تقي زاده
L'Espagne enquête sur Sidenor pour violation de l'embargo sur les ventes à Israël
La Haute Cour espagnole a ouvert une enquête visant le sidérurgiste privé Sidenor, soupçonné d'avoir vendu de l'acier à une entreprise israélienne destinée à la fabrication d'armes, a-t-elle annoncé vendredi. Il s'agit de l'une des premières conséquences juridiques potentielles de l'interdiction espagnole concernant ce type de transactions.
Le juge Francisco de Jorge dirige l'enquête visant le PDG de Sidenor, Jose Antonio Jainaga Gomez, ainsi que deux autres cadres, pour des faits de contrebande et de complicité de crimes contre l'humanité ou de génocide, selon le communiqué du tribunal.
Les trois dirigeants sont convoqués pour témoigner le 12 novembre.
La cour précise que Sidenor aurait vendu de l'acier à Israel Military Industries, filiale d'Elbit Systems, dans le cadre d'un contrat conclu sans autorisation gouvernementale ni enregistrement approprié.
Le Hamas appelle à une pression internationale sur Israël pour qu’il respecte le cessez-le-feu à Gaza
Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a appelé la communauté internationale à faire pression sur Israël pour qu’il respecte les termes de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, notamment en ce qui concerne la fin de ses offensives militaires et l’autorisation d’un accès humanitaire sans restriction au territoire assiégé.
Dans un communiqué publié ce vendredi 24 octobre sur la chaîne Telegram du Hamas, M. Qassem a exigé la levée du blocus de Gaza et « l’entrée urgente et suffisante de l’aide humanitaire ».
Il a souligné que le Hamas avait reçu des « garanties claires » de la part des médiateurs — dont l’Égypte, le Qatar et la Turquie — ainsi que des « confirmations directes des États-Unis » que la guerre était effectivement terminée et que « la mise en œuvre des termes de l’accord marque sa fin définitive ».
M. Qassem a mis en garde contre ce qu’il a décrit comme une possible utilisation par Israël des besoins humanitaires comme « outil de chantage politique » et a appelé à « des mesures sérieuses pour empêcher la répétition des politiques de famine pratiquées par le régime d’occupation pendant les longues années de blocus ».
L’Iran condamne les frappes « terroristes » israéliennes sur le Liban qui ont fait quatre morts
L’Iran a fermement condamné les frappes aériennes israéliennes sur le Liban qui ont tué plusieurs civils, qualifiant ces attaques de « crimes terroristes » et appelant à une action internationale contre le régime d’occupation.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a dénoncé ce vendredi 24 octobre les agressions répétées du régime sioniste contre le sud et l’est du Liban, qui ont fait quatre morts.
Il a condamné l’agression israélienne de jeudi contre une école de la Bekaa, qui a fait plusieurs blessés parmi les élèves, et l’a qualifiée de « crime terroriste ».
Le porte-parole a présenté ses condoléances aux familles des victimes et au peuple libanais, et a souligné la nécessité de « poursuivre et punir le régime sioniste pour ses crimes ».
Baghaï a déclaré que « l’impunité continue » d’Israël trouve son origine dans « le soutien total des États-Unis », ajoutant que les attaques israéliennes répétées contre la souveraineté du Liban et les violations de l’accord de cessez-le-feu « démontrent clairement la nature terroriste et expansionniste du régime sioniste ».
Il a exhorté la communauté internationale et le Conseil de sécurité de l’ONU à agir contre « les infractions et les crimes » du régime israélien.
Coût caché de la guerre à Gaza : 125 000 colons ont fui Israël entre 2022 et 2024
Un rapport vient de révéler que plus de 125 000 colons israéliens ont fui la Palestine occupée entre début 2022 et mi-2024, marquant la plus grande perte de capital humain jamais enregistrée sur une période aussi courte.
Selon un rapport présenté lundi à la Commission de l’immigration et de l’intégration du Parlement israélien (Knesset), le solde migratoire net des colons israéliens — le nombre de colons quittant Israël sans intention de revenir, moins le nombre de rapatriés de longue durée — a diminué de 125 200 personnes entre début 2022 et août 2024.
