangères, Jean Noël Barrot, selon lequel Paris soutenait la présence d’Israël au concours et s’opposait au boycott annoncé par plusieurs pays.

Par la suite, Rima Hassan a accusé le ministre français de « se coucher lamentablement après avoir très probablement reçu quelques coups de fil de l’ambassade d’Israël ».

Elle a estimé que cette ligne diplomatique « est menée en notre nom » et a conclu : « Pas un jour ne passe sans que vous nous fassiez honte ».

Du côté de la Belgique, Marc Botenga, député du Parlement européen, a dénoncé la position ambiguë de son pays sur la participation d’Israël à l’Eurovision 2026, et a appelé les autorités belges à boycotter le régime en se retirant du concours.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) s’est déclaré vendredi « consterné par le meurtre effronté » de deux Palestiniens par la police des frontières israélienne à Jénine, en Cisjordanie occupée, dans ce qui semble être une « exécution sommaire ».

« Les meurtres de Palestiniens par les forces et les colons israéliens en Cisjordanie occupée ont augmenté de manière exponentielle, sans que personne n’ait à rendre de comptes, même dans les rares cas où des enquêtes ont été annoncées », a déclaré le porte-parole Jeremy Laurence aux journalistes à Genève.

Laurence a noté qu’à la suite de l’incident de jeudi, qui a été filmé par une chaîne de télévision, une enquête interne a été annoncée. « Mais les déclarations d’un haut responsable israélien ont cherché à absoudre les forces israéliennes de toute responsabilité » ; ce qui soulève, selon lui, de sérieuses inquiétudes quant à la crédibilité de toute enquête ou examen futur mené par une entité qui n’est pas totalement indépendante du régime israélien.

Un conseiller du chef d’état-major des forces armées iraniennes affirme qu’Israël omet délibérément de communiquer l’ampleur réelle des pertes causées lors des frappes de représailles de Téhéran en juin dernier. « Les dégâts dépassent largement les chiffres officiels et ont détruit des infrastructures militaires et des capacités opérationnelles essentielles. »

« L’ampleur réelle des dégâts infligés au régime sioniste n’a pas encore été annoncée », a déclaré jeudi le général de brigade Fathollah Jafari lors d’un événement local à Jiroft, dans la province de Kerman.

« Les dégâts provoqués étaient bien plus importants que ne le laissent entendre les versions officielles ; ses capacités opérationnelles et ses infrastructures ont été détruites », a-t-il ajouté.

Le 13 juin, le régime israélien a perpétré un acte d’agression illégal, assassinant de hauts commandants, des scientifiques nucléaires et des citoyens ordinaires. L’Iran a riposté dans les 24 heures qui ont suivi par un déluge de missiles et de drones, avant d’étendre sa campagne dans le cadre de l’opération baptisée « Vraie Promesse III ».

Le 22 juin, les États-Unis sont intervenus en frappant trois sites nucléaires iraniens, en violation flagrante du droit international. En guise de représailles et en toute légitime défense, l’Iran a ciblé la base aérienne d’Al-Udeid au Qatar, la plus grande installation militaire américaine en Asie de l’Ouest. Le régime israélien, acculé, a été contraint d’accepter unilatéralement un accord de trêve le 24 juin.

 

Le président iranien Massoud Pezeshkian a exprimé sa gratitude au Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, pour son soutien à son gouvernement, et a juré de rester fidèle à la voie qui mène au progrès du pays.

Pezeshkian a fait ces déclarations dans un message publié sur X ce vendredi 28 novembre, au lendemain du soutien apporté par l’Ayatollah Khamenei à son administration. Le Leader avait salué le gouvernement pour des « efforts louables entrepris » et la poursuite de certains projets inachevés initiés par le feu président Ebrahim Raïssi.

« Je suis reconnaissant de l’appui et des conseils du Leader. Fort de la solidarité de la grande nation iranienne et des efforts de toutes les institutions, le gouvernement poursuit résolument la voie de servir le peuple et du progrès », a déclaré le président.

