تقي زاده
Araghchi affirme qu'une occasion historique se présente pour un accord, tout en avertissant que l'Iran défendrait sa souveraineté à tout prix
Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi affirme que l'Iran et les États-Unis disposent d'une « opportunité historique » pour conclure un « accord sans précédent », tout en avertissant que la République islamique d'Iran défendrait sa souveraineté à tout prix en cas de nouvelle intervention militaire américaine.
Le chef de la diplomatie iranienne a tenu ces propos dans une série de messages publiés sur X mardi, commentant le troisième cycle de négociations nucléaires indirectes entre les deux pays, qui devrait débuter à Genève dans les prochains jours.
Un tel accord, a-t-il ajouté, est susceptible de répondre aux « préoccupations mutuelles » et de permettre la réalisation d'« intérêts communs ».
Cependant, la concrétisation potentielle de cet accord dépend de la priorité accordée à la diplomatie, a souligné M. Araghchi, suggérant que les États-Unis ne compromettent pas le processus diplomatique renouvelé en recourant à l'agression contre l'Iran, comme ils l'ont fait lors des précédentes négociations en juin dernier.
Du côté de la République islamique d'Iran, il a garanti sa détermination à « parvenir à un accord juste et équitable dans les plus brefs délais ».
L'Iran condamne une vidéo de recrutement de la CIA en persan et saisit du matériel Starlink dans les bagages d'un diplomate européen
L'ambassade de la République islamique d'Iran aux Pays-Bas dénonce le « deux poids, deux mesures » des États-Unis après la publication par la CIA d'une vidéo en persan expliquant aux Iraniens comment entrer en contact avec l'agence.
Dans une publication sur la plateforme X mardi, l'ambassade iranienne à La Haye a déclaré : « Ils ne font même plus semblant. Quand la CIA diffuse une vidéo en persan et explique aux Iraniens comment la contacter, il ne s'agit plus de diplomatie, mais d'ingérence flagrante. Imaginez l'indignation si les rôles étaient inversés. Le double discours est désormais évident. »
Mardi, la CIA a diffusé une vidéo en persan expliquant aux Iraniens comment établir un contact virtuel sécurisé avec l'agence.
Parmi les conseils de la CIA figurent l'utilisation d'un réseau privé virtuel (VPN) pour contourner les restrictions et la surveillance d'Internet, ainsi que l'utilisation d'un appareil jetable difficilement traçable.
La CIA a également incité les informateurs potentiels à utiliser des navigateurs privés et à effacer leur historique de navigation afin de dissimuler leurs traces.
Dans un cas similaire d'ingérence occidentale, les autorités de l'aéroport de Téhéran ont découvert du matériel satellite Starlink dans les bagages d'un diplomate européen qui tentait d'entrer dans le pays.
Le Hamas condamne les menaces israéliennes d’éliminer la Résistance et dénonce les violations du cessez-le-feu
Le mouvement de résistance palestinien Hamas, a condamné les menaces répétées d’Israël visant à l’éliminer, soulignant que les violations continues du cessez-le-feu à Gaza témoignent d’un mépris total des accords internationaux et des efforts diplomatiques destinés à mettre fin au génocide à Gaza.
Dans un communiqué publié mardi, le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a dénoncé les propos du ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, qui a reconnu que l’objectif d’Israël demeurait la « destruction du Hamas ».
Hazem Qassem a déclaré que ces propos révèlent le mépris flagrant d’Israël pour les processus politiques et les négociations internationales, soulignant l’urgence de défendre la vie et la souveraineté des Palestiniens.
Gaza : les pluies torrentielles inondent les tentes des déplacés et aggravent la crise humanitaire
De fortes pluies se sont abattues mardi sur des tentes abritant des Palestiniens déplacés dans plusieurs zones de la bande de Gaza, alors que le premier système dépressionnaire majeur depuis le début du ramadan frappait le territoire, aggravant une crise humanitaire déjà catastrophique.
La Défense civile palestinienne à Gaza a indiqué que ses équipes avaient reçu, au cours de la nuit, plusieurs appels de détresse signalant l’inondation de tentes en raison des fortes pluies.
Dans un communiqué, l’agence a précisé que ses équipes avaient secouru plusieurs familles dont les tentes avaient été submergées dans la région d’al-Mawasi, à l’ouest de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.
Fraudes sociales et fiscales en France : l'examen du projet de loi reprend à l'Assemblée nationale
En France, le projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales a enfin fini de patienter. Après le Sénat en novembre, l'Assemblée nationale s'empare à partir de mercredi soir du projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales, vivement critiqué par la gauche qui dénonce un texte par trop focalisé selon elle sur la fraude sociale.
Les débats pour cette première lecture devraient se tenir à partir de 21H30 et jusqu'à vendredi, avec à la clé plus de 1.000 amendements à examiner, sur une grosse centaine d'articles. La France insoumise (LFI) a déposé une motion de rejet qui sera examinée à l'entame des débats, et le gouvernement devrait appeler certains articles en priorité.
Nouveaux moyens de détection des fraudes, sanctions et obligations renforcées, partage d'informations amélioré dans les administrations... le projet de loi entend « accélérer le passage de la suspicion à la détection, de la détection à la sanction et de la sanction au recouvrement », avait résumé la ministre française de la Santé Stéphanie Rist en novembre.
Le Groupe SEB envisage jusqu’à 2 100 suppressions de postes dans le monde, dont 500 en France
Le groupe français d’électroménager SEB a annoncé mercredi envisager la suppression de « jusqu’à 2 100 postes » dans le monde, soit moins de 7 % de ses effectifs, dont « potentiellement 500 en France » sur la base du volontariat.
