تقي زاده
La lettre de l'Iran, de la Russie et de la Chine à l'ONU sur les sanctions contre Téhéran reflète leur « solidarité stratégique »
Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a déclaré qu’une récente lettre conjointe envoyée par l’Iran, la Russie et la Chine aux Nations unies s’opposant à la tentative européenne de rétablir les sanctions contre la République islamique d’Iran démontre une « solidarité stratégique » entre les trois puissances.
Il a fait ces déclarations lors d’une séance publique du Parlement à Téhéran ce dimanche 26 octobre, une semaine après que les trois pays ont remis leur lettre conjointe au secrétaire général de l’ONU et au président du Conseil de sécurité, affirmant la fin de la résolution 2231, qui a approuvé l’accord nucléaire de 2015 abandonné par les États-Unis.
« Ces derniers jours, nous avons été témoins de l’une des réalisations les plus importantes et les plus marquantes de la politique étrangère de la République islamique d’Iran, fruit des années de résistance et de progrès du peuple iranien face à des pressions et des sanctions injustes », a-t-il déclaré.
Signée par les ministères iranien, russe et chinois des Affaires étrangères, la lettre « est un symbole de solidarité stratégique entre les trois grandes puissances, qui ont clairement déclaré que les efforts de trois pays européens pour activer le mécanisme dit de “snapback” sont fondamentalement dépourvus de validité juridique. »
Israël continue d'utiliser l'aide humanitaire comme une arme de guerre à Gaza, selon MSF
Une haute responsable de l’organisation humanitaire médicale internationale Médecins Sans Frontières (MSF) affirme que le régime israélien continue d’utiliser l’aide humanitaire à Gaza comme une arme de guerre contre les Palestiniens.
Caroline Willemen, coordinatrice du projet MSF à Gaza, a souligné dimanche 26 octobre dans un communiqué que l’aide humanitaire destinée à la bande de Gaza ne devrait être liée à aucune condition politique.
Si elle a reconnu une réduction notable des attaques israéliennes depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, elle a également signalé qu’une offensive majeure avait eu lieu le 19 octobre, avec la persistance de bombardements quasi quotidiens.
Mme Willemen a décrit une situation humanitaire qui ne s’est pas améliorée de manière significative ; selon ses dires, les pénuries d’eau et d’abris persistent, et des centaines de milliers de personnes continuent de vivre sous des tentes à l’approche de l’hiver.
Le Tribunal de Gaza a documenté les témoignages de journalistes et d'avocats sur les crimes de génocide commis par Israël
Après 4 jours d’audiences à Istanbul, le jury de conscience du « Tribunal de Gaza » a rendu ses conclusions finales, accusant Israël de violence exterminatrice systématique.
Le Tribunal de Gaza siégeant à Istanbul a rendu ce dimanche 26 octobre 2025 un jugement, déclarant qu’Israël a perpétré un génocide contre le peuple palestinien de Gaza et appelant la communauté internationale à prendre des mesures urgentes pour y mettre fin.
Selon le Centre palestinien d'information, cette déclaration, couronne quatre jours d’audiences publiques durant lesquelles juristes, experts et témoins internationaux ont présenté des preuves détaillées de ce qu’ils ont qualifié de crimes systématiques.
Les travaux de la dernière journée du Tribunal de Gaza se sont achevés, samedi dernier, dans la salle de conférences de l’Université d’Istanbul, sous la présidence de l’ancien rapporteur des Nations unies sur la Palestine, Richard Falk.
Liban : deux civils tués dans les récentes frappes aériennes israéliennes
Le ministère libanais de la Santé a indiqué ce dimanche 26 octobre qu’un homme avait été tué lors d’une frappe aérienne menée par un drone israélien visant une voiture à Naqoura, dans le district de Tyr (sud).
Le correspondant d’Al-Mayadeen dans le sud du Liban a rapporté qu’un Libanais avait été blessé à Aitaroun, dans le district de Bint Jbeil, par l’explosion d’un objet suspect abandonné par Israël, un fait confirmé par le ministère libanais de la Santé.