 

En France, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a fustigé le projet de budget 2026 lors d’une conférence de presse le 27 novembre. Elle dénonce l’augmentation de 6,7 milliards d’euros du budget militaire, alors que 7,1 milliards d’économies sont prévues dans la santé.

Sophie Binet, secrétaire générale de la Confédération générale du travail (CGT), a exprimé une vive inquiétude, le 27 novembre, concernant les orientations budgétaires du gouvernement, qui favorisent les investissements dans l’armée tout en imposant des coupes dans la Sécurité sociale, présentant la guerre comme l’unique horizon proposé.

La CGT voit dans ces choix une orientation vers la guerre particulièrement alarmante pour les jeunes. « On ferme des lits d’hôpitaux pour construire des obus », a déclaré Sophie Binet, insistant sur le fait que ce n’est pas une simple rhétorique. Selon elle, cette « redistribution de flux » est « extrêmement dangereuse pour le pays ». Elle appelle les députés à corriger ces priorités, soulignant que le budget de l’armée augmente tandis que la santé subit des restrictions sévères.

 

La fédération iranienne de football (FFIRI) annonce qu'elle boycottera le tirage au sort de la Coupe du monde 2026 qui aura lieu la semaine prochaine à Washington, suite au refus des États-Unis de délivrer des visas à plusieurs membres de sa délégation.

Le porte-parole de la FFIRI, Amir Mehdi Alavi, a déclaré vendredi que cette décision faisait suite à des discussions internes et à des consultations avec le ministère des Sports et de la Jeunesse et le ministère des Affaires étrangères.

« Cette décision a été prise après que plusieurs membres de la délégation se sont vu refuser un visa. Cette affaire est totalement illogique et n'a rien à voir avec le sport », a-t-il ajouté.

La fédération a officiellement soulevé la question auprès du président de la FIFA, Gianni Infantino, et du secrétaire général, Mattias Grafström, a-t-il annoncé, ajoutant que la FIFA a promis d'examiner l'affaire.

Il a averti que la décision de Washington pourrait avoir des répercussions plus importantes pour l'équipe nationale iranienne — également connue sous le nom de Team Melli. « Les futurs déplacements des joueurs et du personnel iraniens aux États-Unis pendant le tournoi pourraient être affectés. »

« Une telle approche pourrait affecter directement la préparation et les performances de l'équipe nationale masculine tout au long du tournoi », a souligné le porte-parole de la FFIRI.

Le tirage au sort de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 aura lieu le 5 décembre à Washington, D.C.

M. Alavi a qualifié le différend concernant les visas américains d’« inédit » dans l’histoire du football iranien, soulignant que les membres de l’équipe nationale iranienne ou le personnel exécutif de la FFIRI ne s’étaient jamais vu refuser de visa et avaient participé régulièrement aux compétitions.

Selon le quotidien Tehran Times, les États-Unis n'ont délivré de visas qu'à quatre membres de la délégation de la FFIRI : Amir Ghalenoei (entraîneur principal), Mehdi Kharati (directeur exécutif), Omid Jamali (directeur des relations internationales) et Amir Mehdi Alavi (porte-parole).

Les demandes de visa de plusieurs autres personnes ont été refusées, notamment celles du président de la FFIRI, Mehdi Taj, et du vice-président, Mehdi Nabi.

Jeudi, Mehdi Taj a dénoncé cette décision comme étant politique. « Nous avons dit au président de la FIFA, M. [Gianni] Infantino, qu’il s’agit d’une position purement politique et que la FIFA doit leur dire de cesser ce comportement », a-t-il estimé.

L'équipe nationale masculine de football s'est qualifiée pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026 en mars, garantissant ainsi une quatrième participation consécutive et une septième au total.

Les États-Unis co-organisent la Coupe du monde avec le Canada et le Mexique.