تقي زاده

تقي زاده

Le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé les provocations militaires américaines autour du Venezuela comme une menace pour la paix et la sécurité dans les Caraïbes et en Amérique latine.

S’exprimant lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Téhéran mardi 28 octobre, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a condamné les provocations et des menaces des États-Unis contre le Venezuela, y voyant la manifestation d’une « approche unilatérale » par Washington sur la scène internationale.

« Les règles les plus fondamentales du droit international interdisent le recours à la force et exigent le respect de la souveraineté des États », a-t-il déclaré.

Cette mise en garde fait suite à une escalade notable de l’approche belliqueuse des États-Unis envers le Venezuela, qui a notamment consisté à déployer des navires de guerre et des avions militaires à proximité du pays.

 

Un correspondant d’Al-Alam à Khartoum a rapporté le meurtre d’environ 2 000 habitants de la ville d’El-Fasher pour des raisons ethniques et tribales par les Forces de soutien rapide (FSR).

Il a souligné que l’armée soudanaise, selon le général Abdel Fattah al-Burhan, se prépare à une nouvelle phase du conflit pour libérer les villes d’El-Fasher et de Bara, où les Forces de soutien rapide ont également commis des massacres.

Le journaliste d’Al-Alam, Tariq Abou Shoura, a souligné la situation humanitaire critique à El-Fasher et a ajouté : « De nombreux habitants de la ville ont été contraints de migrer vers la ville de Tawilah, à 60 kilomètres de la capitale de l’État du Darfour du Nord. »

Il a ajouté : « Les déplacés sont confrontés à des conditions humanitaires difficiles sur leur chemin vers Tawilah, notamment à des violences telles que la torture, le viol et le meurtre. »

 

Silence international après les essais du Bourevestnik, points sur le traité New Start, conditions pour une rencontre Poutine-Trump ; les lignes qui suivent résument la récente déclaration du ministre russe des Affaires étrangères.

Sergueï Lavrov a répondu aux questions des journalistes en marge de la conférence sur la sécurité eurasienne à Minsk. « Moscou attend une réponse officielle et positive de Washington concernant une proposition de Poutine sur le traité de réduction des armes stratégiques New Start », a-t-il souligné.

Le chef de la diplomatie russe a déclaré que selon Moscou, il n’était plus question depuis longtemps de prolonger ce traité. « Un nouveau traité visant à remplacer le New Start exige une situation fondamentalement différente dans les relations russo-américaines », a estimé Lavrov.

Le ministre russe des Affaires étrangères a déclaré que la Russie avait besoin de garanties que la rencontre Poutine-Trump produirait des résultats concrets.

Dans une autre partie de ses propos, Lavrov a martelé : « Tout le monde s’est tu après le test du missile de croisière Bourevestnik par la Russie [...] Moscou espère que Donald Trump souhaite une paix durable, et non un afflux d’armes au sein du régime de Kiev. »

Le chef de la diplomatie russe a affirmé que la Russie souhaitait coopérer avec les États-Unis sur le transport aérien, mais que ce n’était pas encore une priorité pour Washington.

Lavrov a souligné : « L’Occident utilise le dialogue avec les pays du sud du Caucase pour les éloigner de la Russie. Moscou réprimera ces tentatives. Les actions occidentales entravent un dialogue normal sur la sécurité eurasienne. »

La Conférence internationale de Minsk sur la sécurité eurasienne se tient à Minsk, en Biélorussie, les 28 et 29 octobre. Des délégations de plus de 40 pays et de 7 organisations internationales y participeront. Parmi les participants figure, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et ses homologues nord-coréen Choe Son Hui, et hongrois Peter Szijjarto. 

 

Les forces israéliennes ont tué au moins trois Palestiniens alors qu’elles étendaient leurs raids meurtriers à toute la Cisjordanie occupée.

L’agence de presse officielle palestinienne WAFA, citant des sources locales, a rapporté que les troupes d’occupation israéliennes, appuyées par des renforts militaires, ont pris d’assaut le village de Kafr Qud ce mardi 28 octobre.