Dans le même contexte, le correspondant d’Al-Mayadeen a rapporté qu’un drone israélien avait largué une bombe à l’aube sur une excavatrice à Blida, et l’endommagé, tandis que les forces d’occupation positionnées à Fachkul dans les fermes de Chebaa occupées tiraient à la mitrailleuse vers les vallées environnantes. Le correspondant d’Al-Mayadeen a également signalé qu’un hélicoptère israélien a largué une bombe assourdissante pour la deuxième fois sur plusieurs agriculteurs de la ville d’Aita al-Shaab, dans le sud du Liban, ce qui constitue une nouvelle violation de la souveraineté libanaise et une escalade de la violence à la frontière sud avec la Palestine occupée.
Dans la vallée de la Bekaa, à l’est du Liban, un Libanais a été tué par une frappe de drone israélienne visant une voiture sur une route menant à la ville de Nabi Sheet, selon le ministère libanais de la Santé.
Lavrov : la Russie attend une réponse des États-Unis sur le conflit ukrainien, tandis que l'Europe tente de saboter le processus
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que Moscou attendait une réponse de Washington sur le conflit ukrainien, condamnant les tentatives de l’Europe de saper le processus. Il a dénoncé les mensonges sur le prétendu enlèvement de «dizaines de milliers d’enfants» et évoqué le harcèlement de la population russe du Donbass.
La Russie attend une réponse des États-Unis sur le règlement du conflit en Ukraine, lesquels ont pris le temps de réfléchir aux résultats du sommet entre les présidents russe et américain Vladimir Poutine et Donald Trump en Alaska, a déclaré Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, dans une interview accordée à la chaîne YouTube Ultrahang, en réponse à une question sur les raisons pour lesquelles la partie russe ne contactait pas la partie américaine à ce sujet.
Le chef de la diplomatie russe a indiqué qu’il avait consulté le secrétaire d’État Marco Rubio lors de leurs conversations téléphoniques et lors d’une rencontre à New York sur l’état d’avancement de cette question, et que celui-ci avait déclaré que la partie américaine était intéressée et continuait à y réfléchir.
« D’un point de vue diplomatique, nous ne voulons pas nous immiscer dans leurs considérations internes. Nous ne souhaitons pas créer d’embarras pour les États-Unis, qui subissent une pression énorme, inimaginable, de la part des “faucons” européens, de Zelensky et d’autres qui ne sauraient voir une coopération américano-russe, quel qu’en soit le domaine », a-t-il ajouté.
Sergueï Lavrov a également souligné qu’un accord de paix, et non un simple cessez-le-feu, était un élément clé du règlement, comme l’a également déclaré Donald Trump après le sommet en Alaska. Les dirigeants européens, a-t-il ajouté, recourent dans le même temps à « tous les moyens possibles » pour saper un processus qui aurait pu atteindre ses objectifs depuis longtemps.
Soudan : les FSR prétendent avoir pris le contrôle d’el-Fasher, ce que l’armée ne confirme pas
La guerre civile au Soudan pourrait bien avoir atteint un point de non-retour. Les Forces de soutien rapide (FSR), les paramilitaires dirigés par le général Hemedti, ont annoncé ce dimanche 26 octobre avoir pris le contrôle total de la ville assiégée d’el-Fasher, capitale du Darfour-Nord.
Cette revendication, si elle se confirme, marquerait un tournant décisif dans le conflit qui oppose les FSR à l’armée soudanaise, dirigée par le général al-Burhan, indique le site d’information Afrik.com.
El-Fasher, assiégée depuis des mois et théâtre de combats acharnés, était considérée comme le dernier bastion de l’armée régulière dans toute la région du Darfour.
Selon un communiqué diffusé sur leur chaîne Telegram, les FSR ont d’abord revendiqué la saisie du quartier général de l’armée à el-Fasher. Cette prise stratégique aurait été le prélude à l’annonce, faite plus tard dans la journée, du contrôle total de la ville.