Le rapport souligne que l’augmentation du nombre de personnes quittant définitivement la Palestine occupée au cours de ces années pourrait avoir été influencée par la guerre génocidaire menée par Israël contre Gaza.
Cette tendance se serait maintenue jusqu’en 2025, la guerre contre Gaza se poursuivant.
Les forces yéménites sont au summum de préparation pour écarter toute agression (officiel)
Un responsable de haut rang du Conseil politique suprême yéménite a déclaré que les forces armées de ce pays arabe étaient au plus haut niveau de préparation et pleinement prêtes à faire face à tout acte d’agression de l’ennemi.
« Nous déclarons par la présente que le Yémen surveille de près l’engagement de l’ennemi sioniste envers l’accord de cessez-le-feu de Gaza et est pleinement prêt à faire face à toute tentative de violation de l’accord et de franchissement des lignes rouges », a déclaré Mohammed Ali al-Houthi dans un communiqué.
Il a souligné que l’armée yéménite est au summum de sa préparation opérationnelle et de sa préparation au combat, avertissant les ennemis que le moindre faux pas contre le Yémen provoquera une riposte musclée et « imprévisible ».
La santé des Gazaouis gravement affectée par les mauvaises conditions de vie, selon MSF
Médecins Sans Frontières (MSF) affirme que la détérioration des conditions de vie dans la bande de Gaza affecte gravement la santé des Palestiniens et exhorte le régime israélien à autoriser « une aide humanitaire sans entrave ».
« La malnutrition, l’assainissement inadéquat et les mauvaises conditions de vie ont des conséquences dévastatrices sur la santé des populations », a déclaré Adi Nadimpalli, coordinateur médical de MSF, a rapporté l’organisation jeudi.
L’organisation a déclaré dans une déclaration écrite que les déplacements, conjugués à la destruction massive des infrastructures civiles et du système de santé par les forces israéliennes, créent un environnement propice pour la propagation des maladies.
« Les autorités israéliennes devraient immédiatement permettre une augmentation massive et un flux libre de l’aide humanitaire vers Gaza », a-t-elle déclaré.
La guerre génocidaire israélienne à Gaza d’octobre 2023 à octobre 2025 a rendu la population de Gaza exceptionnellement vulnérable.
La « campagne génocidaire israélienne de deux ans » a laissé les populations « traumatisées, blessées et dangereusement exposées à de grands dangers à l’approche de l’hiver », a déclaré MSF.
L’État français manque d’une vision claire pour ses universités, confrontées à des défis financiers croissants
En France, un rapport sénatorial rendu public ce mercredi 22 octobre dénonce l’absence de stratégie de l’État pour les universités, minées par un sous-financement chronique.
Entre opacité budgétaire et débats clivants sur les frais d’inscription, les établissements peinent à assurer leur mission de service public. Le récent rapport sénatorial, présenté le 22 octobre, met en lumière une réalité alarmante : l’État français manque d’une vision claire pour ses universités, confrontées à des défis financiers croissants.
Ce constat, partagé par les rapporteurs, souligne un pilotage erratique qui fragilise le système universitaire, tandis que des propositions controversées, comme la hausse des droits d’inscription, divisent les élus dans un contexte de précarité étudiante.
Le rapport dénonce une « absence de boussole » dans la gestion des universités par l’État. « Nous constatons une grande incompréhension, voire une défiance », notent les rapporteurs, soulignant l’opacité des dotations budgétaires.
Belgique : mobilisation des soignants pour Gaza
Ce vendredi 24 octobre, des dizaines de soignants se sont rassemblés devant le CHU Saint-Pierre pour dénoncer les attaques des forces israéliennes contre les hôpitaux et le personnel médical à Gaza. Seize autres hôpitaux belges ont participé à l’action, ainsi que des maisons médicales.
Ce vendredi 24 octobre, plusieurs hôpitaux et centres médicaux se sont mobilisés afin de dénoncer la situation à Gaza, et plus particulièrement les attaques israéliennes envers le système de santé. Cette action a été menée suite à l’appel de six organisations humanitaires : Amnesty International, Caritas International, Médecins du Monde, Médecins Sans Frontières, Oxfam et Viva Salud.