Les forces israéliennes ont encerclé un site sur les terres agricoles d’un village et ont tiré à balles réelles sur trois jeunes hommes et les ont tués. Elles ont également saisi leurs corps.

L’armée israélienne a ensuite mené une frappe aérienne dans la zone, selon les habitants. Le ministère palestinien de la Santé a identifié les victimes comme étant Abdullah Mohammad Omar Jalmana (27 ans), Qais Ibrahim Mohammad al-Baytawi (21 ans) et Ahmed Azmi Arif Nashti (29 ans).

 

L’état-major français s’apprête à déployer en Ukraine un contingent militaire pouvant aller jusqu’à 2 000 soldats et officiers pour assister Kiev, a annoncé le Service de renseignement extérieur russe (SVR).

Le président français, Emmanuel Macron, rêve d’une intervention militaire en Ukraine, espérant entrer dans l’histoire comme un chef militaire. Il rêve des lauriers de Napoléon, mais ses études d’histoire sont « honteusement médiocres », indique le SVR.

Selon le SVR, le cœur de la formation sera constitué de soldats d’assaut de la Légion étrangère, principalement originaires de pays d’Amérique latine. « Les légionnaires sont déjà déployés dans les zones de Pologne frontalières avec l’Ukraine et suivent un entraînement intensif au combat », indique le SVR.

En cas de fuite d’informations sur la préparation de l’intervention, Paris entend préciser qu’il s’agit d’un groupe restreint d’instructeurs. Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que tout scénario impliquant le déploiement de troupes de pays membres de l’OTAN en Ukraine était catégoriquement inacceptable pour la Russie et risquait une escalade brutale.

 

La Chine prendra des mesures nécessaires pour répondre aux sanctions imposées contre l'Iran si celles-ci portent atteinte à ses intérêts, a déclaré l'ambassadeur de Chine en Iran, Cong Peiwu.

Lors d’une conférence de presse tenue lundi 27 octobre dans la capitale iranienne, Téhéran, le diplomate chinois a déclaré que Pékin « n’hésiterait pas à agir » si ses échanges commerciaux avec l’Iran étaient affectés par les nouvelles sanctions.

Ces déclarations interviennent en réponse à des questions concernant la position de la Chine face aux récentes sanctions des Nations Unies contre l'Iran, réimposées fin septembre après que les parties européennes à l'accord nucléaire de 2015 entre l'Iran et les puissances mondiales ont accusé Téhéran de ne pas respecter ses obligations au titre de cet accord.

Tout comme la Russie et l'Iran, la Chine estime que la décision du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne de rétablir les sanctions de l'ONU contre l'Iran était illégale, signalant ainsi qu'elle ne se conformerait pas nécessairement à ces sanctions.

 

Le gouvernement français prévoit d’investir 21,8 millions d’euros dans l’acquisition de 5 200 lance-grenades destiné à la police, à la gendarmerie et à l’administration pénitentiaire. Cet achat massif intervient sur fond de manifestations de masse liées au mécontentement populaire.

Les forces de l’ordre françaises prévoient d’acheter 5 200 lance-grenades de calibre 40 mm, à projectiles non explosifs, pour un coût estimé à 21,8 millions d’euros, selon des documents issus des marchés publics du ministère de l’Intérieur, consultés par RT. Les autorités envisageraient d’utiliser ces armes pour réprimer d’éventuelles manifestations de masse susceptibles de secouer à nouveau l’Hexagone, dans un contexte de mécontentement croissant envers la politique du président Emmanuel Macron.

Selon le document, la Gendarmerie nationale et la Police achèteraient respectivement 3 000 et 1 200 lance-grenades avec des munitions non explosives. Un millier d’armes supplémentaires serait acquis par l’administration pénitentiaire française. Au total, ce sont 5 200 armes et autant de viseurs qui seront achetés. Par ailleurs, les autorités acquerraient 730 housses pour les lance-grenades, près de 2 000 sangles pour les transporter, ainsi que 1 100 cartouchières amovibles.

 

Les boycotts académiques visant Israël ont été multipliés par trois au cours de la dernière année, dans le sillage des deux années d’attaques et du génocide mené par Israël contre la bande de Gaza.