Les pays du golfe Persique prêts à organiser des exercices navals conjoints avec l'Iran, affirme le commandant de la marine du CGRI
Le commandant de la marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) affirme que les États du littoral du golfe Persique sont disponibles à organiser des exercices navals conjoints avec l'Iran.
« Nous sommes convaincus que les pays de la région sont pleinement capables eux-mêmes d'assurer la sécurité de cette voie navigable stratégique, et que la présence de puissances étrangères n'y est pas nécessaire », a souligné le contre-amiral Alireza Tangsiri lors d'une cérémonie, samedi 25 octobre à Bouchehr, ville portuaire du sud de l'Iran.
Malgré cela, indique-t-il, les ennemis fomentent des complots, en propageant menace et tension pour justifier ainsi leur présence illégitime dans la région et ce bien sûr en faveur, entre autres, de la vente de leurs armes.
Vladimir Poutine se félicite de l'essai réussi du missile de croisière à propulsion nucléaire Bourevestnik
La Russie a testé avec succès le missile Bourevestnik, équipé d'un réacteur nucléaire et capable de franchir tout système de défense antimissile, a rapporté le site d'information Russia Today.
Lors d'une réunion, ce dimanche 26 octobre, avec les commandants des groupes participant à l'opération militaire spéciale en Ukraine, le président russe Vladimir Poutine a annoncé un essai final réussi d’un missile de croisière russe à propulsion nucléaire, Bourevestnik, en faisant l’éloge de cette arme « unique » d’une portée allant jusqu’à 14 000 km.
« Les tests décisifs sont désormais achevés », a déclaré Vladimir Poutine, dans une vidéo diffusée par le Kremlin, lors d’une réunion avec des responsables militaires, en ordonnant de commencer à « préparer les infrastructures pour mettre en service cet armement dans les forces armées » russes. « C’est une création unique que personne d’autre dans le monde ne possède », a assuré le maître du Kremlin, selon lequel le Bourevestnik (oiseau de tempête en russe) a une « portée illimitée ».
La situation dégradée des finances publiques fait courir à la France le risque d’un étouffement progressif, avertit le gouverneur de la Banque de France
Le gouverneur de la Banque de France alerte sur la situation budgétaire du pays; le cercle vicieux de l’accroissement du poids de la dette et les conséquences de l’instabilité politique qui paralyse la France depuis plus d’un an.
La situation dégradée des finances publiques fait courir à la France le risque d'un « étouffement progressif », a averti samedi 25 octobre le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau dans une interview publiée par La Croix au lendemain de la révision à la baisse par Moody’s de ses perspectives sur la note de la France.
Le gouverneur était interrogé sur l'avertissement lancé vendredi par l'agence de notation Moody's, qui a maintenu la note souveraine de la France mais a abaissé sa perspective de « stable » à « négative ».
Moody's a expliqué vouloir ainsi refléter « les risques croissants d'un affaiblissement des institutions et de la gouvernance en France, ainsi que d'un recul partiel des réformes structurelles ».
Pour ce haut fonctionnaire, « notre problème spécifique est donc budgétaire ». Il a appelé à « dire la vérité » aux Français sur « deux grandes illusions » : celle que « ce n’est pas si grave et que nous pouvons continuer à dépenser comme avant » et « la seconde qu’il n’y a pas de solution ».
France: Gérard Larcher assure que le Sénat « rétablira la réforme des retraites» si l'Assemblée nationale la suspend
Le Sénat, contrôlé par la droite et les centristes, « rétablira la réforme des retraites » dans le cadre de l’examen du budget 2026 de la Sécurité sociale, si l’Assemblée vote sa suspension, a prévenu samedi le président du Sénat français Gérard Larcher.
Dans une interview publiée le samedi 24 octobre par Le Parisien , le patron LR du Sénat a qualifié le « budget présenté » à l’Assemblée de « pas acceptable » tout en fustigeant 30 milliards de déficit en 2035.
Cet avertissement intervient après que le gouvernement Lecornu II a acté jeudi 23 octobre la suspension de la réforme des retraites dans le projet de budget de la Sécurité sociale.



