Au CHU Saint-Pierre, des dizaines de soignants et représentants des organismes se sont réunis, munis de pancartes indiquant « cibler un hôpital, c’est ruiner notre humanité ».
La date du 24 octobre n’a pas été choisie par hasard. Elle marque les deux mois de l’attaque israélienne contre l’hôpital Nasser situé dans la bande de Gaza. Au moins 20 personnes ont été tuées le 24 août dernier, dont cinq journalistes. « Choisir cet événement, c’est presque un prétexte », indique un représentant d’Amnesty International. « On voit tellement de drames qu’on aurait pu prendre d’autres jours. Ce que nous observons depuis 2 ans à Gaza est inacceptable. On ne peut pas rester indifférent face à cette manière de restreindre l’accès au soin », poursuit-il.
L'armée israélienne « non préparée » à de nouvelles guerres sans augmentation du budget, selon un rapport
Des responsables militaires israéliens ont reconnu que l’armée du régime n’était pas prête à de nouvelles guerres, à moins de recevoir une augmentation budgétaire urgente.
Le site d’information israélien Ynet a rapporté vendredi que des responsables militaires avaient averti le ministère des Finances de la nécessité d’investir dans l’industrie militaire et les stocks de munitions, afin de compenser le lourd tribut que la guerre génocidaire à Gaza a infligé à l’économie israélienne depuis plus de deux ans.
L’armée israélienne prévoyait initialement une guerre d’environ un mois, avec une prolongation facultative de deux semaines, principalement contre le mouvement de résistance palestinien Hamas à Gaza et le Hezbollah libanais, selon le rapport. Cependant, la guerre s’est prolongée sur plusieurs fronts, obligeant Israël à s’appuyer sur plus de 900 avions-cargo et 150 navires de ravitaillement, principalement américains, pour réapprovisionner son équipement de base.
Le rapport indique aussi que les officiers israéliens ont critiqué le ministère des Finances pour avoir résisté au transfert des fonds nécessaires au renforcement des forces militaires et à la fabrication d’armements, malgré les leçons tirées depuis octobre 2023.
En septembre, la Knesset (Parlement israélien) a approuvé une allocation supplémentaire de 30,8 milliards de shekels (9,2 milliards de dollars) pour les dépenses militaires afin de couvrir les coûts de l’offensive israélienne sur Gaza et l’agression contre l’Iran en juin.
L’Iran rejette les accusations américaines d’ingérence dans les affaires des pays de la région
Dans une intervention au Conseil de sécurité de l’ONU, l’ambassadeur et représentant permanent de l’Iran, Amir Saïd Iravani, a rejeté catégoriquement les accusations d’ingérence « sans fondement » formulées par Washington.
L'Iran a en effet répondu aux allégations avancées, jeudi 23 octobre, par l’envoyé américain Michael Waltz, accusant l’Iran d’ingérence dans les affaires des pays de la région.
Le haut diplomate iranien a réitéré que la politique étrangère de l’Iran est entièrement respectueuse envers la Charte des Nations Unies, et qu’elle est fondée sur le bon voisinage, le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des autres pays et la non-ingérence dans leurs affaires.
Par contre, le responsable iranien a évoqué et dénoncé la présence militaire illégale et les actions déstabilisatrices des États-Unis qui attisent les conflits et l’instabilité en Asie de l’Ouest.
M. Iravani a précisé que le faux récit de soi-disant « mandataires de l’Iran » a été forgé pour détourner l’attention mondiale de la véritable source de l’instabilité régionale, à savoir les États-Unis et leur soutien inconditionnel au régime israélien.
L’ambassadeur d’Iran auprès de l’ONU a ainsi parlé des entraves mises à plusieurs reprises par l'administration américaine aux décisions prises par le Conseil de sécurité contre Israël, ce qui a fait de Washington un véritable complice des crimes commis par ce régime à Gaza et ailleurs dans la région.



