Cette annonce est intervenue en marge de la présentation des résultats 2025 du groupe. La direction a présenté aux organisations syndicales un plan d’économies destiné à « retrouver » une « trajectoire de croissance rentable » et à s’adapter à une concurrence, notamment asiatique, jugée « plus rapide et plus intense ».
« Notre première priorité est de redresser la rentabilité (...), car nous avons connu un accident en 2025 », a déclaré le directeur général, Stanislas de Gramont.
L'Iran rejette tout changement de la géopolitique régionale (Nassirzadeh)
Le ministre iranien de la Défense, le général de brigade Aziz Nassirzadeh, a réitéré ce mardi 24 février à Téhéran la ferme opposition de l’Iran à toute ingérence étrangère et son engagement indéfectible à sauvegarder la souveraineté nationale, lors d’une réunion de haut niveau avec le ministre arménien de la Défense, Suren Papikyan.
Les deux responsables ont discuté des moyens de renforcer la coopération bilatérale en matière de défense et de répondre aux préoccupations communes concernant la sécurité régionale.
Nassirzadeh a décrit les relations irano-arméniennes comme « profondes, historiques et stratégiquement importantes », tout en exprimant sa reconnaissance pour la condamnation par l’Arménie des agressions américaines et israéliennes contre la République islamique d’Iran.
Réaffirmant la doctrine de sécurité de longue date de Téhéran, le ministre de la Défense a averti que l’Iran rejette toute tentative de perturber l’équilibre géopolitique régional.
« La République islamique d’Iran s’oppose à toute perturbation de l’ordre géopolitique régional », a-t-il déclaré, soulignant qu’une stabilité durable ne peut être atteinte que par la coopération entre les États voisins.
« Les puissances extérieures, dont les interventions sont motivées par leurs propres intérêts, constituent une menace directe pour la stabilité régionale », a-t-il ajouté.
Téhéran avertit que personne ne pourra empêcher la guerre si Washington frappe l'Iran
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takht‑Ravanchi, a mis en garde Washington contre tout aventurisme militaire, qualifiant toute éventuelle frappe de « véritable pari risqué », et a averti que personne ne serait en mesure d’empêcher la guerre qui s’ensuivrait.
« Comment peut-on prétendre de mettre fin à la guerre après une seule frappe ? À notre avis, c’est un pari risqué. Nous espérons que ce ne sera pas le cas », a-t-il déclaré à la radio NPR dans une interview publiée mardi 24 février.
Ces avertissements interviennent à quelques jours du prochain tour des pourparlers indirects entre Téhéran et Washington, prévu le 26 février. Entre-temps, les États-Unis ont renforcé leur présence militaire dans la région, déployant des porte-avions, accompagnés de milliers de soldats, d’avions de chasse et de destroyers lance-missiles.
Les États-Unis ne cessent de menacer de frapper l’Iran en l’absence d’un accord remplaçant l’accord nucléaire de 2015. Or, les États-Unis sous le premier mandat de Trump s’en sont unilatéralement retirés en 2018.
Génocide à Gaza : Israël a massacré des travailleurs humanitaires à Tel al-Sultan en 2025
Près d’un millier de balles ont été tirées par les soldats israéliens lors d’un massacre « de style exécution » qui a tué quinze travailleurs humanitaires palestiniens le 23 mars 2025 à Tel al-Sultan, dans la bande de Gaza, certains ayant été tués à bout portant, selon un rapport récemment publié.
Les groupes de recherche indépendants Earshot et Forensic Architecture ont publié un rapport détaillé, basé sur des témoignages oculaires et des analyses audio et visuelles, indiquant que plusieurs travailleurs humanitaires ont été exécutés et qu’au moins l’un d’entre eux a été abattu à un mètre de distance.
Décrit par le Croissant-Rouge palestinien comme « l’un des moments les plus sombres » de la guerre, ce massacre a coûté la vie à huit de ses travailleurs humanitaires, six autres victimes étaient membres de la Défense civile palestinienne et une autre était employé d’une agence de secours des Nations unies.
Ce rapport, qui a suscité une vague de condamnations internationales, a reconstitué minute par minute le déroulement du massacre.
À partir d’enregistrements vidéo et audio de l’incident, d’images et de vidéos en accès libre, d’images satellites, de publications sur les réseaux sociaux et d’autres documents, ainsi que d’entretiens approfondis avec deux survivants de l’attaque, les groupes ont pu reconstituer numériquement la scène et les événements entourant le massacre.
Moscou dénonce un projet franco-britannique d'équiper l'Ukraine d'armes nucléaires
Moscou a dénoncé un projet franco-britannique visant à équiper l’Ukraine d’armes nucléaires comme une « violation flagrante » du droit international, affirmant que cette mesure menaçait le régime de non‑prolifération des armes nucléaires. La Russie a promis de soulever la question lors de futures négociations.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a vivement condamné mardi 24 février les intentions de la France et du Royaume-Uni de fournir des armes nucléaires à l’Ukraine, qualifiant un tel projet de « violation flagrante des normes et principes du droit international ».
S’exprimant lors d’une conférence de presse rapportée par l’agence TASS, Peskov a souligné que cette mesure était « très importante du point de vue de la menace qui pèse sur le régime de non-prolifération des armes nucléaires ». Il a indiqué que « la question de la fourniture d’armes nucléaires à l’Ukraine sera soulevée lors d’éventuelles négociations à l’avenir ».
Ces déclarations font suite à un rapport des services de renseignement extérieurs russes (SVR), rendu public lundi, affirmant que Londres et Paris préparaient activement le transfert d’armes nucléaires à Kiev. Selon ce rapport, les deux capitales européennes estimeraient que l’Ukraine devrait être équipée d’au moins une bombe atomique pour renforcer sa position dans d’éventuelles négociations.



