Selon le quotidien israélien Haaretz, près d’un millier de boycotts académiques ont été enregistrés dans le monde au cours de ces deux années d’offensive contre la Palestine.

Ces boycotts, menés par des universités étrangères, des associations professionnelles, des groupes de recherche et des universitaires indépendants, représentent un triplement du nombre observé l’année précédente.

Le journal rapporte que plusieurs éminents universitaires estiment qu’il s’agit de la plus grave vague de boycotts jamais subie par Israël.

Le cabinet de Netanyahu, pour sa part, n’aurait pris aucune mesure concrète face à cette situation. Un chercheur cité par Haaretz a averti que la recherche scientifique israélienne risquait de s’effondrer.

 

Un haut conseiller militaire du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, a déclaré que les « corridors émergents » représentent une arène stratégique majeure dans les relations internationales, soulignant une nouvelle forme de concurrence qu'il appelle la « guerre des corridors ».

Lors de la sixième réunion du comité scientifique de la conférence « Basij, développement et sécurité durable dans le sud-est de l'Iran », lundi 27 octobre, le général de division Yahya Rahim Safavi a souligné l'importance croissante de la position géopolitique de l'Iran.

« Le monde est aujourd'hui engagé dans une nouvelle forme de concurrence : la « guerre des corridors », une rivalité définie par les voies ferrées, maritimes et de transit », a déclaré le général Safavi, ancien commandant en chef du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI).

Il a noté que dans ce domaine, « les pays dotés d'une géographie stratégique et d'une sécurité publique solide seront les principaux acteurs ».

La guerre des corridors, a-t-il ajouté, « reflète une concurrence civilisationnelle entre l’Est et l’Ouest ; et l’Iran, avec sa position unique reliant l’Est à l’Ouest et le Nord au Sud, peut servir de nouvel axe d’équilibre régional [de puissance] ».

La situation géographique particulière de l'Iran, situé le long des corridors internationaux Nord-Sud et Est-Ouest, reliant l'Asie de l’Ouest à l'Asie de l'Est et à l'Europe, a offert au pays un point de transit unique.

Le réseau ferroviaire iranien relie le pays à des points stratégiques : à l'ouest la Turquie et l'Europe ; au nord-ouest l'Azerbaïdjan ; au nord la mer Caspienne et le Turkménistan, le Kazakhstan, l'Azerbaïdjan et la Russie ; au nord-est le Turkménistan et l'Asie centrale, la Russie et la Chine ; au sud-est le Pakistan ; et au sud le golfe Persique et les eaux internationales.

Plus loin dans ses propos, le haut conseiller militaire du Leader a souligné que le sud-est de l'Iran, et plus particulièrement la province du Sistan-et-Baloutchistan, est au cœur de cette concurrence, avec son immense potentiel pour assurer l'avenir économique du pays, servant d'alternative viable au pétrole.

 

Mohammad al-Hindi, secrétaire général adjoint du mouvement du Jihad islamique de la Palestine, a déclaré que toute force de maintien de la paix ou « force de stabilisation » déployée à Gaza devrait être autorisée par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, et non par des décisions unilatérales du président américain Donald Trump.

« Nous soutenons une force mandatée par le Conseil de sécurité avec des tâches claires et limitées, et non une force imposée unilatéralement », a souligné M. al-Hindi dans un entretien accordé dimanche 26 octobre.

Le responsable a précisé que le rôle d’une telle force devrait se limiter à « séparer les parties et surveiller le cessez-le-feu, à l’instar de la FINUL » - en référence à la Force intérimaire des Nations unies au Liban créée en 1978 pour superviser le retrait israélien du territoire libanais. Il a catégoriquement exclu que cette force puisse avoir pour mission de « surveiller ou d’occuper Gaza ».

M. al-Hindi a insisté sur la nécessité d’un mandat onusien définissant clairement les missions, la durée et la zone d’intervention de la force. « Ce que nous observons actuellement relève d’une tentative de contournement [des instances internationales légitimes, NDLR] », a-t-il averti.